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EAN : 9782070406463
233 pages
Gallimard (30/11/-1)
3.66/5   320 notes
Résumé :
Car tout était déjà en moi, enfoui. Quelque chose entre la tragédie grecque et la comédie à l'italienne. Une farce bouffonne au goût amer, un drame dont on se retient de rire. Ni une complainte, ni une leçon, ni une morale. Juste une ode à la déroute, un poème chantant la toute-puissance de l'absurdité face au bon sens... La commedia des ratés a remporté en 1991 le Grand Prix de littérature policière, le trophée 813 du meilleur roman et le prix Mystère de la critiqu... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
3,66

sur 320 notes
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paroles
  31 mars 2020
Antonio vient d'hériter d'une terre en Italie, lui gosse de rital qui a rejeté tout ce qui venait de là-bas. Et cet héritage c'est son ami d'enfance, Dario, qui lui a transmis. Dario qui vient de mourir et qui quelques jours avant sa mort lui avait demandé d'écrire une étrange lettre...
Entre passé et présent, entre l'Italie et la France, nous suivons le parcours d'Antonio à la recherche de son histoire et celle de Dario. Histoire où se croiseront mafia, miracle, Vatican, vin et recettes de pâtes. Ça peut sembler foldingue à dire comme ça, mais non tout est crédible dans cette histoire, les personnages comme les faits. C'est fort et goûteux comme un café italien, un régal !
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Andr
  14 février 2021
Très bon roman qui vous fera découvrir l'auteur.
A lire en préparant vos pâte !!! Prenez votre temps...
N'oubliez pas de cuisiner l'arrabiata pendant le journal de vingt heure!!!
En clair, un excellent polar sur fond de vengeance et serment de vigne...
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Croquignolle
  13 septembre 2017
Le roman policier m'intéresse surtout lorsqu'il entraîne le lecteur dans un milieu inconnu, sur des sentiers historiques, culturels, spirituels et humains lointains, lorsque l'intrigue ne se contente pas de résoudre des énigmes mais invite au voyage.
Mission pleinement accomplie avec La commedia des ratés ! L'auteur nous emmène dans un petit village italien, loin du bruit et de la foule, auprès de Sant'Angelo et ses ouailles. Il s'y déroule une farce loufoque sous les yeux ébahis d'acteurs et de spectateurs plus ou moins ratés, plus ou moins perspicaces, plus ou moins rancuniers.
Benacquista est maître du jonglage entre les cultures, les époques et les émotions.
On rit. On s'étonne. On a peur. On est suspendu à une chute presque connue d'avance et pourtant si délicate et délicieusement amenée.
Ce roman est parfait pour les douces soirées d'automne, spécialement en temps de vendanges comme c'est le cas au moment où j'écris cette petite chronique.
Le Grand Prix de littérature policière 1991 a adoubé son maître. Chapeau bas, Monsieur Benacquista !
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Marti94
  25 septembre 2019
Comment ne pas adorer "La commedia des ratés" de Tonino Benacquista ! Ça sent bon l'Italie et l'humour dès le titre du livre qui commence comme un roman social et se poursuit en polar. Pas étonnant qu'il ait reçu de nombreux prix!
J'ai adoré l'histoire d'Antonio, le narrateur, parce qu'il est fils d'immigrés italiens et que ses parents habitent rue Anselme Rondenay à Vitry-sur-Seine. On aurait pu se croiser car j'habite moi aussi Vitry-sur-Seine et j'avais une copine italienne au lycée qui habitait le quartier. Bref, j'ai un faible pour le héros de l'histoire qui a pourtant choisi de vivre à Paris mais revient voir ses parents de temps en temps, un peu contraint par ses obligations familiales. Mais la famille c'est important surtout lorsqu'on a fui un régime fasciste comme celui de Mussolini et c'est le cas de ses parents. Un dimanche, Dario, son pote d'enfance plus ou moins voyou, l'attends pour lui demander d'écrire une lettre à une femme inconnue en restant dans la confidence. le lendemain, Dario est retrouvé assassiné. Antonio va se lancer dans une enquête qui va le mener dans leur village d'origine en Italie où son ami venait d'acquérir un vignoble donc qu'il se retrouve héritier. Il y a bien sûr anguille sous roche et Antonio va se retrouver en danger.
Tonino Benacquista mène le suspense d'une main de maître mêlant le passé et le présent sur fond de relation familiale et identitaire entre la banlieue parisienne et le petit village italien. On y retrouve aussi des recettes de pâtes, un miracle qui fait déplacer le banquier du Vatican et una buena fortuna !
Lu en septembre 2019
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colimasson
  04 juillet 2012
D'emblée, Antonio donne le ton en nous présentant son environnement d'une manière sardonique–ton que l'on retrouvera dans chaque page de ce livre, aussi mordant lorsqu'Antonio l'utilisera pour décrire les étapes de la progression de l'intrigue que lorsqu'il partagera avec son lecteur des réflexions sur la question de ses origines. Les deux semblent d'ailleurs fortement liés car c'est en revenant à Sora, la ville italienne dont sont issus ses aïeux, qu'Antonio se retrouve empêtré dans une histoire qui deviendra beaucoup plus compliquée et dangereuse que ce qu'il avait initialement prévu.
Après la mort de son ami Dario, lui aussi immigré italien quoique plus attaché à ses origines que ne l'est Antonio, ce dernier décide d'élucider le mystère de sa disparition en revenant sur les derniers projets qui avaient animés feu son ami. Ainsi, Antonio se retrouve dans le patelin de ses ancêtres, découvrant les terres sur lesquelles pousse un raisin de mauvaise qualité et dont on tire un vin tout aussi médiocre. Véritable gâchis que cet héritage familial même pas foutu de mettre un peu de beurre dans les épinards des rejetons... Dario en avait pris conscience rapidement et Antonio, mis au courant des projets fomentés par son ami pour redonner un peu de valeur financière à ces terres, décide de poursuivre la tâche entamée par son ami. Pour attirer l'attention sur ses vignes, Antonio invoque les miracles religieux les plus grossiers (on en aura la preuve : ce sont aussi ceux qui marchent le mieux). Hélas, il est loin d'imaginer les conséquences qui découleront de cette mise en scène. Antonio se retrouve dépassé par les évènements, abruti devant le spectacle de l'enchaînement des faits, spectateur effrayé des moeurs d'un pays qu'il connaît mal. Ce sera l'occasion de faire surgir une foule de personnages typiques, d'autant plus stéréotypés que l'on sent qu'Antonio craint d'avoir quoi que ce soit de commun avec eux. On retrouve la mama italienne, diva de l'assaisonnement des pâtes et spécialiste du zapping télévisé ; le faux aveugle qui ne cesse de chanter en déambulant à travers les champs ; la mafia locale ; les ressortissants de la période Mussolini ; et plus généralement, une population encore fortement ancrée dans les traditions et coutumes chrétiennes.
Antonio n'est pas à l'aise mais cette confrontation lui permettra de soigner le mal –la honte de ses origines fantasmées- par le mal –la découverte des plus ardents représentants de ses origines. Lui qui cherchait coûte que coûte à se définir par opposition à sa patrie d'origine comprendra qu'il s'agit d'une démarche vaine puisque, de toute façon, Antonio est bien trop différent de la population locale pour qu'il puisse être assimilé à leur communauté. Ce retour au bercail familial permettra également à Antonio de comprendre certaines particularités du comportement de ses parents. L'agacement qu'il concevait parfois pour eux cèdera gentiment place à une forme de tendresse plus élaborée. Mais cette métamorphose n'est pas creusée car la Commedia des ratés n'est pas un livre sur les origines, et son intention première est de nous embarquer le long d'une intrigue bien ficelée. Cette intrigue, pas passionnante en soi, n'est toutefois pas désagréable à lire car Antonio nous la fait vivre à travers son regard chargé d'un mélange d'ironie et de lassitude bien dosé. Comble de l'ironie, Antonio se laisse rattraper par ses origines à travers ce trait de caractère universellement partagé de la gourmandise ; et s'il renie les autochtones, il ne crache jamais sur un café bien préparé ou un plat de pâtes bien accommodé.
« Les rigatonis sont des pâtes larges, trouées et striées afin de mieux s'imprégner de sauce. Un calibre assez gros pour diviser une famille en deux, les pour et les contre, et chez nous, mon père à lui seul se chargeait du contre. Il a toujours détesté les pâtes qu'on mange une à une et qui remplissent la bouche. Il est fervent défenseur des capellinis, le plus fin des spaghettis, cassés en trois et qui cuisent en quelques secondes. Est-ce pour le geste agile de la fourchette slalomant dans une entropie frétillante, ou bien cet étrange sentiment de fluidité dans le palais, mais il n'en démord pas. »
Encore une fois, et cela semble être la grande leçon de ce siècle (en ce sens, l'originalité ne triomphe pas) : les anti-héros font preuve de leur talent à susciter la sympathie et le rire, et à conférer un surplus d'intérêt à une intrigue qui serait peut-être tombée dans l'anecdotique sans cela.

Lien : http://colimasson.over-blog...
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Citations et extraits (46) Voir plus Ajouter une citation
bibliophagebibliophage   20 février 2009
[Les pâtes] C'est le royaume suprême de la forme. C'est de la forme que naîtra le goût. [...] C'est là qu'on s'aperçoit que l'arrondi a un goût, le long et le court ont un goût, le lisse et les stries aussi. [...] C'est parce que la vie elle-même est si diverse et si compliquée qu'il y a autant de formes de pâtes. Chacune d'elles renvoie à un concept. Chacune va raconter une histoire. Manger un plat de spaghettis, c'est comme imaginer le désarroi d'un être plongé dans un labyrinthe, dans une entropie inextricable de sens, dans un sac de noeud. Il lui faudra de la patience et un peu de dextérité pour en venir à bout. Regardez comment est fait un plat de lasagnes, vous n'y verrez que la couche apparente, le gratin qu'on veut bien vous montrer. Mais notre individu veut voir les strates inférieures, parce qu'il est sûr qu'on lui cache des choses profondément enfouies. Pour s'apercevoir petu-être qu'il n'y a rien de plus qu'en surface. [...] Il n'y a rien de plus creux, de plus vide, et de plus mystérieux que dans un simple macaroni. En revanche, le ravioli, lui, renferme quelque chose, on ne sait jamais vraiment quoi, c'est une énigme dans un coffre qu'on n'ouvre jamais, une boîte qui va intriguer notre sujet par ce qu'elle recèle. Vous savez, on prétend qu'à l'origine ces raviolis étaient destinés aux navigateurs. On enveloppait des restes de viandes et de bas morceaux hachés dans une fine couche de pâte, en espérant que le marins ne chercheraient pas à savoir ce qu'il mangeaient.
-Vraiment ? Et le tortellini, ça peut rappeler quoi? L'anneau, la bague ?
-Pourquoi pas le cercle, tout simplement. L'histoire sans fin. La boucle. Partir. Pour retourner forcément là d'où l'on vient.

(fin)
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colimassoncolimasson   13 juillet 2012
Tu fais de la peine, banlieue. Tu n’as rien pour toi. Tes yeux regardent Paris et ton cul la campagne. Tu ne seras jamais qu’un compromis. T’es comme le chiendent. Mais ce que je te reproche le plus, c’est que tu pues le travail. Tu ne connais que le matin et tu déclares le couvre-feu à la sortie des usines. On se repère à tes cheminées. Je n’ai jamais entendu personne te regretter. Tu n’as pas eu le temps de t’imaginer un bien-être. Tu n’es pas vieille mais tu n’as pas de patience, il t’en faut toujours plus, et plus gros, t’as toute la place qu’il faut pour les maxi et les super. La seule chose qui bouge, chez toi, c’est la folie des architectes. Ce sont eux qui te font vivre, avec toutes ces maquettes qu’ils te destinent. Ta mosaïque infernale. Ils se régalent, chez toi, c’est la bacchanale, l’orgie, le ténia. Ils se goinfrent d’espace, une cité futuriste ici, tout près de la Z.U.P., à côté d’un gymnase bariolé, entre un petit quartier plutôt quelconque des années cinquante qui attend l’expropriation, et un centre commercial qui a changé de nom vingt fois. Si d’aventure un embranchement sauvage d’autoroute n’est pas venu surplomber le tout. T’as raison de te foutre de l’harmonie parce que tu n’en as jamais eu et que tu n’en auras jamais. Alors laisse-les faire, tous ces avant-gardistes, tous ces illuminés du parpaing, ils te donnent l’impression de renaître, quand, en fait, tu ne mourras jamais. T’iras chercher plus loin ,tu boufferas un peu plus autour, mais tu ne crèveras pas. C’est ça, ta seule réalité. Il est impossible de te défigurer, tu n’as jamais eu de visage.
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mgeffroymgeffroy   25 février 2008
- Quand ils donnent le résultat du tirage au sort, vous pouvez tourner un peu la sauce et rajouter une petite boîte de concentré de tomates, juste pour donner un peu de couleur, deux petits piments, pas plus, laissez le feu bien fort, évitez de couvrir, ça va gicler partout mais on dit qu'une sauce all'arrabbiata est réussie quand la cuisine est constellée de rouge. Passez sur la deux.
Un feuilleton brésilien tourné en vidéo, deux amants compassés qui s'engueulent dans un living.
- A la fin de l'épisode ce sera le journal télévisé, et on pourra passer à table. La sauce et les pâtes seront prêtes exactement en même temps. Quinze minutes. Vous avez retenu ?(...)
- Pas mal votre recette, mais je n'ai pas la télé.
- Alors, mangez des pois chiches.
Les pâtes brulantes sont arrivés dans mon assiette. Un délice qui enflamme le palais. Je me suis toujours méfié des filles qui savaient faire la cuisine.
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RockyRacoonRockyRacoon   13 août 2021
_Bien sûr… Tenez, je vais vous apprendre à faire une sauce à l’arrabbiata. Il est 19h45. Mettez la RAI.
Un jingle qui annonce une série de publicités.
_ Mettez votre eau à bouillir, et au même moment, faites revenir une gousse d’ail entière dans une poêle bien chaude sur le feu d’à côté, jusqu’à la fin des pubs.
L’odeur de l’ail frémissant arrive jusqu’à moi. Les pubs se terminent. Elle me demande de zapper sur la Cinq, où un gars devant une carte de l’Italie nous prévoit 35° pour demain.
_ Dès qu’il commence la météo vous pouvez enlever la gousse de l’huile. On en a plus besoin, l’huile a pris tout son goût. Jetez vos tomates pelées dans la poêle. Quand il a terminé la météo, l’eau bout, vous y jetez les pennes. Mettez la Quatre.
Un présentateur de jeux, du public, des hôtesses, des dés géants, des chiffres qui s’allument, des candidats excités.
_ Quand ils donnent le résultat du tirage au sort, vous pouvez tourner un peu la sauce, et rajouter une boîte de concentré de tomates, juste pour donner un peu de couleur, deux petits piments, pas plus, laissez le feu bien fort, évitez de couvrir, ça va gicler partout mais on dit qu’une sauce all’arrabbiata est réussie quand la cuisine est constellée de rouge. Passez sur la Deux.
Un feuilleton brésilien tourné en vidéo, deux amants compassés s’engueulent dans un living.
_ A la fin de l’épisode ce sera le journal télévisé, et on pourra passer à table. La sauce et les pâtes seront prêtes exactement en même temps. Quinze minutes. Vous avez retenu ?
Sans m’en apercevoir, un petit monticule d’écorces de lupins s’est formé devant moi. D’un geste nerveux j’en avale encore quelques-uns. Rien de pire pour émousser la faim, ces trucs-là.
_ Méfiez-vous de la malédiction des lupins, Antonio ! On dit que le Christ, poursuivi par les Pharisiens, s’est réfugié dans un champ de lupins. Mais quand on secoue une branche de lupins, ça fait comme un bruit de carillon, et les Pharisiens l’ont retrouvé tout de suite. Alors il a dit : que celui qui goûte une seule de ces graines ne puisse plus jamais se rassasier. Mangez plutôt des olives.
Je la trouve de plus en plus adorable, avec sa cuisine, ses recettes et ses contes et légendes.
_ Les olives, c’est pareil, j’ai fait.
_ Justement non. Car le Christ s’est réfugié un jour dans un champ d’oliviers, mais comme le tronc de l’olivier est creux, personne ne l’a retrouvé, et il a béni l’olivier.
Si tout ceci est vrai, je la demande en fiançailles, et si tout est faux je l’épouse. N’empêche que je ne pensais pas que le Christ était aussi trouillard.
_ Pas mal, votre recette, mais je n’ai pas la télé.
_ Alors mangez des pois chiches.
Les pâtes brûlantes sont arrivées dans mon assiette. Un délice qui enflamme le palais. Je me suis toujours méfié des filles qui savaient faire la cuisine.
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CroquignolleCroquignolle   29 août 2017
Tu fais de la peine, banlieue. Tu n'as rien pour toi. Tes yeux regardent Paris et ton cul la campagne. Tu ne seras jamais qu'un compromis. T'es comme le chiendent. Mais ce que je te reproche le plus, c'est que tu pues le travail. Tu ne connais que le matin et tu déclares le couvre-feu à la sortie des usines. On se repère à tes cheminées. Je n'ai jamais entendu personne te regretter. Tu n'as pas eu le temps de t'imaginer un bien-être. Tu n'es pas vieille mais tu n'as pas de patience, il t'en faut toujours plus, et plus gros, t'as toute la place qu'il faut pour les maxi et les super. La seule chose qui bouge, chez toi, c'est la folie des architectes. Ce sont eux qui me font vivre, avec toutes ces maquettes qu'ils te destinent. Ta mosaïque infernale. Ils se régalent, chez toi, c'est la bacchanale, l'orgie, le ténia. Ils se goinfrent d'espace, une cité futuriste ici, tout près de la Z.U.P., à coté d'un gymnase bariolé, entre un petit quartier plutôt quelconque des années cinquante qui attend l'expropriation, et un centre commerciale qui a changé de nom vingt fois. Si d'aventure un embranchement sauvage d'autoroute n'est pas venu surplomber le tout. T'as raison de te foutre de l'harmonie parce que tu n'en as jamais eu et que tu n'en auras jamais. Alors laisse-les faire, tous ces avant-gardistes, tous ces illuminés du parpaing, ils te donnent l'impression de renaître, quand, en fait, tu ne mourras jamais. T'iras chercher plus loin, tu boufferas un peu plus autour, mais tu ne crèveras pas. C'est ça, ta seule réalité. Il est impossible de te défigurer, tu n'as jamais eu de visage.
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