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ISBN : 2258109078
Éditeur : Les Presses De La Cite (30/04/2015)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 31 notes)
Résumé :
Les Glénan, au large du Finistère. Comment croire que dans cet archipel paradisiaque, où la mer est bleu lagon, on découvrirait en ce matin de mai trois cadavres, échoués sur le rivage ? A-t-on affaire à un naufrage dû à la tempête de la veille ? Dur, dur, pour le commissaire Dupin : lui qui déteste le bateau, le voilà sur le pont dès le petit matin, sans avoir pu siroter son premier café de la journée. Tout prête à croire que les victimes se sont simplement noyées.... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Fortuna
  10 août 2018

Notre commissaire Dupin n'a guère le pied marin, mais pas le choix, trois cadavres ont été retrouvés aux Glénan, cet archipel de rêve pour les amateurs de voile et de plongée sous marine. Trois hommes d'une cinquantaine d'années, tous connus - tout le monde se connaît aux Glénan - mais pas forcément appréciés. L'un d'entre eux, Lucas Lefort voulait en effet transformer l'archipel en usine à touristes...
Mais les femmes veillent. Solenn Nuz qui tient l'unique restaurant de l'île principale avec ses filles, Muriel Lefort propriétaire avec son frère défunt du club de voile, Angela Barrault du club de plongée. Toutes veulent conserver la beauté et l'authenticité des lieux dans l'esprit de leurs fondateurs.
L'occasion de partir à la découverte de la région, ses particularités climatiques qui peuvent vous faire vivre plusieurs saisons en une journée, vous clouer sur place et responsables de bien des accidents ; ses légendes, ses spécialités culinaires. On y apprend au passage que même la bouillabaisse est une recette bretonne... S'y croisent des scientifiques, le centre de recherches océanographiques de Concarneau n'est pas loin, des pêcheurs, des chercheurs de trésors dans les épaves enfouies parfois depuis des centaines d'années dans l'océan...
Mais derrière les apparences paisibles de ces îles peu habitées, se trament de sombres conflits d'intérêts qui ont pu conduire à une cruelle vengeance...Le commissaire et son équipe sont sur tous les fronts, par tous les temps, presque jour et nuit pour défaire les noeuds de cette étrange affaire. Et on les suit avec plaisir dans ce décors paradisiaque qu'on voudrait voir préservé de la folie humaine.
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yv1
  08 juillet 2015
Deuxième aventure pour le commissaire Georges Dupin après Un été à Pont-Aven. Je rappelle, pour ceux qui ne me lisent pas attentivement, d'abord que ce n'est pas bien et ensuite que Jean-Luc Bannalec est le pseudonyme d'un écrivain allemand amoureux de la Bretagne, d'où la traduction d'Amélie de Maupeou. Georges Dupin -j'imagine un hommage aux écrivains, Simenon, George Sand née Dupin- est un commissaire parisien arrivé à Concarneau quatre années auparavant et qui se plaît tellement en Bretagne qu'il en adopte rapidement les coutumes. Bougon, il mène son enquête comme il le veut, cherche absolument dans tous les coins, toutes les idées sont creusées, abandonnées si elles ne donnent rien, mais d'autres surgissent. "Il n'était pas rare qu'une enquête révèle plusieurs pistes sérieuses, mais la plupart du temps, l'une des deux refroidissait au fil des investigations, petit à petit ou d'un coup, selon l'affaire. Dans ce cas, c'était le contraire : les pistes se démultipliaient sans cesse." (p.320)
L'intrigue est bien menée, et l'on hésite longtemps entre la piste politico-magouilles (dans laquelle plusieurs hypothèses sont évoquées, comme quoi l'imagination des escrocs déborde) ou celle d'une jalousie, d'un simple règlement de compte sur fond de recherche de trésors (beaucoup d'épaves sont échouées au large de l'archipel). Mon seul bémol est sur l'omniprésence du portable : pendant les trois jours, le commissaire l'a vissé à son oreille et l'on n'échappe pas aux conversations, qui apportent des indices certes, mais qui peuvent être parfois fatigantes. On m'objectera que la situation sur des îles, loin de tout contact l'exigeait. Sans doute, mais pourquoi désormais les enquêtes nécessitent-elles toutes une surabondance des dernières technologies ? Voilà, moi aussi, quand je veux, je peux être bougon, comme Georges Dupin, qui, malgré mon ronchonnement m'a fait passer un excellent moment. Dupin, il s'installe dans un lieu, il y reste pour bien comprendre les us et coutumes, pour bien cerner les habitants -d'où cet éloignement et l'usage immodéré du portable, sûrement. Son truc, c'est de regarder, écouter, comprendre tout et tous : "J'aimerais que nous interrogions une nouvelle fois tous les gens d'ici. Quelles relations les liaient aux trois victimes ? J'ai besoin de comprendre précisément le fonctionnement de cette communauté. Je veux avoir une image très précise de ce petit monde." (p. 274) C'est formidable parce que le roman devient une belle galerie de personnages tous plus crédibles les uns que les autres, tant les suspects que les collègues de Dupin, Nolwenn sa secrétaire en tête, car si on ne la "voit" jamais, elle est la clef de voute de l'édifice qui passe son temps au téléphone à donner des informations, à calmer le préfet, à distiller moult détails sur la Bretagne et à glaner tous les renseignement voulus par son patron. Mais ce roman est aussi une magnifique vitrine pour la Bretagne. Vous voulez visiter la région ? Pas de souci, prenez un des deux -ou les deux- romans de JL Bannalec, ils valent largement un guide touristique. Je suis même persuadé qu'il est plus complet et qu'il peut en apprendre aux Bretons de Bretagne, qui,comme chacun de nous près de chez lui, à force de vivre dans ces endroits, ne les voient plus avec l'oeil du découvreur.
Gros succès en Allemagne où les deux romans ont été adaptés pour une série télévisée in situ ; rien que pour voir Concarneau et les Glénan, je veux bien les regarder -j'espère que les polars allemands ont évolué depuis Derrick !-, même si le mieux est d'y aller en vrai.
Lien : http://lyvres.over-blog.com
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Melcleon
  04 juin 2016
La première enquête du commissaire Dupin nous faisait visiter Pont-Aven et tournait notamment autour d'une histoire de tableau. Cette fois, l'auteur nous fait monter sur divers bateaux (et Dupin déteste ça...) pour accoster sur l'une ou l'autre des îles de Glénan. Au lendemain d'une tempête, en effet, trois corps sans vie ont été retrouvés sur une plage, dont celui d'un ancien skipper chevronné reconverti dans les affaires. Ce qui pourrait être un banal naufrage consécutif au mauvais temps s'avère être un triple meurtre commis avec le concours de la météo. Reste, pour Dupin et son équipe, à découvrir le coupable ; et les suspects comme les mobiles ne manquent pas...
Jean-Luc Bannalec est le nom de plume d'un écrivain allemand qui vit en Bretagne la moitié de l'année et qui fait la promo de sa région d'adoption comme seul peut se le permettre un étranger tombé amoureux de cette province si particulière. Dans le roman, bien sûr, nombre d'autochtones décrivent par le menu les us et coutumes du pays, Dupin, "le policier de Paris", n'y étant installé que depuis quatre ans.
En lisant ces livres, on pense forcément aux téléfilms "régionaux" de France 3, qui ne sont pas des chefs-d'oeuvre, loin sans faut quelquefois, mais nous immergent avec plus ou moins d'artifices dans un territoire donné. "Un été à Pont-Aven" a d'ailleurs été adapté en téléfilm pour une chaîne allemande et sera peut-être visible un de ces jours en France (sur Arte, par exemple ?).
La traduction du texte, en tout cas, se laisse oublier et contribue à transformer ce polar mêlant habilement plusieurs registres en une embarcation dans laquelle on se laisse emporter avec la légère appréhension d'usage.
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DODONONO
  26 juin 2018

Je viens de revenir de l'archipel des Glénan, ou j'étais partie en compagnie du commissaire Dupin. Car, c'est ainsi que j'ai envie de parler de ce livre de Jean Luc Bannalec, comme d'un véritable voyage vers cette langue de terre Bretonne, aux plages de sable blanc et à la mer bleu lagon.
Après «un été à Pont-Aven», c'est avec un grand plaisir que j'ai suivi cette nouvelle enquête iodée de notre commissaire Parisien, et Breton d'adoption. Malgré la découverte macabre de trois cadavres, et d'une intrigue qui déroule son fil dans la vie de personnages plus ou moins recommandables, ce roman ce lit tel un guide touristique. Page après page, le commissaire Dupin nous entraine à la découverte de cette terre Bretonne, de ses coutumes, de ses pêcheurs, de son climat, et de ses plaisirs culinaires. Ce printemps aux Glénan est une ballade rafraichissante pour le lecteur, mais pas pour le commissaire Dupin, un flic ronchon et épicurien, qui communique difficilement avec son équipe et qui navigue et c'est peu dire au coeur d'une affaire compliquée. Malgré tous ses défauts et son aversion pour les traversées en bateaux, Dupin est un excellent flic, et il résoudra cette enquête compliquée d'une main de maître.
Ce livre de Jean Luc Bannalec, qui est en réalité le pseudonyme d'un écrivain Allemand, tombé amoureux de la Bretagne est une pure bouffée d'air marin sur fond de paysage à couper le souffle et une excellente lecture pour les vacances.
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mariedoc
  17 juin 2018
Nouvelle enquête pour le "commissaire de Paris" comme les gens de Concarneau continuent à appeler ce parisien muté en Bretagne quatre ans plus tôt. Nouveau prétexte pour l'auteur allemand qui se cache sous un pseudo français pour nous brosser un magnifique tableau de cette région dont il est tombé manifestement amoureux. Magnifique découverte de l'archipel des Glénan. Une grosse envie d'aller visiter sur place ce petit coin de France. Par ailleurs, une enquête moins ennuyeuse que dans "Un été à Pont-Aven". En revanche, j'ai trouvé ce Georges Dupin bien peu sympathique dans ce récit. Un peu imbu de lui-même ce monsieur et je n'aime pas du tout la façon irrespectueuse et hautaine avec laquelle il se comporte envers ses collaborateurs même si ceux-ci peuvent être agaçants.
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Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
FortunaFortuna   10 août 2018
Les Bretons, estimait Dupin, avaient décidément un rapport particulier au temps et à leur passé, si lointain puisse-t-il être. Pour eux, le passé n'existait pas. Il n'était pas passé. Rien ne passait. Tout ce qui avait été était encore et serait éternellement. Le présent ne perdait pas son importance pour autant, au contraire : il s'en trouvait grandi, accentué. Dupin avait mis un moment à comprendre cela, mais il avait fini par découvrir que ce mode de pensée cachait une vérité apaisante que toute personne désirant trouver sa place en ce "bout du monde" devait veiller à ne jamais oublier.
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mariedocmariedoc   17 juin 2018
Cela faisait longtemps, déjà, qu'il avait cessé d'affirmer que la mer était bleue. Ce n'était pas vrai: la mer n'était pas simplement bleue. Pas ici dans ce monde magique fait de mille lumières. Elle était azur, turquoise, cyan, cobalt, argentée, bleu d'aquarelle, plomb, bleu nuit, pourpre..... Dix à quinze tonalités de bleu et une infini de nuances. Parfois, elle était verte, vraiment verte, ou alors marron-quand elle n'était pas d'un noir profond.
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yv1yv1   08 juillet 2015
J'aimerais que nous interrogions une nouvelle fois tous les gens d'ici. Quelles relations les liaient aux trois victimes ? J'ai besoin de comprendre précisément le fonctionnement de cette communauté. Je veux avoir une image très précise de ce petit monde. (p. 274)
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sld09sld09   16 juillet 2017
Les Glénan. Un mythe.Pour les rejoindre, il fallait parcourir deux milles depuis Concarneau, la majestueuse ville bleue de Cornouaille. Depuis toujours ses habitants considéraient ces îles comme leurs "gardiennes". Jour après jour, elles constituaient leur horizon immuable. Leur apparence - précise, claire, floue, lactescente, flottante ou stable sur la mer - augurait de la météo du lendemain, voire, à certaines époques, de tout le reste de l'année.
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yv1yv1   08 juillet 2015
Il n'était pas rare qu'une enquête révèle plusieurs pistes sérieuses, mais la plupart du temps, l'une des deux refroidissait au fil des investigations, petit à petit ou d'un coup, selon l'affaire. Dans ce cas, c'était le contraire : les pistes se démultipliaient sans cesse. (p.320)
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