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ISBN : 2203372060
Éditeur : Casterman (25/09/1995)

Note moyenne : 3.86/5 (sur 92 notes)
Résumé :
Quelque part dans l’Est de la France au milieu des années 90, dans un paysage social dévasté (fermetures d’usines et déshérences en tout genre), Kamel, séducteur invétéré auquel aucune femme ne sait résister, entretient une liaison avec l’épouse d’un leader d’extrême droite. Hélas, le couple adultère est démasqué. La fureur meurtrière du mari trompé contraint le Don Juan, dans l’urgence absolue, à une cavale improvisée. Kamel s’enfuit vers le sud, flanqué du jeune A... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
RChris
  13 août 2017
Autant vous le dire, j'aime Hervé Barulea, dit Baru, j'aime ses affiches du festival italien de Villerupt, ses dédicaces au crayon et ses B.D qu'elles soient en couleurs (voir Quéquette blues ) ou en noir et blanc comme celle-ci.
Cette commande d'une maison d'édition japonaise, sans contraintes de pagination, est parue en France sous la forme d'un manga qui ne se lit pas à l'envers!
Cette traque qui débute en Lorraine et se poursuit le long de l'autoroute est à cru et à cran et la violence est très expressive. Les hauts fourneaux du bassin sidérurgique de son enfance en gris et noir semblent rougeoyer.
Ce roman graphique d'une cavale de 430 pages est un chef d'oeuvre.
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oblo
  30 décembre 2015
Karim, 22 ans, monnaye ses charmes auprès de riches femmes de la bourgeoisie nancéienne. Un soir, il a le malheur d'être surpris par le mari de l'une d'elles, le docteur Faurissier. Celui-ci est le leader régional du mouvement d'extrême-droite, mais surtout c'est un homme dangereux que les circonstances vont plonger dans la folie meurtrière. Karim est obligé de fuir, accompagné d'Alexandre, un jeune homme de 17 ans qui admire Karim, ce bel homme fan des années 1950 qui fait tomber les femmes aisément. Alexandre, les cheveux longs, le physique ingrat, est le fils d'un ouvrier sidérurgique d'origine italienne. le voyage, forcé, va le révéler à lui-même.
Poursuivis par les sbires de Faurissier qui appartiennent tous à la même mouvance, Karim et Alexandre mettent les voiles. de Lorraine, ils passent dans les Alpes et en Provence et surtout sur les routes où ils multiplient les rencontres. Dans la France des années 1990, Karim et Alexandre, outre leurs frayeurs liées à ce Faurissier, découvrent le malaise des banlieues, les petites tromperies quotidiennes, les rencontres sexuelles fugaces, le trafic de drogue et les communautés baba cool héritées de mai 68.
Par un dessin qui sait se faire aussi simple que précis, Baru dessine cette France dont nous sommes les héritiers. Une France où pousse l'extrême-droite et où le chômage explose. La Lorraine, chère à l'auteur et aux protagonistes, voit s'effondrer les hauts fourneaux. Dans ce décor, Karim et Alexandre, confrontés à la bêtise la plus crasse et la plus violente, s'ouvrent pourtant à la vie, à ses menus plaisirs : l'amour, l'amitié, la mécanique pour certains (Baru a l'art de croquer les voitures, prestigieuses ou banales), les petits-déjeuners ensoleillés.
L'autoroute du soleil est une oeuvre porteuse d'une réalité crue, vue sans filtre, tout juste déformée par les gueules caricaturales et les mouvements exagérés des personnages. Une oeuvre puissante et pourtant divertissante, une alliance bien précieuse dans les arts narratifs.
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chocobogirl
  05 mai 2011
Alexandre est un jeune garçon de 17 ans qui vit à Nancy. Son héros : Karim Kemal, 22 ans. Cet immigré maghrebin s'est forgé une solide réputation de tombeur de femmes. Beau gosse, adepte des années 50 dont il a adopté le look, Karim fascine Alexandre par sa classe et son audace. Un soir, la chance sourit au jeune adolescent mal dans sa peau : Alexandre croise Karim et ce dernier accepte de passer la soirée avec lui. Aussi, quand Karim le quitte pour aller lutiner une femme mariée, Alexandre ne résiste pas à l'envie de suivre son héros et de l'espionner. Alexandre découvre que sa maîtresse n'est autre que la femme du docteur Raoul Faurissier, activiste de "l'Elan National Français". Malheureusement le mari débarque et surprend les 2 amants. Alexandre qui a tenté de donner l'alerte aide Karim à s'enfuir. Voilà nos 2 compères désormais poursuivi par Faurissier et toute sa clique, bien pressés de bastonner du "raton". La course-poursuite s'éternise et mène les 2 fuyards sur les routes de France où un véritable road-movie les attend.
A l'image d'un de ses albums précédents ( Cours camarade), Baru a construit son histoire autour de 2 jeunes un peu barrés poursuivis par des fous-furieux fascistes. Les personnages principaux nous sont tout de suite présentés pour mieux entrer dans le feu de l'action. Basé sur l'action, la fuite et les nombreuses rencontres qui vont emmailler leur parcours, "L'autoroute du soleil" s'inscrit donc dans la lignée des road-movies. le rythme est trépidant, Karim et Alexandre n'ont pas le temps de se poser qu'ils doivent déjà reprendre la route, traqués inlassablement par Faurissier et toute la cohorte d'amis qu'il réussit à entrainer dans son sillage.
Les différentes personnes que les 2 amis vont croiser sur la route sont d'une grande diversité : le politicien raciste, le VRP un peu beauf qui trompe sa femme, l'auto-stoppeuse peu farouche, le routier obsédé sexuel, le patron de casse pourri par l'appât du gain, l'homosexuel coincé, le gros dealeur de drogue planqué en vieil hippie, ... et j'en passe ! On verra défiler toute une brochette de salopards égoistes et intéressés qui donneront du fil à retordre à Karim et Alexandre.
Alors qu'Alexandre apprend à devenir adulte (il connaitra sa première exéprince sexuelle) et responsable de ses choix, Faurissier, de son côté, devient complètement aveuglé par la haine et se lâche dans une violence accrûe et extrême qui fait craindre le pire. Karim, lui, cherche toujours à respecter le plus possible ses congénères et refuse toute violence non justifiée, allant ici à l'encontre du cliché de méchant arabe.
On découvrira également en arrière-plan le portrait social d'une France et d'une région qui va mal. Les hauts fourneaux miniers de Lorraine ferment les uns après les autres. Chômage et racisme se développent et certains politiciens fascistes n'hésitent pas à utiliser l'argument pour leurs propres thèses nationalistes. Les émeutes gagnent les banlieues et la répression se fait sévère.
Graphiquement, on reconnait de suite la touche de Baru : des personnages assez caricaturaux qui possèdent des gueules bien marquées. Les corps sont parfois déformés par le mouvement que l'auteur s'applique à rendre de la manière la plus vivante possible.
Comme toujours avec Baru, pas de pudeur excessive : les dialogues et les situations peuvent être crues. On appelle un chat un chat. On baise sans scrupules dans les voitures ou dans les trains. Loin de tout romantisme franchouillard, l'album donne dans le réalisme pur et dur.
Néanmoins, cet album sombre ne se dépare pas d'un certain humour et d'un comique de situation. On relèvera par exemple le pauvre automobiliste qui, pour son malheur, croise à de nombreuses reprises Karim et Alexandre sur sa route.
"L'autoroute du soleil" au final se révèle un très bon crû qui reprend des idées scénaristiques précédemment débutés dans "Cours camarade". Plus dense, plus dur et malgré tout moins léger que son prédécesseur, l'album s'inscrit dans la lignée de ces albums sociaux dont Baru est désormais la marque de fabrique. Malgré tout, cet album qui a reçu le prix du meiller album à Angoulême ne restera pas dans mes préférés de l'auteur. le côté un peu rocambolesque et répétitif des embrouilles frise un poil l'overdose et je regrette que l'humour franchement jouissif de "Cours camarade" ait quelque peu disparu ici.
"Ma génération a été marquée par les mythes de la route (Kerouac, etc...) et cela s' est imposé dans mon écriture. graphiquement, je suis obsédé par le mouvement et son rendu par des images fixes. Les personnages bougent et tout doit aller de l' avant." Baru
Lien : http://legrenierdechoco.over..
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DamienR
  04 mars 2012
Une BD jubilatoire qui permet de passer un très bon moment. Malgré sa taille de pavé, je l'ai avalée dans la soirée.
L'histoire semble au départ concentrée sur les mouvements racistes franchouillards, mais il s'agit en fait de raconter une grande amitié entre deux jeunes hommes aux caractères apparemment antagonistes. Sous forme de course poursuite, le scénario permet de passer par de nombreux épisodes à rebondissements ce qui lui donne un caractère très classique. Nos deux excellents héros rencontrent toutes sortes de personnages hétéroclites, du soixante-huitard reculé au fond de sa Lozère, au VRP fan des voitures des années 50, en passant par les revendeurs de cam'. Un seul parmi eux me paraît exagéré, c'est justement leur ennemi direct, le docteur Faurissier (référence à un révisionniste lyonnais...?), néo-fasciste à la mode FN qui va au delà de la caricature. On n'y croît pas vraiment, mais après tout vu le ton du reste de la BD, Baru peut se permettre de grossir le trait.
Reste le dessin qui est pour moi impeccable, maîtrisé dans toutes sortes de techniques qui apportent beaucoup au déroulement de l'histoire. La narration est parfois proche de celle du manga tant la description des scènes est précise, sauf que les cadrages, les découpages et les planches sont à l'européenne.
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Vepug
  06 septembre 2011
Deux jeunes, Karim et Alexandre, perturbés par la situation déplorable des mines lorraines vont se retrouver traqués par le docteur Faurissier, politicien raciste aux activités plus que douteuses.
Il s'en suit une traversée de la France abracadabrantesque à une vitesse hallucinante.
Cette BD est extrêmement violente. Les scènes sanglantes et les scènes sexuelles sont très présentes. Les dessins sont très expressifs et donnent une forte rapidité au récit. L'intensité du graphisme est encore plus renforcée par les niveaux de gris et de noir utilisés pour les contrastes, le coloriage.
Les personnages sont "hauts en couleur", même si c'est une BD en noir et blanc. Ils ont des caractères bien trempés. Karim est un petit prince des quartiers, Alexandre un jeune gamin de 17 ans, maladroit qui n'a aucune confiance en lui. Il admire Karim et aspire à lui ressembler. C'est pourquoi, Karim le prend sous sa coupe. Mais, à aucun moment ils ne pensaient que leur vie déraillerait dans la violence de cette manière. le docteur Faurissier, le Grand Méchant de l'histoire, est la caricature de l'homme imbus de lui-même et raciste au plus profond de lui-même également. Alors, quand sa femme le trompe avec un arabe il disjoncte complètement et se transforme en fou sanguinaire. D'où la tension et la violence extrême des images et du récit.
Sur leur parcours nos deux héros vont rencontrer des femmes à la vertue fort douteuse. Et, d'ailleurs, Alexandre va, petit à petit, prendre de l'assurance dans ce domain. A la fin de l'histoire, il ne sera plus le même.
En conclusion, c'est une road-BD extrêment violente avec des personnages attachants.
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
lunchlunch   17 janvier 2012
_ Ah !... C'est vrai que monsieur a une dent contre les poulets !
_ OUAIS ET ALORS !?
_ Alors, rien... rien...
_ Et je parie que t'aimerais savoir pourquoi !
_ Exact !
_ Eh ben, j'avais 12 ans et j'avais piqué une BD... La vendeuse a appelé les flics. Au commissariat, ils m'ont forcé à bouffer du cochon pour rigoler... jusqu'à ce que je dégueule... Là, ils m'ont mis une branlée et y'en a un qui m'a un peu poussé dans l'escalier... Traumatisme crânien... fracture du poignet...
_ Quelle idée aussi de naître arabe !
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gaemaegaemae   27 août 2016
Il y a bien longtemps maintenant que le père d'Alexandre avait quitté ses montagnes d'Italie... comme d'autres avaient quitté l'Ukraine... la Pologne ou l'Algérie... pour venir jusqu'ici couler la fonte et forger l'acier de ce pays.
Tous pensaient repartir. Ils sont restés. Parce que, comme dit le père d'Alexandre : "l'ousine, come elle té tient, té latcha piu..."
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okkaokka   13 septembre 2018
p.324-5.
- Papa est mort en 69... J'étais pas doué pour les affaires... En trois ans, elle et son frère m'ont tondu comme un mouton... Tous mes biens sont passés à la « Toulousaine »... Sauf la Facel : ils croyaient qu'elle valait rien.
- Punaise ! Je comprends mieux pourquoi on est là, dis-donc !
- Ouais... Sauf que j'en ai rien à foutre qu'elle sache que je la trompe... c'est pas avec ça qu'elle me fera partir d'ici... Depuis le temps...
- Mais !?... Mais alors pourquoi que t'as accepté notre chantage ?
- Pour la faire chier, fils... Pour la faire chier ! Et j'te jure que ça la fait chier que vous soyez là ! À un point que t'imagines pas !
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Videos de Baru (13) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de  Baru
En BD-Musique avec Jean Claude Denis, Emmanuel Moynot, Philippe Luguy, Jacques Tassuad etc. quelques flashs sur le Festival 2012 de BD à Perros-Guirec ; L'invité d'honneur de ce 19ème Festival n'était autre que "Boxing- Baru" ! Sur la Photo de Famille 2012 déjà beaucoup de dessinateurs, scénaristes ,coloristes , avec les bénévoles et le public ! Mais chut!... il se murmure que le plateau du Festival pour la Vingtième édition sera plus exceptionnel encore : La fête de la BD de qualité , c'est le 13 et 14 avril 2013 à Perros ! Grif'Graphe vous en donne déjà une idée avec le Vidéo-Bloc-Notes 2012 !
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