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Jean-Claude Hémery (Traducteur)
EAN : 9782070401864
176 pages
Éditeur : Gallimard (04/03/1997)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 50 notes)
Résumé :
Comme « l’agent immobilier Moritz », nous sommes, dès les premiers mots, « agressés sans ménagement » par un narrateur véhément, qui ne nous lâchera pas avant de nous avoir dit tout ce qu’il avait sur le cœur. Dès la première phrase, une interminable tirade hérissée de conjonctions qui se bousculent et d’incidentes emboîtées les unes dans les autres, tout est joué : ou bien nous lâchons prise, ou bien nous reprenons notre élan et nous ne pouvons plus nous arrêter av... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
koukich
  16 août 2013
Mon livre préféré!
Pas trop par le sujet : le suicide.
Bcq plus par le style.
Th. Bernhard a écrit ce livre, il me semble, pour montrer le mécanisme du comportement suicidaire. Il le fait avec un récit qui revient sans cesse sur lui-même de façon lancinante, comme est lancinante l'idée du suicide elle-même pour celui qui en est possédé.
Il s'agit d'une maladie, l'idée du suicide, et Th. Bernhard montre comment cette maladie se manifeste et se développe pour aboutir à l'acte final.
En l'espèce, l'acte final, ce n'est pas le narrateur qui va le "commettre", mais c'est son "double", la seule personne que le narrateur ne classe pas dans la catégorie des "indigènes", catégorie qui comprend moins les personnes qui habitent le pays ou la région où se passe l'histoire (l'Autriche) que les personnes qui sont différents de lui.
Les indigènes apparaissent comme ceux qui "ne peuvent pas comprendre"; autant dire tout le monde, sauf ceux qui on l'idée de se suicider de façon permanente sans que cette idée ne soit spécialement rattachée à une cause précise. En l'espèce, donc, le double du narrateur est une femme, appelée dans le récit "la persane". On se demande, d'ailleurs, pourquoi Th. Bernhard est allé affubler du nom de persane une personne à ce point "occidentale" dans sa névrose! (mais bon! Th. Bernard ne pouvait pas avoir de sympathie pour une occidentale). Bref, même si la persane n'a rien de persan, on aurait dit qu'on y croit.
Or donc...Th Bernhard nous explique le suicide de cette persane, en mettant en scène son propre comportement suicidaire.
Tout tourne autour de : "ce jour là", "cet après-midi là". On ne sait pas de quel jour il s'agit (le mois est toutefois précisé à cause du temps; octobre je crois). Ne sont précisés ni le lieu, ni le jour, ni le nom des personnages, sauf celui de Moritz. Il ne s'agit donc pas d'une histoire; il s'agit de l'exposé d'une situation. le narrateur est un malade et sa maladie est la tendance suicidaire.
Th. Bernhard revient à plusieurs reprises sur "ce jour là". A plusieurs reprise il nous dit qu'il traverse "ce jour là" la forêt pour aller chez son ami Moritz. Parfois, la forêt est décrite: noire, humide. On se demande pourquoi le narrateur vit dans un endroit aussi insupportable pour lui (la campagne, les indigènes obtus, la forêt noire et humide etc..) puisque tout, aux alentours, incite au suicide (sauf à être né dans ce pays). Mais il y reste, parce que, explique-t-il à plusieurs reprises, il a dépassé, dans sa névrose, le moment où il aurait pu réagir. Cette idée qu'il a dépassé le "moment où" il aurait pu faire qqchose est répétée de façon récurrente, tout comme la traversée de la forêt et l'irruption chez Moritz, qui ne s'y attend pas!.
"Ce jour là" donc, le narrateur, par un instinct de conservation extraordinaire, réussit à sortir de chez lui et à se précipiter chez son ami Moritz, qui est le seul lien qui lui reste avec la société. le narrateur sait bien que Moritz, agent immobilier, ne peut pas le comprendre. Il va le trouver, cependant, et fait irruption chez lui comme un fou, pour que son ami le sauve. Car il est arrivé au bout de ce qu'il peut endurer. Ni Schuman, ni Schopenhauer, ne peuvent plus le sauver. C'est ce jour là qu'il risque de se suicider.
Or, "ce jour là", Moritz attend une visite. le narrateur lui raconte sa névrose et pourtant, Moritz, qui aurait dû être désemparé, voire effrayé, comme ont été effrayés sa femme et son fils, quand ils l'ont vu débarquer chez eux comme un fou furieux, Moritz donc, tient le coup, parce qu'il sait, dans le fond, qu'il va être sauvé par l'arrivée des suisses. C'est ce que comprend le narrateur, après coup, lorsque les suisses arrivent.
Vu le personnage, on aurait pu s'attendre à ce que, s'apercevant de la trahison de son ami Moritz, s'apercevant qu'il ne l'écoutait pas vraiment et tendait l'oreille dans l'espoir d'entendre l'arrivée des suisses, alors que lui, il vidait, devant lui, ses tripes...on pouvait s'attendre, donc, à ce qu'il fasse un gros caca nerveux...Eh bien non! il ne s'est pas énervé, le narrateur nombriliste, parce que c'est grâce à cette arrivée des suisses, en réalité un suisse et sa compagne (non-suisse, non-occidentale), qu'il abandonnera l'idée de se suicider.
L'arrivée des suisses l'aura donc sauvé.
Le récit devient alors étonnant. On ne comprend pas ce qui motive les nouveaux personnages: pourquoi le suisse, qui paraît être un homme sensé et près de ses sous, achète-t-il à un prix exorbitant, dans cette campagne paumée, où les habitant sont obtus et hostiles, un terrain en pente, près d'une forêt humide en disant qu'il n'aurait pas pu trouver mieux et que c'est une chance de l'avoir trouvé. Pourquoi sa compagne, qui reste le plus souvent silencieuse et emmitouflée dans une gros manteau alors qu'il ne fait pas si froid, regarde-t-elle le suisse, son compagnon, avec haine ?? Pourquoi le suisse veut-il construire, sur un terrain excentré et dépourvu d'accès, une habitation qui ressemble à une centrale nucléaire ? (le suisse est constructeur de centrale...c'est sa profession). Pourquoi a-t-il déjà préparé les plans de l'habitation à construire avant même l'achat du terrain et pourquoi les pièces principales sont elles tournées vers la forêt et donc destinées à être privées de lumière etc...
Le récit dévoile peu à peu le mystère.
Le narrateur, qui n'a aucune sympathie pour le suisse, développe une amitié avec la persane, délaissée par son compagnon. Grace au désintérêt du suisse pour sa compagne il peut se promener avec elle, à plusieurs reprises, dans la forêt de mélèzes (tout à coup, la forêt cesse d'être noire et humide, pour être une "forêt de mélèzes"). La persane explique, au cours des promenades, sa situation au narrateur. Elle lui explique que le suisse construit la maison "contre" elle; pour la punir (la raison de la punition est peu intéressante, voire même, à mon avis, peu crédible; mais bon...c'est un détail).
Finalement, elle va apparaître comme une personne suicidaire. le narrateur raconte qu'au cours d'une promenade, alors qu'elle n'avait pas été jusque là très bavarde, elle explose tout à coup, de la façon "la plus déplacée", comme il l'avait fait, lui même, quelques temps auparavant, chez Moritz, lorsqu'il a fait irruption chez son ami, et qu'il lui a fait part de son envie d'en finir, de la façon "la plus déplacée". de la même façon que le narrateur chez Moritz, la persane fait état de son envie d'en finir. le narrateur se trouve alors dans la même position que Moritz et se trouve gêné, voire horrifié de ce déballage grotesque.
A la suite de cet épisode, les relations du narrateur et de la persane vont se distendre peu à peu. Finalement, il va leur apparaître évident qu'il ne veulent plus se voir.
La persane, délaissée par son compagnon, va s'enfermer, dans la maison horrible et même pas terminée que le suisse lui a laissée et vivre comme une clocharde, à même le sol. Au narrateur qui se fera un devoir d'aller la voir encore une fois, elle dira de ne plus revenir....ordre qu'il s'empressera de respecter.
Le narrateur apprendra le suicide de la persane. Il apprendra qu'en sortant d'un bar où elle venait de prendre une consommation, elle s'est jetée sous les roues d'un camion.
Acte fou; acte irréparable; mais tellement prévisible.
Ce récit, donc, parle du suicide. Mais il ne présenterait aucun intérêt sans sa construction, en spirale. L'irruption chez Moritz, par exemple, est reprise 5 fois. le point de vue, est à chaque fois différent, mais certains mots sont employés de façon répétitive comme pour affiner le récit. On se plait à imaginer le point de vue de ce pauvre Moritz! quel serait sont discours ?. Dirait-il que le narrateur avait l'air d'un fou, lorsqu'il est venu le trouver, "ce jour là"? confirmerait-il que l'arrivée des suisses a été un soulagement pour lui ?. Confirmerait-il qu'il connaissait, depuis longtemps, la maladie du narrateur, mais qu'il n'a jamais voulu aborder ce pb. avec lui ? le récit de l'achat du terrain est repris 5 fois également...
Ce livre ne raconte pas une histoire. La narration importe peu. L'histoire, en effet, peut être résumée en peu de mots. Or, les mots sont répétés et ressassés et c'est ce qui donne, au récit, tout son intérêt. le narrateur explique, par exemple, qu'en raison de sa dépression, il s'est détourné de "son travail intellectuel", de "ses études scientifiques". Et il répète plusieurs fois "mon travail intellectuel", "mes études scientifique". L'auteur souligne, ainsi, le nombrilisme du narrateur. le narrateur confesse qu'en allant chez Moritz, comme un fou, il lui a tendu un "traquenard"; qu'il a débité ses révélations "devant un Moritz, complètement pris au dépourvu, cet après-midi là, par (son) traquenard".
Dès le départ, le narrateur paraît très insupportable. le récit se poursuit; le narrateur explique sa maladie. Il revient sur l'irruption chez Moritz. Il souligne ses scrupules: "je n'avais pas le droit d'exploiter l'hospitalité, la bonté de cette famille (celle de Moritz); "je maltraitais Moritz de la manière la plus abjecte". Mais il explique que cet après midi là, il risquait la "folie complète". le narrateur explique ainsi, qu'il s'agissait pour lui de la seule chance de survie. On se prend, alors, à trouver des circonstances atténuantes au narrateur.
Et c'est ainsi que, traitant des mêmes faits, sous divers éclairages, le lecteur passe dans diverses dispositions qui, au final, nous permettent de mesurer la situation des candidats au suicide: on les trouve insupportables et chiants parce qu'ils sont nombrilistes, mais leur souffrance est aussi insupportable qu'inénarrable. Et c'est à la narration de cette souffrance que s'est attelé Thomas Bernhard en écrivant OUI.










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schabrieres
  02 décembre 2014
J'ai été littéralement ébloui par la sombre beauté de ce roman, qui raconte la lutte du narrateur contre la folie, un chercheur dépressif et suicidaire qui n'a pour tout viatique que « le monde comme volonté et comme représentation » de Schopenhauer et la musique de Schumann. Sa vie va être bouleversée par sa rencontre avec la Persane, une femme qui va le sauver de la folie et se révéler être son alter ego intellectuel.
J'ai englouti ce livre presque d'un seul trait, tant j'ai été comme aspiré par le style tout en ressassements et circonvolutions, avec de longues phrases sinueuses qui n'en finissent pas. Même si d'aucuns diraient que c'est un livre déprimant (on y parle en effet constamment de suicide), j'ai au contraire trouvé sa lecture tout ce qu'il y a de plus revigorante. Si vous ne l'avez pas encore lu, voilà une lecture essentielle.
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antigoneCH
  08 juin 2008
Que vous dire de cette lecture à part que je ne l'ai pas aimée du tout, qu'elle m'a été pénible, que je me suis même un peu forcée à la terminer (ce qu'il ne faut jamais faire, je sais !).
C'est bien la première fois que je ferme un livre en me demandant si ce que je viens de lire ressemble à quelque chose, si on m'a réellement raconté une histoire.
Oui est un "non-roman", voilà, et je ne sais comment le dire autrement. Quelle déception !
L'histoire...
Le narrateur, qui nous prend à la gorge dès les premières pages, pour un long monologue halluciné, est heureux de rencontrer chez son hôte favori, en fait son agent immobilier, un couple qu'il nomme immédiatement "Les Suisses". Il s'attache particulièrement à l'épouse, nommée par lui "La Persanne", qui accepte de parcourir avec lui les forêts de Mélèzes et qui lui révèle, petit à petit, le pourquoi de leur installation dans cette contrée inhospitalière.

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moklos
  23 juin 2008
Oui, la trame infernale de ce roman laisse pantois. Oui, la déchéance morale et psychologique des deux personnages principaux les entrainent vers une culbute inéluctable. Non sans opposer une résistance farouche aux conséquences maléfiques de leurs passés respectifs.
Mais quelle logique lumineuse et quelle connaissance impressionnante du coeur humain ! Une perle baroque, un cyclone balayant toutes les mièvres constructions du paysage contemporain.
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Georges33
  05 mai 2019
La lecture de ce livre a été un éblouissement l impression d être guidé par une corde tendue à l extrême au dessus du vide
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Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
schabrieresschabrieres   02 décembre 2014
Le Suisse et sa compagne s’étaient présentés chez l’agent immobilier Moritz juste au moment où, pour la première fois, non seulement j’essayais de lui faire entrevoir, et, pour finir, de lui exposer scientifiquement, les symptômes d’altération de ma santé affective et mentale, mais où j’avais justement fait irruption chez Moritz — qui était sans doute à ce moment-là l’être dont je me sentais le plus proche — pour lui déballer tout à trac et sans le moindre ménagement la face cachée, pas seulement entamée, mais déjà totalement dévastée par la maladie, de mon existence, qu’il ne connaissait jusque-là que par une face externe pas trop irritante et donc nullement inquiétante pour lui, ne pouvant par là que l’épouvanter et le choquer, ne serait-ce que par la soudaine brutalité de l’expérience à laquelle je me livrais, du fait que cet après-midi-là, sans crier gare, je découvrais et dévoilais complètement tout ce que, en dix ans de relations et d’amitié avec lui, je lui avais caché, tout ce que, finalement, peu à peu j’avais cherché à lui dissimuler avec une ingéniosité méticuleuse et calculatrice, tout ce que, sans relâche et sans faiblesse envers moi-même, je lui avais soigneusement voilé pour qu ‘il ne puisse rien découvrir de mon existence, aussi tout cela l’avait choqué au plus haut point, le Moritz, mais son épouvante n’avait en rien freiné le mécanisme maintenant impétueusement lancé de mes révélations, naturellement influencé par les conditions atmosphériques, et, peu à peu, comme si je n’avais pu faire autrement, j’avais découvert tout ce qui me concernait devant un Moritz complètement pris au dépourvu, cet après-midi-là, par mon traquenard mental, j’avais découvert tout ce qu’il y avait à découvrir, j’avais dévoilé tout ce qu’il y avait à dévoiler; pendant toute cette scène, je me tenais comme toujours à la place du coin près de la porte d’entrée, en face des deux fenêtres, dans le bureau de Moritz, que j’appelais la pièce aux classeurs, pendant que Moritz, on était déjà fin octobre, était assis en face de moi dans son paletot d’hiver gris souris ayant peut-être déjà trop bu à ce moment-là, je n’ai pas pu m’en assurer dans l’obscurité qui gagnait; je ne l’avais pas quitté un instant des yeux, et, alors que je n’avais plus mis les pieds chez Moritz depuis des semaines, alors que, depuis des semaines, je n’avais plus eu d’autre ressource que moi seul, c’est-à-dire ma tête à moi et mon corps à moi, et que j’avais passé dans la plus intense concentration à propos de tout un temps beaucoup trop long pour qu’il ne m’ait pas usé les nerfs, on aurait dit que, cet après-midi-là, résolu à tout ce dont j’espérais le salut, j’avais enfin surgi hors de ma maison humide et froide et sombre, à travers la forêt étouffante et serrée, et m’étais précipité sur Moritz, à la fois victime et sauveteur, bien décidé — je me l’étais promis pendant le trajet jusque chez lui — à ne plus le lâcher sans l’avoir accablé de mes révélations et de mes griefs à vrai dire assez déplacés, ni avant d’avoir atteint un degré tolérable de soulagement, et donc, avant de lui en avoir découvert et dévoilé le plus possible sur mon existence, que je lui avais soigneusement dissimulée pendant toutes ces années.
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PilingPiling   11 juillet 2008
incipit :
Le Suisse et sa compagne s'étaient présentés chez l'agent immobillier Moritz juste au moment où, pour la première fois, j'essayais de lui faire entrevoir, et, pour finir, de lui exposer scientifiquement, les symptômes d'altération de ma santé affective et mentale, mais où j'avais justement fait irruption chez Moritz - qui était sans doute à ce moment-là l'être dont je me sentais le plus proche - pour lui déballer tout à trac et sans le moindre ménagement la face cachée, pas seulement entamée, mais déjà totalement dévastée par la maladie, de mon existence, qu'il ne connaissait jusque-là que par une face externe pas trop irritante et donc nullement inquiétante pour lui, ne pouvant par là que l'épouvanter et le choquer, ne serait-ce que par la soudaine brutalité de l'expérience à laquelle je me livrais, du fait que cet après-midi-là, sans crierg gare, je découvrais et dévoilais complètement tout ce que, en dix ans de relations et d'amitié avec lui, je lui avais caché, tout ce que, finalement, peu à peu j'avais cherché à lui dissimuler avec une ingéniosité méticulause et calculatrice, tout ce que, sans relâche et sans faiblesse envers moi-même, je lui avais soigneusement voilé pour qu'il ne puisse rien découvrir de mon existence,
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moklosmoklos   13 juin 2008
D’un côté, pour celui qui vit par l’esprit, la nécessité de s’enfermer au nom de son travail scientifique est la plus primordiale de toutes les nécessités, mais, d’un autre côté, le grand danger est qu’on s’enferme d’une manière beaucoup trop radicale, et qui, en fin de compte, ait un effet non plus stimulant, mais inhibant, et même destructeur sur ce travail intellectuel, et, à partir d’un certain moment, ma réclusion loin du monde au nom de mon travail scientifique avait justement eu sur ce travail scientifique un effet destructeur.
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moklosmoklos   13 juin 2008
Mais, comme il m’a fallu en faire l’expérience la plus douloureuse dans ma tête, cette prise de conscience vient toujours trop tard, et il n’en reste – s’il en reste quelque chose – que de la désespérance, la conscience immédiate de ce que cet état destructeur pour l’esprit, les sentiments, et finalement le corps, une fois bien installé, ne pourra jamais plus être modifié par rien.
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jpp59jpp59   30 avril 2012
Incroyable ,la rapidité avec laquelle la meilleure relation,quand on lui demande plus qu'elle ne peut donner,se détériore et finit par se consumer entièrement.
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Vidéo de Thomas Bernhard
Le comédien André Marcon interroge le rôle du théâtre dans ce texte de Thomas Bernhard. Sur les planches du théâtre Déjazet jusqu'au 9 mars 2019, il campe Bruscon, homme de théâtre misanthrope, parti avec sa troupe familiale en Autriche jouer une pièce de théâtre dont il est l'auteur.
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