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Bernard Sigaud (Traducteur)
EAN : 9782253113188
505 pages
Le Livre de Poche (12/04/2006)
4.34/5   71 notes
Résumé :
Ce cinquième volume serait le dernier (?) du cycle de la "Culture" de Iain M. Banks. Une fois de plus la Culture, société hédoniste, libertaire et anarchiste vieille de 9 000 ans et gérée par les intelligences artificielles, va être mise à l'épreuve par son créateur qui a l'habitude de la confronter avec l'étranger pour toujours analyser son rôle et son identité. Puissance colonisatrice ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
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finitysend
  22 août 2014
Le sens du vent .
Ce roman agite un des univers futuristes parmi les plus dépaysant de ceux crées par l'auteur et c'est aussi un des plus réussis parmi ceux du cycle de la Culture .
La culture est une société ultra futuriste où les intelligences artificielles ont un droits de citoyenneté .
L'intrigue est assez solide : un refugié d'une belliqueuse civilisation trouve asile dans : « la culture « .
Il compose une symphonie à la très forte charge symbolique pour sa civilisation d'origine et cela en fait une cible de premier choix pour l'émissaire de ses compatriotes auprès de la Culture .
Cette symphonie est d'ailleurs dédié au conflit qui fit rage dans : Une forme de guerre ..
La Culture société hédoniste qui fait grand cas du bien-être et de l'épanouissement de ses ressortissants aurait-elle des choses à se reprocher qui pèseraient sur sa conscience .. ?
Toute tendant à la perfection qu'elle semble être , possède-t-elle une conscience morale et un sens pratique de l'éthique en action ?
C'est le thème principale de ce texte , morale et politique , les principes éthique et la réalpolitique des états ...
Une intrigue incontestablement solide , avec des personnages taillés sur mesure ainsi qu'à la perfection . Des personnage et une intrigue tout à fait à la hauteur de cet univers époustouflant qui désoriente notablement le lecteur .
La Culture , une civilisation gérée par des IA crédibles est une fois de plus confrontée à un univers étranger et autre .
La donne idéologique de la Culture quand elle « contacte « une civilisation du dehors , est à nouveau décliné et développé et c'est donc un peu : variation sur un thème .
L'amateur du thème du contact que je suis à énormément apprécié cette délicieuse ménagerie d'extraterrestres et d'artificiels .
Les aspects géopolitiques et ceux en rapport avec la culture et la civilisation du bouquin sont délicieux et c'est un de mes meilleurs moments passés en compagnie de bestioles aliens intelligentes ( quelquefois un peu trop pour moi !) ....
Cette partie du cycle dont les différents tomes peuvent s'appréhender séparément se tient sur un orbital .
C'est un immense habitat artificiel qui vogue dans l'espace et qui est quasiment une planète artificielle.
Cet environnement est somptueux et totalement captivant tout simplement .
Cet aspect est posé de façons crédibles :
L'auteur nous fait même visiter la tuyauterie et c'est savoureux .
Les très solides qualités de ce texte ne doivent pas minorer une réalité incontournable : il n'est pas si simple d'embarquer dans cet univers .
Les thèses géopolitiques et diplomatiques , le caractère ultra futuriste de la civilisation , l'étrange complexité de certaines bestioles ou de certaines IA , les méandres de l'intrigue :
font que cet univers est difficile d'accès .
Ce n'est pas que le QI requis pour piger le topo ne soit trop élevé , non on arrive à suivre ...
Mais c'est plutôt que cette complexité exquise gêne un peu le plaisir . En toute franchise je dois avouer que j'ai surtout apprécié ce roman en relecture ..
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Neurot
  11 mars 2015
C'est pour assouvir sa volonté manifeste de s'occuper des affaires des autres que la Culture a depuis longtemps créée la section Contact. Cette entité est là pour influer, à de plus ou moins grand degré, l'évolution des sociétés dites "impliqués" (comprendre impliqué dans l'avenir de l'Univers car ayant une avancé technologique suffisante). Souvent cette ingérence marche très bien. Parfois non. Ça a été le cas pour les Chelgriens, une société stable mais avec un système de caste très rigide, qui a vu l'influence de la Culture les conduire à une guerre civile dévastatrice. L'un des plus grand échec de la Culture qui garde en elle un grand sentiment de culpabilité. Les Chelgriens eux, ayant appris la responsabilité de la Culture dans cette guerre, gardent envers elle un terrible ressentiment. C'est quelques temps après la fin de la Guerre civile sur Chel que se passe l'histoire de ce livre. Sur l'Orbitale de Masaq' s'est réfugié depuis longtemps un compositeur de renom Chelgrien, Ziller, qui cherchait à fuir ses semblables et leur système de caste. Un jour les Chelgrien envoient Quilan, un vétéran de la guerre des castes qui a bien du mal à se remettre de la perte de sa compagne à Masaq' avec comme mission, officiellement, de convaincre Ziller de rentrer chez lui. Officiellement.
Bon, le résumé est déjà un peu long, et pourtant très succin en vérité. Je ne parle pas de personnage important et je n'approfondie pas grand chose. En vérité j'avais commencé, mais c'était brouillon, trop long, assez dur à comprendre si on a pas soit même lu le livre. Pas assez en forme peut petre ? Bref, en gros, c'est un livre assez dense. L'histoire se passe principalement sur Masaq' et change de point de vu régulièrement. Les fils de l'intrigues se dénouent lentement, notamment au gré des flash back de Quilan qui découvre en même temps que nous les vrais raisons de sa présence sur Masaq'. Les relations entre les différents personnages sont très bien approfondis et les questions philosophiques très présentes. le livre garde en toile de fond, comme un échos sourd, l'horreur de la Guerre. Clairement le plus sombre du cycle, l'histoire de Quilan par exemple est très profonde et émouvante. Pour autan l'humour, très britannique, n'a pas totalement disparu. Avec ça on retrouve le sens de l'émerveillement typique du cycle, en encore plus incroyable ici; une terrible imagination et une société très cohérente malgré un aspect extrêmement futuriste où tout semble possible. En fait, il y a tout dans ce livre. le plus complet, intelligent, et sincère du cycle que j'ai pu lire pour l'instant. Et un des tout meilleurs qui soit dans le genre. En plus, Banks oblige, c'est très bien écrit.
Comme toujours en SF, difficile de ne pas voir les influences de faits passés ou contemporains dans l'inspiration du contexte de cette histoire. Au pire, le livre est dédié aux vétérans de la guerre du Golf, pour ceux qui n'auraient pas compris. Mais Banks évite tout manichéisme et ici encore il est bien difficile de juger la Culture dans toute sa variété et sa complexité. Les questions philosophiques que pose le livre, évidentes ou sous-jacentes, sont nombreuses et sont parfaitement intégrées au récit.
Une réussite totale. Une ambiance terrible, une histoire très émouvante et intelligente, des relations entre personnage fouillées, une imagination débordante, des petites touches d'humours qui font mouche, une structure narrative inventive et non-linéaire, des surprises, des questionnements philosophiques et sociétales dans un récit plutôt intimiste et une écriture soigné au vocabulaire varié. Un livre qui vous colle à la peau et que vous n'êtes pas prêt d'oublier. Une référence absolu du space opéra.
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micetmac
  23 mai 2018
En SF, il en est comme à las végas, le Banks gagne toujours.
LE SENS DU VENT est le cinquième opus que cet auteur situe dans l'univers de la Culture et c'est l'un des plus réussi.
la Culture. Il s'agit d'une société pan galactique qui regroupe à vue de poil 30.000.000.000.000 d'habitants. Trente mille milliards. La Culture présente plusieurs caractéristiques :
- Elle est technologique. A un stade très avancé. Ce qui lui a permis de résoudre bien des couillos in the potage : plus de problèmes d'énergie, de ressources. Plus de pauvreté non plus, c'est les 30 Glorieuses au stade ultime et illimitée sans date de péremption. En outre la mort est une donnée très relative. Les modifications génétiques allongent l'existence au delà de l'imaginable et confère une quasi immortalité.
- Elle est hédoniste. Les races composant la Culture ne connaissent pas le travail, ni la propriété (quasiment). La gestion de cet immense conglomérat a été confiée à des Intelligence Artificielles : Les Mentaux. Ces derniers se présentent sous la forme de petits drones ou bien encore de vaisseaux spatiaux, parfois gigantesques (plusieurs centaine kilomètres de long, large, profondeur et toutikiki)
- Elle est égalitaire : toutes les races humanoïdes, tentaculaires, insectoïdes (etc.) sont égales entre elles.
- Elle est tolérante. A l'extrême. Tout est permis à condition de respecter quelques règles : on ne massacre pas, on ne tue pas, on n'asservit pas. Ce qui ne va pas sans poser quelques soucis avec des races belliqueuses.
- Elle est pacifique. En théorie la Culture se garde d'intervenir dans les affaires de ses voisins. En théorie seulement. Si Elle estime que des sociétés autres contreviennent à ses valeurs, elle intervient et entreprend d'englober les récalcitrants. La Culture ne détient pas officiellement d'armée régulière mais ses différents types de vaisseaux sont pour la plupart armés jusqu'aux cales.
- Elle est hypocrite. La Culture suborne, corrompt et agit discrètement dans son sens. Elle a pour cela un moyen imparable le Contact qui évalue les civilisations nouvellement découvertes et son discret bras armé les CS pour Circonstances Spéciales : les services secrets de la Culture. Redoutables. le MOSSAD puissance millananawak au carré. de plus elle peut compter sur une avance technologique certaine sur ses différents adversaires.
- Elle est ennuyeuse. Les habitants de la Culture sont guettés en permanence par l'inanité, le questionnement vain, "qu'est ce que je vais bien pouvoir faire ce prochain bicentenaire ?". Certains s'enivrent de plaisirs licencieux, d'autres se tournent vers les CS. Les personnages de Banks sont toujours ainsi à la marge de la Culture, toujours ambivalents par rapport à Elle. Et souvent broyés par Elle.
Et je vais m'arrêter là.... Parce que je pourrais continuer encore et encore. Vous narrer les VSG, vaisseaux spatiaux Généraux (vaisseaux mondes), vous parler de la sublimation, etc.
LE SENS DU VENT est, comme souvent chez Banks, un modèle de construction démoniaque. Nous sommes d'abord perdus, largués et puis la force inexorable de la plume, la logique des flash-back insérés dans la trame narrative, les histoires parallèles confortant la vision du mathématicien Gauss que lesdites parallèles finissent toujours par se rejoindre.... Nous nous retrouvons à la fin bluffé et l'esprit clair. A vrai dire LE SENS DU VENT m'a fait penser à du John le Carré, période LA TAUPE ou LES GENS DE SMILEY pour ce sens du récit, du tempo et du brio.
Le plus de Banks est qu'il lâche la bride à une imagination sur-multipliée Que ce soit la description de l'Orbitale, des races aliens, de formes de vies totalement improbables (?) et furieusement poétiques, telles les Bethonosaures, immenses dirigeables organiques avec tout un écosystème sur la couenne.
L'humour, pince sans rire, est toujours là. La dérision de Banks, son "j'sais bien que ça a l'air totalement cintré...", les dialogues incongrus, absurdes ; le systématisme à éviter ou dévoyer les poncifs du space opéra...
Mais ce livre, celui là précisément, a un supplément d'âme niché dans ses paragraphes. Il est poignant. La douleur de Quilan qui a perdu sa compagne n'est pas du tout lointaine et improbable. L'amour et le deuil se contrefoutent de la barrière des espèces.
Cet opus est l'un des meilleurs que j'ai lu du cycle de la Culture, l'un des meilleurs que j'ai lu tout court. Banks est définitivement un grand écrivain.
Lien : http://micmacbibliotheque.bl..
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MarianneL
  26 avril 2013
Les cinquante milliards de citoyens de l'Orbitale de Masaq', dans la Culture, passent l'essentiel de leur temps dans des successions de soirées, d'événements mondains, ou bien à pratiquer des sports extrêmes comme le rafting sur coulée de lave ou les sports de glisse sur des dunes de sables aux dimensions titanesques, pour pimenter leur vie ou recréer artificiellement des échantillons de terreurs que l'état d'avancement de la Culture a permis d'éradiquer.
Venant du monde de Chel et réfugié volontaire sur l'orbitale de Masaq', le compositeur chelgrien Mahrai Ziller, musicien prodige universellement reconnu, a choisi l'exil, dénonçant avec violence le système des castes de Chel. D'une renommée immense, il est devenu un observateur aguerri de la Culture.
Le Major Quilan, lui, n'a plus envie de vivre depuis la disparition de sa femme Worosei dans la guerre civile entre castes du peuple chelgrien.
Avec beaucoup d'embarras et une volonté de réparation, la Culture a reconnu avoir manipulé les chelgriens dans des manoeuvres qui ont malheureusement conduit à cette guerre civile désastreuse.
Quilan est sélectionné par les chelgriens pour une mission à haut risque dont il ignore le contenu – officiellement pour convaincre le compositeur Ziller de revenir dans le monde de Chel – en réalité pour ce qui va s'apparenter à une revanche génocidaire.
A travers les paysages grandioses de l'Orbitale de Masaq', les fils de l'intrigue se nouent avec maestria, agrémentés de flashbacks et des nombreux personnages vivants ou sublimés (ceux qui abandonnent l'univers matériel pour devenir des « âmes »), avec, tout au long du roman, Ziller et Quilan qui taquinent comme des mouches du coche les atermoiements de la Culture, cette société oisive, démocratique et technologiquement finalement toujours dominante.
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treblam
  23 août 2022
Un bon livre de SF type Space Opera de Iain Banks.
Ce livre est partie intégrante du cycle de la Culture de Banks. Normalement ses livres peuvent se lire de façon indépendante, je suis plus réservé pour ce dernier qui utilise un "fond sonore" qui, il me semble, avantage ceux/celles qui ont lu d'autres ouvrages du cycle (référence notamment à la guerre entre la Culture et les Idirans).
Le synopsis est très avenant : La culture a tenté d'intégrer la civilisation Chelgrienne par la "méthode douce" notamment en s'ingérant dans ses affaires politiques. Cette assimilation par le "soft power" va déclencher une épouvantable guerre civile notamment parce que l'intervention de la Culture a fragilisé les bases mêmes de le société Chelgrienne. Bref, la Culture s'est plantée. Comme d'habitude l'auteur n'hésite pas à malmener le concept phare de son cycle. Il met en avant les erreurs de la Culture, s'interroge sur son bien-fondé notamment par les yeux de ceux qui en sont victimes. C'est puissant.
La trame de l'histoire est solide et tissée de main de maître, mais elle est fichtrement complexe, du moins au début : Il y 3 histoires qui s'entremêlent :
# Celle de Ziller, le dissident Chelgrien, compositeur de génie, qui a fui sa patrie
# Celle de Quilan, le militaire Chelgrien, meurtri par la disparition de sa femme
# Celle plus ténue de Zlepe, un humain érudit, au rôle insolite.
Le souci c'est que l'auteur imbrique les 3 histoires, qui se mêlent, se croisent, se chevauchent sans aucune transition. L'auteur passe du coq à l'âne sans crier gare. Ajouter à cela des flashback, des dialogues décontextualisés, des situations en marge de l'histoire, et vous finissez par être singulièrement perdu. Un vrai puzzle avec des pièces dans tous les sens. On se sent contraint de revenir en arrière à plusieurs reprises pour relire tel ou tel passage afin d'y voir plus clair. Il faut atteindre les pages 200-250 avant que le puzzle prenne sens, la trame se dévoile, et ça devient nettement plus facile et de facto, carrément succulent. Bref, c'est comme un bon vin qu'il faut laisser chambrer tranquillement pour qu'il prenne pleinement son arôme. Soyez patient car la fin du livre vaut le détour.
En somme, ce tome de Banks est déroutant, il est loin d'être le plus évident à lire. Mais il est très bon, aucun doute là-dessus.
A fortement conseiller si vous êtes déjà soluble dans la culture, mais à déconseiller comme 1ere lecture si vous voulez vous lancer dans la découverte de ce cycle dantesque qui a su renouveler le genre.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
vdavda   19 février 2010
- […] Et, bien sûr, toujours en supposant que vos Mentaux disent tous la vérité.
- Oh, ils ne mentent jamais. Ils dissimulent, ils esquivent, ils tergiversent, ils confondent, ils troublent, ils distraient, ils occultent, ils déforment subtilement et font exprès de comprendre de travers avec ce qui semble souvent une délectation positivement jubilatoire et sont en général parfaitement capables de réussir à donner une impression sans aucune équivoque de leur comportement futur tout en projetant en réalité de faire exactement le contraire, mais ils ne mentent pas. Loin de moi cette pensée !
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lehibooklehibook   12 décembre 2019
-Maintenant ,les gens meurent mais leur garde-âme peut les ressusciter ,ou les emmener dans un paradis dont nous savons qu'il existe sans avoir besoin de la moindre foi. Nous avons des clones, nous avons des corps recultivés.
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Video de Iain M. Banks (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Iain M. Banks
Hélène Collon, c'est LA traductrice de Philippe K.Dick, qui vient d'achever la nouvelle traduction d'Ubik paru aux Éditions J'ai Lu dans la collection « Nouveaux Millénaires ».
Hélène Collon est avant tout une grande lectrice qui porte haut les couleurs de la science-fiction avec l'imagination comme horizon.Embarquement immédiat pour un cours magistral de SF !
NB : Hélène Collon a reçu le grand prix de l'imaginaire de la meilleure traduction en 1994 pour L'Homme des jeux de Iain Banks.Elle a également été lectrice à de nombreuses reprises pour le Centre national du livre, qui se fie à son regard acéré.
Suivez le CNL sur son site et les réseaux sociaux :
Site officiel : www.centrenationaldulivre.fr Facebook : Centre national du livre Twitter : @LeCNL Instagram : le_cnl Linkedin : Centre national du livre
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