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EAN : 9782846261173
244 pages
Éditeur : Au Diable Vauvert (26/10/2006)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 134 notes)
Résumé :
Il était moitié médecin moitié technocrate, à Genève. Il avait un nom. Il n'en a plus : on le lui a retiré un soir, avec le reste de son existence. Une limousine devant, une derrière, un coup de freins, des portières qui claquent, un pistolet-mitrailleur, deux baffes bien assénées, une cagoule, des jours dans une cave sous perfusion et somnifères... Normal pour un kidnapping !
C'est au réveil que ça commence à clocher, quelque part dans un désert africain, à ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (38) Voir plus Ajouter une critique
koalas
  13 novembre 2016
La planète terre perd chaque jour un peu plus le Nord..
Dans Demain, une oasis, le Nord tourne définitivement sur lui même
et mise toutes ses billes et son blé dans la conquête spatiale
au détriment de l'entraide internationale.
Les pays pauvres ne peuvent plus compter que sur le secours de réseau de bénévoles humanitaires engagés librement ou... de force par une organisation terroriste.
C'est dans ce contexte qu'un médecin de l'OMS de Genève
responsable sanitaire de l'agence spéciale
se fait kidnapper par des terroristes humanitaires.
Retenu en plein désert
dans un petit village africain
Un nom lui est attribué : l'interne
et une mission lui est dévolue,
soigner avec les moyens du bord
les camps de réfugiés...
une expérience humaine et humanitaire qui va définitivement le changer...
Le roman d'anticipation visionnaire d'Ayerdhal qui a reçu le grand prix de l'imaginaire en 1994 n'a pas pris une ride : l'égoïsme à son stade ultime...
Ce bon thriller tourne très vite au roman d'espionnage avec en autres des barbouzes...et une soeur Marie-Thérèse sans Etats d'âmes.
Loin de faire l'apologie du terrorisme, le livre pose des bonnes questions sur d'autres moyens d'actions et sur les limites de notre société individualiste.
L'auteur lui s'engage pour un monde plus solidaire
Un roman qui interroge et résonne aujourd'hui
Demain, une oasis...pas si utopique
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BlackWolf
  05 octobre 2014
En Résumé : J'ai passé un très bon moment de lecture avec ce livre qui propose de nous faire un sujet encore d'actualité qui est l'Afrique, sa pauvreté et son abandon. L'auteur construit alors un récit sans temps mort, plein d'adrénaline au cours duquel on suit les aventures du narrateur, médecin kidnappé et livré sur ce continent. Mais c'est surtout sur le message que l'auteur cherche à faire passer qu'on prend une véritable claque, car il cherche à ouvrir les yeux de ses lecteurs sur un véritable problème de société, et il le fait de façon percutante et directe. Ce roman possède même un aspect limite visionnaire quand on sait qu'il a été écrit au début des années 90 et qu'on voit ce qui se passe aujourd'hui. Par contre j'ai trouvé l'idée de conclusion un peu trop utopiste. le personnage principal se révèle attachant et on s'identifie rapidement à lui, les personnages secondaires sont intéressants même si j'aurai aimé en savoir plus sur certains. En revanche, j'ai trouvé l'histoire d'amour un peu facile, même si rien de non plus bloquant. La plume de l'auteur se révèle vraiment incisive, entrainante et efficace, malgré parfois quelques métaphores un peu surprenantes. Un livre qui mérite d'être découvert selon moi si on ne veut pas fermer les yeux. En tout cas je continuerai à lire des romans de l'auteur sans souci.

Retrouvez ma chronique complète sur mon blog.
Lien : http://www.blog-o-livre.com/..
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Ubikson
  07 octobre 2014
C'est quoi la science-fiction ?
Tout est une question de point de vue.
Pour certains, ce sera un bouquin qui se passe sur une autre planète, avec des vaisseaux de l'espace, des pistolets laser, des extra-terrestres.
Un truc futuriste, avec des combats dans le cosmos.
Un truc à la Star Wars.
Pour moi, la science-fiction, c'est d'abord une réflexion sur le monde d'aujourd'hui, qu'elle soit transposée dans celui de demain ou dans sa vision idéalisée (ou pas).
Demain, une oasis est une grande oeuvre de science-fiction avec un message fort derrière.
Un gratte-papier encombré d'un doctorat de médecine se retrouve du jour au lendemain kidnappé et transporté en plein milieu de l'Afrique, dans un camp de réfugiés où les gens meurent de faim, de soif, de maladie, de tout.
Qu'est-ce qu'il fait là ?
On peut accuser Ayerdhal de manichéisme, de bons sentiments, il en reste que son roman est extrêmement juste, provocateur, prompt à poser un raisonnement sociétal.
Bien sûr que c'est parfois un peu maladroit. Bien sûr que ça reste un peu bon enfant (bon enfant, le terrorisme ?), mais rien que pour avoir imaginé que la science-fiction, ça pouvait être aussi ça, cette vision et cette pensée du monde, je tire mon chapeau.
Incontournable.
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Maks
  21 juin 2016
Un roman d'anticipation de très grande qualité.
J'ai pas décroché, l'histoire est très travaillée mais pas difficile à lire, les personnages sont tous remarquables que ce soit les salaud ou ceux qui ont une conscience, on fait dans la Medecine humanitaire mais sans mièvreries tout en ayant à l'esprit les code d'éthique et de déontologie des médecins et aussi des êtres humain, le tout sur fond de crise géopolitique et d'espionnage au sens large pour ratisser une organisation terroriste que je classifierai de "Robin des bois", l'Europe et les US (et les pays en voie de développement pris à la gorge par les deux autres) essaye de s'en mettre plein les poches alors que l'Afrique agonise en gigantesque charnier.
Je n'en dirais pas plus car chaque détails de l'histoire pourrait spoile et ce serait un plaisir gâché pour les futurs lecteurs.
Le format du roman est assez court, 237 pages, mais tout est dit dedans, une belle petite claque écolo humaniste !
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Apikrus
  29 novembre 2015
Un médecin est kidnappé à Genève. Il ne sait pas qui lui en veut, et comprend d'autant moins ce qui lui arrive qu'il est drogué pendant quelques jours. Les ravisseurs convoitent-ils ses compétence médicales ? Ou bien celles qu'il met en oeuvre pour une organisation intergouvernementale chargée du peuplement de planètes du système solaire ? le narrateur fait partager au lecteur sa lente découverte des motivations de ses ravisseurs. Il nous plonge aussi au coeur d'aventures à l'issue incertaine.
Dans ce roman d'anticipation, l'auteur nous amène à réfléchir sur de possibles conséquences d'une mondialisation économique ayant débuté par le colonialisme et se poursuivant par un impérialisme politique et économique qui entretient les inégalités entre nations. Cet ouvrage, réédité au Diable Vauvert, a initialement été publié en 1992, mais ses thématiques principales sont encore d'actualité : terrorisme, changement climatique, pauvreté avec ses corollaires - famines et épidémies… A travers le narrateur, chacun peut se sentir interpellé : au détriment de qui la prospérité de nos sociétés dites développées se fait-elle ? quels en sont les prix écologique et humain ?
Ayerdhal a écrit un roman d'anticipation, mais c'est surtout une critique du monde contemporain voire une chronique sociale qui j'y ai vu, avec une réflexion très poussée sur le développement économique, le progrès, les conflits de civilisations, le terrorisme, le libre arbitre.
Dans un genre littéraire très différent (l'anticipation), la démarche d'Ayerthal m'évoque beaucoup celle de Patrick Bard (policier, thriller). Même si vous n'êtes pas adepte du genre, vous pourriez apprécier ce roman, vous laisser porter par les aventures du personnage principal et suivre ses débats (intérieurs et avec son entourage) sur les thèmes précités. L'anticipation et l'intrigue en elle-même me sont en effet apparus comme de simples prétextes à l'exposé de réflexions de l'auteur.
Un excellent moment de lecture.
Je remercie Babelio et les éditions du Diable Vauvert.
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critiques presse (1)
Lecturejeune   01 juin 2007
Lecture jeune, n°122 - Ce livre paru en 1992, réédité récemment Au diable Vauvert avec une très belle couverture, a reçu en 1993 le Grand prix de l’imaginaire, un prix parmi les nombreux décernés à cet auteur. Ce dernier a toujours revendiqué son engagement politique en refusant de sacrifier son travail de romancier. Dans cette optique, la science-fiction lui offre un magnifique terrain d’expérimentation. A la fin du XXIe siècle ou un peu plus tard, dans un monde occidental lancé dans la colonisation spatiale de planètes comme Mars, un médecin employé dans un office international de statistiques se fait kidnapper et maltraiter par les membres d’un groupe terroriste humanitaire qui le transporte quelque part dans le désert de la zone subsaharienne. Il est mis brutalement au travail dans des camps de réfugiés accueillant des êtres agonisants, ravagés par les maladies, la faim, la soif. Après bien des conflits, il réussit à s’enfuir et au gré de nombreuses péripéties se heurte à la violence d’Etat déléguée à des barbouzes et à celle de ses « ex-compagnons » terroristes. Ce personnage anonyme, surnommé l’Interne par ses kidnappeurs, raconte lui-même ses aventures complexes en trois temps, rapporte le vif débat qu’il mène constamment sur le thème « la fin justifie-t-elle les moyens ? », tout en étayant soigneusement sa thèse : les situations extrêmes de misère et de détresse (celle, emblématique, de ces pays africains désertiques de la zone subsaharienne) ne peuvent justifier le terrorisme humanitaire. Son monde si proche du nôtre dans le temps, l’est aussi par ses problématiques : désertification, dérèglement climatique, pillage des ressources naturelles des pays africains, abandon par les ONG, libéralisme sauvage... Ayerdahl a écrit un livre de révolte, provocateur, coup de poing, dans une langue simple mais travaillée, une contre-utopie qui bouscule le lecteur et conserve, quinze ans après sa première parution, toute sa force. Il met à l’œuvre dans un petit coin d’Afrique une communauté autarcique qui tente d’échapper à la loi du marché et du plus fort, expérimente une solution au service des plus démunis. C’est le côté combatif de cet écrivain qui de toute façon ne laisse pas indifférent, y compris des novices en SF. Gageons que ce livre deviendra un classique du genre ! Marie-Françoise Brihaye
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (24) Voir plus Ajouter une citation
BlackWolfBlackWolf   03 octobre 2014
- Si, avant de soulager les bien-nourris, bien-portants, bien-pensants, ta très déontologique médecine avait soigné les malades et les laissés-pour-compte de mon monde, tu serais encore devant tes ordinateurs à farfouiller dans les dépressions pour tracer un graphe social.
- Laisse tomber, est intervenu Golden. Il n’y est pour rien.
- Ta gueule ! Personne n’y est nommément pour rien, il faut seulement que ça s’arrête ! (Elle s’est de nouveau adressée à moi :) Au lieu de ça, l’Interne, je t’ai amené dans la fange pour que tu m’aides à soulager le pire en essayant de sauver les meubles les moins piqués. Tu rentreras chez toi quand nous n’aurons plus de boulot, c’est promis.
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BeatsonBeatson   13 septembre 2015
Le truc est simple : vous prenez des esclaves, vous les transformez en main-d'œuvre bon marché là où le sol recèle quelque minerai, vous extrayez les métaux nobles et précieux, le charbon et le pétrole (là où la terre ne vaut rien, vous laissez faire), puis vous décolonisez et vous installez une poignée de dictateurs de paille, surtout aux endroits dits stratégiques. Normalement, à partir de là, vous n'êtes plus responsable de rien. Mais les artistes poussent, les médias poussent et le bon peuple s'émeut, donc vous patronnez des Spécialistes Sans Frontière, vous envoyez du lait en poudre dans le désert, des médicaments périmés, des quatre-quatre couverts d'autocollants publicitaires et des armes ; celles-là, vous les vendez, faut pas déconner, l'astuce consistant à vendre pour plus cher d'armement qu'on ne donne d'aide humanitaire. Ainsi, après avoir surexploité, vous endettez ;
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LeMaedreLeMaedre   30 janvier 2020
Ben voyons! Tu sais comment elle fonctionne, ta civilisation, depuis le dernier tiers du XXème siècle?

Dziiya appelle ça la spirale de l'altruisme. Ça commence par charité bien ordonnée...

Un, tu te hisses jusqu'à un niveau socioprofessionnel bien assis. Deux, tu tires tes amis jusqu'à toi : ce sont les vertus du relationnel. Trois, tu pousses tes mômes: c'est la voix du sang. Quatre, tu aides tes voisins : regarde donc chez tes voisins avant d'envoyer dix balles aux enfants du Gange. Cinq, tu loges tes pauvres, ça fait désordre et, en plus, quand ils sont à la rue, ils n'ont pas besoin de descendre pour gueuler. Six, tu nourris tes immigrés : ventre plein n'a pas d'oreilles. Sept, tu habilles leurs familles restées chez eux, ça les aidera à y demeurer. Huit, tu soignes tes alliés pour pas qu'ils changent de camp. Neuf, tu soulages tes ennemis pour qu'ils changent de camp. Dix, tu assistes les nations de bonne volonté proportionnellement à la reconnaissance et à l'armement qu'elles peuvent développer. Dans cette hiérarchie, l'Interne, les gens qui crèvent de faim sont en onzième ou douzième position, hors chrono. C'est pas très moral, hein ?

Non, ça ne l'est pas, je n'avais pas besoin d'acquiescer.

Dziiya a inventé le processus inverse. D'abord on nourrit les affamés, on soigne les malades, on loge les sans-abri, après on pourra peut-être envisager de fournir la télévision à tout le monde, ici comme ailleurs. J'aime assez sa logique de priorités. Le hic, c'est qu'en l'état actuel des choses il faut l'imposer. La méthode est répréhensible, à n'en pas douter, mais au moins elle marche.
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BeatsonBeatson   13 septembre 2015
Cela vous choque, des familles de quinze personnes dans un monde où on crève de soif ? D'abord, il y a peu de contraception et trop de préceptes religieux ; puis il y a la mémoire collective ; et, enfin, la survie de l'espèce. J'en devine dont les poils du cerveau se hérissent. Pourtant, à l'instar de toutes les espèces animales, l'être humain sait depuis longtemps que la meilleure stratégie de survie est la multiplication : plus un groupe est nombreux, plus il a de chances d'avoir des membres dont les poils cérébraux muteront en neurones, et plus il peut espérer de découvreurs de solutions à ses problèmes. C'est comme ça : une communauté augmente son espérance de vie en multipliant ses porteurs de gènes et, pour être certain que la diversité porte ses fruits, il est préférable de la reproduire beaucoup. Je sais : les mathématiques, soient-elles biologiques, n'ont jamais été d'une grande poésie. Mais c'est ainsi, l'instinct de procréation tient de l'algèbre atavique.
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zarlinezarline   31 décembre 2015
D'abord, il y avait un monde découpé en trois zones: les pays industrialisés, riches, les pays en voie de développement, pauvres, et le tiers-monde, indigent. Les uns avaient salopé la planète pour conquérir l'opulence, les autres avaient tenté de les imiter, les derniers cherchaient seulement à bouffer.
Un jour, les riches ont pris conscience des dégâts produits et de l'irréversibilité du phénomène, mais leur technologie avait évolué et ils pouvaient continuer à nager dans le luxe. Alors ils ont demandé aux pauvres de rester propres, de ne pas aggraver la pollution avec des énergies polluantes, de limiter leur croissance.
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Vidéo de  Ayerdhal
Extrait de la conférence "Scintillements! Hommage à Ayerdhal, maître de la SF et du thriller" aux Imaginales 2019.
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