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EAN : 9782070457052
416 pages
Gallimard (25/04/2014)
4.04/5   28 notes
Résumé :
«Peut-être que j'ai perdu l'esprit, mais ça ne me dérange pas, songea Moses Herzog. D'aucuns le croyaient cinglé et pendant un temps, lui-même douta d'avoir toute sa tête.
Mais aujourd'hui, bien qu'il se comportât bizarrement encore, il se sentait sûr de lui, gai, clairvoyant et fort. Comme envoûté, il écrivait des lettres à la terre entière, et ces lettres l'exaltaient tant que depuis la fin du mois de juin, il allait d'un endroit à l'autre avec un sac de vo... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Sammeler est un collectionneur qui ressent mieux que quiconque les émotions et désirs des autres, donc la souffrance des individus de plus en plus soumis à la frustration, maladie moderne. Les désirs des autres le fatiguent et le sens du déclin est aussi celui des États-Unis dont la vision est très pessimiste. Tout au long du roman il est aussi question des Juifs, ainsi que de l'expérience initiale de l'holocauste. Un roman riche, lu il y a longtemps, dont je garde un très bon souvenir.
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Mr. Artur Sammler, confident des excentriques new-yorkais ; vicaire de fous et géniteur d'une folle ; chef d'une clinique d'aliénés.

Après l'apprentissage de l'adolescent Augie March, après la perdition bavarde et conjuratrice des pensées dix-neuvièmistes de Moishe Herzog, Saul Bellow lâche un autre Bildungsroman à tendance picaresque. le Picaro en question est un vieux Juif de plus de soixante-dix ans, Artur Sammler.

Polonais rescapé de la Shoah (après avoir creusé sa propre tombe et s'être miraculeusement échappé du tas de cadavre incluant sa femme - son ex-femme, forcément), Mr Sammler est un intellectuel New-Yorkais qui se pose un certains nombre de questions à la fin des années 1960. Sur le programme Apollo 11, sur sa nièce qui s'habille comme une salope, sur un pickpocket noir aux allures de prince qui assoit sa domination en exhibant son schlong, sur sa fille mythomane, pas très maligne et kleptomane.
Il essaie régulièrement de visiter son neveu Elya, médecin, très légèrement plus jeune que lui, qui se meurt à l'hôpital. Ce dernier loge Mr Sammler, sa fille et la fille de Sammler, qui vivent ensemble dans un vieil appartement de Manhattan. Il semblerait que tout le monde en veuille à son argent caché dans sa maison de New Rochelle. Voilà pour le high-concept.

Seulement, si on s'en tient à la définition du juif selon Isaac Bashevis Singer, Mr Sammler est du genre à ne pas arriver à dormir et à empêcher tous le monde de dormir.
Or, tout le monde adore Mr Sammler. C'est un sage. Il a bien connu H.G. Wells, le Bloomsbury Club, a voyagé en Israël (tout en en gardant un goût amer)...

Pourquoi tout le monde l'aime, il ne le sait pas. Il se fait juge des temps modernes, de la peur panique du sublime qui a engendré une génération de dépravés, drogués, voleurs, étudiants irrespectueux qui se laissent pousser les pattes, exaltent une forme de néo-virilisme... Une forme de jeunisme décadent que ne cherche pas à comprendre Sammler. Il sait ce qu'il ne va pas. Il y pense beaucoup. Il digresse en permanence.

Moïshe Herzog (Herzog, publié en 1964, son magnum opus), en pleine déliquescence morale, se demandait pourquoi vivre, en interrogeant les grands de se monde dans des lettres qu'il n'envoyait pas (et pour cause, un grand nombre de destinataires étaient morts : Spinoza, JFK, Nieztsche), et finissait par ne plus rien avoir à dire, épuisé.
Pour Artur Sammler, la question est Comment mourir ? La situation de son neveu le préoccupe par procuration. Il est plus âgé que lui. Sammler, lui, a survécu à la machine de mort la plus impitoyable du XXe siècle. Peut-être est-ce pour ça que tout le monde le respecte, derrière sa dégaine de juif errant. Comment mourir ? ou comment finir sa vie, en fait. Accepter le monde tel qu'il est devenu ? Accepter d'être un excentrique, ne pas juger ses nièces, neveux, sa fille, les amis de son neveu, les étudiants qui le huent lors d'une conférence ; on n'en saura guère plus. Vous n'en saurez guère plus.

Moins prodigieux que Herzog, moins drôle aussi, malgré quelques formulations bien senties. Un peu un roman de vieux con très gentil, mais qui valait la peine d'être lu à l'époque de sa publication (1970). Aujourd'hui, après la remise en place du lecteur dans le contexte, ça reste un très bon roman, ce qui est déjà beaucoup, même pour Bellow
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LA PLANÈTE de M. SAMMLER de SAUL BELLOW
Monsieur Sammler a plus de 70 ans, vit à New York après avoir passé 20 ans à Londres, sa jeunesse en Pologne. Où qu'il se tourne, ce sont des morts auxquels il pense. Il est désormais à moitié aveugle. Il avait vu le monde s'écrouler une fois et craignait que cela ne se reproduise. Il a une fille, Shula. Certains étudiants lui font la lecture, des chevelus qui ne respectent plus l'autorité, il s'en inquiète, les trouve incultes et doit souvent leur expliquer l'étymologie des mots, d'ailleurs il restreint ses lectures aux auteurs du 18 ème siècle et à la bible ou maître Eckhart. Un jour dans le bus il est confronté à un pickpocket noir, énorme, qui le menace ouvertement, il ne compren plus ce monde, il en est resté à sa foi dans l'humanisme, la recherche pour aller dans la lune l'étonne, l'indiffère, seule la capacité à devenir un être humain lui paraît un but acceptable. Il a une nièce et un neveu, elle nymphomane, lui paumé, ils lui demandent souvent d'intervenir zuores de leur père, le prennent à témoin mais Sammler est un survivant improbable, ce qu'il a vécu l'a transformé, ils ne peuvent pas le comprendre tout comme lui ne comprend plus ce monde. Son histoire est à peine croyable…
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Saul Bellow (1915-2005) est un écrivain canadien-américain fils d'immigrés juifs-russes, élevé à l'école de la rue mais universitaire de carrière, notamment à Chicago. Saul Bellow a obtenu trois fois le National Book Award, pour Les Aventures d'Augie March (1953), Herzog (1964) et La Planète de M. Sammler (1969). Il reçut le prix international de littérature en 1965 et le prix Nobel de littérature en 1976. Cinq fois divorcé, l'écrivain vivait entre le Vermont et Boston, remarié à une ex-étudiante de trente ans sa cadette, lorsqu'il décède en 2005.
New York, fin des années soixante, l'homme se prépare à mettre le pied sur la lune. Artur Sammler, soixante-dix ans, borgne et veuf, habite la Grosse Pomme depuis 1947 rescapé par miracle des horreurs du nazisme et du racisme polonais, « Ces choses-là arrivent, c'est tout. Et elles étaient arrivées à Sammler, à sa femme et à d'autres qui, par une journée limpide, avaient dû se mettre nus. Dans l'attente d'être abattus au bord d'une fosse commune. » Sammler vit des largesses d'un membre de sa famille par alliance sur le point de décéder, coincé entre ce dont il est redevable et l'extravagance désarmante de ses proches. Entre une vie difficile et les problèmes psychologiques des siens, le vieil homme tente de s'adapter, que ce soit Shula sa fille qui volera un manuscrit précieux pour son auteur, Angela sa nièce lui confessant ses gros besoins sexuels (« - Une partie carrée ? – Oui. Tu sais, ça se fait maintenant, mon oncle. ») ou Wallace son frère fantasque. Et à l'extérieur ce n'est pas mieux, il sera hué par des étudiants contestataires lors d'une conférence et, carrément extravagant, menacé dans le hall de son immeuble par un individu lui exhibant son sexe énorme sous le nez !
Saul Bellow alternent les souvenirs du passé tragique du septuagénaire (un peu) et le présent, passant d'un personnage à l'autre, dans un texte assez dense fait de longs chapitres. Un roman qui se prêterait mal à une lecture trop fractionnée, au risque d'en perdre le fil. On trouve chez Saul Bellow ce qui fera Philippe Roth plus tard (dans le désordre, les juifs américains d'origine européenne et les traces du nazisme, les problèmes psychologiques et sexuels, la famille prégnante, les intellectuels etc.) avec, pour moi, une préférence pour Roth. J'aime mieux la construction des romans du second, plus simples ( ?) à lire avec un début et une fin plus évidente.
Le roman ne manque pas d'humour discret, même s'il est étonné ou déconcerté Artur Sammler cherche à comprendre ce monde, s'interrogeant sur la vision qu'il en a, lui le borgne « Bien sûr, dit-il, le monde te paraît différent. Au sens littéral. A cause de tes yeux. » Sans oublier quelques réflexions visionnaires ou très modernes, « L'humanité a perdu sa patience atavique. Elle exige une accélération de l'exaltation, n'accepte aucun instant qui ne soit pas lourd de sens… » ou encore « L'Antiquité acceptait les modèles (…) mais l'homme moderne, peut-être à cause de la collectivisation, a le démon de l'originalité. »
Artur Sammler ayant fait le bilan de ce monde étrange devenu, n'a plus qu'un espoir « … peut-être, peut-être ! que des colonies sur la Lune parviendront à atténuer la fièvre et l'effervescence qui règnent ici, et que l'amour pour l'illimité et pour le tout trouvera un apaisement matériel. L'humanité, ivre de terreur, se calmera, se dégrisera. »
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Artur Sammler est un miraculé de l'histoire, cette machine à forger des empires et à broyer les cadavres. Polonais de naissance, anglophile, et américain d'adoption, c'est un septuagénaire quelque peu dépassé par les moeurs New-Yorkaises. Tout d'abord sa vie aurait dû connaître la même fin abrupte que celle de sa femme aux côtés de laquelle on l'a obligé à creuser la fosse qui devait se refermer sur son corps criblé de balle. le sort ou la chance en a décidé autrement. Toujours est-il que le survivant de l'apocalypse nazie, assiste circonspect à un phénomène, certes moins mortifère, mais qui relève tout de même de la dégénérescence : le spectacle fascinant d'une société où l'abondance des biens et le droit inaliénable à la quête du bonheur ne semblent guère contribuer au bien-être et à l'équilibre psychique de ses ressortissants. Pour preuve la famille américanisée du vieil homme qui présente un éventail assez édifiant de comportements déviants qui vont de l'innocente fouille compulsive des poubelles, à la sympathique nymphomanie en passant par la très courante mise en danger perpétuelle de soi-même.

La Planète de Mr. Sammler relève comme Herzog de la partie un peu plus pessimiste de la production de l'auteur, en contraste avec l'humeur humoristique et burlesque à l'oeuvre dans le Faiseur de pluie ou le Don de Humboldt. C'est aussi un roman avec un contenu sociologique et philosophique non négligeable. L'auteur dresse un constat acerbe sur la société américaine et son individualisme forcené, et, ce qui fait son actualité, illustre les affres et les dérives qui en résultent.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
Durant la guerre, je ne croyais en rien, et j'avais toujours détesté les pratiques des Juifs orthodoxes. Je constatais que la mort n’impressionnait pas Dieu. L'enfer, c'était son indifférence. Mais l'incapacité à expliquer n'est pas une raison pour ne pas croire. Du moins tant que persiste l'idée de Dieu. Pour ma part, j'aurais préféré qu'elle ne persiste pas. Les contradictions sont trop douloureuses. Pas de souci de justice ? Pas de pitié ? Dieu n'est-il que le sujet de bavardage des vivants ? Et puis nous voyons les vivants raser comme des oiseaux la surface de l'eau, et l'un d'eux va plonger pour ne pas remonter et disparaître à jamais. Et nous, à notre tour, une fois immergés, nous disparaîtrons. Seulement nous n'avons aucune preuve de l'absence de profondeur sous la surface. Nous ne pouvons même pas affirmer que nous avons de la mort une connaissance superficielle. Il n'y a pas de connaissance. Il y a le désir, la souffrance, le deuil. Ils découlent du besoin, de l'affection et de l'amour - les besoins de la créature vivante, parce qu'elle est en effet une créature vivante. Il y a aussi l'étrangeté, implicite. Et aussi le pressentiment. Les autre états sont pressentis. Rien de tout cela n'est directement connaissable. Sans le pressentiment, il n'y aurait jamais eu de questions, il n'y aurait jamais eu de savoir. Je ne suis cependant pas un observateur de la vie, ni un connaisseur, et je n'ai rien à contester. S'il le peut, l'homme consolera. Mais ce n'est pas l'un de mes buts. On ne peut pas toujours se fier aux consolateurs. Par ailleurs, j'éprouve très souvent, presque tous les jours, un fort sentiment d'éternité. C'est peut-être dû à mes singulières expériences, ou à la vieillesse. Je sois dire que je ne ressens pas cela comme participant de la vieillesse. D'autre part, cela ne me dérangerait pas qu'il n'y ait rien après la mort. Si c'est comme avant la naissance, pourquoi s'en faire ? On ne recevra plus d'information. Notre agitation de singe prendra fin. je pense que ce sont mes pressentiments de Dieu sous leurs nombreuses formes quotidiennes qui me manqueront le plus. Oui, c'est ce que je regretterai. Aussi, docteur Lal, si la Lune présente pour nous un avantage sur le plan métaphysique, j'approuverai sans réserve. En tant que projet d'ingénierie, coloniser l'espace présente peu de véritable intérêt pour moi, sinon pour la curiosité et l'ingéniosité de la chose. Certes, la motivation, la volonté d'organiser cette expédition scientifique est sûrement l'une de ces nécessités irrationnelles qui constituent la vie - cette vie que nous croyons pouvoir comprendre. Je suppose donc que nous devons faire le saut parce que tel est le destin de l'homme. S'il s'agissait d'une question rationnelle, il serait rationnel d'instaurer d'abord la justice sur notre planète. et quand nous aurions une Terre de saints et que nos aspirations se porteraient vers la Lune, nous pourrions grimper dans nos machine et nous envoler.
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La pelouse devant la maison à colombages était mouillée., l'herbe odorante. Ou était-ce la terre elle-même qui sentait le frais ? Dans l'atmosphère clarifiée, purgée par la lune, il vit Shula approcher, qui le cherchait.

" Pourquoi tu n'es pas couché ?

Elle lui donna la couverture en tricot d'Elya pour lui tenir chaud, et il se mit au lit.

Pénétré du sentiment d'appartenir à une drôle d'espèce qui a organisé à ce point-là sa planète. À cette masse de créatures ingénieuses dont environ la moitié dort sur des oreillers, emmitouflée dans des draps, des couvertures, sous des couvre-lits. Ceux qui veillent, à l'exemple d'une équipe au travail, font fonctionner les machines du monde, et tout monte, descend, tourne et roule grâce à des calculs précis au milliardième de degré, les enveloppes des machines enlevées, remplacées, les trajectoires de millions de kilomètres calculées. Par ces génies, les éveillés. Les dormeurs, les brutes, les fantaisistes rêvent. Puis ils se réveillent, et l'autre moitié va se coucher.

Et c'est ainsi que la brillante race humaine fait marcher le globe en orbite.

Il rejoignit les autres dormeurs pour un temps.
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Parfois, Mr Sammler soupçonnait que son regard sur le monde pouvait ne pas être juste. Son expérience avait été trop particulière, et il craignait de projeter ces particularités sur la vie. Laquelle n’était sans doute pas dénuée de reproches, mais il se disait souvent qu’elle n’était pas et ne pouvait pas être telle qu’il la voyait. Puis de nouveau, de temps en temps, il sentait que le phénomène lui-même le dépassait un million de fois en étrangeté. Que de bizarreries !
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Une fois qu'on a commencé, une fois que l'esprit est lancé, il tourne, et il passe par tous les événements. Et peut-être que de le laisser tourner rend les choses un peu plus supportables. Encore que je ne voie pas pourquoi elles devraient être supportables. C'est un moment affreux. Mais qu'y faire? Les pensées poursuivent leur rotation.
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Un chaud courant de printemps balayait la 15e Rue. Lilas et égouts. Il n'y avait pas encore de lilas, mais quelque chose de sucré et de velouté dans l'atmosphère rappelait le lilas en fleur. On sentait partout comme une douceur, peut-être celle de la suie en dissolution, de l'air filtré par d'innombrables poumons humains, métabolisé par une multitude de cerveaux ou lâché par autant d'intestins, et qui vous pénétrait - si profondément!
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Vidéo de Saul Bellow
Dans "Les Nétanyahou", l'écrivain américain Joshua Cohen revient sur un épisode anecdotique de l'enfance de "Bibi" Netanyahou : le recrutement du père dans une université américaine. Une anecdote métaphorique questionnant le sionisme et l'identité juive-américaine avec humour.
Dans ce nouvel ouvrage inspiré de faits réels, l'héritier de la tradition littéraire juive-américaine de Saul Bellow et Philip Roth recouvre la réalité d'un voile de fiction. le critique littéraire Harold Bloom — dont les souvenirs inspirent le roman — devient Ruben Blum, un historien américaniste spécialiste de la taxation. Avec son épouse Edith et leur fille Judith, les Blum forment une famille américaine moyenne d'origine juive mais ayant délaissé le traditionalisme religieux pour l'académisme et la modernité. Exit les fêtes religieuses passées au temple, place à la télévision en couleurs et au réfrigérateur. Une famille presque parfaitement assimilée.
Or le livre s'ouvre sur le rappel désagréable qu'ils ne le sont pas tout à fait. Ruben Blum devra accueillir un aspirant-professeur venu d'Israël, un certain Ben-Zion Netanyahou, au seul prétexte qu'il est le seul Juif de son université. le plongeon dans les recherches de Ben-Zion Netanyahou est un moyen pour Joshua Cohen d'évoquer l'histoire du sionisme et ses courants variés. Notamment le "sionisme révisionniste" de Ben-Zion qui, plus tard, inspira la politique d'un certain Benyamin Netanyahou, aux commandes d'Israël pendant douze ans.
Puis, dans la deuxième moitié du livre, la rencontre entre les Blum et les "Yahou" donne à voir un choc des cultures entre les Juifs d'Israël et les Juifs de la diaspora américaine — une occasion de plus pour sonder l'identité particulière des juifs-américains.
A mi-chemin entre le roman de campus et le roman historique, Joshua Cohen creuse sa page d'une encre humoristique corrosive et terriblement actuelle. Et ce alors que "Bibi" Netanyahou ne quittait le poste de premier ministre qu'en juin 2021, après un règne ayant porté le sionisme révisionniste à son apogée.
Olivia Gesbert invite à sa table l'auteur Joshua Cohen pour présenter son dernier livre.
#JoshuaCohen #Netanyahou #Littérature _____________
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