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Gilberte Lambrichs (Traducteur)
ISBN : 2070383903
Éditeur : Gallimard (13/06/1991)

Note moyenne : 4.21/5 (sur 84 notes)
Résumé :
Dans le Kunsthistorisches Museum, à Vienne, Atzbacher, le narrateur, a rendez-vous avec Reger, le vieux critique musical. Atzbacher est arrivé une heure à l'avance pour observer Reger, déjà installé dans la salle Bordone, assis sur la banquette qu'il occupe chaque matin depuis dix ans, face à L'Homme à la barbe blanche du Tintoret. Pendant une heure, le narrateur se rappelle les citations de Reger ou des conversations portant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Lison67
  14 janvier 2016
Thomas Bernhard et son légendaire cynisme. Je ne sais pas si ce choix était le plus judicieux pour passer le cap de la Saint-Sylvestre mais il est certain qu'il en valait le détour. Pour vous resituer le contexte, ce récit rapporte le long monologue d'un critique d'art, Reger, du point de vue de son interlocuteur, Atzbacher, le narrateur. Assis devant le tableau de L'homme à la barbe blanche du Tintoret, Reger déverse sans discontinuer son aigreur et sa déception des grands maîtres du Musée d'art ancien de Vienne, où se déroule la rencontre, mais aussi d'un grand nombre de penseurs, écrivains, philosophes, etc. Il s'épanche aussi sur le gardien de musée et sa famille, les professeurs d'histoire de l'art, le musée, sa propre femme, les hôtels où il aime se rendre, les toilettes de Vienne, son appartement, et tout ce qui fait son quotidien. Il s'exprime dans un incessant va-et-vient de répétitions et de rabâchements qui ennuiera probablement certains lecteurs mais qui pour ma part, m'a invité à poursuivre la lecture, à creuser encore et encore la rancune du protagoniste.
J'ai lu ce roman en trois temps qui n'ont rien à voir avec sa structure. La première phase a été pour moi jubilatoire : cette mauvaise foi ridicule et assumée de Reger envers tous les grands philosophes que je n'ai pas lu, cette déconstruction des grands penseurs européens sur lesquels je n'ai finalement aucun avis, est tellement saugrenue qu'elle m'a bien fait rire. Ensuite, les vacances de Noël et l'effervescence familiale aidant j'ai eu beaucoup de mal à reprendre ma lecture. Je n'ai pas pu y consacrer les longues plages horaires et la concentration que le style de l'auteur nécessite, j'ai partiellement décroché. J'ai repris le livre début janvier, plus au calme, j'ai pu retrouver le fil de la narration et comprendre l'origine du cynisme de Reger qui s'avère ne pas être gratuit. Une tristesse et un désespoir sans fond ont laissé place à la jubilation première. Ce texte est magnifique et sans réponse. Mais était-ce bien nécessaire de débuter 2016 par tant de vanité avouée ?
Lien : https://synchroniciteetseren..
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ileana
  23 mai 2014
Une diatribe, un pamphlet. le style répétitif et le propos qui tourne en rond - je n'ai pas accroché. « Un comique né de l'exagération, une exagération qui fait surgir les vérités qui ne sont pas bonnes à dire, font ici la joie du lecteur » - dixit la quatrième de couverture. Oui, mais qu'est-ce que c'est long…
Tout y passe, les toilettes de Vienne, le Prater, Mahler, Heidegger, les maîtres anciens et les maîtres modernes, le Jugendstil, l'Etat, l'Eglise, le gouvernement, le parlement, la femme de ménage, les soi-disant classes inférieures, l'Autrichien, l'Allemand. Cependant Schopenhauer et Novalis trouvent grâce à ses yeux.
« Peindre ne serait-ce qu'un menton remarquable ou un genou effectivement réussi, aucun de ces soi-disant maîtres anciens n'y est arrivé non plus. Le Greco n'a jamais su peindre ne serait-ce qu'une seule main, les mains du Greco ont toujours l'air de lavettes sales et mouillées [ ] Et en plus, c'est déprimant de ne jamais voir ici, dans ce Musée d'art ancien, qu'un art qu'il faut bien qualifier d'art étatique, d'art étatique habsbourgeois-catholique, ennemi de l'esprit ». P215
Moi j'ai une petite pensée pour Alain Soral.
Sur un réseau germanophone, Maîtres anciens bénéficie d'une très bonne note. Pour ma part, je suis passé à côté.
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schabrieres
  26 mai 2009
Je viens de terminer la lecture de “Maîtres anciens” de Thomas Bernhard et j'ai été fasciné sinon envoûté par ce roman et par la figure de son héros, Reger. Voilà un étrange personnage, un critique d'art octogénaire, qui se rend tous les deux jours au Musée d'art ancien de Vienne pour y observer, des heures durant, toujours sur la même banquette, le tableau “L'homme à la barbe blanche” de Tintoret. Encore un personnage atrabilaire, logorrhéique et désespérément solitaire, comme seul Thomas Bernhard en a le secret; il déverse sa haine sur la société et l'Etat autrichiens. Celui-ci se rend compte, mais un peu tard, alors que son épouse vient de mourir, qu'il n'y a pas que l'art dans la vie mais également l'amour.
Lien : http://schabrieres.wordpress..
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Maphil
  22 mars 2018
Ce roman, sous-titré comédie, se passe dans le musée d'art ancien de Vienne. le narrateur arrivé avant son ami, vieux critique musical avec qui il a rendez-vous, l'observe à son insu. Avec des sarcasmes violents et exacerbés, c'est de cette situation que l'auteur fait naître et se développer, jusqu'au cocasse et au grotesque, une réflexion et une satire sur l'art et la vie, sur les milieux artistiques, sur les artistes et les gens cultivés.
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cathgalloy
  14 octobre 2011
génial; une écriture de la détestation qui se retourne contre(sur)lui même
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critiques presse (1)
Du9   07 avril 2015
Maîtres anciens est d’une richesse inépuisable.
Lire la critique sur le site : Du9
Citations et extraits (20) Voir plus Ajouter une citation
ay_guadalquiviray_guadalquivir   15 octobre 2014
Mieux vaut lire douze lignes d'un livre avec la plus grande intensité, donc de les pénétrer entièrement, comme on peut le dire, que de lire tout le livre, comme le lecteur ordinaire qui, à la fin, connaît aussi peu le livre qu'il a lu que le passager d'avion le paysage qu'il survole. (P31)
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moklosmoklos   17 septembre 2007
Nous haïssons les gens et nous voulons tout de même vivre avec eux, parce que c’est seulement avec les gens et parmi eux que nous avons une chance de continuer à vivre et de ne pas devenir fous.
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   23 mars 2015
Il serait d'ailleurs impensable que de ce trou de province petit-bourgeois qu'est Linz, qui depuis l'époque de Kepler, est en vérité resté un révoltant trou de province, qui a un opéra où les gens ne savent pas chanter, un théâtre où les gens ne savent pas jouer, des peintres qui ne savent pas peindre et des écrivains qui ne savent pas écrire, soit tout d'un coup sorti un génie, comme Stifter est cependant réputé unanimement. (P55)
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ay_guadalquiviray_guadalquivir   16 mars 2015
C'est en vérité l'Etat qui engendre les enfants, il ne naît que des enfants de l'Etat, voilà la vérité. Il n'y a pas d'enfant libre, il n'y a que l'enfant de l'Etat, dont l'Etat peut faire ce qu'il veut, l'Etat met les enfants au monde, on fait seulement croire aux mères qu'elles mettent les enfants au monde, c'est du ventre de l'Etat que sortent les enfants, voilà la vérité. (p42)
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moklosmoklos   10 octobre 2007
Bruckner est un compositeur négligent, tout comme Stifter est un écrivain négligent, cette négligence haute-autrichienne, ces deux-là l’ont en commun. Tous deux ont pratiqué un art soi-disant soumis à la volonté divine et qui est un danger public. Le torrent sonore brucknérien a conquis le monde, peut-on dire, la sentimentalité et la solennité hypocrite triomphent chez Bruckner.
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Videos de Thomas Bernhard (5) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas Bernhard
Le comédien André Marcon interroge le rôle du théâtre dans ce texte de Thomas Bernhard. Sur les planches du théâtre Déjazet jusqu'au 9 mars 2019, il campe Bruscon, homme de théâtre misanthrope, parti avec sa troupe familiale en Autriche jouer une pièce de théâtre dont il est l'auteur.
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