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ISBN : 2070447928
Éditeur : Gallimard (30/08/2012)

Note moyenne : 3.18/5 (sur 85 notes)
Résumé :
Le narrateur revient sur l’été 1986. Agé de 15 ans, il décide de trouver une fille, échafaude des stratégies, joue de malchance, puis entame une romance imprévue. Des détours accidentels et des contretemps malheureux compliquent son douloureux apprentissage. Au bal du 14 juillet, tout s’accélère et tourne au cauchemar. L’ironie rétrospective révèle une plaie encore à vif vingt-cinq ans plus tard.
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
isla16
  31 janvier 2013
Bon début, en lisant la première page j'ai tout de suite accroché. le style d'abord, moderne et original qui m'a d'emblée plu, et les longues descriptions des vacances d'un adolescent en Vendée dans les années 80, faisant étrangement écho à ma propre adolescence passée dans le département limitrophe. J'y ai reconnu toutes sortes d'impressions futiles de l'époque, Bégaudeau étant très fort pour capter et retranscrire les préoccupations des adolescents, les petits détails du quotidien d'une vie provinciale morne, seulement animée par les baigneurs le temps d'un été, les feux d'artifice des villages alentours, les auto-tamponneuses éphémères, les gaufres du soir, la plage, le camping, les cyclomoteurs, et le bar PMU avec son babyfoot qui rassemble la société des jeunes du coin.
Le problème c'est que ces descriptions et ces petits souvenirs ne tiennent pas lieu de décor à une intrigue ou une histoire en filigrane. Elles sont le sujet du livre.
Lorsqu'on arrive à la moitié de la lecture on commence à être agacé, à attendre un récit un peu plus consistant, quelque chose à se mettre sous la dent, n'importe quoi : un accident de solex, un dépucelage, une rupture… ? Mais non, il ne se passe rien, c'est le vide, l'ennui. C'est la Vendée en somme. Ce style littéraire qui épousait bien le langage d'un ado devient rapidement insupportable, l'auteur ne cesse d'employer les mêmes tournures et expressions qui finissent par nous saturer. On aimerait qu'il arrête ses effets d'écriture qui nous découragent d'une lecture déjà peu réjouissante.
La fin me laisse dubitative. Un semblant d'action apparait : une frayeur de l'ado qui pensait avoir été témoin d'un meurtre un soir de beuverie. Mais l'intéressé est à peine blessé, le quotidien retourne immédiatement à la normale et on peine à croire que ce soit ça, cette fameuse blessure. Elle doit sans doute être à chercher du côté de la métaphore, mais je ne me risquerai pas à l'exercice, étant pour ma part passée complètement à côté du livre, perdue dans une lecture devenue soporifique.
La blessure, la vraie ? Sans doute celle qui est infligée si vous achetez ce roman.
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carre
  26 janvier 2012
Eté 1986. le narrateur part en vacances avec ces parents avec une idée bien précise perdre son pucelage. Au bal du 14 Juillet, ces envies vont mal tournées. Arrivé à l'age adulte, la blessure est toujours présente.
Begaudeau est devenu depuis le formidable succès mérité d'"Entre les murs", la tête de turc de certains médias, et bien j'aime bien Begaudeau et je suis donc embété car si la première partie du roman m'a beaucoup plu (formidables rappels de souvenirs), j'ai malheureusement complétement lâché prise dans la deuxième moitié. Les interrogations de jeunesse sont très bien rendu (surtout si on est un garçon), l'écriture est juste, mais je n'ai pas d'explications rationnelles si ce n'est peut-être le choix de l'imaginaire vers la fin pour justifier ma déception .
N'empêche malgré cela, Begaudeau est vraiment un auteur intéressant.
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ChezLo
  12 août 2011
C'est l'été 86 et François, surnommé le Nantais car il effectue sa scolarité dans la grande ville, est de retour dans sa Vendée natale, à Saint-Michel-en-l'Herm. C'est l'été 86 de ses 15 ans et François a en tête de se débarrasser fissa de son pucelage. Avant de partir en chasse, François recherche la compagnie de moins timides que lui, dont Joe, son pote aguerri, qui collectionne les conquêtes sans scrupules, qui parle crûment, qui n'obéit à personne. A ses côtés, pas facile pour François de sortir victorieux, impossible non plus de ne pas se laisser entraîner chez le couple de cinéastes que Joe fréquente depuis peu. Or, François aimerait bien que les choses avancent avec Emilie qui revient cette année, ou encore avec la belle Julie, à moins qu'il ne faille se rabattre sur Mylène ou Charlotte...
J'aime l'écriture insolente, les phrases succinctes, l'humour pince-sans-rire de François Bégaudeau. La lecture du roman commence donc très bien, en découvrant ce personnage de François, qui, du haut de ses quinze ans possède de fortes convictions politiques marxistes, et la certitude qu'il doit devenir un homme accompli dans les jours à venir. Surmontant les quolibets railleurs des garçons du voisinage et de son ami Joe, il apparaît à la fois seul, rentré dans ses pensées de calculateur et d'observateur du genre humain, et assez à l'aise en dilettante, à répondre du tac-au-tac, à s'embarquer dans de folles histoires...
Plus tard dans la lecture, on regrette le caractère un peu bavard du récit, on ressent l'impression de faire du sur-place, de stagner - mais c'est également le cas de François qui n'arrive pas à ses fins alors que les jours et les semaines passent. Et puis, la fin du roman totalement délirante prend un ton qui s'éloigne du récit pseudo biographique, qui surprend parce qu'on attendait sûrement autre chose à la place.
Globalement, avec La blessure la vraie, François Bégaudeau raconte d'un ton juste ces périodes adolescentes cruciales où les blessures amères viennent des échecs, du regard des autres, de la timidité paralysante, des bouleversements hormonaux. le petit François et son imagination débordante est vraiment caractéristique. On peut regretter un certain égarement dans le récit qui peut dérouter. Mais l'auteur (........)
Lien : http://chezlorraine.blogspot..
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ChristianAttard
  18 avril 2018
"Ils m'entraînent au bout de la nuit
Les démons de minuit ../.. "
Ca, c'est pour le jeune protagoniste de ce roman.
"../.. M'entraînent jusqu'à l'insomnie
Les fantômes de l'ennui"
Ca, c'est pour moi, le lecteur !
Je suis né en 1956, alors c'est facile en 1986, année des aventures de ce puceau, je titrais la trentaine et en plus je n'ai que provisoirement mis les pieds en Vendée, c'est dire !
Vendée où à en croire ce jeune homme, il n'y a de toutes façons que des ivrognes, des débiles mentaux et des dégénérés.
Non franchement, je me suis ennuyé à la lecture de ce roman et c'est vraiment parce que je déteste abandonner un livre que je me suis trainé jusqu'à sa fin. Je ne sais pas si l'auteur a vécu ce qu'il nous narre à travers son héros mais cela fleure le parisianisme, une fois de plus.
Car enfin, ce jeune accumule les poncifs : les bars, le babyfoot, la fille facile, les potes illettrés… Mais tout cela reste bien propret pas de termes salaces, par de visions ou de relations pornographiques avancées comme en ont tous les jeunes, à ces époques au moins !
Juste un cinéaste et sa copine pour mettre un peu de sel dans cette mer d'huile à bronzer !
Un monologue répétitif et plat, quelques petites saillies humoristiques et on est réédité en Folio/Gallimard, elle est pas belle la vie !
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Charybde2
  19 mars 2013
Un pur moment de plaisir sur l'adolescence
Cinq ans après l'énorme succès d' « Entre les murs », j'attendais avec une certaine impatience la nouvelle livraison de l'auteur qui m'avait tant réjoui dès le poétique et footballistique « Jouer juste » (2003). Dans une veine de moins en moins expérimentale, François Bégaudeau nous fait partager ici une semaine de l'été des quinze ans de son héros, « le Nantais », en vacances familiales en Vendée, en 1986, bien décidé à perdre son pucelage cet été-là, sur des terres qu'il pratique depuis l'enfance, et mettant en oeuvre pour cela des échafaudages stratégiques à faire pâlir d'envie un Julien Sorel...
« Dans le faux plat de la grand-rue, j'affecte de ne pas faire jouer les deux plateaux du Motobécane dont j'étais si fier l'an dernier en le déballant du carton Camif. Les stores de la boulangerie Boudard sont fermés, ceux de la mercerie aussi mais ça c'est tout le temps depuis qu'on a retrouvé la mercière démantibulée au fond de son puits en février 84. Les gendarmes ont conclu au suicide, mais la mère Baquet dit que la maréchaussée ferait bien d'aller voir du côté de la famille de la bru qui n'a pas craché sur l'héritage on dirait. Elle ajoute que les mercières ne se tuent jamais et on veut bien la croire. »
« Il peut toujours y aller avec son serpent tatoué dans le cou. Elle est souverainement indifférente. Elle lui sourit parce qu'elle sourit à tout le monde, elle sourit de vivre, sur Jupiter les petites filles qui naissent sans sourire on les noie dans le Yang-tseu kiang. S'il approche encore j'interviens. S'il s'incruste à bord je le ressors par le col je le jette sur la piste une voiture lui passe dessus ça fait une marmelade de couilles écrasées sur le bois vernis. Ses frères la récupéreront dans un bocal, les Gitans font de la cuisine avec tout, la mère Baquet dit qu'ils cuisent à la poêle leurs pneus de caravane crevés. L'inconvénient c'est que je les aurai tous sur le dos, une fois qu'ils auront englouti la marmelade de couilles aux pneus. Ils voudront m'étrangler avec leurs cordes de guitares. L'an dernier Greg a offert une Kro à l'espèce d'Esmeralda qui officie comme cible du lanceur de couteaux. Ils l'ont coursé à quatre sur la promenade des Hippocampes. Heureusement Greg court vite il écoute du punk-rock. »
Tendre, surprenant, cynique comme peuvent l'être en toute innocence les adolescents, brutal parfois, flirtant par moments avec le fantastique tant certains scénarios improbables frappent les plans du héros, hilarant tout au long de ses 300 pages : un vrai plaisir.
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Citations et extraits (27) Voir plus Ajouter une citation
ChezLoChezLo   12 août 2011
Depuis vingt ans à vrai dire je n'ai plus cessé de rire. C'en est troublant, presque inquiétant, une anomalie car il y aurait plutôt de quoi pleurer, tragédies, saloperies, maladies, labeur de vivre, effroi de ne plus.
Toujoursj'ai donné le change, mais aujourd' hui me trouve las d'esquiver et pressé d'admettre qu'en effet il y a quelque chose qu'il ne faut plus tarder à raconter.
Le temps est venu quoi qu'il m'en coûte de remonter à la blessure.
De remonter à 86.
À l'été 86.
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ChezLoChezLo   12 août 2011
Au dos de la carte d'anniversaire qu'elle m'a envoyée en mars, elle écrit textuellement : cet été j'arrive dès mi-juillet, on aura le temps de faire plein de choses. J'ai glosé cette formule mot à mot à longueur de nuits de printemps. Dans les moments d'optimisme j'imaginais que plein de choses désignait des activités à dominante corporelle dans la maison désertée par ses parents partis voir une animation ambulante du Puy-du-Fou embryonnaire. Dans les moments de sombre lucidité je me disais que plein de choses c'était partager une gaufre au miel ou un après-midi au mini-golf de La Tranche.
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carrecarre   26 janvier 2012
« j’ai commencé les pensées de Pascal, je suis communiste et je rougis quand une fille dit jouir »
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TristanPichardTristanPichard   31 décembre 2014
J'ai appris les deux notions dans la préface des Pensées lue dans la R19 en venant. Je ne sais plus laquelle est janséniste et laquelle jésuite mais je vois bien l'idée. La grâce suffisante est insuffisante, c'est mon truc mnémotechnique.
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ChezLoChezLo   10 août 2011
Deux pieds et deux jambes pour moi, les minutes et les secondes contre moi. Une course contre la montre, exactement. Fendant une foule de Hollandais et d'Allemands, comme un vélo champion au sommet d'un col.
C'est comme ça que ça a commencé la blessure.
La blessure et courir dessus.
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Videos de François Bégaudeau (66) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de François Bégaudeau
table ronde 25mai 2018 .Table ronde ciné autour de 3 films: "Plaire aimer et courir vite " de Christophe Honoré, "Ready player one" de Steven Spielberg , "Mes provinciales" de Jean-Paul Civeyrac.Table ronde animée par Nathalie Dassa, en présence de François Bégaudeau, Jean-François-Christophe Ferrari et Frédéric Mercier, critiques cinéma au magazine Transfuge.(Mai 2018)
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