AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782298160925
384 pages
Éditeur : France loisirs (24/02/2020)

Note moyenne : 4.59/5 (sur 17 notes)
Résumé :
Rebecca et Benjamin, deux êtres abîmés par la vie.

Une rencontre inattendue dans les allées d’un cimetière parisien.

L’amour qui naît doucement. Prudent, fragile aussi…

N’est-il pas déjà trop tard pour réparer ces deux coeurs brisés ?
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
Antyryia
  02 mars 2020

Avant, les gens se rencontraient en boîte, ou pendant leurs études.
Et puis il y a eu l'avènement d'internet et des sites de rencontre.
Désormais, pour trouver l'âme soeur, rien de tel que de se promener dans les allées d'un cimetière.
Les lecteurs de Katarina Mazetti se souviennent probablement de la rencontre de Désirée et Benny dans le mec de la tombe d'à côté.
Les lecteurs d'Amélie Antoine se souviendront quant à eux de celle de Benjamin et Rebecca dans les allées d'un cimetière de la région parisienne.
Elle y nettoie des tombes laissées à l'abandon, lui assiste avec culpabilité à l'enterrement d'un homme dont il a involontairement provoqué la mort.
La couverture renvoie d'ailleurs à cet accident ayant eu lieu dans un prologue inoubliable.
Il sera fasciné, irrésistiblement attiré par cette inconnue, obsédé par la simple idée de la revoir.
Dans cet espoir, il reviendra s'installer parmi les pierres tombales, tentant de lire Mr Mercedes sans parvenir à s'y plonger tout à fait.
Ce qui fera de ce roman de Stephen King - auteur également ( mais est-ce un hasard ? ) de Simetierre - leur premier sujet de conversation.
Puis ils feront l'amour passionnément sur les sépultures, dans les caveaux et les catacombes.
Ils se marieront et auront beaucoup de petits vampires.

Excusez-moi, il semblerait que je me sois un peu égaré.
Aucun suceur de sang ni succube ni créature démoniaque dans le jour où. Amélie Antoine ne s'est pour l'instant pas encore reconvertie dans la fantasy urbaine.
Par ailleurs, aucun passage drôle non plus. Si vous souhaitez vous esclaffer toutes les deux pages comme avec le plus connu des romans de Katarina Mazetti, mieux vaut passer votre chemin.
Le jour où s'inscrit parfaitement dans la bibliographie de la Lilloise.
Même si tant par besoin personnel que pour répondre à la demande de son éditeur ( le roman paraîtra chez XO en septembre ) le jour où est un roman plus lumineux que ne l'étaient Raisons obscures ou Sans Elle, il ne s'agit pas pour autant d'une simple histoire d'amour. Il n'y a pas de feux d'artifice à chaque page. Amélie Antoine n'a pas vendu son âme à la collection Harlequin pour quelques euros.
Vous avez besoin d'un peu de baume au coeur ? Vous trouverez tout ce qu'il vous faut au rayon feel-good de votre librairie préférée.
La lumière dont on parle ici n'est qu'un mince trait au milieu des ténèbres.
Un halo doré nécessaire pour que l'histoire ne devienne pas irrespirable.
J'ai eu la gorge serrée, les tripes nouées et les yeux quelque peu embués par moments.
Et croyez le ou non, ça n'est pas de lire l'histoire de deux être blessés se rapprochant peu à peu qui m'a procuré ces émotions douloureuses.

Je vais d'abord parler du sujet qui fâche, et qui est justement cette histoire d'amour.
Jamais je ne l'avouerais, même sous la torture, mais il m'est arrivé par le passé de lire quelques romans de Danielle Steel, orfèvre en littérature sentimentale.
Jusqu'à me rendre compte que l'intrigue était toujours la même.
Malgré la plume toujours aussi aérienne et envoûtante d'Amélie Antoine, j'ai quand même mis du temps à m'intéresser à l'histoire proprement dite.
Je me suis même demandé qui avait kidnappé mon auteure de prédilection, qui jamais n'aurait été se perdre dans cette littérature préfabriquée à l'eau de rose.
Deux êtres séparés de leurs conjoints respectifs, abîmés, torturés, qui se cherchent en tâtonnant, qui éprouvent des sentiments, mais non c'est trop compliqué, tu ne peux pas comprendre, mais moi je t'aime...
"Il avait l'impression d'être un vulgaire déchet, de ne plus avoir de valeur en tant qu'être humain. Un sentiment indescriptible."
On ne passe pas non plus à côté de tous les poncifs du genre. Les personnages eux-mêmes s'en rendent compte en utilisant les termes "mièvre" ou "téléfilms sirupeux" face à la réalité de ce qu'ils ressentent. L'amour peut avoir bien des visages mais pour le décrire c'est difficile de faire dans l'originalité.
"Avec elle, tout est intense, éclatant. le bonheur est irrepressible."
"L'amour peut tout, s'est-il répété."
Mais ce mauvais départ n'en n'était pas vraiment un comme j'ai pu m'en rendre compte par la suite.
Je n'apprécie pas le sentimentalisme gratuit. Les intrigues de coeur sans aucun lien avec le reste du contenu ou le sujet abordé.
Ca n'est absolument pas le cas ici.
Loin de là.
C'est une histoire de résilience.
Et c'est une histoire qui, à l'instar de Raisons obscures, vous emmène là où vous ne l'auriez pas soupçonné.
L'un de ces encarts "faits divers" que l'on peut retrouver dans les journaux.
C'est vraiment horrible, se dit-on avant de tourner la page pour regarder les résultats sportifs et d'oublier aussitôt la tragédie qui ne peut arriver de toute façon que dans les autres foyers.
Oui, et horrible est un mot encore bien trop faible quand le roman nous le fait vivre de l'intérieur.

Ne comptez évidemment pas sur moi pour vous dire quel est réellement le sujet abordé dans le roman.
Quel fait divers va vous donner des envies de meurtre, va vous laisser pantelant au point de ne pas oser lire le paragraphe suivant.
Entre larmes, incompréhension et colère.
Par contre, je peux vous dire quand :
Le jour où.
Etrangement, cette date m'a d'autant plus interpelé que c'est aussi le jour où mon père aurait eu soixante-et-onze ans s'il avait vécu assez longtemps.
Tous les amateurs d'Amélie Antoine savent à quel point ses romans sont intelligemment construits. Je pense bien sûr aux Secrets qui commence par la fin et remonte dans le temps au fur et à mesure des chapitres. Au défi qu'elle s'était lancé avec Solène Bakowski d'écrire un roman avec un même début, une même fin, de mêmes personnages, et une minuscule variable au début de leurs histoires respectives qui en feront des oeuvres uniques.
Cette fois, l'ensemble du roman est relié autour d'un axe : Le jour où.
Il y a une alternance passé / présent, chronologique dans les deux cas à de rares exceptions près.
Le passé nous emmène inexorablement vers ce jour où. Et vous vous doutez bien que ce jour-là n'est pas celui où Rebecca a mangé de la viande de kangourou pour la première fois mais qu'il sera bien plus déterminant et qu'il marquera à jamais un avant et un après.
Le présent quant à lui nous en éloigne progressivement, pour autant l'ombre du jour où plane encore, menaçante.
Ainsi les chapitres s'intitulent "Dimanche 07 avril 2019 - 315 jours après le-jour-où" ou "Vendredi 30 mars 2018 - 58 jours avant le-jour-où"
La date exacte ne nous est donc pas du tout cachée.
En réalité, le roman parle de la place et du poids du passé, de la difficulté voire de l'impossibilité de se reconstruire sur un champ de ruines.
"Je n'existe plus."
J'ignore quel drame exactement a vécu personnellement Amélie Antoine mais il n'est pas sorcier de deviner qu'elle a mis beaucoup d'elle-même dans le personnage de Rebecca.
Cette dernière, auteure pour la jeunesse, parle ainsi du livre qu'elle est actuellement en train de rédiger, comme une mise en abîme :
"Par contre, un roman qui permet de te transcender et d'exorciser la réalité, ça j'en suis capable."
Et ce livre, c'est bel et bien le jour où.
Qu'il s'agisse de Rebecca ou d'Amélie Antoine.
Livre dans lequel transparaît tant sa douleur que son long chemin vers un nouvel équilibre.
En outre l'auteure qualifie elle-même ce roman de très personnel.
Il a du agir comme une catharsis, un exutoire, un pas supplémentaire vers un avenir meilleur.
Que je lui souhaite de tout coeur.
Sinon tout ce que je peux dire encore c'est qu'à part le personnage d'Alice - la soeur de Benjamin - qui ne m'a pas convaincu par ses dons de voyance et m'a semblé un peu artificiel, tous les autres protagonistes m'ont paru plus vrais que nature. Quelques comportements suffisent à nous dire qui ils sont, quelle est leur personnalité.
Au point que je me sois moi-même reconnu dans les maladresses et les hésitations de Benjamin.
"Benjamin est toujours dans la retenue, dans la peur du jugement, ce qui l'empêche d'être naturel."
Oui, c'est exactement moi et le manque de confiance que j'éprouve trop souvent.
Quand l'auteure le décrit réfléchissant une demi-heure au contenu d'un simple sms, je me suis aussi vu à l'oeuvre à hésiter, rectifier, corriger, jusqu'à trouver exactement les bons mots dans un texto ou un courriel, des mots qui ne seront pourtant pas du tout analysés par mon interlocuteur.
Rebecca l'encourage à ne plus se dénigrer, mais elle est aussi capable de se métamorphoser après un geste ou une parole innocente comme s'il devait surveiller la portée de la moindre de ses paroles.
Si les personnages, leurs pensées, leurs réactions, semblent aussi justes, c'est parce que l'auteure lilloise a une maîtrise parfaite de la psychologie humaine et de la façon de les retranscrire.
Même la noirceur d'une Karine Giébel ne rivalise pas avec les émotions qu'arrive à nous faire partager Amélie Antoine. On vit et on éprouve les mêmes souffrances que ses personnages écorchés vifs. Et ce qui permet cela, c'est à mon avis la sensibilité même de l'auteure, à fleur de peau, et son empathie.
Pour l'anecdote, les deux écrivains ( Karine Giébel et Amélie Antoine ) seront au sommaire d'un recueil de nouvelles intitulé Regarder le noir ( à paraître en mai ) en compagnie notamment de Claire Favan, Barbara Abel, Olivier Norek et bien d'autres noms encore de la littérature noire.
Non, Amélie Antoine n'est pas une auteure de polars, en tout cas pas à proprement parler.
Et pourtant elle est peut-être la plus douée d'entre tous pour plonger dans les abysses de l'âme humaine et en extraire ce qu'il y a de meilleur.
Et de pire.
* * *
Depuis ma lecture j'erre dans les cimetières, certain d'y trouver enfin mon âme soeur.
J'ai demandé à une veuve en larmes sur la tombe de son époux décédé quelques jours plus tôt si elle voulait bien m'accompagner au cinéma, je me suis discrètement mêlé à la foule de personnes présentes autour du cerceuil que les fossoyeurs descendaient en terre, proposant aux plus jolies femmes d'aller prendre un verre avec moi une fois les funérailles achevées.
J'ai aussi dragué une croque-morette, totalement fasciné par son absence de sourire et une gardienne de cimetière en lisant Changer l'eau des fleurs de Valérie Perrin face à sa loge. Elle n'a jamais compris le message.
Je dois avouer que pour l'instant je n'ai pas rencontré énormément de succès.
Peut-être dois-je encore parfaire mes tentatives de séduction ?
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          4614
prune42
  17 mai 2020
Benjamin qui a été témoin d'un accident mortel, vient assister à un enterrement. Il croise une jeune femme qui attire son attention, Rebecca, qui fleurit des tombes. Il va tenter de l'approcher mais elle est réservée et fuyante et chaque fois qu'il croit se rapprocher d'elle, elle revient en arrière. Elle lui révèle peu à peu qu'elle a vécu un drame épouvantable il y a quelque temps. Petit à petit, avec beaucoup d'efforts, Benjamin réussit à se rapprocher d'elle mais un jour, il fait une terrible découverte à propose de Rebecca, mettant en péril leur relation.
J'ai découvert un peu par hasard ce roman et ma curiosité ayant été éveillée par les avis enthousiastes de lecteurs qui l'avaient lu, j'ai ouvert ce livre.
Celui-ci ne laisse pas indifférent, il crée beaucoup de sentiments et d'émotions quand on le lit, notamment vers la moitié du livre quand on découvre le drame vécu par Rebecca et qui explique son attitude. J'ai frémi à ce passage très fort, cela m'a bouleversée. Comment une chose pareille est-elle possible ?
En même temps, je me suis attachée aux deux personnages principaux, j'ai trouvé Benjamin très touchant et sa tendresse m'a émue. Son amour pour Rebecca alors que la situation est vraiment compliquée et que beaucoup auraient pris leurs jambes à leur cou, est remarquable.
L'écriture d'Amélie Antoine est facile à lire et on ne voit pas passer les pages en lisant ce roman, je me suis d'ailleurs "forcée" à mettre quelques jours pour ne pas le finir tout de suite.
Je ne m'attendais pas à une telle histoire avec ce roman qui est à couper le souffle et j'aimerais beaucoup découvrir d'autres livres de cette jeune auteur.
Une question pour finir : quelle est la part autobiographique dans ce livre ? Certains indices me laissent à penser que ce roman a pour base un drame personnel comme les poèmes présents dans le livre et les remerciements à la fin. Je ne sais pas si je trouverai la réponse à cette question mais si c'est le cas, je suis d'autant plus admirative du travail fait par Amélie Antoine. Merci pour ce beau et fort roman...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
lunatic57
  30 mars 2020
Amélie Antoine ! Cette auteure, son écriture, sa sensibilité, ses mots touchants et percutants. J'aime tant la lire, j'aime les sentiments qu'elle fait surgir en moi à chaque lecture. J'aime le mélange de nostalgie, de morosité, couplé à l'espoir et à des bouffées de bonheur.
Quand j'ai eu ce dernier roman entre les mains, je ne savais pas où cette lecture allait m'amener. Je ne savais pas quels sentiments cette histoire allait me faire ressentir, mais je n'avais qu'une hâte entrer dans son univers, aller à la rencontre de ses nouveaux personnages.
Le premier chapitre commençait si bien. Un parc, des familles, des adolescents. Des rires, des manèges, des regards, des sensations. Puis les rires laissent place à des cris, des larmes. Un premier chapitre percutant et glaçant. L'auteure saisit ainsi son lecteur dès son premier chapitre.
Puis c'est le moment de la rencontre entre Rebecca et Benjamin. Une rencontre assez inattendue au coeur d'un cimetière, mais une rencontre si essentielle. Deux personnes abîmées par la vie, solitaires, angoissées, tristes. Ils vont apprendre à se connaître, avec distance et pudeur. Se raconter leurs vies, les drames, les colères. Ils vont apprendre à vivre, à vivre mieux. Mais sont-ils prêts à laisser une petite place au bonheur ? Sont-ils capables de l'assumer ?
J'ai été complètement conquise par ce roman, par cette histoire et surtout par ces deux personnages. Comment ne pas être en totale empathie envers eux ? le personnage de Rebecca m'a bouleversée. Dans ce roman, encore une fois, Amélie Antoine use d'une construction qui n'est pas linéaire. On oscille entre passé et présent, avant le jour où et après le jour où. Une construction néanmoins fluide qui permet de nous dévoiler doucement le passé, de mieux saisir les douleurs et de comprendre ainsi les personnages. Je m'étais préparée à des révélations, mais je n'avais pas imaginé ce que nous livre l'auteure sur ce fameux jour où. le roman prend alors un autre sens, on bascule dans autre chose.
C'est noir, c'est triste mais pourtant dans cette obscurité l'auteure laisse la lumière entrer dans la vie de nos personnages. Ici encore, elle a su faire ressortir tant d'émotions de son récit. Je ne sais pas l'expliquer, mais Amélie Antoine me touche à chaque fois avec une telle force. J'étais mal au cours de ma lecture, j'ai souffert avec Rebecca, j'ai angoissé avec Benjamin. Chaque mot, chaque phrase comme autant de pics en plein coeur.
Je finirai en remerciant l'auteure. Merci pour tes romans, pour tes mots. Merci pour la sensibilité, la vérité, l'émotion. Merci pour tout ce que tu fais ressortir en moi avec chacun de tes textes.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
Sangpages
  06 mars 2020
Tu apprends que ce livre sort en exclu chez France Loisirs France avant de sortir chez XO en septembre. Septembre, c'est une autre vie...Et il n'est pas dispo chez France Loisirs Suisse...Tu dois trouver une solution et je l'ai trouvée 😜
Pourquoi tant d'empressement ? Parce que c'est Amélie...Et puis, après lecture, peut-être parce que ce n'est pas un hasard...que ce livre-là, j'en avais besoin. Parce qu'en dehors de toute cette douleur, il y a l'espoir avec un grand E. Que même si j'ai parfois de la peine à y croire, je sais que quelque part,  les histoires ne finissent pas toujours mal...
Le jour où est un livre qu'il m'est bien difficile de te décrire parce que moi, les émotions je ne les maitrise pas comme Amélie, je ne sais pas leur trouver de mots comme elle sait si bien le faire. Amélie c'est une dealeuse d'émotions. Pas l'émotion emballée, pesée à la va-vite, pas de l'émotion simple...non de l'émotion que tu prends dans la pomme, de l'émotion qui fait monter et descendre ton coeur comme su tu prenais 10G d'un coup. de l'émotion pure, que tu touches du doigt, dont tu sens l'odeur...Si, si je te jure l'émotion pue et je ne te parle même pas de l'odeur nauséabonde de la douleur...
J'ai dû peser chaque mot pour être sûre de ne rien te révéler et du coup je ne vais pas pouvoir te dire grand-chose de la trame. Je ne vais pas non plus te parler de ma vie ou de ma propre expérience pour pouvoir t'exprimer l'émotion ressentie, mais je peux te dire que ce récit, je l'ai vécu avec mes tripes, avec mon coeur et que j'ai été atteinte au plus haut point.
Le jour où, c'est un début qui commence mal ou qui commence bien, selon ce que tu attends de ta lecture, mais tu verras que c'est un début ultra percutant dans tous les sens du terme.
Tu découvres ensuite des titres de chapitres intrigants, qui égrainent les jours avant ou après ce jour où. Des titres qui te font hésiter, t'interroger sur la nature de ce fameux jour. Il y en a pourtant bons nombres à marquer d'une pierre blanche, mais tu constates au fur et à mesure que ce ne sont pas ceux-là...Tu le sais forcément puisque le décompte continue...Pire encore ou meilleur ? C'est insoutenable d'autant plus que tu sais qu'avec Amélie, tout est possible.
Amélie, c'est la reine de la structure. Elle me surprend à chaque fois de par sa créativité. Elle réinvente à chaque fois le livre.
Une histoire qui se déroule à l'envers, de la fin au début avec "Les secrets".
Une histoire à deux voix comme "Avec elle/Sans elle".
Une structure qui se veut la morale même de l'histoire avec "Raisons obscures".
Et là voilà dans un récit sur 3 niveaux totalement déstabilisant. Tu découvres le passé, tu es dans une espèce d'avenir qui est en fait le présent,  mais qui est le futur par rapport au jour où qui est finalement le point zéro… Euh tu me suis ? Ca paraît compliqué et pourtant tu ne t'y perds à aucun moment. Bien au contraire, c'est juste brillant !
Et je n'ai pas besoin de te préciser qu'avec une telle structure tu vas devoir attendre jusqu'à la fin pour tout comprendre.
C'était déjà très fort et pourtant t'as pas tout vu. Elle pousse plus loin et te malmènes encore et encore. T'as le souffle coupé, tu te dis que le pire est passé, que tu vas pouvoir respirer. Tu es arrivé au bout de cette vague, cette déferlante, tu comprends enfin ce qui s'est passé et tu tournes la page...Et, Paf ! Tu vois l'intitulé du chapitre suivant "385 jours avant le jour d'après et là tu te dis "Oh putaing, elle ne va tout de même pas oser m'en balancer encore une comme ça ? Elle ne va quand même pas en remettre une couche ?
Et pourtant si, elle a osé. Tu repars sur ton chalutier au coeur de la tempête. Elle s'en fiche que tu aies le mal de mer, elle s'en fiche que tu sois plié sur la barrière pour vomir, transi de ce froid à l'intérieur, de ce froid que tu ne peux pas réchauffer. Elle continue encore et encore...
Arrivée à la lettre... j'ai flanché...J'ai plus pu...J'ai reçu une gifle...j'ai craqué et j'ai chialé...
Puis vient l'espoir rédempteur comme une lumière au bout du tunnel et là tu respires et te dis que c'est peut-être vrai...
Dieu qu'il est beau ce livre ! Tu es un génie Amélie 💖
"Elle n'avait rien vu, rien empêché, rien senti"

Lien : https://sangpages.com/2020/0..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          10
janessane
  08 mai 2020
Amélie Antoine, c'est une plume percutante. Elle joue avec les mots comme avec l'émotion de son lecteur et embarque ce dernier à chaque fois. Ce que j'apprécie chez elle, c'est que ses romans se suivent et ne se ressemblent pas. On passe de l'obscur à la lumière au fil de ses livres .
"Le jour où " se veut un roman plus lumineux que le précédent. Il l'est, incontestablement. Toutefois, lors de sa lecture, vous ne serez pas exempté de quelques touches de tristesse voire de désespoir. "Le jour où ", c'est un condensé d'émotions. C'est la vie aussi, dans tout ce qu'elle peut avoir de merveilleux mais de cruel . C'est également une rencontre. Entre deux êtres mais aussi entre le lecteur et l'auteur. Il me semble qu'il y a une part d'intime dans ce livre.
Mais comme pour tous les romans d'Amélie Antoine, je ne vous tracerai pas son histoire car elle mérite d'être découverte au fil des pages. Les romans d'Amélie Antoine ne se racontent pas, ils se lisent.
Commenter  J’apprécie          60

Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AntyryiaAntyryia   27 février 2020
On devrait toujours faire les choses au moment où l'on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus tard. Parce qu'on ne sait jamais s'il y aura un plus tard en réalité. Et il suffit d'un minuscule grain de sable pour que le "plus tard" se transforme en "trop tard", pour que l'espoir se métamorphose en regrets. La pire erreur qu'on puisse faire, dans la vie, c'est d'être raisonnable. De temporiser, de douter, d'attendre. Au lieu de se contenter de vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          202
AntyryiaAntyryia   25 février 2020
Les mauvais souvenirs sont comme des nuages noirs qui finissent par disparaître de l'horizon. Pourquoi ruminer sur les jours de pluie quand il fait à nouveau grand soleil ?
Commenter  J’apprécie          230
prune42prune42   15 mai 2020
Parfois, quand on est au plus mal, on fait en sorte que les choses tournent au vinaigre. Consciemment ou inconsciemment. Pour se punir, pour se prouver que rien ne va...
Commenter  J’apprécie          50
Fanfan-DoFanfan-Do   10 mai 2020
Au fil des semaines, Louis avait répété avec une détermination bizarre qu'il s'efforçait d'être enfin lui-même, et Rebecca avait tenté d'ignorer la question qui revenait dans sa tête comme une ritournelle : « Et qu'est-ce qu'on fait, s'il s'avère que ce fameux toi-même est un abruti fini ? »
Commenter  J’apprécie          20
prune42prune42   15 mai 2020
On devrait toujours faire les choses au moment où l'on a envie de les faire, sans tergiverser, sans vouloir être raisonnable, sans remettre à plus tard. Parce qu'on ne sait jamais s'il y aura un "plus tard", en réalité. Et il suffit d'un minuscule grain de sable pour que le "plus tard" se transforme en "trop tard", pour que l'espoir se métamorphose en regrets. La pire erreur qu'on puisse faire dans la vie, c'est d'être raisonnable. De temporiser, de douter, d'attendre. Au lieu de se contenter de vivre.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Amélie Antoine (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Amélie Antoine
Avec elle - Sans elle - Solène Bakowski et Amélie Antoine - LTL # 179
autres livres classés : résilienceVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Raisons Obscures - Amélie Antoine

Quelles sont les deux familles impliquées ?

CHEESE et MACARONI
KESSLER et MARIANI
KESS et MARIA
KANGOO et MASTER

16 questions
6 lecteurs ont répondu
Thème : Raisons Obscures de Amélie AntoineCréer un quiz sur ce livre

.. ..