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ISBN : 2253053279
Éditeur : Le Livre de Poche (04/05/1990)

Note moyenne : 4.31/5 (sur 39 notes)
Résumé :
Lorsque la Révolution commence, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société. Mathématicien célèbre à vingt-cinq ans, secrétaire perpétuel de l'Académie des sciences à trente-deux ans, il est membre de l'Académie française et inspecteur des Monnaies. Ami de Voltaire et d'Alembert, il apparaît comme le dernier des encyclopédistes. Il est célèbre dans toute l'Europe des Lumières et lié aux plus brillants esprits du temps. Disciple de Turgot... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
merveille
  20 janvier 2017
Cet homme voulait faire de la mathématique, contre l'avis de sa mère et le désir de son oncle évêque, et il y parviendra. Il côtoiera Voltaire, D’Alembert, sera un temps ami avec La Fayette. Il deviendra secrétaire perpétuel de l'académie des sciences. Il deviendra philosophe et sera reconnu dans toute l'Europe pour ses talents.
il sera d'abord en faveur de la monarchie constitutionnelle.
Cependant durant la révolution française il ne sera pas élu aux Etats généraux, il n'est pas bon orateur, et ses idées avant-gardistes déplaisent : il se bat pour le droit des noirs, le droit des femmes, l'abolition de la peine de mort, le refus de la guerre, il est profondément anticlérical.
Puis après la tentative et l'échec de la fuite du roi à Varennes, il deviendra un défenseur convaincu de la République, qui à ce moment précis, fait peur et inquiète.
Il votera contre la peine de mort du roi, il aurait préférer que le jugement du roi se fasse par un tribunal et non par la Convention, échec de sa proposition.
Il sera élu à la Convention et établira un projet de constitution qui sera finalement rejeté par les Montagnards. Ce sera le projet montagnard qui sera adopté.
Ce livre est intéressant pour qui veut se plonger dans la révolution française ou Condorcet a été un acteur majeur, même si il est peut citer dans les chronologies historiques de l'Epoque. Il est entré symboliquement au Panthéon en 1989 et mériterait plus de reconnaissance.
Il y a des passages forts ou l'on sent bien l'inquiétude et l'action menée par Condorcet après la fusillade du Champs de Mars, lors de la déclaration de guerre, avant, pendant et après la journée du 10 août, ce grand moment ou il a manqué son rendez-vous avec l'histoire.
J'ai particulièrement apprécié l'historique de la Convention, période de factions à l'Assemblée, de tensions internes en France et de menaces aux frontières.
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lecteur84
  25 mars 2014
Représentant des lumières, homme actif scientifique, académicien, puis homme politique épris de justice et de liberté, il va se heurter à la fureur révolutionnaire...Visionnaire en matière de réformes et même de liberté, c'est dans la clandestinité qu'il écrit l'esquisse d'un tableau des progrès humain, son oeuvre majeure...Poursuivit persécuté, sa mort est aussi tragique que son oeuvre est reconnue comme maitresse de la pensée des lumières.
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docare
  31 mai 2016
La révolution dévore ses enfants. Un fait bien connu et que ne dément pas le destin de Condorcet, magnifiquement analysé par l'auteure. Livre essentiel car, parmi toutes ces lumières qui ont fait la gloire éternelle de la France, ce grand esprit est bien souvent resté dans l'ombre. Il était insispensable de réparer cette injustice. Celà est fait, avec éclat.
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Citations & extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
lexotelexote   05 juin 2010
D’abord les principes : puisque l’instruction est libératrice des hommes, qu’elle soit aussi "universelle” , “ égale" et “ complète” que possible (1). Qu’elle assure à chacun non pas l’égalité naturelle, qui n’existe pas, mais l’égalité des chances d’accéder à la connaissance : "Nous n’avons pas voulu qu’un seul homme dans l’Empire pût dire désormais : la loi m’assurait une entière égalité de droits, mais on me refuse les moyens de les connaître." Qu’elle reconnaisse à tous le même droit au savoir (2). Qu’elle ouvre au citoyen, tout au long de sa vie, la possibilité d’aprendre et d’accroître ses connaissances (3). Instruction universelle pour les enfants, égale pour les femmes et les hommes, les pauvres et les riches (4), permanente pour les adultes : telle doit être l’éducation qu’une Nation libre proposera à ses citoyens.

[...]

L’instruction, à tous les niveaux, sera gratuite. La Nation ne doit pas monnayer le savoir. Les enfants pauvres pourront obtenir des bourses qui les mettront à égalité de chances avec les enfatns riches. Le dimanche, instituteurs et professeurs assureront au peuple des campagnes et des villes le complément d’éducation qui maintiendra vivante en chacun la flamme des Lumières. Condorcet entrevoit que le travail industriel, par la division et la répétition de ses tâches, risque de faire naître "une classe d’hommes incapables de s’élever au-dessus des plus frossiers intérêts". Il faut donc, par une instruction continue, offrir à ces travailleurs "une ressource contre l’éffet infaillible de leurs occupations journalières”.

[...]

L’instruction doit être l’instrument privilégié de la libération de l’esprit humain. Or le risque est toujours grand qu’elle devienne au contraire le moyen privilégié, pour un pouvoir, d’asservir la pensée. Dès lors, il ne saurait y avoir d’éducation publique que libre, protégée contre tout dogmatisme, et ouverte à la raison critique. L’Instruction publique ne sera donc asservie à aucune doctrine politique (5) : c’est le principe de neutralité de l’école. Elle ne sera assujettie à aucune autorité religieuse (6) : c’est le principe de la laïcité de l’école. Elle ne sera soumise à aucun dogme intellectuel (7) ni pédagogique : c’est le principe d’objectivité de l’école. "L’indépendance de l’instruction fait en quelque sorte partie de droits de l’espèce humaine ", écrit Condorcet qui ajoute superbement : "Puisque la vérité seule est utile, puisque toute erreur est un mal, de quel droit un pouvoir, quel qu’il fût, oserait-il déterminer où est la vérité, où se troue l’erreur?" Seul le mouvement de la raison, seule la difficile recherche de la vérité ouvrent à la pensée la voie d’avancées infinies.

[...]

"Ni la Consitution française ni même la Déclaration des Droits de l’homme ne seront présentées à aucune classe de citoyens comme des tables descendues du ciel, qu’il faut adorer et croire…Tant qu’il y aura des hommes qui n’obéiront pas à leur raison seule, qui recevront leurs opinions d’une opinion étrangère, en vain toutes les chaînes auraient été brisées, en vain ces opinions de commande seraient d’utiles vérités; le genre humain n’en resterait pas moins esclave
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andmanandman   19 janvier 2013
Si le vote d'une Constitution est toujours un acte politique, tout projet de Constitution exprime une pensée politique, une certaine conception de l'organisation de la société et du gouvernement des hommes. le projet de Condorcet est ainsi révélateur de sa vision de la République : "J'ai toujours pensé, écrit-il, qu'une Constitution républicaine ayant l'égalité pour base était la seule qui fût conforme à la nature, à la raison et à la justice, la seule qui peut conserver la liberté des citoyens et la dignité de l'espèce humaine".
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andmanandman   19 janvier 2013
Se donner la mort comme un Romain, c'est, pour Condorcet, dérober à ses ennemis la satisfaction de son supplice, et mourir comme il a toujours voulu vivre, en homme maître de son destin.
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MonsieurToukiMonsieurTouki   31 octobre 2013
Toute sa vie, Condorcet a réprouvé la guerre, "droit barbare, auquel les hommes un jour devront renoncer pour s'en remettre au jugement d'arbitres paisibles".
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merveillemerveille   23 janvier 2017
L'insurrection est la dernière ressource des peuples opprimés. Elle est un devoir sacré quand il n'y a pas pour eux d'autres moyens de se sauver. Mais un peuple qui a des représentants fidèles ...courrait à sa ruine s'il préférait, à ces moyens d'action tempérés par la loi, des moyens dont l'illégalité serait capable de faire avorter tout le fruit...
Citation de Condorcet / Chronique de Paris 5 août 1792
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