AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix BabelioRencontres
EAN : 9782072953767
Gallimard (06/01/2022)
3.77/5   232 notes
Résumé :
« Les mots français que j’entends ma mère prononcer le plus souvent sont cholestérol et contrariété. Je m’étonne qu’une femme ayant tant de mal à amadouer sa langue d’adoption puisse connaître deux termes selon moi si savants. Contrariété l’emporte de loin. Elle finit par se l’approprier comme s’il la débarrassait du devoir d’aller mieux, et qu’une fois prononcé, rien ne l’obligeait à développer, tout était dit, contrariété.
Les soirs où l’affrontement avec s... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (66) Voir plus Ajouter une critique
3,77

sur 232 notes

palamede
  18 juillet 2022
Un ressentiment réciproque que l'un noie dans l'alcool et l'autre dans la dépression, un naufrage parental dont les enfants sont les premiers à pâtir, voilà ce que raconte Tonino Benacquista dont l'immigration d'Italie en France de ses parents dans les années 50 n'a pas rempli ses promesses, bien au contraire. Pourtant pour le benjamin de la fratrie, le seul des cinq enfants à être né en France, si le constat est amer face à ceux qui ne lui ont transmis aucune culture, que d'ailleurs ils n'avaient pas, le salut, l'ouverture au monde passera par la littérature. Une littérature qui s'est d'abord refusée à lui, incapable qu'il était d'ouvrir un livre pendant une partie de sa scolarité, tout en aimant déjà, ce qui est pour le moins paradoxal, écrire des histoires. Des histoires qu'on ne peut qu'aimer, comme celle de sa famille, avec ses mélancolies, ses bas et ses hauts, ses hontes et ses fiertés. Parce que qu'il se livre sur une profonde dépression arrivée au moment du succès, ou qu'il réécrive l'histoire de ses parents sous un jour plus favorable pour leur rendre hommage, car dit-il : « Se livrer au plaisir de l'extrapolation, c'est se consoler du talent que la vie n'a pas eu. » Tonino est un merveilleux conteur qui par la force de son humour et la finesse de son imagination nous séduit irrésistiblement.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          740
cathe
  31 janvier 2022
Des souvenirs d'enfance d'écrivains, j'en ai lus beaucoup, et pourtant je retombe presque toujours sous le charme.
Celui-ci m'a d'abord fait penser aux souvenirs de Daniel Picouly ou d'Azouz Begag, ou comment un enfant d'immigrés quasi illettrés devient un fou d'écriture et de lecture…
Pour la lecture, ça a commencé mal et tard pour l'auteur.
Comme il n'a pas eu accès à des livres pour enfants, il s'est cabré devant les premières lectures. « La guerre du feu » le perd, « La maison du chat-qui-pelote » lui fait l'effet d'être une langue étrangère…
Et pourtant il l'aime, la langue française, mais il ne veut pas la lire, il veut l'écrire…
Et c'est comme cela qu'il apprivoisera notre langue, en rédigeant des « rédactions », des dissertations, puis en se hasardant aux nouvelles, aux scénarios, aux polars, avec le succès que l'on connait…
Beaucoup de charme donc dans cette lecture où Benacquista se livre de manière très intime, aussi bien sur l'alcoolisme de son père que sur son agoraphobie.
C'est un auteur que je suis depuis ses débuts avec « La maldonne des sleepings » et « Trois carrés rouges sur fond noir », puis « Saga » et « Quelqu'un d'autre", c'est un vrai raconteur d'histoires tendance roman noir et humour, et ça j'aime beaucoup !
Merci à Babelio / Masse critique et Galimard pour l'envoi.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          668
fanfanouche24
  01 février 2022
**[Choisi chez mes camarades... Librairie Caractères / Issy]- Lu le 27 janvier 2022
Coup de coeur pour cet écrivain que je souhaitais lire depuis longtemps ... Voilà qui est fait , avec son dernier livre, différent de ses écrits antérieurs... Puisque notre auteur, à l'aune de la soixantaine, décide de revenir à un récit plus personnel...
Une lecture étonnante, réunissant résilience et optimisme très communicatif !...Etonnante lecture , aussi, car on ressent la jubilation, le bonheur, la Liberté que le goût des mots et de l'écriture ont apporté comme force et indépendance à ce petit garçon, franchement "mal parti" !!
Dans cet ouvrage ,Tonino Benacquista , connu mondialement pour ses "policiers" publiés chez Gallimard, revient sur son enfance, ses souvenirs, son parcours atypique de fils d'émigrés italiens, des parents vaillants mais mal assortis....Cinq enfants dont le petit dernier [**notre futur écrivain ], "cancre absolu et confirmé ", détestant l'école, la Lecture même... fait le désespoir de ses professeurs [hormis une de ses profs de français ] .
Ce qui le réjouit avant tout c'est d'écrire, et de devenir selon ses mots "Fabricant de fiction "... A ce propos, je transcris un extrait irrésistible de ce miracle de l'ECRITURE, qui pour ce jeune garçon est avant tout un moyen de "Transgresser", de réparer...de se venger de ce qui le révolte dans sa condition d'enfant pauvre, émigré... ayant du mal à saisir le monde des adultes...et d'y trouver une place, même petite... !!
"Trouvez une autre fin au roman de Roger Vailland, 325 000 francs.Mme Foux et son goût pour le texte engagé. Elle nous affranchit de la lecture in extenso en nous soumettant quatre extraits qui résument tenants et aboutissants de l'intrigue. Un ouvrier en usine veut "se faire une place au soleil ".Son rêve est à portée de main? Il finira manchot. L'épilogue semble nous dire qu'on n'échappe pas à la condition de sa naissance. Mme Foux nous somme de lui donner un autre destin. À la croisée de notre sens moral et de notre imagination. le venger? le faire rentrer dans le rang ? M'affranchir? Bizarre et délicieux sentiment de transgression que de substituer à l'auteur. Dans la classe, les natures se révèlent : les conformistes, les fatalistes, les optimistes,les cyniques.Au fait,qu'enseigne-t-on dans les autres matières ?"(p.92)
Ayant réussi à éviter le destin tout tracé et peu glorieux qui l'attendait, de petit émigré peu instruit, il s'engouffrera avec talent et avec succès dans son rêve (devenu réalité): "Fabricant de fiction", réussissant à être publié dans la célébrissime collection de Gallimard, la "Série Noire"...
A cette consécration à peine imaginale surviendra une période difficile de "dépression", de "mélancolie", comme le contrecoup d'une trahison de son milieu et de ses parents. Récit qui m'a fortement intéressée et émue...
Qui m'a fait songer à un autre écrivain, interpellé par ce sentiment de culpabilité dû au changement de classe sociale; je désirais nommer Roger Vailland...
En dépit de leur couple "bancal" qui apporta à a cette fratrie de nombreux orages et amoncellement de nuages assez sombres, L'auteur rend un hommage intense et sans mièvrerie à ses parents !
Je terminerai par un extrait très éclairant sur le ressenti contradictoire du Succès tant espéré :
"Quand mon mal me laisse en paix au point de se faire oublier, j"essaie de lui donner,une fois débarrassé des terminologies cliniques, une symbolique profonde. Une piste parmi d'autres pour décrire ses raisons de me hanter : j'ai déjoué, et trop tôt, une fatalité. A l'inverse d'un personnage de Roger Vailland, j'ai échappé à ma condition de naissance.je n'ai connu ni l'échec, ni la pénibilité du labeur, ni l'obéissance aux ordres. J'ai trahi ma classe, j'ai ri aux préceptes religieux de ma paroisse,j'ai échappé à un destin tout tracé. "(p.178)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          450
Alzie
  04 février 2022
"Chienne de vie", en français. Sur un ton ou plutôt avec les accents de quelqu'un s'excusant presque d'être devenu ce qu'il est Tonino Benacquista, filial et fraternel, adresse une rare et pudique déclaration d'amour aux siens, à ses profs de français, aux livres et à la littérature, dans un exercice d'autobiographie comme je les aime, mêlant drôlerie, gravité et invention formelle, qui croise le récit d'un déracinement familial et celui de sa success story inattendue d'écrivain, "l'insolente réussite" qui l'oblige à traverser ici le miroir familial. C'est l'histoire de ses parents, Cesare et Elena, Italiens installés en France en 1954 avec quatre enfants nés "là-bas", vue, racontée et imaginée aussi pour ce qu'elle aurait pu être, par lui-même le petit dernier, né à Choisy en 1961. le plus français de tous se fait l'observateur affûté, portraitiste tendre de son attachante fratrie et se penche quelquefois avec humour sur la notion d'atavisme. Son côté paternel Benacquista, ceux qui "tordent le cou des lapins et retournent leur peau comme un gant", son côté maternel Polsinelli, ceux "qui taillent des costumes sur mesure"... "qui piquent et brodent dans leur atelier de couture" (p.112), qui ne quittent jamais leur pays. Chez les Benacquista l'oncle paternel Luigi a réalisé "le rêve américain" de beaucoup d'Italiens en faisant fortune aux États Unis et rendrait plus cruelle encore "l'émigration subie" de son frère cadet Cesare en France. D'où la portée symbolique réparatrice de sa réception d'un César du meilleur scénario par Tonino, évoquée dans les dernières pages de son livre (p.183).
À l'inverse de tant d'écrivains qui s'attardent sur de précoces souvenirs de lecteurs pour raconter leur parcours d'écriture, lui doit d'abord parler de la conquête des mots d'une langue restée en travers de la gorge de ses parents et expose au contraire sa résistance peu commune aux livres, "La lecture n'est pas un refuge mais un fardeau" (p. 47), sa scolarité défaillante entre les livres qui se refusent à lui, ceux qu'il évite de lire, ne lit pas ou ne veut pas lire mais s'autorisant, suprême imposture ou culot, du collège au lycée, faute de lapin et grâce à son imaginaire débordant, à "tordre" en bon Benacquista, le sens des mots et des questions, à "broder" en vrai Polsinelli, ses propres fictions. le cinéma est et restera un attrait pour ce "résistant créatif". Après l'envolée vers la vie d'adulte de son frère aîné et de ses trois soeurs, la solitude béante, le spectacle du désarroi de Cesare et Elena ses parents mais, plus fort que tout le reste, le rêve qui va s'accomplir de vivre de l'écriture. En questionnant le rendez-vous manqué de ses parents avec la France et le sien avec eux, Tonino Benacquista montre de manière bouleversante les deux figures abîmées d'un même couple, qu'un ressentiment mutuel destructeur menant à l'ivrognerie de l'un et à la mélancolie profonde de l'autre rendit négligents du devenir de leurs enfants. Cette traversée du miroir familial, au-delà des souvenirs douloureux qu'elle ravive, prend une forme créative élégante bâtie en courts et stimulants chapitres se suffisant à eux-mêmes, tantôt narratifs, tantôt imaginatifs ou plus méditatifs où s'inscrit l'itinéraire d'un amoureux des arts (le cinéma en particulier) et l'histoire d'une ouverture salvatrice aux livres, le secret d'un passage rituel vers la citadelle littérature dont il faut aller en toute hâte découvrir celle qui lui en remit les clés ("C'est beau un colophon").
"La vie, ça n'est jamais si bon ni si mauvais qu'on croit"
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          383
Didjmix
  24 avril 2022
T. Benacquista vient ici se livrer, son enfance, ses rencontres avec la langue et la littérature. Je ne peux qu'approuver, en plus, que Cyrano de Bergerac est un chef d'oeuvre, comme Little Big Man un film culte parmi sa belle liste re-mémorative. Pas toujours facile cette dualité avec ses origines, partagé entre la France et l'Italie : à la Coupe du Monde de football, va-t-il défendre l'une ou l'autre ? Il joue avec cette histoire de famille, nous laissant presque choisir celle qui nous conviendrai le mieux. C'est du très (très) beau texte. Souvent, des phrases où l'on s'arrête immanquablement. Par exemple, il nous parle de son père, italien de caractère, ouvrier émigré par choix, ivrogne de son état, et se demande comment on peut être si orgueilleux et manquer à ce point de dignité.
Commenter  J’apprécie          470


critiques presse (7)
RadioFranceInternationale   20 juillet 2022
Dans Porca Miseria, l'auteur italien né en France en 1961 nous raconte ses amours avec les classiques de la littérature et la langue françaises.
Lire la critique sur le site : RadioFranceInternationale
LeMonde   04 mai 2022
C’est l’histoire de cette réussite qu’il restitue ici avec autant d’humour que de sensibilité.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeMonde   21 mars 2022
Adepte des variations de formes, l’écrivain vient de publier « Porca miseria », un texte autobiographique dans lequel il analyse son rapport au récit. Il raconte comment lui sont venus d’abord la passion de l’écriture, puis celle de la lecture.
Lire la critique sur le site : LeMonde
LeDevoir   01 mars 2022
L’écrivain remonte aux origines et raconte un parcours semé d’obstacles vers la littérature.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeFigaro   18 février 2022
L’histoire vraie d’un fils d’immigrés qui a déjoué le destin en écrivant des romans.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
LaTribuneDeGeneve   17 janvier 2022
Parce qu’il vient d’arriver à la soixantaine, Tonino Benacquista affronte en écrivain ses souvenirs d’enfance. «Pour la première, et sans doute la dernière fois», affirme le Français d’origine italienne. Scénariste, romancier, feuilletonniste… l’auteur flirte souvent entre la fiction et la réalité au risque de paraître ce touche-à-tout indéfinissable.
Lire la critique sur le site : LaTribuneDeGeneve
Lexpress   08 janvier 2022
"Ecrire, c'est se venger", note-t-il dans des pages captivantes sur les coulisses du métier. Il profite aussi de cette libre exploration des origines pour rappeler son attachement à la France. Visceralmente !
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (112) Voir plus Ajouter une citation
SZRAMOWOSZRAMOWO   21 février 2022
Je revois mon père à table, lancé dans une litanie haineuse contre la terre entière, pendant que nous, ses enfants, attendons qu’il boive son dernier verre. Parce qu’il l’a rempli à ras bord, il procède sans la main, et le voilà penché, les lèvres posées sur le rebord du verre pour en aspirer la première gorgée, puis il le vide d’un trait. Il entreprend alors un périlleux parcours vers son lit, seul, ou soutenu par ma mère les soirs où il a forcé la dose ; il se heurte contre une porte, lâche un juron, porca miseria !, bouscule la table de chevet où est posé un cendrier, puis s’écroule pour de bon.
Délivrés de sa présence, nous retrouvons l’usage de la parole. Un semblant de gaieté s’invite à table. Nous évoquons notre journée, partageons le dessert s’il y en a, et découvrons dans le programme télé ce que nous réserve l’unique chaîne de l’époque. Cette heure-là est intense. À la nuit tombée, nous ressemblons à une famille.
Le lendemain, à mon réveil, il est parti à l’usine. Au déjeuner, il a déjà son compte. Le dimanche il s’y prend encore plus tôt, sans doute pour affronter l’angoisse de cette morne journée que notre présence n’égaye pas.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          182
palamedepalamede   13 juillet 2022
Pourquoi se contenter de la réalité, comme si elle était unique, martiale et inévitable ? Pour qui la réalité se prend-elle ? Pourquoi ne pas céder, comme dans les romans de science-fiction, à la tentation de l’uchronie, un récit composé d’évènements fictifs à partir d’une vérité historique ou d’un fait réel ? Se livrer au plaisir de l’extrapolation, c’est se consoler du talent que la vie n’a pas eu.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          343
fanfanouche24fanfanouche24   22 janvier 2022
Quand mon mal me laisse en paix au point de se faire oublier, j"essaie de lui donner,une fois débarrassé des terminologies cliniques, une symbolique profonde.Une piste parmi d'autres pour décrire ses raisons de me hanter : j'ai déjoué, et trop tôt, une fatalité. A l'inverse d'un personnage de Roger Vailland,j'ai échappé à ma condition de naissance.je n'ai connu ni l'échec, ni la pénibilité du labeur, ni l'obéissance aux ordres. J'ai trahi ma classe,j'ai ri aux préceptes religieux de ma paroisse,j'ai échappé à un destin tout tracé. (p.178)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          190
RockyRacoonRockyRacoon   14 mars 2022
Huit millions de spectateurs à travers le monde pour les jeux Olympiques de Mexico, et moi, et moi, et moi… Le général de Gaulle m’a regardé dans les yeux… Je lis plus vite que les sous-titres… J’ai vu les fesses de Brigitte Bardot… Chercher dans le dictionnaire le mot « surréaliste »… La Lune tient toute entière dans l’écran… Ses cratères, son silence gris…Quand je serai grand, je serai Dutronc… Dans La Vie des animaux, les guépards rattrapent les gazelles… A moi Cognacq-Jay !… Un cow-boy tombe à terre criblé de balles mais il fait semblant… Omo lave plus blanc que Skip qui lave plus blanc qu’Ariel… Buster Keaton tombe au pied de mon lit… Les enfants naissent entre les cuisses des femmes… Destination : danger !… L’école est finie… Avec Robert Stack dans le rôle d’Eliot Ness… Dans La vie des animaux, les gazelles échappent aux guépards… C’est en fait Persil qui lave plus blanc… Les Shadocks pompent… Beau temps demain en région parisienne… Buuuuuut !!!! … Brassens prononce plusieurs fois le mot « con » dans sa chanson… Un soldat tombe à terre criblé de balles mais il ne fait pas semblant.
Quand les émissions se terminent, une myriade de points blancs scintille dans l’obscurité de l’écran. C’est la représentation que je me fais du cosmos.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          71
fanfanouche24fanfanouche24   21 janvier 2022
Trouvez une autre fin au roman de Roger Vailland, 325 000 francs.Mme Foux et son goût pour le texte engagé. Elle nous affranchit de la lecture in extenso en nous soumettant quatre extraits qui résument tenants et aboutissants de l'intrigue. Un ouvrier en usine veut "se faire une place au soleil ".Son rêve est à portée de main? Il finira manchot. L'épilogue semble nous dire qu'on n'échappe pas à la condition de sa naissance. Mme Foux nous somme de lui donner un autre destin. À la croisée de notre sens moral et de notre imagination. Le venger? Le faire rentrer dans le rang ? M'affranchir? Bizarre et délicieux sentiment de transgression que de substituer à l'auteur. Dans la classe, les natures se révèlent : les conformistes, les fatalistes, les optimistes,les cyniques.Au fait,qu'enseigne-t-on dans les autres matières ?(p.92)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100

Videos de Tonino Benacquista (32) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Tonino Benacquista
Il y a un an, déjà, nous, la librairie Dialogues à Brest, lancions ce nouveau podcast avec l'idée de faire entendre la voix d'auteurs et d'autrices qui posent un regard neuf sur le monde qui nous entoure. 29 épisodes plus tard, nous espérons avoir tenu parole. Et nous sommes bien décidés à ne pas nous arrêter en si bon chemin ! En attendant de nouvelles découvertes, c'est un épisode anniversaire un peu spécial que nous vous proposons aujourd'hui. Voici quelques morceaux choisis, des extraits qui nous ont marqués, et que nous avons sélectionnés rien que pour vous.
Bibliographie: - Soleil amer, de Lilia Hassaine (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18955847-soleil-amer-lilia-hassaine-gallimard - Être à sa place, de Claire Marin (éd. de l'Observatoire) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20086231-etre-a-sa-place-habiter-sa-vie-habiter-son-corps-claire-marin-editions-de-l-observatoire - La Voyageuse de nuit, de Laure Adler (éd. le Livre de poche) https://www.librairiedialogues.fr/livre/17909272-la-voyageuse-de-nuit-laure-adler-le-livre-de-poche - La Carte postale, d'Anne Berest (éd. Grasset) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19134288-la-carte-postale-anne-berest-grasset - L'Amant, de Marguerite Duras (éd. de Minuit) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10713-l-amant-marguerite-duras-les-editions-de-minuit - Cornebidouille, de Pierre Bertrand (éd. École des Loisirs) https://www.librairiedialogues.fr/livre/10983245-cornebidouille-pierre-bertrand-ecole-des-loisirs - Porca Miseria, de Tonino Benacquista (éd. Gallimard) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19926528-porca-miseria-tonino-benacquista-gallimard - le Grand Monde, de Pierre Lemaitre (éd. Calmann-Lévy) https://www.librairiedialogues.fr/livre/20145088-les-annees-glorieuses-le-grand-monde-roman-pierre-lemaitre-calmann-levy - Sale Gosse, de Mathieu Palain (éd. J'ai Lu) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18867763-sale-gosse-roman-mathieu-palain-j-ai-lu - le Droit du sol, d'Étienne Davodeau (éd. Futuropolis) https://www.librairiedialogues.fr/livre/19099529-le-droit-du-sol-journal-d-un-vertige-etienne-davodeau-futuropolis - Toucher le vertige, d'Arthur Lochmann (éd. Flammarion) https://www.librairiedialogues.fr/livre/18980776-toucher-le-vertige-arthur-lochmann-flammarion - L'Art de la joie, de Goliarda Sapienza (éd. le Tripode) https://www.librairiedialogues.fr/livre/9964608-l-art-de-la-joie-goliarda-sapienza-le-tripode
+ Lire la suite
Notre sélection Littérature française Voir plus
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura




Quiz Voir plus

Les titres des oeuvres de Tonino Benacquista

Quel est le titre correct ?

Les Morsures de l'ambre
Les Morsures de l'ombre
Les Morsures de l'aube
Les Morsures de l'ange

14 questions
49 lecteurs ont répondu
Thème : Tonino BenacquistaCréer un quiz sur ce livre