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ISBN : 2290311286
Éditeur : J'ai Lu (01/11/2001)

Note moyenne : 4.24/5 (sur 367 notes)
Résumé :
En l'an 2212, le monde est divisé en deux par le REM : une immense barrière électromagnétique. D'un côté, on trouve les pays occidentaux, à l'origine de la séparation et de l'autre, le reste du monde. À l'Est, les croisades successives, religieuses ou idéologiques, contre la science ont fait retomber ces pays dans un quasi Moyen Âge. Confort et nourriture sont des denrées rares. Hygiène et médecine sont inexistantes. C'est le règne de la terreur orchestrée par la pè... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (36) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  08 juin 2016
Oh là là... Encore une fois Pierre Bordage m'assène une grande claque.
Quel auteur ! quelle imagination, mais surtout quel analyste de notre société... et peut être quel visionnaire.
Je ne vais pas revenir sur ses qualités d'écrivain car il est égal a lui même et c'est toujours un énorme plaisir de lire sa plume.
Je ne vais pas non plus raconter l'histoire de Wang car elle ne se raconte pas elle se lit !
Certes Bordage nous montre une vision pessimiste du futur, mais toujours avec cette once d'espoir. Il nous montre une société décadente ou le racisme et les divisions sociales sont importantes. La quête de la vie éternelle et des plaisirs à outrance y est aussi bien présente.
Je n'ai pas l'habitude d'associer un roman à d'autres oeuvres, mais ce tome m'a beaucoup fait penser à l'échiquier du mal, à Olympos et à Illium de Dan Simmons, mais également aux Hunger games.... et pourtant tous ces romans n'ont absolument rien à voir les uns avec les autres.
Ce tome reprend les thèmes favoris de Pierre Bordage, avec toujours une analyse très juste de l'humanité.
J'avoue avoir beaucoup de mal a faire une analyse concrète et constructive de ma lecture tellement elle a été dense.
Encore une fois, je ne sors pas indemne d'un roman de Pierre Bordage.
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finitysend
  26 octobre 2012
Les deux tomes de Wang sont mes premiers Bordage ...
C'est une lecture qui m'avait passionné en première lecture , parce que j'étais atteint du syndrome de la forteresse ( sourires ) .
L'auteur dont le talent en matière de style n'est pas à démontrer , s'est plu à imaginer une Europe fermée , repliée sur elle-même , assiégée par la pauvreté et par des périls géopolitiques sino-russes et autres délices tel que les intégrismes religieux .
Au sein de cet univers , l'Europe est prospère , assez vide et clivée comme le découvrira le lecteur .
C'est vrai que Wang est « un roman « de transition du point de vue de l'histoire francophone du genre , car il est encore dans la veine post apocalyptique des années 70 , et il a tous les charmes des thématiques de ces années-là , alors qu'il est parfaitement contemporain .
Enfin c'est un texte écrit dans la langue de Molière et de ce fait nous sommes loin de traductions bonnes ou mauvaises . Dans la mesure où le style de l'auteur est excellent , c'est un plaisir assez rare finalement de profiter de textes de science-fiction de qualités rédigés en français . On donc loin des « trahisons et des faux amis « , de plus l'auteur est un européen qui pense l'Europe .
Bordage a brodé son univers Wang sur un canevas antique ( antiquité tardive et gestation du moyen-âge ) .
L'Europe est une société Hight Tech , environnée de barbares qui sont régulièrement admis en faibles effectifs au « paradis « .
Le monde « parfait « et hédoniste est cerné par le fondamentalisme religieux , par la misère ou par le népotisme et les comportement mafieux .
Un « barbare « admis au sein de « l'empire « pour les « jeux « changera la face du monde ( dans le deuxième tome ) , comme dans l'antiquité tardive le court de l'histoire de l'extrême occident fut changé par des populations exogènes acculturées .
Ce premier tome met en place tout cet univers et toutes ces problématiques externes ou bien internes à la forteresse Europe ..
La caractérisation est parfaite , l'univers possède du sens , il est animé au sens où il possède une âme , et les thèses de l'auteur n'ont rien d'idéologiquement véhément , enfin les mots sont bien choisis sans être dans une dynamique surfaite ou encore ampoulée .
Les idées et les constats qui sont portées par le roman , ne sont pas sans une certaine pertinence si on en reste aux niveau des constats et des dynamiques potentielles .
L'auteur est un peu pessimiste à mon humble avis , quand il pose l'univers de Wang ( c'est un euphémisme ) . Un univers qui est donc le résultat des extrapolations faites par l'auteur , qui se pose pourtant et néanmoins de très bonnes questions en livrant à notre pâture ces deux excellents romans , clairement solidaires entre eux .
Un excellent texte de science-fiction francophone donc : 1) Bravo et 2) cocorico ....
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domisylzen
  22 novembre 2018
Est-ce vraiment un bouquin de science-fiction ?
Nous sommes l'étape intermédiaire qui annonce ces temps futurs. A moins que … à moins que les occidentaux ne prennent conscience … Ne pas voir le verre à moitié vide … Alors ce sera un livre de SF.
Pierre Bordage nous entrainent dans un futur plus que probable. Une sonnette d'alarme sur notre repli sur soi ?
Sur notre nationalisme exacerbé … On est chez nous entend-t-on … On a gagné … On est les plus forts. Les oriflammes volent au vent et soit disant rassemblent la nation.
Pauvre gens qui se prennent pour le centre du monde.
Wang, dix-sept ans, est né du mauvais côté de la barrière, celui des magouilles et de la survie comme objectif. Contraint de fuir il lie connaissance avec Lhassa et entreprennent de passer la barrière électromagnétique pour un rêve d'occident, mais en fait que se passe-t-il derrière cette frontière ? Rien ne filtre mais sera toujours mieux que de rester dans un monde sans avenir.
Avec cet auteur pas de temps mort dès le début du livre nous sommes dans l'action. Les phrases et les paragraphes glissent comme un rosé bien frais les jours de canicules.
Pierre Bordage est un grand conteur, un de ceux qui vous embarquent dans un tourbillon d'événements. Même si j'ai moins adhéré sur certains passages de la fin du livre, dans l'ensemble j'y ai pris beaucoup de plaisir.
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Hugo
  12 août 2013
Et si hitler avait gagné la guerre...
Et si on avait dressé une barrière électromagnétique infranchissable séparant les riches de la misère…
Et si la guerre devenait un jeu, un jeu ou seul les exclus combattraient pour leur survie, des millions d'immigrés sélectionnés pour distraire les riches…
Voilà tout l'optimisme de Bordage…
Je m'appelle Wang, j'ai 17 ans, mais je fais plus. Chintok de compétition, je suis devenu malgré moi héros des uns et bête de foire des autres. Je combats pour la survie d'une poignée d'immigrés condamnés comme moi à jouer aux soldats pour survivre encore un peu avant de crever au front, ou de crever quand même...
Un jeu à balles réelles pour amuser la galerie, nous ne sommes pas ennemis, on veut juste survivre encore un peu avec l'espoir de rien, mais l'espoir quand même, enchainés à la mort par un capteur frontale : aucun débordement possible sous peine de mourir dans l'instant…
Grâce au TAO de la survie, j'aspire à m'en sortir et à renverser l'Occident pour libérer mon peuple de l'enfer, mais je n'ai pas eu le temps dans le tome 1… trop occupé à vous expliquer pourquoi je devais aller en Occident tenter ma chance : avec les néo triades au cul, je devais filer rapidos sous peine d'être crucifié et émasculé… Donc Grand Mama LI qui devait savoir des trucs que j'ignore m'a dit de me barrer pour réaliser mon destin… j'ai un peu hésité mais 50 pages c'est court pour conclure le roman, donc je me suis cassé discretos…
En chemin il s'est passé des trucs très importants et très dangereux aussi, mais voilà je suis toujours vivant à la fin du 1… Par contre, impossible de finir ce que j'avais commencé, donc je me suis lancé dans un tome 2.
Quand je lis ce genre de bouquin, je me dis qu'on devrait profiter de l'instant présent :
Donc les filles vous prenez les plus belles photos de vous, de préférence très nue, ensuite vous pouvez me les envoyer… avec des coeurs, des strings, des culottes et soutien-gorge si vous le souhaitez : ce n'est pas éliminatoire, je répète ce n'est pas éliminatoire…
A vos appareils photos, attention le petit oiseau va sortir : Wistitiiiiiiiiiiiiiiii… on enlève les mains de ses poches et les doigts de sa bouche par contre, car après ça devient vulgaire …
A plus les copains
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Crazynath
  28 mars 2017
Alors la, moi je dis bravo.
Je ne suis pourtant pas à mon galop d'essai avec Bordage, mais décidément que dire à part que cet auteur a une fois de plus réussi à me faire dévorer un de ses livres !
Je le dis et répète à chacune de mes critiques, et cette fois ci ne sera pas une exception, Pierre Bordage est un formidable raconteur d'histoires . Son imagination alliée à une écriture que je qualifierai de magique ont une fois de plus fait mouche avec moi ! Il a un talent qui permet au lecteur de se laisser happer par l'histoire qu'il narre .
J'ai lu Wang ( enfin, le premier tome ) en 3 jours à peine et je trouve que Bordage a écrit un de ses meilleurs bouquins ( avec entre autres les guerriers du silence, les fables de l'Humpur, mais pas seulement )
On se retrouve dans un futur où l'humanité est divisée en deux . Un REM, un rideau électromagnétique sépare ces deux mondes qui sont à l'opposé l'un de l'autre.
Wang, jeune chinois est né du " mauvais coté". Ici, survivre est un combat et les triades font office de loi . Wang, comme beaucoup d'autres personnes ne voit qu'une issue pour s'en sortir : traverser le REM pour pouvoir atteindre....
Atteindre quoi ? Quel est ce monde dont on ne connait pas grand chose sinon ce fameux mur et de bien curieuses rumeurs ?
Quand Wang franchira enfin cette frontière bien particulière, il va comprendre que certaines rumeurs sont plus que fondées et que le paradis tant espéré ressemble plutot à un enfer.
Réduit à n'être qu'une sorte d'esclave amelioré, sa découverte de l'Occident est effarante.
On découvre un monde de nantis, qui manient les technologies dans des buts fondamentalement égoïstes, n'ayant aucune considération pour les " migrants" qu'ils considèrent comme des marionnettes ou des objets et surement pas comme des humains.
L'histoire est beaucoup plus compliquée que cela, et amène beaucoup de réflexions, ( pas toujours très positives d'ailleurs ) , envers le genre humain qui ne montre pas son meilleur visage dans cette histoire dont j'ai hâte de lire la suite.
Challenge Pierre Bordage

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Citations et extraits (40) Voir plus Ajouter une citation
finitysendfinitysend   14 août 2012
Malgré les nuages bas, malgré la neige qui tombait désormais en abondance, le REM se dressait devant eux dans toute sa majesté. Du ciel il n'avait pas seulement la couleur mais, bien qu'il fût vertical, bien qu'il fût délimité en bas par le tapis neigeux et en haut par le manteau nuageux, il donnait la même impression d'infini, d'insondable. Ses émulsions ressemblaient à des insectes photogènes et fourmillants, et son grésillement se transformait en un bourdonnement grave qui Malgré les nuages bas, malgré la neige qui tombait désormais en abondance, le REM se dressait devant eux dans toute sa majesté. Du ciel il n'avait pas seulement la couleur mais, bien qu'il fût vertical, bien qu'il fût délimité en bas par le tapis neigeux et en haut par le manteau nuageux, il donnait la même impression d'infini, d'insondable. Ses émulsions ressemblaient à des insectes photogènes et fourmillants, et son grésillement se transformait en un bourdonnement grave qui évoquait la rumeur d'un gigantesque essaim. D'une cinquantaine de mètres de hauteur - pourquoi si haute ? se demanda Wang, une ouverture de trois mètres aurait largement suffi...-, la porte ne s'embarrassait d'aucun chambranle, d'aucun fronton, d'aucune fioriture. évoquait la rumeur d'un gigantesque essaim. D'une cinquantaine de mètres de hauteur - pourquoi si haute ? se demanda Wang, une ouverture de trois mètres aurait largement suffi...-, la porte ne s'embarrassait d'aucun chambranle, d'aucun fronton, d'aucune fioriture.
+ Lire la suite
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PavlikPavlik   28 août 2016
Elle l'irritait en cet instant précis, et il regrettait d'avoir déboursé quarante yuans pour lui offrir quelques heures de chaleur. Elle ne lui avait pas seulement coûté de l'argent d'ailleurs, elle lui avait volé du temps, de l'énergie. Il se raisonna toutefois pour ne pas la planter sur cette plate-forme rocheuse et poursuivre sa route seul. Peut-être parce qu'elle incarnait une autre forme d'adaptation, plus habile et plus efficace que les démonstrations intempestives de méfiance ou de force, qu'elle dissimulait une détermination peu commune sous sa douceur et sa faiblesse apparentes.
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PavlikPavlik   27 août 2016
Bien que ce jeune chinois descendît de l'un de ces soldats qui s'étaient abattus sur la Pologne comme une nuée d'insectes malfaisants, il commençait à éprouver pour lui un sentiment chaleureux, fraternel. Il n'avait jamais ressenti une telle affection pour ses frères de l'A.L.S.P., l'Armée de libération de la sainte Pologne, des compatriotes pourtant, des hommes qui avaient la même religion, la même langue et la même couleur de peau que lui.
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PavlikPavlik   14 mars 2016
Tous les coups sont permis, y compris les coups bas - surtout les coups bas. Le Tao de la Survie ne s'adresse pas aux cœurs épris de noblesse et d'éthique. Que ceux-là se tournent vers les religions traditionnelles, se soumettent à un quelconque maître ou franchissent la porte qui mène dans les mondes de l'au-delà...

Le Tao de la Survie de grand-maman Li
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SiabelleSiabelle   11 janvier 2016
Je ne t'ai pas enseigné le Tao de la Survie pour te retenir près de moi. Le jour est venu de prendre ton envol. Je m'assoirai devant la porte de la maison et j'attendrai ton retour...
- On ne revient pas de l'Occident.
- Je crois que tu reviendras petit Wang, et que ton retour annoncera des jours nouveaux.
- Assôl...
- Il n'osera pas me toucher : il me gardera en vie comme ces chèvres qu'on attache à un piquet pour attirer le seigneur tigre...
Ils restèrent enlacés, unis dans un même souffle, pendant un temps que Wang aurait été incapable d'évaluer. Lorsqu'il rouvrit les yeux, des ténèbres profondes assiégeaient la lumière vacillante de la lampe.
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