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EAN : 9782253137061
224 pages
Le Livre de Poche (01/03/1995)
3.61/5   97 notes
Résumé :
Tailleur de charme, ou bien jeans et baskets : les nouvelles grand-mères sont arrivées, dynamiques, voulant vivre leur vie et jouer leur rôle auprès de leurs petits-enfants.

Pas évident ! La famille n'est plus ce qu'elle était, divorces et remariages amènent des nouveaux venus pour qui il faut élargir son coeur. Babou, la " belle-grand-mère " de ce livre, doit faire face à bien des situations autrefois inimaginables.


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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
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litolff
  04 août 2012
Le portrait attachant d'une grand-mère moderne aux prises avec les malheurs qui touchent ses enfants et petits-enfants ; bien sur il arrive un peu trop de malheurs qui se résolvent avec bonheur, mais bon ça reste une lecture très agréable grâce à la plume légère de Janine Boissard qui a le don de croquer des personnages dont on se sent immédiatement proche !
Belle grand-mère est le 1er tome de la trilogie (Chez Babouchka, tome 2, Toi mon Pacha, tome 3)
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Flora_bouquine
  20 juillet 2022
Bienvenue chez Babou et Pacha !
Ce couple de grands-parents vivent dans leur maison Normande, une grande maison où Babou aime réunir les siens, au grand dam parfois de babou, même s'il ne dit pas grand chose.
Chez eux le rythme est parfois infernal, entre leur deux filles Audrey et Charlotte qui débarquent (et qui se crêpent le chignon), leurs petits-enfants, et les nouveaux venus. Mais parmi tout ce bric à brac il y a l'absence de Thibaut, leur fils qui se fait ressentir.
Ce roman c'est une bouffée d'air frais, un livre où l'humour est présent mais qui parle aussi de sujets fort : la fracture familiale, l'envie de s'émanciper en tant que femme et plus seulement en tant que mère/grand-mère.
Les personnages sont très attachants, j'ai aimé entrer dans cette famille qui m'a fait penser à tant d'autres.
En lisant il m'a fait penser au dernier roman de Lorraine Fouchet ( on y retrouve la maison familiale, le fils dont on ne parle pas....).
Une lecture agréable, idéale pour l'été. Il y a d'autres tomes et je compte bien lire la suite pour retrouver la famille
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vertescollines
  23 août 2016
Génial ! Rigolo ! Décallé ! du Janine Boissard ! Déjà j'avais lu l'Esprit de Famille après l'avoir vu à la télévision, c'était génial ! Mais là ! Babou en grand mère de choc repère les malheurs de la vie, trouve des solutions, s'offusque puis repart. C'est la famille de maintenant décomposée recomposée avec ses demi frères et soeurs et la smala s'en mèle. J'ai passé un bon moment en lisant ce roman, une détente dans mon été un peu perturbé. On rit, on pleure, on envie cette famille ou on la déteste. Voilà .
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anne62
  09 juin 2014
J'ai commencé par la fin de l'histoire : belle arrière grand mère.
Quel plaisir de connaître le début ! Quelle femme, quelle épouse, quelle grand-mère !
Une vie remplie d'enfants et de petits enfants, avec leurs tracas, leurs petites et grandes histoires. Un époux avec sa prestance et son caractère autoritaire. Une maison où il fait bon vivre, pleine de joies, de bruits, de cris d'enfants, de bonnes odeurs de cuisine...
Et pourtant elle a oublié d'être parfois égoïste, de prendre soin d'elle, de se chouchouter.
Vivement la suite...
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peacenour
  20 mars 2012
En le lisant on ne peut s'abstenir de pleurer, et de vivre l'histoire, comme si les personnages étaient réelles, ou qu'on les connaissait déjà. Vive les femmes au foyer qui reconnaissent le vrai métier d'une femme, celui de prendre soin des siens.
C'est tellement merveilleux.
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Citations et extraits (22) Voir plus Ajouter une citation
CarosandCarosand   06 février 2017
J'ai ouvert la fenêtre sur la cour. Cela commençait à sentir sérieusement le printemps. Bientôt fleuriraient les gros massifs de marguerites, la fleur préférée des enfants, la fleur à vérifier l'amour. Sur les dessins de maisons que je faisais alors, je mettais toujours une femme à la fenêtre. C'était obligatoirement ma mère. Aujourd'hui, à la fenêtre, c'était moi, il n'y avait rien à faire contre ça et cela m'a donné un sérieux coup de bourdon.
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CarosandCarosand   06 février 2017
Madame s'est retirée à perpette. Je suis allée l'y chercher. Les mouettes se régalaient, l'odeur de tourbe, d'algue et de sel vous replaçait la tête sur les épaules, les idées à l'endroit. La mer, sauf trois années de pénitence où Grégoire avait été condamné à gratter du papier dans des bureaux à Paris, j'avais toujours vécu près d'elle. On n'est pas pour rien de maman méditerranéenne et de papa normand. Elle avait peint en bleu mes premiers souvenirs, déposé un peu de son sable au fond de tous mes souliers et, en prime, m'avait donné - prêté ? - Grégoire. Aux grands moments de ma vie, elle m'avait toujours été de bon conseil.
Elle m'a dit que la vie était à son image : grandes et petites marées, soleil et fonds noirs, sable fin et rochers coupants. Elle m'a rappelé que les hommes ne changeraient jamais, qu'ils auraient toujours au creux de leurs tripes autant de violence que de besoins d'aimer et que, parfois, les deux se mêlant, le ciel explosait. La mer m'a rappelé que, sur ce sable même, siècles après siècles, des guerriers avaient couru, la rage de vaincre, la peur de mourir au ventre ; dont les derniers, venus d'un autre continent, nous avaient sauvés de la barbarie.
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CarosandCarosand   06 février 2017
'Madame, voyez ma salade, ma poire, mon miel...', 'Monsieur, tâtez mon camembert, goûter de mon pâté, admirez-moi ces tripes...'
L'Europe, il faut la faire, je sais. Mais pas question qu'elle me vole mon marché. Je veux garder mes livarots qui ne voyagent pas, mes Pont-L'Evêque à déguster dans la journée, ce fromage blanc qui s'égoutte au fond de mon cabas. Je veux acheter mon beurre à la motte, trouver du duvet collé à mes oeufs, de la terre dans mes salades. Je déteste les produits aseptisés, calibrés, normalisés du Nord et les fonctionnaires à lunettes et attaché-case, sans couleurs ni odeurs, qui veulent régenter nos goûts en fonction de leur absence de goût. Laissez-moi ma vieille paysanne en sarrau noir qui, sur deux cageots retournés, m'offre un lapin, un pot de crème, deux douzaines d'oeufs et quelques carottes, terreuses comme si elle m'offrait le bon Dieu. N'oublions jamais qu'il y a le mot "art" dans artisan et qu'ils sont l'âme d'un pays.
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CarosandCarosand   06 février 2017
- Te souviens-tu de notre secret ! ai-je demandé à Tim, mon petit fils. Au Samouraî, on nous apprend qu'en chacun de nous un chevalier sommeille. Le danger le réveille. Il sait regarder sa peur en face et la transformer en force pour vaincre l'adversaire.
Il m'a tendu ses bras et, serrant contre moi ce chevalier fragile, jeté avec ma collaboration et celle de Grégoire dans une société où la violence et la laideur avaient trop souvent raison de l'âme, je me suis sentie prête à tout pour mériter l'élan qui l'avait poussé vers La Maison.
... et le convaincre que pour les braves, la vie, malgré tout, valait le coup d'être vécue et qu'à la lumière des grandes causes le monde restait beau.
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CarosandCarosand   06 février 2017
Ah, le temps ! De prendre son temps, le perdre, le gaspiller, mijoter en musique dans une baignoire, rêver à sa fenêtre, plonger dans un roman, s'asseoir devant un coffre à bois en cherchant la meilleure façon d'y placer l'étincelle qui éclairera la vie d'une jeune mariée et alimentera un jour ses souvenirs. Du temps à ne revendre en aucun cas, à garder égoïstement pour soi.
Silence, temps, espace : certains jours, cela fait de moi une femme de luxe.
Etre grand-mère, c'est formidable. Se retrouver seule, c'est extra. Les enfants tout le temps, quelle galère ! Les enfants jamais, quelle tristesse ! Les enfants modérément : la moyenne impossible à trouver.
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