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ISBN : 229034611X
Éditeur : J'ai Lu (08/03/2005)

Note moyenne : 4.05/5 (sur 191 notes)
Résumé :
Dans les pays de la Dorgne, des êtres mi-hommes, mi-animaux perdent peu à peu leur patrimoine humain et s'enfoncent lentement dans la régression animale. Tribus dominantes carnivores, communautés agricoles servant de nourriture aux clans prédateurs, tous sont soumis par le clergé aux lois de l'Humpur, qui punissent de mort les mélanges entre les clans et les comportements individualistes. Parce qu'il ne supporte pas de voir la jeune Troïa qu'il aime livrée aux appét... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
domisylzen
  05 février 2018
Intrigué par le nombre de critiques positives sur cet auteur, j'ai voulu moi-aussi participer à l'enthousiasme général. Donc profitant du tout nouveau forum : je lançai-z-à la ronde : kikifolirdelui !
Quelques membres m'ont envoyé de brillantes réponses, ce dont je les remercie au passage : soyez sûr que j'ai bien noté vos suggestions, de toutes façons je crois que je vais tout lire de cet auteur.
Mais … mais en plus de ma petite bibi de quartier, le temps était venu de grandir et de m'inscrire enfin à la grande médiathèque de la ville ou je bosse. Et là du Pierre Bordage y en avait.
Un des lecteurs me l'avait conseillé, je prie donc, d'une main tremblotante, la précieuse manne que sont les fables de l'Humpur.
Dix-sept pages ont suffi pour que je bascule. Pour être franc les dix-sept premières je me suis demandé : merdre ou j'ai fourré les pieds ? Et page dix-sept c'est venu d'un coup, mon visage c'est fendu d'un sourire qui ne laisse aucun doute pour la suite : Pierre Bordage je vais devenir fan.
Véhir est un grogne qui vit au pays de la Dorgne. Dans cette communauté rurale tout est régit par des lois et celui qui ne les respecte pas en est exclu. le jeune Véhir, encore puceau, doit participer au grut, sorte de partouze géante pour grognes et grognesses. Lui il flashe sur troïa Orn et espère bien être le premier. Mais voilà elle lui préfère Graüm pour assurer sa descendance. Jaloux et exaspéré il défonce la barrière de l'enclos et s'enfuit.
Il rencontrera Jarit qui lui expliquera la régression vers de plus en plus d'animalité dont son victime les grognes au fil des générations et lui remettra une très belle dague d'origine humaine.
C'est vraiment une magnifique et très originale histoire servit par une écriture détonante. L'imagination et l'inventivité dont fait l'objet l'auteur n'a d'égal que les valeurs qu'ils nous y dispensent. La fin est, quant à elle, une énorme réflexion sur l'Homme et grâce aux envolées qui vous portent tout au long de ce bouquin, la lecture se fait à une vitesse incroyable.
Hoorrll il est temps que j'aille ripailler asteur !
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finitysend
  03 avril 2013
Les fables de l'humpur sont un roman envoutant , très bien écrit et très immersif .
C'est un texte qui peut déranger ou mettre mal à l'aise car les habitants de cet univers sont des sortes de chimères à la fois humaines et animales .
L'homme a existé dans cet univers , mais il est devenu un mythe discutable en ces lieux et il semble avoir disparu de cette terre , alors même que l'humanité qui subsiste chez les habitants de ce monde , tend à disparaître dans le cadre d'une régression naturelle , encouragée et amplifiée par des tabous religieux et par la vigilance d'un collège religieux .
C'est une sorte de contre-genèse , de régression de retour aux sources avec un personnage en particulier qui ne veut pas aller dans le sens du vent car sa nature semble s'y opposer et il nous conduira à comprendre la leçon à tirer des croyances et des comportements des habitants de ce monde ainsi que celles à tirer de leurs mythes , concernant l'homme et leurs logiques religieuses et « spirituelles « ...
Il y a comme une ombre dramatique , une atmosphère vaguement dramatique , qui plane dans ce texte , car c'est la fin de beaucoup de choses que ce roman qui est principalement l'histoire d'un crépuscule et d'un retour aux sources tragiques et vaguement triste .
Les habitants de ce monde sont entre autres des êtres mi-hommes mi porc , ces aspects mixtes sont très bien traités et cet univers est aussi riche que déroutant ainsi que difficile à définir .
Le mot de la fin ( disons un chapitre pour simplifier ) est absolument surprenant et il classera définitivement ce texte apparemment ambigu dans la science-fiction plus que dans la Fantaisie .
Ce monde est un monde disons de type médiéval , assez religieux et superstitieux , avec une originalité aussi somptueuse que tranquille .
On pensera à la ferme des animaux , à l'ile du docteur Moreau , avec quelques raisons si on compare , mais de loin .....
Il y a effectivement et cependant des analogies quant aux logiques créatives qui sous-tendent ces univers .
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Crazynath
  21 novembre 2016
Alors la, je dis bravo !
je viens de terminer la lecture des Fables de l'Humpur et j'avoue être encore sous le charme de cette histoire.
On se retrouve dans une ambiance fantastico médievale, avec des "hommes" qui se distinguent par des caractéristiques animales. Véhir, le héros de cette histoire est un grogne. Il vit dans une communauté d'agriculteurs et semble tenir autant de l'homme que du cochon. Ici, tout est simple, les lois de l'Humpur régissent tout, il suffit de suivre le troupeau. Mais Véhir va justement ne pas vouloir faire comme tous les vaïrats et il s'enfuit. Il va se retrouver dans une foret peuplée de dangers, mais sa rencontre avec un autre grogne qui vit en marge de la société depuis des années va influer son destin.
J'ai suivi avec beaucoup d'intérêt l'histoire de Véhir qui petit à petit va s'affranchir de son lourd héritage de grogne. Il va rencontrer des prédateurs qui vont eux aussi, apprendre à voir en lui autre chose que de la nourriture.
Les valeurs chères à l'auteur comme la tolérance, le respect de l'autre sont bien présentes dans ces " fables " .
La fin a été à la hauteur de cette histoire et je peux, qu'une fois de plus, saluer l'immense talent de conteur et l'imagination de Pierre Bordage.
Challenge Pierre Bordage
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basileusa
  16 mars 2017
Cet auteur ne cesse de m'étonner ! J'ai trouvé ce roman très riche et d'une originalité tel que j'ai eu du mal à visualiser ces créatures mi-hommes mi-animaux . Mais ça ne m'a pas empêché d'adhérer complètement à son style et à son histoire .
Ce n'est qu'au terme de la quête de Véhir ,le Grogne ,que l'on comprend véritablement comment on peut se trouver dans un univers d'animaux doués de parole et d'intelligence . Car au début c'est assez surprenant ! Que ce soit le langage ou les noms des animaux (parfois je me suis demandé de quel animale il était question j'avoue ^^) . le retour à l'animalité est bien décrit ,la reproduction étant un élément central et révélateur de ce retour à l'état naturel . Beaucoup de thèmes sont abordés comme le poids écrasant de la religion ,les différences ,la tolérance ...et le tout ponctué de références ,en commençant par les fables de la Fontaine .
Je dis Chapeau bas Monsieur Bordage
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arcade_d
  30 janvier 2019
Pierre Bordage met son talent de conteur indéniable au service d'une histoire à mi-chemin de « la ferme des animaux » d'Orwell et des fablesDe La Fontaine.
Et en arrière fond la mélancolie d'une humanité disparue en un mystérieux ballet post-apocalyptique, abandonnant ses dernières créatures qui tentent de la réinventer. Il chemine à la faire revivre, en échappant au conditionnement initial. Une rédemption et une quête de liberté par l'amour.
Fable d'un grand humanisme, une romance entre un cochon et une louve.
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critiques presse (1)
BDGest   07 octobre 2015
L'intérêt du passage à la bande dessinée est de rendre accessible un roman qui a pu refroidir ses premiers lecteurs par le choix de la langue et par son univers atypique et ambitieux.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
ange77ange77   30 mai 2016
Ainsi s’en vient le grogne, l’allure pesante, la fourche ou la faux sur l’épaule, la tête baissée sur cette terre qu’il éventre de son soc et engrosse de sa sueur, et sa peur l’ensuit comme une ombre.
Un jour, un hurle errant et de mauvais aloi croise le chemin d’un grogne âgé et frappé par la maladie des os mous.
« Es vieux et guère alléchant, failli grogne, mais, foi de hurle, ta boucane sera meilleure encore que la carne des bêtes sauvages.
— N’y songez pas, seur hurle, répond le grogne. Si vous me ripaillez, serai’j comme une maladie dans votre sang et dans vos os. Et mourrirez avant la fin de la lunaisondes arbres défeuillés… »
Le hurle réfléchit et dit :
« Tu as peut-être raison, pue-la-peur, mais si je ne te saigne pas sur l’instant, je serai mort avant la fin du jour. »
Et il se jeta sur le grogne pour l’égorger.

Puissent un jour les dieux de l’Humpur nous délivrer de ces deux fruits de l’ignorance que sont la faim et la peur.

[Les Fabliaux de l’Humpur]
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CoeurdecheneCoeurdechene   26 septembre 2010
Du coin de l'oeil, il épia Jarit, qui avait retiré ses vêtements et qui, la tête posée sur son sac, s'était allongé sur l'herbe pour se gorger de la chaleur naissante du jour. La couenne du vieux grogne ressemblait à un sac de jute qu'on aurait rempli d'os taillés en pointe. Cependant, bien qu'il eût pour lui la vigueur de la jeunesse, Véhir avait l'impression d'être un double dégénéré de son congénère. Un double animal. Il se sentait laid, dépourvu de cette grâce singulière, indéfinissable, qui imprégnait chaque geste, chaque parole de l'ermite. Ils étaient de la même race, sans doute, mais l'un avait accumulé une énorme somme de connaissances là où l'autre pataugeait dans son ignorance et dans sa peur ; l'un s'était affiné en vieillissant, l'autre s'était engagé dès la naissance sur le chemin de la régression ; l'un employait un langage élaboré, précis, l'autre rencontrait les pires difficultés à transformer ses pensées en paroles. Quant à leurs différences physiques, elles n'étaient que l'illustration de l'inexorable déchéance des grognes de Manac.
" Du temps où j'étais un grognelet, les anciens m'apparaissaient bien plus beaux que moi ", dit soudain Jarit sans bouger.
Bien que couverte par le grondement de la chute, sa voix effaroucha les oiseaux qui s'envolèrent des deux saules dans un bruissement d'ailes.
" L'est le démon, çui qui s'aglume dans la tête d'autrui ! " s'exclama Véhir.
Jarit partit d'un éclat de rire qui fit onduler la couenne plissée de son ventre.
" Pas besoin d'être démon pour deviner tes pensées, p'tio ! Elles se voient sur ta face aussi clairement que des cailloux au fond d'un ruisseau. Toutes ces années de solitude ont développé en moi un sens aigu de l'observation.
- Eh, pouvai't pas me voir puisqu'avai't les yeux enclos !
- J'ai également appris qu'on pouvait voir sans se servir de ses yeux. J'appelle ça la vision intérieure.
- A't pas eu la vision… intérieure de miaules, ct'e matin ?
- Je crois qu'ils ont renoncé à leur repas, répondit Jarit en se redressant sur un coude. Mais ni ma vue, ni mon flair ne sont infaillibles.
- Ai'j faim.
- Rentrons. Il ne fera pas bon rester dehors aujourd'hui. "
Ils se mirent en chemin alors que les nuages bas et noirs s'amoncelaient au-dessus de leurs têtes. La chaleur se faisait lourde, et le silence qui figeait la forêt annonçait un orage imminent. Ils s'arrêtèrent ni pour cueillir les cèpes qui s'épanouissaient au pied des chênes ni pour déterrer les patates truffières dont les effluves agaçaient l'appétit de Véhir. Ils arrivèrent en vue de la grotte au moment où une bourrasque soudaine déracinait un hêtre à moitié mort.
+ Lire la suite
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domisylzendomisylzen   18 janvier 2018
Malgrè sa terreur galopante, Véhir entreprit de se frictionner le corps avec les feuilles tandis que Jarit s'en imprégnait le visage, le cou, les vêtements.
"Insiste sur le trou du cul, souffla le vieux grogne. C'est le puits d'où sort l'odeur la plus forte, l'odeur de la peur."
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finitysendfinitysend   22 novembre 2016
Puissent un jour les dieux de l’Humpur nous délivrer de ces deux fruits de l’ignorance que sont la faim et la peur.
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basileusabasileusa   12 mars 2017
Mieux vaut clapper sa gueule plutôt que de rebrousse le poil de ceux qui parlent au nom des Dieux. Si tu choisis malgré tout de clamer la vérité , préfère mieux aller au bout. Le résultat sera du même au même , mais la fleur que tu auras semée répandra un jour un doux parfum dans le cœur d'iceux qui t'auront ouï.
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