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Rémy Lambrechts (Traducteur)
EAN : 9782070410675
120 pages
Gallimard (02/02/2000)
3.05/5   50 notes
Résumé :
Harry Trellman n'a pas sa place. Ni dans l'orphelinat de Chicago où sa mère l'envoie, ni à l'université, ni même dans la rue. Certes il a des attaches, mais elles sont, comme sa vie, singulières et fluctuantes.
A l'écart, il observe la comédie sociale et ses faux-semblants. Il envisage de tout quitter, de changer de vie, de partir en Chine, par exemple ; une personne, pourtant, le retient à Chicago : depuis l'enfance il voue à Amy Wustrin un amour lointain, r... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (11) Voir plus Ajouter une critique
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En très grand avec Augie March ou en petit format comme ici, Saul Bellow embrasse large avec une multitude de thèmes subtilement connectés. Mais cette fois-ci j'ai eu la sensation d'échapper complètement à l'étreinte.
Le roman est court mais sa focale difficile à discerner, avec plusieurs trames narratives et différents angles abordés au court du récit : on commence avec l'embauche du narrateur auprès d'un richissime vieillard pour lui décrypter la psychologie des êtres, puis l'on bifurque vers "l'affinité véritable" du narrateur, une femme qu'il aura aimé toute sa vie, perdue de vue, retrouvée, pour finir autour de la tombe déplacée (pourquoi déplacée?) de l'ancien mari de cette dernière.
On y parle consumérisme, chemin de vie, amour, mort, et de beaucoup d'autres choses.
Tout cela m'a perdue, je suis passée à côté. Dommage pour moi.
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Court roman centré sur les habituelles préoccupations de Saul Bellow, les rapports humains, l'amour, l'humanisme...

L'auteur dépeint une histoire d'amour qui arrive à son terme 30 ans plus tard. Un happy end teinté de maladresse et de respect mutuelle, autour d'un cercueil que l'on déplace, pied de nez de l'auteur à la mort, thème récurrent. le tout est empreint de douceur, de tendresse, d'espoirs tour à tour déçus ou nourris.

Contrairement à beaucoup de romans de l'auteur, le tout est dépourvu de cynisme. Les dialogues fusent comme toujours, faisant mouche la plupart du temps. Beaucoup de non-dits.

Les lecteurs sont en prise directe avec les pensées du personnage principal, et peuvent mesurer à quel point les pensées et les paroles peuvent différer. En cela, le roman est très humain, dépeignant les travers et les forces.

Par contre, très peu de sujets connexes dans ce roman. le fait qu'il n'y ait qu'une seule trame produit un très court texte. Pas de digression (ou très peu dans les rapports entre Trellman et un milliardaire excentrique) diluant le propos. La lecture s'en trouve considérablement allégée et fluidifiée.
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Une sensation étrange m'habite à la fin de cette lecture, court roman de cet auteur prix Nobel de littérature et lauréat du Prix Pulitzer pour « Le Don de Humboldt ».

L'écriture est fluide, profonde, un brin mélancolique pour décrire les sentiments d'Harry à l'aube d'une déclaration d'amour dans un lieu pour le moins inattendu. Il y parle des relations humaines, des faux-semblants, de la mort, d'amour, d'argent … En un peu plus de cent-vingt pages, Saul Bellow revient sur près de trente ans de relations distendues entre Harry et Amy, son amour de jeunesse, celle pour qui il n'a cessé d'éprouver « une affinité véritable ». Ça c'est pour ce que j'ai aimé. Profondément.

Pour le reste, les personnages secondaires, des milliardaires ne sachant que faire de leur argent, m'ont laissée dubitative. du haut de leurs appartements qui dominent le lac Michigan, ils sont tout à leur excentricité et à leur vie sentimentale tourmentée. Quant à moi, je dois l'avouer, je suis restée au bord, me raccrochant aux mots d'Harry quand il évoque Amy, cet «  objet d'amour ».

«  Un demi-siècle de sentiment est investi en elle, de fantasmes, de spéculations et d'obsessions, de conversations imaginaires. Après quarante ans d'intense rêverie, je me sens capable de me la représenter à tout instant de n'importe quelle journée. Quand elle ouvre son sac pour chercher les clés de chez elle, j'ai conscience des arômes de chewing-gum à la menthe qui s'en échappent. »
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Parce qu'il est né à Lachine (un des arrondissements de Montréal), que la bibliothèque de sa ville natale porte son nom, qu'il a été le seul Canadien de naissance à être honoré du prix Nobel de littéraire, je me suis toujours dit qu'un jour j'allais dire Saul Bellow.

L'écrivain ayant quitté le Québec enfant pour Chicago, je ne cherchais évidemment pas de traces de son enfance chez nous quand j'ai choisi parmi ses romans et nouvelles Une affinité véritable. Mais je m'attendais, on peut s'en douter, à ce qu'il sache conserver mon intérêt d'un bout à l'autre du roman, surtout qu'il est fort court (126 pages). Or, ce n'est pas tout à fait ce qui s'est passé.

Je n'ai pas réussi à m'attacher à Harry Trellman, le héros d'Une affinité véritable ni à trouver quelque intérêt à sa vie, aux gens qu'il croise, à son amour de jeunesse. Les aventures du héros m'ont laissée de bois et c'est soulagée que j'ai fermé le livre. D'autres y trouveront peut-être ce que je n'ai pas vu ou senti. Mais en ce qui me concerne, je considère ce roman comme un excellent somnifère puisque trois fois, alors que je me disais « c'est ce soir que je le finis », je me suis endormie le livre ouvert entre les mains.
Lien : http://lalitoutsimplement.co..
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Encore un livre pioché plus ou moins au hasard pour combler lentement mes lacunes en "modern classics". The Actual est un roman relativement récent et suffisamment curieux pour me donner envie de découvrir les romans et nouvelles plus anciens de Saul Bellow.
Sur un ton plutôt léger, le narrateur tisse singulièrement passé et présent comme un élan qu'il se donne pour saisir la nouvelle chance qui lui est présentée de conquérir la femme qu'il aime depuis toujours. Je crois que j'ai été charmée.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
À Chicago, j’avais des affaires affectives en souffrance. À Boston ou Baltimore, j’aurais continué de penser, quotidiennement et régulièrement, à la même femme - à ce que j’aurais pu lui dire, à ce qu’elle aurait pu me répondre.
Les « objets d’amour », comme la psychiatrie les a baptisés, ne se trouvent pas si fréquemment ni ne s’abandonnent si facilement. La « distance » n’est qu’une formalité. L’esprit ne s’en aperçoit pas vraiment.
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Pour ma part, mon avis était que l'éternité réduirait à néant toutes les pulsions humaines. L'éternité vous dégoûterait d'exister.
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Il devenait clair à présent, comme une diapositive floue soudain mise au point, que j'avais été en contact quotidien avec Amy, année après année, soutenu par elle à travers des consultations imaginaires, y compris dans des entreprises souterraines et des manœuvres commerciales.
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C’etaient tous des gens banals [...] Ils manquaient de motivations élevées. C’étaient les produits ordinaires de notre démocratie de masse, sans contribution particulière à faire à l’histoire de l'espèce, satisfaits d’entasser de l’argent ou de séduire des femmes, de copuler, de réussir au plumard en fils dégénérés d’Eros, mâles mais point virils, et vivant, les hommes comme les femmes, sur des idées élimées, sans beauté, sans vertu, sans la moindre indépendance d’esprit.
...
Nous sommes, pour le moment, les vivants, estropiés et déficients.
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Il a un préservatif sur le coeur. Il n'y a rien d'humain chez un banquier. (p.24)
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Videos de Saul Bellow (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Saul Bellow
Dans "Les Nétanyahou", l'écrivain américain Joshua Cohen revient sur un épisode anecdotique de l'enfance de "Bibi" Netanyahou : le recrutement du père dans une université américaine. Une anecdote métaphorique questionnant le sionisme et l'identité juive-américaine avec humour.
Dans ce nouvel ouvrage inspiré de faits réels, l'héritier de la tradition littéraire juive-américaine de Saul Bellow et Philip Roth recouvre la réalité d'un voile de fiction. le critique littéraire Harold Bloom — dont les souvenirs inspirent le roman — devient Ruben Blum, un historien américaniste spécialiste de la taxation. Avec son épouse Edith et leur fille Judith, les Blum forment une famille américaine moyenne d'origine juive mais ayant délaissé le traditionalisme religieux pour l'académisme et la modernité. Exit les fêtes religieuses passées au temple, place à la télévision en couleurs et au réfrigérateur. Une famille presque parfaitement assimilée.
Or le livre s'ouvre sur le rappel désagréable qu'ils ne le sont pas tout à fait. Ruben Blum devra accueillir un aspirant-professeur venu d'Israël, un certain Ben-Zion Netanyahou, au seul prétexte qu'il est le seul Juif de son université. le plongeon dans les recherches de Ben-Zion Netanyahou est un moyen pour Joshua Cohen d'évoquer l'histoire du sionisme et ses courants variés. Notamment le "sionisme révisionniste" de Ben-Zion qui, plus tard, inspira la politique d'un certain Benyamin Netanyahou, aux commandes d'Israël pendant douze ans.
Puis, dans la deuxième moitié du livre, la rencontre entre les Blum et les "Yahou" donne à voir un choc des cultures entre les Juifs d'Israël et les Juifs de la diaspora américaine — une occasion de plus pour sonder l'identité particulière des juifs-américains.
A mi-chemin entre le roman de campus et le roman historique, Joshua Cohen creuse sa page d'une encre humoristique corrosive et terriblement actuelle. Et ce alors que "Bibi" Netanyahou ne quittait le poste de premier ministre qu'en juin 2021, après un règne ayant porté le sionisme révisionniste à son apogée.
Olivia Gesbert invite à sa table l'auteur Joshua Cohen pour présenter son dernier livre.
#JoshuaCohen #Netanyahou #Littérature _____________
Prenez place à La Grande Table pour rencontrer d'autres personnalités qui font l'actualité de la culture, ici https://www.youtube.com/playlist?list=PLKpTasoeXDrpsBVAaqJ_sANguhpPukaiT ou sur le site https://www.franceculture.fr/emissions/la-grande-table-1ere-partie
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