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ISBN : 9791094383100
Éditeur : Collection Lordkarsen (29/02/2016)

Note moyenne : 4/5 (sur 12 notes)
Résumé :
La mort est parfois comme un rideau qui s'ouvre sans retenue sur l'Histoire !
Alexandre, en plein deuil de ses parents, reçoit un pli cacheté. Une étrange photo découpée dans un journal datant de 1975 accompagne une lettre anonyme qui remet en cause l'intégrité morale de son père et de sa mère, décédés.

Ce fils unique, interprète indépendant à Paris, décidera avec l'assentiment de sa femme d'enquêter sur ces mystérieux indices. Le passé obscur des... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Melpomene125
  28 avril 2018
Et si vos parents n'étaient pas ce qu'ils prétendaient être ?

Telle est la douloureuse et bouleversante question à laquelle Alexandre Guerbain se trouve confronté à la mort de Bertrand et Alice. Au moment de régler la succession, une lettre énigmatique, signée K.V, semble remettre en cause l'intégrité de ses parents. Qui se cache derrière ces mystérieuses initiales ? Dans la demeure familiale, Alexandre et Laure, son épouse, découvrent une photo et un courrier d'une certaine Natalya qui vivrait en Russie. Pourtant Alice, qui était agrégée de Lettres, et Bertrand, qui possédait plusieurs librairies, ne sont jamais allés là-bas. Alexandre décide d'enquêter pour démêler le vrai du faux et savoir qui étaient vraiment ses parents. Sa quête le mènera jusqu'à Saint-Pétersbourg, qui s'appelait Leningrad du temps de l'URSS.
J'ai aimé ce voyage captivant, au coeur de la Russie des années soixante-dix à nos jours. Ce roman est à la fois plaisant et instructif puisqu'il évoque les conditions de vie des habitants de Leningrad en Union soviétique, à travers le personnage de Natalya, qui fut et est restée une communiste convaincue. Elle est représentative des Russes qui ont mal vécu l'ouverture au libéralisme, au capitalisme sans régulation, avec l'arrivée des mafias qui interprètent à leur manière criminelle la liberté d'entreprise et la liberté individuelle. Elle est une nostalgique de l'ancien système, malgré le totalitarisme qui le caractérisait, qu'elle a subi et qui a anéanti les idéaux égalitaires et de justice sociale dans la barbarie du Goulag, de la police politique, de l'espionnage généralisé, de la délation pour se protéger des « ennemis de l'intérieur » et « de l'extérieur ».
Peu d'auteurs osent aborder le thème de l'existence dans les pays de l'ancien bloc de l'Est qu'on appelait curieusement « démocraties populaires » alors que c'étaient plutôt des dictatures. Peut-être est-ce un sujet trop récent, qui suscite parfois des réactions virulentes. Je m'intéresse à l'Histoire du XXe siècle, les totalitarismes nazi et soviétique, le mur de Berlin, les auteurs russes, dont Dostoïevski et Vassili Grossman. J'ai eu l'occasion de lire Vie et Destin de ce dernier, qui décrit l'enfer vécu par les Russes sous Staline, derrière « le rideau de fer » : la privation de liberté, le soupçon permanent, la peur de déplaire, d'être arrêté et emprisonné. J'ai retrouvé cette atmosphère effrayante dans certains passages de la Couleur du testament.
Ce roman se lit facilement et mon seul regret est de l'avoir si vite terminé. Il m'a permis d'en apprendre davantage sur une période de l'Union soviétique que je connaissais peu, celle de Brejnev, qui a succédé à Khrouchtchev, l'auteur de la « déstalinisation », et a maintenu une certaine forme de « stagnation » politique, problématique pour les libertés individuelles.
J'ai apprécié les citations de la fin, en référence à Soljenitsyne, qui inscrivent le livre dans une tradition littéraire et un hommage à la culture russe. J'ai des affinités avec cette manière d'écrire qui mêle histoire, thriller et réflexion sur des thèmes qui peuvent être considérés comme polémiques, sources de débats. La Couleur du testament m'a fait réfléchir aux différents modèles de civilisations, leurs réussites, leurs échecs, l'écart entre l'idéal et la réalité et cela m'a fait penser à notre époque. Quel modèle de civilisation souhaitons-nous ? Vaste question intemporelle.
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gerardmuller
  19 mars 2016
La couleur du Testament/ Cédric Charles Antoine
Un excellent roman.
Alexandre, interprète de profession, fils unique, vient de perdre ses parents.
Son père Bertrand était chef d'entrepris en librairie, et sa mère Alice professeur. Des gens bien sous tout rapport.
Peu après les obsèques, Alexandre reçoit un courrier avec une photo datant de 1975 montrant son père entouré d'amis, ainsi qu'une lettre anonyme qui annonce à Alexandre que ses parents n'ont jamais été ce qu'il croyait, c'est à dire des bourgeois de la bonne société.
De plus le notaire chargé de la succession annonce qu'il y a un obstacle majeur pour que la belle propriété de la région nantaise revienne comme cela eût été normal à Alexandre.
Avec l'aide de sa femme Laure, Alexandre va tenter de découvrir le passé de ses parents.
Le talent de Laure qui est infographiste permet de découvrir quelques indices sur la photo en question pour orienter la recherche.
Et alors, Alexandre va aller de surprise en surprise.
Ce récit absolument passionnant et bien écrit m'a totalement séduit. de plus l'auteur, parfaitement documenté nous propose dans le contexte de l'histoire des parents d'Alexandre, un long rappel de ce que fut l'empire soviétique et la désintégration de l'URSS en 1991.
Un très bon moment de lecture.
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fklevesque
  14 novembre 2018
Un couple décède accidentellement et cette disparition va bouleverser d'une façon plus que surprenante l'existence de leur fils sur le chemin de la mémoire familiale. Une intrigue fouillée reposant sur une assise historique relative à l'ex-URSS très bien travaillée. Un bon reflet d'une époque révolue où des personnages attachants nous entraînent sur la route de l'inimaginable, derrière un terrible secret familial. Un ouvrage profondément humain où vérité et mensonges s'entrecroisent jusqu'au moment où la lumière se fait.
Cédric Charles ANTOINE nous captive avec un style épuré mais terriblement efficace. Captant notre attention de manière de plus en plus forte au fil des pages. Se lit avec passion.
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Marilire
  11 mai 2016
"La Couleur du Testament " de Cédric Charles Antoine nous emmène en Russie et à Leningrad en particulier.
J'ai beaucoup aimé ce roman extrêmement bien documenté sur l'histoire de la Russie dans les années 70 et après.
Histoire d'amour,de secret de famille, de la politique communiste chez les Soviets, tout est réuni pour nous faire passer un excellent moment
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HAFFRAY
  28 mars 2016
Roman passionnant. J'ai lu l'ouvrage de Cédric-Charles ANTOINE en continu. L'intrigue s'inscrit au coeur de la Russie bolchévique. Remarquable dans sa précision historique, l'auteur sait nous tenir en haleine jusqu'à la fin. A LIRE absolument !
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
fklevesquefklevesque   14 novembre 2018
Dans l’inconscient des enfants devenus adultes , l’image des parents , dans la majorité des cas , reste gravée comme un modèle immuable ; une sorte de repère intemporel qui vous guide au travers des valeurs transmises durant l’enfance , une trace indélébile qui différencie le bien du mal sur le chemin périlleux de la raison . Tout est orchestré dans l’exemplarité vis - à - vis de sa progéniture en omettant parfois de révéler certains aspects de son passé afin de ne pas briser le reflet de la perfection renvoyé par le miroir du temps . Derrière ce lourd rideau de velours soyeux se cachent les pires secrets de famille ; ils sont là , tapis dans l’ombre des vivants , enfouis sous les souvenirs radieux mis en scène dans un concert de propagande pour que le meilleur brille et aveugle l’entourage ou la descendance . La maîtrise des événements frise l’excellence , repoussant les limites du doute à la frontière du blasphème . Qui oserait questionner ou remettre en cause l’autorité parentale incarnant la sagesse ? Seule la mort a le pouvoir d’ouvrir les portes interdites , de lever l’omerta . Plus de gardiens , plus de protections . Les vérités dissimulées peuvent enfin se dévoiler sans contradicteurs dans un déferlement de révélations fracassantes pour celui qui sait rassembler les morceaux éparpillés d’une vie cloisonnée méticuleusement . L’excitation grandit , la curiosité vous propulse dans la peau de l’inquisiteur . Vous êtes prêt à démolir l’image des parents irréprochables afin de comprendre leurs faiblesses , leurs vices , leurs secrets . Ils ne sont plus . La place est libre . L’enfant en prend la mesure et endosse le rôle tant attendu . Au moindre soupçon , la déconstruction se met en marche afin de désacraliser leurs réputations . Étaient - ils ce qu’ils prétendaient être ?
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rkhettaouirkhettaoui   11 avril 2016
Dans l’inconscient des enfants devenus adultes, l’image des parents, dans la majorité des cas, reste gravée comme un modèle immuable ; une sorte de repère intemporel qui vous guide au travers des valeurs transmises durant l’enfance, une trace indélébile qui différencie le bien du mal sur le chemin périlleux de la raison. Tout est orchestré dans l’exemplarité vis-à-vis de sa progéniture en omettant parfois de révéler certains aspects de son passé afin de ne pas briser le reflet de la perfection renvoyé par le miroir du temps.
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rkhettaouirkhettaoui   11 avril 2016
Une véritable tribu qui prenait plaisir à se fréquenter, à partager les joies et les tristesses de la vie, mais sans jamais se déchirer, en arborant toujours un respect mutuel, malgré les différences d’opinions ou de revenus. Les Guerbain revendiquaient cette culture de la transparence comme une force, comme un socle indivisible. Ils incarnaient les racines de la famille, ils étaient leur propre point de repère dans ce monde en pleine mutation.
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rkhettaouirkhettaoui   11 avril 2016
C’est plus facile de se battre contre des descendants ignorants devant un tribunal.
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