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ISBN : 2081377721
Éditeur : Flammarion (09/11/2016)

Note moyenne : 3.47/5 (sur 36 notes)
Résumé :
Présentation de celle qui fut la mère de Marie-Antoinette, héritière des Habsbourg, épouse d'un mari volage, mère de seize enfants et souveraine d'un immense empire.
L'historienne tente de comprendre comment cette femme toute puissante a pu ou non concilier ses différents statuts.
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
ValerieLacaille
  21 novembre 2016
Difficile de rédiger une critique sur un livre que l'on n'a pas apprécié autant qu'on l'espérait au départ...
Le récit de la vie de Marie-Thérèse d'Autriche m'attirait pourtant lors de sa sortie: une femme qui, sous le siècle des Lumières, avait réussi à régner sur son royaume d'une main de fer, tout en donnant naissance à seize enfants, sans pour autant négliger l'épanouissement de sa vie intime (elle partagera la couche de son mari jusqu'au décès de celui-ci, ce qui à l'époque, n'est absolument pas habituel).
Et effectivement, les passages relatant la vie personnelle de Marie-Thérèse m'ont plu car la plume d'Elisabeth Badinter est simple et fluide.
Mais les passages dédiés aux magouilles des ducs, princes, rois des royaumes d'Angleterre, de France, de Germanie m'ont profondément ennuyée... Je n'ai décidemment pas l'âme d'une historienne. Les tactiques des uns et des autres pour empiéter sur le territoire de Marie-Thérèse ne m'ont vraiment pas intéressée, même s'ils ajoutent du mérite au destin de Marie-Thérèse.
Une lecture à réserver donc aux férus de l'Histoire.
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marieclaude64
  19 décembre 2016
Que sait-on sur Marie-Thérèse d'Autriche sinon sa correspondance avec sa fille Marie-Antoinette ? C'est cette très riche personnalité qu' Elisabeth Badinter nous fait découvrir dans son passionnant ouvrage.Son livre n'est pas une biographie classique mais une réflexion sur les trois aspects de la reine, ces trois corps : le corps de la femme, le corps de la souveraine, le corps de la mère.
le corps de la femme, c'est Marie-Thérèse amoureuse de son mari le duc de Lorraine François. Leur union est basé sur l'amour ce qui est très rare à l'époque en particulier chez les souverains. Toutte sa vie, elle reste fidèle et amoureuse de François, homme léger , avec de piètres qualités militaires et politiques. Prendre sa défense la met souvent en contradiction avec son rôle de souveraine. Elle sait aussi user de ses atouts féminins car très belle, son pouvoir de séduction est grand.
le corps de la souveraine, c'est le pouvoir absolu qu'elle fait régner dans ses états. Elle s'impose par sa volonté, son opiniâtreté, son intelligence aux souverains en particulier à Louis XV et Frédéric II de Prusse. Elle veut tout savoir, tout décider jusqu'au plus petit détail. Elle contrôle étroitement les moeurs de ses sujets. Son mari est élu empereur des états germaniques, titre plutôt honorifique. Mais, elle refuse de se faire couronner « «  impératrice consort « . Elle préfère le titre de « Reine de Hongrie et de Bohême «  mais est rapidement appelée l'impératrice.
le corps de la mère, c'est Marie-Thérèse entourée de ses enfants. Se faire représenter avec son mari et ses onze enfants est un acte «  révolutionnaire « . Etre mère, c'est pleurer la mort d'enfants, craindre pour leur vie quand ils ont la petite vérole. Elle s'occupe de très près de leur éducation. La vie d'une bourgeoise à Vienne au 18 ème siècle. Mais, être mère, c'est aussi se heurter à son fils qui devient corégent : Joseph II. Joseph a un caractère difficile. Il se heurte avec sa mère souveraine. Il lui reproche son autoritarisme. Et leurs divergences politiques n'arrangent pas leurs relations. Pourtant, mère et fils s'aiment et s'estiment.
E.Badinter dévoile aussi le côté sombre de l'impératrice., sa dépression, ses découragements, sa tentation de tout abandonner. Ces effondrements nous la rendent plus humaines.
E. Badinter s'appuie sur des textes d'archives qu'elle cite et dont elle fait la synthèse. Son livre est clair, précis, jamais ennuyeux. Etudier les trois corps de la reine est une question qui touche les femmes d'aujourd'hui tiraillées entre leur carrière professionnelle et les exigences d'épouse et de mère.
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topobiblioteca
  12 juillet 2017
Elisabeth Badinter, femme profondément engagée pour la cause féminine traite ici d'une femme méconnue : Marie-Thérèse Walburge Amélie Christine de Habsbourg, ou Marie-Thérèse d'Autriche, la mère de la future Marie-Antoinette. Si nous connaissons aujourd'hui plus la fille, le destin de sa génitrice est tout aussi impressionnant si ce n'est plus.
Une vie atypique qui commença dès son enfance lorsque son père, l'empereur Charles VI qui n'avait pas de fils, la désigna roi à sa suite et non reine, car la dénomination ne valait, à cette époque, que pour l'épouse du souverain. C'est ce qu'on l'on appelle »la pragmatique sanction » qui vise l'aîné des enfants, quel que soit son sexe, à gouverner. Un titre qui lui donna des responsabilités et un amour inestimable pour son pays. Une femme à la seule tête d'un pays pour le XVIIIeme siècle, c'est peu commun ! Son mariage est également atypique car elle fera un mariage d'amour avec François-Etienne de Lorraine. Un amour passionnel qui lui vaudra bien des railleries, car l'homme n'est pas apte à gouverner, mais un amour qui défiera tout et surtout le temps incertain, les guerres et la perte de nombreux enfants.
Un livre traitant de la façon dont Marie-Thérèse rempli son rôle de reine, de femme et de mère. La façon dont elle utilise se que la philosophe Elisabeth Badinter nomme »les trois corps de la reine ». En effet, à l'époque, la tradition voulait que le roi est un corps mortel et un corps spirituel incarnant le pouvoir de gouverner. A la mort d'un souverain le corps spirituel se transmet dans son successeur, d'où l'adage »le roi est mort, vive le roi ! ». Mais ici, ce ne serait plus deux mais bien trois corps que Marie-Thérèse incarnerait, car étant femme elle porte le pouvoir maternel. Une fonction de plus qu'elle assumera pleinement et qui la démarquera des femmes de son temps, car elle ne se soustraira pas au rôle de mère ni à celui de mère de sa patrie.
C'est également un livre sur la politique de l'Autriche au XVIIIeme siècle. L'auteur détaille les secrets et manipulations des différents chefs d'états et suivants à l'aide d'une correspondance abondante retrouvée dans les archives. En effet, Marie-Thérèse eu du mal à se faire reconnaître comme souveraine par les états voisins, ce qui conduisit Frédéric II de Prusse à déclencher »la guerre de Succession d'Autriche ». Un conflit qui durera quasiment la totalité de leur vie, entre armistice et reprise des combats. Un livre historique qui peu s'avérer complexe, car nous suivons les intrigues de cour et la politique de l'état parfois dans ses détails les plus infimes. Mais il est fort intéressant de se rendre compte que la société n'a pas tant changé ! Un constat écrasant de vérité…
Plus qu'un simple portrait, c'est une vision de la femme à une époque où son rôle était moindre, qui est dépeinte. C'est le pouvoir qu'une femme peut apporter à la tête d'un pays et les obstacles qu'elle doit subir du fait de son sexe. Une place qu'elle doit acquérir comme un homme pour se faire accepter en tant que femme. Quelles conclusions en tirer ? Que depuis tout ce temps, les choses se passent toujours ainsi. le fait est, certes, amoindri, mais certains milieux restent fermés aux femmes. Montrons leur qu'ensemble nous pouvons faire des merveilles !
En bref, un livre qui met en lumière une femme qui joua un rôle prépondérant pour l'Autriche au XVIIIeme siècle. Un livre féministe décrivant une femme aux multiples facettes qui incarne avant l'heure l'essence même de notre société contemporaine !

Lien : https://topobiblioteca.wordp..
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KRISS45
  25 février 2017
Factuel, didactique, ce récit très documenté est presque trop académique et tient en permanence le lecteur à distance.
Elizabeth Badinter s'est focalisée sur l'action politique complexe de la souveraine, faite d'alliances, coups-bas, contre alliances au sein d'une Europe en perpétuelle mutation. La deuxième préoccupation de l'auteure porte sur la difficile relation que Marie-Thérèse entretient lors de la cogérance avec son fils impatient de régner avec les pleins pouvoirs, à la mort de son père.
Rien sur l'attention qu'elle a pu porter à Marie-Antoinette devenue reine de France et c'est dommage.
J'ai trouvé cette lecture un brin laborieuse mais néanmoins instructive sur le plan historique.
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miriam
  26 février 2017
Du Siècle des Lumières, j'ai toujours eu un éclairage très franco-français, Louis XV, Louis XVI, la Révolution, Bonaparte....pour ce qui est du pouvoir politique. Voltaire, Diderot, Rousseau, les Encyclopédistes.... peut être Casanova? Evidemment j'ai entendu parler des souverains célèbres comme Frédéric II, la Grande Catherine, mais toujours en rapport avec Voltaire, despotes éclairés.
Un coup de projecteur sur Vienne, plus que nécessaire, donne une vue plus centrée sur l'Empire Austro-Hongrois, et l'émergence de la Prusse. Les Guerres de Succession d'Autriche (1740-1748) et la Guerre de Sept ans (1756-1763) sont apparues en filigranes à de nombreuses occasions sans que je n'y comprenne rien. Voilà un ouvrage qui répare ces lacunes ! Enfin, j'arrive à situer la Silésie annexée par la Prusse alors que la jeune Marie Thérèse venait d'accéder au pouvoir - la Reine nue - et dont la reconquête par l'Autriche a été le motif de ces deux guerres. Je comprends mieux aussi le fonctionnement du Saint Empire Romain-Germanique et les manoeuvres des elections de l'Empereur.
Le livre d'Elisabeth Badinter est un livre d'histoire détaillé. Les notes en bas de page, les référence dans les correspondances d'époque, la liste des sources et la bibliographie en annexe, témoignent du sérieux de l'ouvrage. Il est très loin des romans historiques aux détails croustillants, aux fêtes en costumes, aux aménagements de Schönbrunn. Si vous comptez suivre l'enfance de Marie Antoinette, ses tenues, son éducation vous serez déçu! Peu de frivolité, de la politique, de la diplomatie! J'ai eu du mal à me repérer dans les premiers chapitres du roman parmi les nombreux personnages de la famille de Habsbourg. A l'avènement de Marie Thérèse au pouvoir, je me suis attachée à sa personnalité.
Elisabeth Badinter est une historienne féministe. Elle analyse le Pouvoir au Féminin de cette souveraine exceptionnelle qui sut concilier son métier de reine et ses maternités. Elle mit au monde 16 enfants et ne négligea pas leur éducation. Reine amoureuse de son mari François-Etienne, duc de Lorraine, dont elle partagea la couche jusqu'au décès de ce dernier (ce qui n'était pas l'usage dans les cours de l'époque). Elle était enceinte pratiquement tout le temps, redoutant plus les accouchements que les périls de la guerre. Marie-Thérèse mit à profit sa féminité. Séductrice dans sa jeunesse, on ne pouvait rien lui refuser quand elle se présentait en larmes près de perdre Prague et la Bohème. Mère de son peuple, elle était aimée tandis que François-Etienne était méprisé. Solidarité féminine? Elle acquit de solides réseaux dans les cours auprès des femmes.
Tableau de la vie quotidienne :maternités, mortalité infantile et fièvres puerpérales. Petite véroles. Un tableau clinique de la santé au 18ème siècle. Les cours ne sont pas épargnées.

Lien : http://miriampanigel.blog.le..
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critiques presse (3)
LeFigaro   12 décembre 2016
Élisabeth Badinter exhume l'histoire de l'impératrice-reine Marie-Thérèse d'Autriche dans le captivant portrait d'une femme d'influence au XVIIIe siècle, qui sut concilier maternité, amour et pouvoir absolu.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lexpress   21 novembre 2016
Il fallait bien la subtilité de la philosophe, spécialiste des Lumières, et féministe Elisabeth Badinter pour prendre la mesure de ce personnage hors du commun.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   17 novembre 2016
C'est un portrait de femme à la personnalité multiple et complexe, tour à tour exaltée et mélancolique qu'Élisabeth Badinter propose à ses lecteurs.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (2) Ajouter une citation
ValerieLacailleValerieLacaille   20 novembre 2016
Elle a fait l'expérience de la duplicité des politiques, mesuré l'incompétence et parfois la lâcheté de son entourage, et s'est durcie. L'aimable princesse ne dissimule plus ses humeurs, se laisse aller à des colères et affirme de plus en plus son autorité.
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ValerieLacailleValerieLacaille   20 novembre 2016
Aux rôles de souveraine et de mère, il faut encore ajouter dans son mode de gouvernement celui de femme.
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Videos de Élisabeth Badinter (39) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Élisabeth Badinter
Les Passions intellectuelles (1735-1778), d'Elisabeth Badinter
La publication de cette ?uvre majeure marque l?entrée d?une grande figure intellectuelle d?aujourd?hui dans la collection « Bouquins ».
Dans cette fresque publiée initialement en trois volumes, Élisabeth Badinter, philosophe et observatrice de l?évolution des m?urs et des mentalités, éclaire de façon inédite la société des Lumières, cette « tribu » intellectuelle qui inaugure les temps modernes, ses grandeurs et ses faiblesses. Les savants et les philosophes qui constituaient auparavant la République des Lettres écrivaient principalement pour convaincre leurs pairs. Ils dépendaient du pouvoir et des grands. Avec l?émergence, au milieu du XVIIIe siècle, d?une opinion publique éclairée et de plus en plus puissante, le pouvoir change de camp. On voit naître chez les intellectuels trois « passions » successives qui ont fait l?objet de cette trilogie d?Élisabeth Badinter. Dans le premier volume : Désirs de gloire, on voit se dessiner une nouvelle figure du savant, incarné par Maupertuis, qui rêve de l?onction de l?opinion publique naissante. le deuxième volume : Exigence de dignité s?ouvre sur l?image des philosophes aux prises avec leurs propres contradictions. À présent plébiscités par l?opinion publique, les Encyclopédistes, par la voix de D?Alembert, appellent désormais au respect de leur indépendance. En effet, que valent la gloire et l?argent s?ils se paient de la compromission et de la soumission à l?égard des grands ? Si rivalités et ambitions personnelles ont un temps raison de leur posture morale, le combat De Voltaire pour la réhabilitation de Calas va restaurer la crédibilité entamée de ceux qu?on risquait de ne plus percevoir que comme de pédants donneurs de leçons. Dans le dernier volume, on observe la naissance de la troisième grande passion intellectuelle : « La volonté de pouvoir ». Dans les années 1760, l?aura des philosophes est telle qu?ils sont de plus en plus courtisés par les rois et les princes étrangers. On recherche leu onction pour se faire réputation de souverain éclairé. Ils se rêvent conseillers du prince, voire souhaitent entrer eux-mêmes en politique? Diderot, d?Alembert, Helvétius ou Voltaire vont mesurer, chacun à sa façon, les limites de ce pouvoir.
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