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EAN : 9782092592762
64 pages
Nathan (03/09/2020)
3.98/5   181 notes
Résumé :
Anton est interne dans un lycée difficile. Sa seule bouffée d’oxygène: ses discussions sur un forum en ligne, caché derrière l’avatar de Silent boy. Car dans la vraie vie, Anton ne donne jamais son avis, ne prend jamais parti. Jusqu’à sa rencontre avec Nathan…
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Critiques, Analyses et Avis (83) Voir plus Ajouter une critique
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Gaël Aymon fait partie du paysage littéraire depuis une dizaine d'années, il est omniprésent dans les CDI des collèges et des lycées pour ses romans destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. "Oublier Camille", "Ma réputation" et bien d'autres figurent parmi les acquisitions incontournables des profs-docs. J'étais donc très enthousiaste à l'idée de le retrouver dans cette collection assez récente, "Court toujours", des romans très vite lus sur des sujets proches des préoccupations quotidiennes de nos ados. On peut d'ailleurs également les découvrir sous formats audio ou numérique, pour les réfractaires au livre papier, c'est compris dans le prix.
Attention : "court" ne signifie pas bâclé, les sujets sont remarquablement bien traités, même si aux yeux d'adultes cela peut paraître un peu trop synthétique.
Dans cette histoire, c'est Anton, 16 ans, qui nous raconte son quotidien de lycéen dans une classe "difficile" où l'on côtoie tous les stéréotypes, du bogoss à la victime en passant par les intellos ("intellopes", pour les filles, raffiné...). Anton est plutôt populaire, il fait partie de la bonne bande, est délégué de classe, sportif, et suit le mouvement quand ses potes charrient la prof d'anglais au bord de craquer. Mais au fond de lui, il n'est pas d'accord avec ces postures qu'il trouve imbéciles, et se libère de sa culpabilité sur un forum où de jeunes inconnus font part de leurs problèmes avec leurs parents, du harcèlement dont ils sont victimes ou de leurs chagrins d'amour. Ce forum, modéré par d'autres jeunes, ne ressemble pas du tout à ceux que fréquentent habituellement nos ados, on s'y exprime de façon respectueuse, en bon français (le langage sms est proscrit) et surtout sans craindre de jugement. Anton s'y est inscrit sous le pseudo de Silent Boy, parce qu'au début il se contente de lire les échanges sans intervenir. Mais un événement qui le touchera de près va se produire dans son lycée, et Silent Boy va finalement s'exprimer, sur le forum, mais pas seulement.
Plusieurs thèmes assez classiques dans le roman jeunesse sont abordés ici, mais sous un angle assez original puisque ce n'est pas le point de vue de la victime qu'on nous présente, ni celui du harceleur, mais celui du suiveur, trop lâche pour s'opposer, mais dont la mauvaise conscience le travaille. Il nous raconte l'homophobie, les profs qui n'en peuvent plus, le sexisme ordinaire, mais aussi son envie d'aller à contre-courant, mais ça signifierait lâcher les copains...On sent très bien le dilemme auquel est confronté Anton, et j'imagine que de nombreux jeunes ont déjà ressenti ces tiraillements sans oser franchir le pas et afficher leurs convictions. Je ne sais pas si un forum "bienveillant" (c'est Anton qui lui donne ce qualificatif) tel que celui décrit existe, mais ce serait certainement une bonne chose. Je rencontre quand même assez régulièrement des jeunes qui n'attendent qu'une occasion de s'exprimer à contre-courant des tendances ou qui souffrent de situations difficiles dans leur classe ou leur entourage. Mais je n'ai hélas jamais entendu parler d'un tel endroit sur internet.
L'écriture au présent est proche du langage parlé mais reste d'un niveau relativement soutenu, même si elle utilise des tournures familières. le but de la collection étant d'attirer un lectorat qui recherche des romans rapidement et facilement lus, j'estime que c'est tout à fait réussi.
Gaël Aymon a relevé le challenge de "Court toujours" haut le stylo !
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En cette rentrée, es éditions Nathan sortent une nouvelle collection appelée "Court toujours". Comme son nom l'indique, elle propose des récits courts (65 pages) destinés aux adolescents et aux jeunes adultes. Six sortent à la rentrée, d'autres sont attendus.

Mon coup de coeur va à « Silent Boy » de Gaël Aymon. C'est l'histoire d'Anton, un ado sportif qui fait partie de l'équipe de rugby de son école. Sa classe est, selon les profs, la pire du lycée car les clivages y sont nombreux ainsi que les critiques verbales et les intimidations. Anton n'est pas comme les autres l'imaginent, bourrin. Il est sensible et vit mal les attitudes sexistes ou les blagues idiotes de ses coéquipiers. Mais comment le dire sans en devenir la cible lui aussi ?

Ce récit de 64 pages va à l'essentiel et propose une réflexion pertinente sur la situation de nombreux ados. Ils sont très souvent tiraillés entre l'être et le paraître et n'osent pas se montrer tels qu'ils sont, excepté les grandes gueules et les caïds sans cervelle. Mais ils ne sont pas si nombreux qu'on le pense.

Le texte est fort, empreint d'émotions vraies et dit les choses sans faux semblants.

Les récits initiatiques de cette collection nous parlent de moments clés de la vie d'un ado ; moment où sa vie prend une tournure différente, où un événement vient changer le jeune pour toujours, le faire mûrir, quitter peut-être son innocence. Ils sont particulièrement bien adaptés aux 14 ans et plus selon moi et les sujets traités sont tous percutants.
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Sixième lecture de la fratrie Court toujours, collectif de petits romans pour ados, je sors de celui-ci gentiment amoché, c,est le moins qu'on puisse dire! C'est de loin mon préféré de la série, mais c'est aussi un des plus poignants.

"Silent boy' est le pseudonyme d'un adolescent de 16 ans, Anton, qui navigue sur un forum en mode "sous-marin", c,est-à-dire en simple observateur et lecteur. Un pseudo qui le définit bien: il ne prend la parole ni dans le monde réel ni dans le virtuel, bien à l'abri de sa carapace étanche. Pourtant, Anton en a des choses à dire. Il se console en observant ces ados qui se livrent de manière constructives sur le net en songeant avec cynisme que sa classe n'atteindra jamais ce niveau de considération. de fait, c,est une classe clivés entre les invisibles et les show-off populaires, chacun bien ancré dans son stéréotype et marinant tous ensemble dans un climat aussi toxique qu'invivable. Les profs tentent alors une approche en leur faisant un exercice de réflexion, où on nomme les inconvénients et avantages d'être homme ou femme. Anton en aurait bien a dire des inconvénient d'être un homme, mais c'est la colonne des femmes qui se remplie dans cette catégorie, comme si être un homme ne venait qu'avec des avantages. Entre temps, Anton a un nouveau coloc de chambre, Nathan, qui en raison de son look, passe pour un homosexuel. Lorsqu'Anton fini par lui demandé la raison de son changement de chambre, Nathan explique qu'en réalité, ce n'est pas lui qui fut exclu, mais bien lui qui a demander le transfert, parce que l'homophobe notoire qui lui servait de coloc est en réalité homosexuel lui-même et qu'il le harcelait pour des faveurs. Enfin, sur le forum, Anton remarque une des personnes, qui sort du lot et qui lui semble avoir une tête sur les épaules. Donc, entre son coloc, sa classe, ses amis et cette inconnue, Anton commence à se dire que le statu quo pèse lourd, mais prendre la parole lui semble la chose la plus ardue à faire...et pourtant. Un évènement majeur pourrait bien le faire changer d'avis.



Voir ENFIN un ado de ce genre me redonne presque foi envers les auteurs pour ado, parce que pour une fois, je suis tombé sur un ado qui est capable d'une vraie introspection, d'une grande sensibilité et qui a réussi à voir à travers ses propres erreurs pour mieux cheminer. C'était vraiment beau à lire.


On a peu d'occasion de voir des gars de cet âge se livrer de cette façon et on oublie aisément que la lutte féministe inclut de laisser une place à nos ados hors des stéréotypes et archétypes qui les rend prisonniers eux aussi des plus désuètes facettes du patriarcat. Apparence, sensibilité, exploration sexuelle, coquetterie, communication, on parle de pleins de choses ici en ce qui concerne les ados gars. Anton n'est d'ailleurs pas le seul à nous livrer une réalité basé sur les apparences et la loi de la majorité, il y a aussi le personnage de Nathan.


Le court passage où Nathan explique qu'il est en réalité l'hétéro maniéré harcelé par un homo refoulé qui se prend pou un mâle alpha a été un moment aussi inconfortable que révélateur. Tout simplement parce que ces deux archétypes sont hyper rares et pourtant, il en existe bel et bien. C'est un exemple type du manque de variété des figures masculines dans la littérature jeunesse, qui est congestionnée d'archétypes désuets comme le wanna-be bad boy-je-porte-du-cuir-je-suis-un-incomprit, le sportif attardé, le "nerds" maigre qui s'habille en pépère, l'autre bad boy qui est supposé cacher un prince charmant, le ténébreux asocial, l'autre bad boy qui est un être de je ne sais quel espèce fantastique, etc. Des personnages comme Nathan et Anton ne sont pas légion et pourtant, bon sang que je nous souhaite d'en avoir plus! Parce que pour une fois, on a des gars qui ne se comporte pas comme des salaud en se justifiant d'un passé difficile comme les Edward, Quatre, Hardin et autres bidules du genre.


J'ai beaucoup aimé le cheminement émotif et introspectif d'Anton et plus il nous en livrait sur lui, plus je le trouvais magnifique ce personnage. Il veut que le monde tourne plus rond, il cherche à changer les choses, même s'il est clairement pas outillé pour ça. Et il pose un réel acte de changement simplement en verbalisant le fond de sa pensée. Ça prend des couilles pour faire ça - ça il l'ignore c'est clair - mais en posant cette simple action, il nous démontre qu'il va vraiment de l'avant. le roman se termine ensuite, mais cette ouverture appelle à un changement dans la façon d'être du personnage et ça me plait beaucoup. Je vous le dit, des comme lui, on en veut plus!


Aussi, mention au personnage féminin, Clara, qui a une bonne tête sur les épaules et qui a choisi Nathan au lieu de l'armée de duch bag de sa classe, bravo Clara!


Cependant, je m'interroge une fois de plus sur l'intensité du sexisme ambiant dans les écoles de France, parce que ce degré n'est pas le même ici, au Québec. du moins, pas de cette ampleur ni avec une si grande violence ( évidemment je me base sur mon expérience). Cette rigidité de pensée quasi cristallisée semble dénoté un fossé majeur entre les genres et je me demande s'il est avéré dans la vie. Simple réflexion, ça ne change rien au fait que j'adore ce roman!


Le roman alterne entre le récit au "je" et les conversations sur le forum, et ça se lit facilement en une fois, sacré suspense pour un roman qui n'est pas un polar. C'est un climat tendu et l'auteur le rend très bien à travers les yeux d'Anton. Et j'aime la fin, vraiment, c'est porteur d'espoir tout en demeurant sobre. On oublie que le sensationnel n'a pas besoin d'être présent quand il s'agit de récit de ce genre, porté par les enjeux sociaux et les émotions. La sobriété sied mieux.


Petite note à l'intention des lecteurs qui ne sont pas français, il y a présence de mots soit d'argot soit de "langage de jeune" comme "Davon", "s'est latté", "tchiper", "aller au self", "des wesh de premier pro", "faire tourner les nudes" ou binger" ( D'ailleurs, à mes amis de France, si vous êtes d'humeur traductrice, allez-y gaiement!).


À voir!

Classé Secondaire deuxième cycle, 15 ans +, mais il n'y a pas de scènes sexuellement explicite ni de scènes violentes.

Comme tous les romans de la collection Court Toujours, vous avez à son achat la version papier, audio et numérique.
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Un autre titre intéressant chez Nathan Jeunesse de cette nouvelle collection d'ados qui explosent, de joie, de révolte, sans filtres.

Les toutes premières pages de "Silent boy" pourraient nous induire en erreur, nous suggérer que le titre parlera d'Homophobie.
Est-ce vraiment le cas?
D'une façon intelligente, l'auteur Gael Aymon verra le problème d'une vision plus large et s'attaquera à un problème de fond : l'éducation des garçons.
Le milieu du sport, celui tout aussi masculin des internats, seront réunis ici et se disputeront les repères de respectabilité masculine, de virilité physique et d'indispensable identité de mâles alpha.


Un nouvel élève arrivera dans la chambre de notre interne narrateur et il a déja mauvaise réputation.
Est-il efféminé? Plus clairement orienté vers les garçons ?
Cela jasera et il y aura de la commère chez les compères.


Notre jeune narrateur mystérieux, d'un genre sportif, qui ne semblera rien avoir contre ni pour, se trouvera inévitablement dans la posture de porter la réputation du nouveau et de répondre aux rumeurs des copains un peu lourds et agressifs dans l'humour.
Qu'en est-il ?
Notre " Silent boy" préfèrera rester dans son coin.
Et ne pas piper mots.
"...donc je ne dis rien.
Qu'est-ce que j'ai d'autres comme choix ? Tu t'intègres ou t'es mort. Faire plus, faire mieux, je ne peux pas. Et puis, je les aime bien mes potes..."

Notre narrateur, 16 ans, semblera de son côté avoir aussi ses problèmes existentiels d'ados, à son propre niveau, qu'il confiera d'ailleurs plus volontairement sur un forum de discussion.
Enfin, pas au début, c'est le Silent Boy du forum, il lit, suit les échanges, les confidences mais n'ose pas encore se livrer, s'assumer comme un gars hétérosexuel sportif et sensible.
Un mouton noir qui ne se déclare pas.
Et puis, finalement, il y aura LA personne du forum qui lui donnera envie de sortir de sa zone de confort, de son mutisme : MortalKiss.


Il ne la connait pas, il n'en connait qu'un avatar mais selon lui, "cette nana déchire", comme disent les ados.
Rapidement, mais en faisant mouche, en peu de pages, nous reverrons le problème de l'étiquette, du modèle sociétal ado masculin et celui féminin vue par les garçons, dans le cercle du lycée.
On sentira incroyablement bien à la lecture le poids du regard des autres grâce à l'auteur et sans trop en faire.


Quid des réseaux pour Silent Boy ?

Le fait d'interagir sur les forums, sans ce regard, on le comprendra, donnera ici un sentiment paradoxalement d'authenticité et de grande liberté.
Nous savons aussi que le fait de ne pas avoir les interlocuteurs en face peut aussi être une facilité cruelle pour inverser la première tendance.
Pas vu, pas pris.


Le roman poussera toutefois Anton (il a un nom, notre réserviste des causes) dans ses retranchements, avec son élection comme délégué de classe.
Est-il le bon représentant de tous les élèves, à l'écoute ?
Est-ce un poste à popularité ?
Anton aura sa réponse au conseil de classe.
Dur dur, d'être silencieux.
Hélas, les professeurs voudront l'entendre et sur des points de vue ben affirmés.


Sa relation amicale et virtuelle avec MortalKiss, ses échanges bien réels avec sa camarade de classe Clara, lui donnera à réfléchir.

L'aventure de l'auteur nous donnera aussi à réfléchir sur la validité des relations sociales virtuelles.

Un roman riche, donc, mais aussi ponctués de faits d'une rare violence, traduisant une vraie jungle où l'ado peut être vrai un tigre pour l'ado plus sensible.

Les séries tv dans les milieux du lycée en sont pleins, vous comprendrez en lisant.

D'une façon générale, nous recommanderons vraiment la collection, inviterons à lire chaque titre qui se complètera d'une façon plaisante, selon nous, si juste dans les restitutions des personnages grands ados.

Le langage est très volontairement direct dans cet espace d'aventure, sans tabous, permettant facilement de dire et de penser pour y voir plus clair.
Il y a vraiment matière à discussions après lecture sur plusieurs aspects de la vie ado, entre ados et adultes, mais aussi entre les ados eux-mêmes.
Nous noterons des lignes posées claires et intéressantes, qui guideront tout de même dans le bon sens, sans forcer adroitement pour autant l'opinion.
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Anton, est interne dans un lycée plutôt compliqué. C'est à dire qu'il y a beaucoup de gens bourrés de stéréotypes, d'harcèlement… Lui, c'est le mec un peu populaire grâce à l'influence de sa bande de pote, qui ne dit pas grand chose, qui ne parle pas de ses opinions et laisse les choses de dérouler comme elles sont pour ne pas se faire remarquer. La nuit, il se connecte en secret à un forum sous le pseudo de Silent Boy, ça lui plaît de lire la vie et les avis d'autres inconnus sur telle ou telle chose. Il se dit que, peut-être, un jour, il trouvera le courage de dire vraiment ce qu'il pense, de faire autre chose que d'acquiescer chaque fait et geste que font ses amis et de ne plus jamais laisser quelqu'un se faire insulter ou harceler. Mais, ce jour n'est pas encore arrivé et il en est toujours au même point, dans sa ‘'bulle'', sans prendre parti. Sauf qu'il se retrouve en coloc avec Nathan, et sa rencontre va perturber Anton et (peut-être?) lui permettre de s'exprimer, enfin.

C'était le premier livre de la collection ‘'Court Toujours'' de l'édition Nathan que je lisais, et ce fut une belle découverte. le principe de cette collection est de sortir des livres courts (50/60 pages) qui peuvent être à la fois lu en version papier, mais aussi en version numérique ou être écouté en version audio, et qui sont principalement destinés aux adolescents et aux jeunes adultes.
Déjà je trouve que c'est une super bonne idée de proposer une livre en ‘'trois versions'', personnellement je l'ai lu parce que je préfère ça que l'écouter. Et j'ai découvert un nouvel auteur que je pourrais considérer comme une valeur sure (ou en tout cas je n'hésiterais pas à lire d'autres de ses romans) : Gaël Aymon.
Car cette histoire, Silent Boy, m'a énormément touchée et je ne pensais vraiment pas qu'elle y parviendrait à ce point. Parce qu'en 60 pages, difficile de communiquer autant d'émotions et de messages! Pourtant, ce livre parle avec tellement de justesse d'homophobie, de l'effet de groupe, d'intimidation… mais, heureusement, il te communique aussi une touche d'espoir avec de la révolte, une prise de conscience et un soupçon d'empathie UvU
De plus, tout le monde peut s'identifier à Anton, un gars lambda, qui suit sa petite bande de pote, qui est plutôt discret et qui ne veut pas d'ennui. Un mec un peu lâche sur les bords mais qui se dit que de toute façon il ne pourra rien faire, que c'est comme ça et que ce n'est pas de sa faute mais de celle de l'autre. Mais un garçon qui aimerait quand même faire changer un peu les choses, qui ressent, au fond de lui, une pointe d'empathie et qui voudrait pouvoir aider.
Et des gens comme ça, il en a des milliers, ce qui prouve que tout le monde peut faire quelque chose contre le harcèlement ou la maltraitance!!
Ce roman t'envoie un message fort : une parole, un mot, une phrase, un serrement d'épaule, un sourire ou même juste une oreille attentive, ça peut paraître dérisoire mais ça aide tellement une personne, lui faire sentir qu'elle n'est pas seule, que les autres sont injustes et qu'il ne faut pas qu'elle désespère.
L'écriture et le vocabulaire sont simples, il y a peu de pages ce qui permet de toucher le public le plus large possible.
Une super morale et un très bon roman, je n'hésiterais pas à lire d'autres livres de cette même collection, une très très bonne lecture!
Et surtout, n'oublie pas : ne te laisse pas intimider et dominer par l'avis des autres, impose-toi, et un petit sourire, si peu, et pourtant tellement.
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critiques presse (1)
Ricochet
05 mars 2021
Un bref roman qui frappe juste, et séduira son public, pas dupe ni naïf. Gaël Aymon lui propose d’oser prendre la parole. À promouvoir.
Lire la critique sur le site : Ricochet
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
- Je peux pas trop vous faire la morale, hein ! Je vaux pas mieux que vous. On se planque tous derrière des avatars, mais les autres nous voient jamais comme on voudrait qu'ils nous voient. Moi, par exemple, je croyais que j'étais devenu... genre "populaire", alors que vous crachez tous sur notre dos, à moi et mes potes. On vous fait juste assez peur pour que vous fassiez semblant de nous respecter. (...)
"Nathan nous forçait à l'accepter comme il était. pas conforme à cent pour cent. Et ça nous dérangeait. ça nous rappelait qu'on se planquait tous un peu, qu'il était peut-être le seul d'entre nous à s'assumer. Qu'il soit pédé ou pas, j'aurais dû m'en foutre, en fait ! (Là, je dois faire une pause parce que ma voix se remet à trembler.) Mais, même avec ce que j'avais vécu, j'ai fait comme les autres. je lui ai mis la pression, sans m'occuper de ce qu'il vivait en vrai.
"On est tous des moutons. On essaie de ressembler aux autres. On cache ce qu'on a d'intime pour pas se le faire salir, pour pas avoir l'air trop différent." (p.58-59)
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On est tous des moutons. On essaie de ressembler aux autres. On cache ce qu'on a d'intime pour pas se le faire salir, pour pas avoir l'air trop différent. On attend d'être à plus tard, quand quelqu'un sera capable d'entendre nos secrets. Quand la vraie vie aura commencé, loin du lycée.
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Être avec des filles, ça relâche la pression. Ça calme l'ambiance. Par exemple, quand on les retrouve au petit-déj, après la nuit entre mecs, ou en classe et au foyer, après le sport. Ou quand on nous impose de faire un travail en binôme mixte. Ça met un truc plus doux dans l'air. Enfin, c'est mon avis.
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Mais si tu refuses de suivre les règles, tu dois savoir qu'il y a les risques qui vont avec.
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Il faut oser se livrer. Ça fait peur mais les autres laisseront tomber leur masque si tu fais tomber le tien, crois-moi !
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