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EAN : 9782070145096
144 pages
Éditeur : Gallimard (13/03/2014)

Note moyenne : 4.29/5 (sur 14 notes)
Résumé :
"Presque tous les recueils de Borges contiennent au moins un poème d'amour. Cette flamme - obscure merveille -, qui n'allume en général que quelques lignes à la fin du poème peut passer inaperçue. Après le recensement de thèmes qui lui sont chers, il lève la voix brièvement comme s'il proférait une sentence. Le lecteur fait halte sur ces mots qui s'écrivent simplement, de manière douloureuse et à la fois heureuse.
Le bonheur est-il douloureux ? Borges nous d... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Sachenka
  13 juin 2019
Ces Poèmes d'amour, de Jorge Luis Borgès, ils sont agréables à lire. Bon, il n'y est pas question d'amour charnel, du moins pas exclusivement. On peut aimer des objets, des moments volés au quotidien, des lieux, beaucoup de lieux qui nous racontent des souvenirs, les astres qui nous font rêver, des idéaux qui guident nos pas, etc. Vous l'aurez compris, les vers du grand auteur argentin nous transportent un peu partout et touchent des sujets variés. Et certains beaucoup que d'autres, tirant leurs sources de la vie, de la mort, de la mythologie et d'autres choses de plus loin encore. Aussi, régulièrement, au détour d'un poème innocent, le nom de Maria Kodema (sa troisième et dernière épouse, qui fut également son assistante) fait de brèves apparitions. Après tout, quand il est question de poèmes d'amour, on ne peut négliger l'être le plus cher à nos yeux.
Le bouquin est court, 126 pages, mais dans son édition bilingue. Si vous êtes comme moi, ça ne changera rien puisque je me suis essayé à lire en espagnol. Ce fut parfois laborieux par moments mais tout de même une expérience enrichissante. Quand c'est possible, j'aime bien lire dans la version originale. C'est que la poésie est bien souvent difficile à traduire. Faut-il prioriser les mots et leur sonorité, les rimes ou bien un certain rythme ? Ou, plutôt, l'impression générale qui s'en dégage è travers ses thèmes. C'est le parti qu'a pris la traductrice Silvia Baron Supervielle et que considère que ça a été joyeux comme résultat.
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charlottelit
  12 octobre 2014
poèmes difficiles mais heureusement bilingues : très agréable de retrouver le texte original en langue espagnole
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BurjBabil
  24 mars 2020
Cette anthologie est constituée d'une sélection de pièces littéraires d'une grande beauté, avec la mélodie sud américaine des vers.
C'est une anthologie de poèmes d'amour... L'amour qui est si fragile et beau.
Sensibilité, complexité, c'est un hommage au printemps des poètes marqué cette année par ce triste sir que seul l'amour peut combattre pleinement.
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croquemiette
  25 novembre 2018
Des passages fulgurants, très lumineux, surtout en début d'ouvrage. Les poèmes ne sont pas essentiellement d'amour, mais tel une petite étincelle, il surgit parfois au détour d'un vers. Souvent, il part de très loin, de la mythologie, de l'histoire, de références bibliques ou de terres éloignées pour arriver jusqu'à un petit moment volée d'amour, une main dans une autre main, une femme croisée dans la rue... C'est très touchant.
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Astragal
  19 novembre 2017
A mettre entre toutes les mains pour nous rappeler que même si aimer fait parfois, souvent, mal, on ne peut vivre sans. Très jolie édition en plus !
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
SachenkaSachenka   09 juin 2019
Je ne serai plus heureux. Est-ce important?
Il y a tant d'autres choses dans le monde ;
Un instant quelconque est plus profond
Et divers que la mer. La vie est brève
Et même si les heures sont très longues, une
Obscure merveille nous guette,
La mort, cette autre mer, cette autre flèche
Qui nous libère du soleil et de la lune
Et de l'amour. Le bonheur que tu m'offris
Et que tu repris doit s'effacer ;
Ce qui était tout doit devenir rien.
Il ne me reste que le goût d'être triste,
Cette vaine habitude qui me conduit
Au Sud, à certaine porte, à certaine rue.
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Jnc75Jnc75   12 mars 2014
L'amoureux / El enamorado

Lunes, ivoires, instruments, roses,
Lampes et la ligne de Dürer,
Les neufs chiffres et le zéro changeant,
Je dois feindre que ces choses existent.

Je dois feindre qu'elles furent dans le passé
Persépolis et Rome et qu'un sable
Subtil mesura le sort du créneau
Que les siècles de fer démantelèrent.

Je dois feindre les armes et le bûcher
De l'épopée et les lourdes mers
Qui rongent les piliers de la terre.

Je dois feindre que les autres sont. C'est faux.
Seule toi tu es. Toi, mon infortune
Et ma fortune, inépuisable et pure.

Lunas, marfiles, instrumentos, rosas,
lámparas y la línea de Durero,
las nueve cifras y el cambiante cero,
debo fingir que existen esas cosas.

Debo fingir que en el pasado fueron
Persépolis y Roma y que una arena
sutil midió la suerte de la almena
que los siglos de hierro deshicieron.

Debo fingir las armas y la pira
de la epopeya y los pesados mares
que roen de la tierra los pilares.

Debo fingir que hay otros. Es mentira.
Sólo tú eres. Tú, mi desventura
y mi ventura, inagotable y pura.
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BurjBabilBurjBabil   23 mars 2020
Elegía del recuerdo imposible /
Élégie du souvenir impossible
Qué no daría yo por la memoria/
Que ne donnerais-je pour la mémoire
De una calle de tierra con tapias bajas/
D’un chemin de terre aux murs bas
Y de un alto jinete llenando el alba/
Et d’un haut cavalier peuplant l’aube
(Largo y raído el poncho) / (Long et râpé le poncho)
En unos de los días de la llanura, / Dans un des jours de la plaine,
En un día sin fecha. / Dans un jour sans date.
Qué no daría yo por la memoria /
Que ne donnerais-je pour la mémoire
De mi madre mirando la mañana / De ma mère regardant le matin
En la estancia de Santa Irene, / Dans l’estancia Santa Irene,
Sin saber que su nombre iba a ser Borges./
... Sans savoir que son nom serait Borges.

Qué no daría yo por la memoria /
Que ne donnerais-je pour la mémoire
De un portón de quinta secreta / Du portail d’un jardin secret
Que mi padre empujaba cada noche /
Que mon père poussait chaque nuit
Antes de perderse en el sueño / Avant de se perdre dans le rêve
Y que empujó por última vez / Et qu’il poussa pour la dernière fois
El catorce de febrero del 38. / Le quatorze février de l’année 38.
...
Qué no daría yo por la memoria /
Que ne donnerais-je pour la mémoire
De que me hubieras dicho que me querías /
De t’avoir entendue me dire que tu m’aimais
Y de no haber dormido hasta la aurora /
Et de ne pas avoir dormi jusqu’à l’aube
Desgarrado y feliz. / Déchiré et heureux.
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coco4649coco4649   08 mars 2015
Les causes **


Les crépuscules et les générations.
Les jours dont aucun ne fut le premier.
La fraîcheur de l'eau dans la gorge
D'Adam. L'ordre du Paradis.
L'œil déchiffrant les ténèbres.
L'amour des loups à l'aube.
La parole. L'hexamètre. Le miroir.
La tour de Babel et l'arrogance.
La lune que regardaient les Chaldéens.
Les sables innumérables du Gange.
Tchouang-tseu et le papillon qui le rêve.
Les pommes d'or des îles.
Les pas du labyrinthe vagabond.
La toile infinie de Pénélope.
Le temps circulaire des stoïques.
La monnaie dans la bouche du mort.
Le poids de l'épée sur la balance.
Chaque goutte d'eau dans la clepsydre.
Les aigles, les fastes, les légions.
César le matin de Pharsale.
L'ombre des croix sur la terre.
Les échecs et l'algèbre du Persan.
Les traces des longues migrations.
La conquête des royaumes avec l'épée.
La boussole incessante. la mer ouverte.
L'écho de la pendule dans la mémoire.
Le roi exécuté à la hache.
La poussière incalculable des armées.
La voix du rossignol au Danemark.
La ligne scrupuleuse du calligraphe.
Le visage du suicidaire dans la glace.
La carte du joueur. L'or vorace.
Les formes du nuage dans le désert.
Chaque arabesque du kaléidoscope.
Chaque remords et chaque larme;

Il a fallu toutes ces choses
Pour que nos mains se rencontrent.


** Entendu sur France Inter, ce très beau poème et ses sublimes deux derniers vers, déclamé par la chaude et suave voix de Jean Claude Ameisen, ce samedi 07 mars 2015 à 11h 02, dans l'émission – Sur les épaules de Darwin -.
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SZRAMOWOSZRAMOWO   18 mai 2016
CE QUI EST PERDU
Où est-elle ma vie, celle qui put
Avoir été et ne fut pas, la chanceuse
Ou celle de l’horreur triste, cette autre chose
Qui aurait pu être l’épée ou l’écu
Et ne fut pas ? Où est-il l’ancêtre
Perdu perse ou le norvégien,
Où le hasard de ne pas devenir aveugle,
Où l’ancre et la mer, où l’oubli
D’être qui je suis ? Où est-elle la pure
Nuit qui au rude laboureur confie
Le jour illettré et laborieux
Selon le vœu de la littérature ?
Je pense aussi à cette compagne
Qui m’attendait, et qui peut-être m’attend.
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Vidéo de Jorge Luis Borges
Julie Bonnie remporte cette année le prix des P'tits Bouquineurs (8/12 ans), et Karine Martins le prix des Bouquineurs en Seine (12 ans et +). Covid oblige, nous les avons rencontrées par écran interposé, et ce sont Priscilla Borges et Elise Laurant qui ont relevé leurs impressions!
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