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Françoise Cartano (Traducteur)
ISBN : 2070422097
Éditeur : Gallimard (02/01/2002)

Note moyenne : 2.62/5 (sur 39 notes)
Résumé :
lan McEwan nous raconte des histoires scabreuses dont les héros pourraient faire l'objet d'articles scandaleux : infirmières sadiques, travestis délabrés et désespérés, et autres monstres détraqués. Le lecteur, entraîné aux frontières des zones interdites, va explorer l'univers sismique des pulsions.

Il n'y a pas d'âge pour la passion, pour le désir et la frustration, pour le cauchemar ou pour le bonheur.
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Allantvers
  30 mars 2019
Malaise, malaise. Les trois nouvelles extraites d'un recueil primé en 1976 pour construire ce petit opus de la collection Folio 2€ se disputent la palme du glauque : un jeune enfant perdu dans les errances fantasmatiques d'adultes dasn 'Masques', un gérant de sex-shop masochiste dans 'Pornographie', des êtres perdus à eux-mêmes se côtoyant dans un Los Angeles déshumanisé dans 'Psychopolis : Ian McEwan n'y va pas avec le dos de la cuiller pour mettre au jour les courants sombres les pus profonds qui agitent l'âme humaine.
Choix étonnant que de le faire découvrir par le biais de ces nouvelles, propres à en rebuter plus d'un. L'auteur d'Expiation a en effet beaucoup d'autres cordes à son arc et d'autres oeuvres plus aisément recevables, toujours servies par une plume impeccable.
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Tiephaine
  28 juin 2017
Un petit recueil d'introduction/découverte qui m'aura au moins permis de connaître Ian McEwan et de savoir que je n'aime ni son univers, ni son écriture.
La collection folio 2€ est une petite mine de littérature qui permet d'aborder de très nombreux auteurs pour une somme modique, et incluant la plupart du temps un aperçu global des oeuvres dudit auteur. L'édition est généralement très bien faite, les traduction en principe de qualité, ce qui est tout à fait le cas ici.
Mais la plume de McEwan est horripilante. Il s'ennuie à écrire, pour mettre en scène des personnages qui s'ennuient, et nous ennuient avec eux. Présenté comme un recueil un peu sulfureux, Psychopolis est surtout un recueil chiant à mourir. Aucune des trois histoires qui le composent ne présente le moindre intérêt littéraire (les tournures de phrase, nom de dieu, sont parfois à la limite du crime grammatical), et n'apportent rien au lecteur.
Il y a probablement de nombreux lecteurs qui apprécieront ce type de lecture. Je n'en fais pas partie. Il n'est pas dans mes goûts de lecteurs de lire une histoire sur un jeune adolescent obligé de se déguiser à chaque repas avec sa tante qui l'a recueilli après la mort de sa mère. Cette histoire là, Masques, est encore la plus intéressante et la plus acceptable en termes de nouvelle, même si elle ne casse pas des briques. L'assimilation entre la tante et la jeune amie du personnage est intelligente et intrigante, mais la fin est si abrupte qu'on se demande pourquoi l'auteur a arrêté d'écrire. Il s'agit moins d'une nouvelle que d'une histoire coupée dont la fin s'est probablement perdue quelque part entre le cerveau de McEwan et sa plume. Dommage.
Pornographie ne présente aucun intérêt, et porte ce titre parce que le personnage et son frère tiennent une boutique de magazines pour adultes. le personnage attrape une MST parce qu'il multiplie les conquêtes, sort avec deux femmes travaillant dans le même hôpital, elles s'en rendent compte, et exploitent ses tendance masochistes pour se venger. La fin peut passer pour une fin, encore qu'on se demande bien pourquoi nous raconter cette histoire, qui finalement ne nous apprend qu'une chose: le personnage principal est un enfoiré.
Psychopolis est je crois la pire des trois. Un anglais aux prises avec son séjour dans la ville de Los Angeles (ou San Francisco? Je n'ai même pas fait l'effort de m'en souvenir...), où il s'ennuie à mourir, fréquente une féministe qui a un fantasme de soumission, finit dans une soirée avec ses amis où il ne se passe rien. Fin.
J'ai rarement l'impression de m'être fait voler mon temps de lecture, mais là, très honnêtement, c'est l'impression que j'ai après avoir refermé le bouquin. Pourquoi écrire ça? Et pourquoi choisir ces histoires là pour présenter Ian McEwan? Etait-ce réellement la meilleure clé pour entrer dans l'univers littéraire de cet auteur? J'espère que non, parce que sinon, ça ne fera qu'ajouter une ligne à la longue liste des écrivains sans talent loués pour leur pseudo qualité littéraire...
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EosMayonnaise
  23 juillet 2013
Je viens de recevoir le tout premier chèque cadeau de ma vie. Trop heureuse, je décide d'aller immédiatement le dépenser dans des livres neufs, histoire de changer un peu des troisième main.
Je suis restée au moins une demi-heure à Cultura, j'ai fini par choisir sur un coup de tête car incapable, comme d'habitude, de prendre une décision réfléchie... Et bien mon choix n'aura pas été si judicieux que cela.
Non pas que c'était mauvais, non, mais c'était bizarre. Oui, je dis depuis le début que j'aime les histoires bizarres avec des gens cinglés ou dépressifs. Mais là c'est autre chose... Il y a assez peu de profondeur, on n'a pas vraiment le temps d'entrer dans l'histoire qu'elle est déjà terminée, ça se finit en queue de poisson...
J'ai quand même bien apprécié la première histoire, avec cette vieille Mina qui bizarrement me rappelle vaguement ma grand-mère... Une vraie folie, à condamner, mais malgré tout quelque peu compréhensible. J'avoue que Masques m'a beaucoup touchée.
Pour les deux autres histoires, pas une émotion, rien.
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AmandineMM
  07 novembre 2012
Ian McEwan construit dans ces trois textes une ambiance particulière et assez dérangeante. Les personnages s'ennuient, sont indifférents et/ou englués dans une vie morne, sans rien faire pour en sortir. Ils font alors la rencontre d'autres êtres rendus fous par cette vie : cette folie n'est pas immédiatement perceptible, elle apparaît petit à petit pour éclater au fil de la nouvelle. Dans le premier texte, une actrice, Mina, entraîne son jeune neveu dans sa déchéance et dans son monde imaginaire/théâtralisé, tandis que le personnage principal de "Pornographie", un beau salaud, est pris au piège de celle qu'il n'aurait jamais dû tromper. Enfin, le dernier texte insiste davantage sur l'ennui et la fuite incessante, mais inutile.
Si ces nouvelles créent un certain malaise, elles ne sont pas inoubliables pour autant : je les avais complètement oubliées depuis ma première lecture et sait déjà qu'il en sera de même après celle-ci.
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Zazette97
  04 février 2011
"Psychopolis et autres nouvelles" est un ensemble de 3 nouvelles tirées du premier recueil de l'écrivain britannique Ian McEwan, "Premier amour, derniers rites" réédité sous le titre " Sous les draps et autres nouvelles" publié en 1975.
"Masques" évoque la relation qu'entretiennent Henry, petit garçon de 10 ans, et sa tante Mina, ancienne comédienne de théâtre qui à la mort de sa soeur se voit confier l'éducation de son neveu.
Elevé par cette femme fantasque voire même complètement frappadingue, Henry apprécie néanmoins ses talents de conteuse et d'actrice et se plie à toutes ses extravagances, acceptant tous les soirs à son retour de l'école le rituel de revêtir le costume qu'elle lui a préparé pour passer la soirée.
Mais lorsque Mina lui demande de se déguiser en fille, Henry refuse de jouer le jeu...
"Pornographie" est l'histoire d'O'Byrne, un homme sûr de lui qui tient une librairie pornographique avec son frère et entretient une liaison avec deux femmes qui ne se connaissent pas mais travaillent comme infirmières dans le même hôpital.
O'Byrne sera victime de sa supercherie et apprendra à ses dépens que ce genre de trahison peut lui coûter très cher...
"Psychopolis" évoque les destins de plusieurs personnages, 3 hommes et une femme, qui se retrouveront réunis dans une même soirée au dénouement pour le moins étrange.
Ayant beaucoup entendu parler de Ian McEwan ces derniers mois sur la blogosphère, je me suis laissée tenter par ce recueil pour faire connaissance avec l'auteur.
Après lecture, je peux à présent dire que cette idée ne fut pas ma meilleure.
L'auteur nous emmène dans un univers au sein duquel les pulsions (souvent d'ordre scatologique mais pas seulement...) et les rapports de force dominant-dominé régissent le comportement de ses personnages. de la tante qui manifeste un goût malsain pour les déguisements jusqu'à l'imposer à son neveu à l'homme qui sur le point de subir la vengeance de ses deux maîtresses arrive encore à bander. Tous les personnages présentent une tendance "naturelle" (au sens où ils ne remettent jamais en question leurs agissements) à la perversion et à la transgression des interdits.
Il en résulte une ambiance malsaine, glauque parfaitement rendue par l'écriture provocante de l'auteur.
Malheureusement, j'ai trouvé ces personnages un peu trop "zombies". Ceux-ci semblent avancer tête baissée, courir à leur perte sans se poser la moindre question et sans qu'une quelconque moralité ne se dresse sur leur chemin.
Un malaise s'est emparé de moi durant ma lecture mais il sera vite oublié...
Lien : http://contesdefaits.blogspo..
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
Zazette97Zazette97   04 février 2011
Mary travaillait dans une librairie féministe de Venice dont elle détenait aussi des parts. C'est là que j'ai fait sa connaissance, à l'heure du déjeuner, le lendemain de mon arrivée à Los Angeles.
Le soir même nous étions amants et, assez peu de temps après, amis. Le vendredi suivant, je l'ai maintenue enchaînée par un pied à mon lit pendant tout le weekend.
C'était, m'avait-elle expliqué, une chose qu'elle "devait faire pour s'en libérer". Je la revois (plus tard, dans un bar plein de monde) m'arrachant la promesse solennelle de ne pas l'écouter si elle réclamait d'être détachée.
Soucieux d'être agréable à ma nouvelle amie, j'ai acheté une jolie chaîne et un petit cadenas. Avec des vis de laiton, j'ai fixé un anneau dans le bois de mon lit, et l'affaire a été réglée.
Quelques heures plus tard, elle voulait à tout prix sa liberté et, malgré un certain embarras, je me suis levé, j'ai pris une douche, je me suis habillé, j'ai enfilé mes pantoufles, et je lui ai apporté une grande poêle pour uriner. p.93
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EosMayonnaiseEosMayonnaise   23 juillet 2013
En fait, j'aurais voulu être nulle part, échapper à la pesanteur géographique.
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sasouh08sasouh08   22 août 2011
Il n'y a pas d'âge pour la passion, pour le désir et la frustation, pour le cauchemard ou pour le bonheur
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Anis0206Anis0206   17 novembre 2017
Il est réjouissant, au début du moins, de vivre dans une ville de narcissiques
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Videos de Ian McEwan (114) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian McEwan
Bande annonce du film The children act (2018), adaptation du roman de Ian McEwan, paru en français sous le titre L’intérêt de l'enfant.
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