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ISBN : 2351781619
Éditeur : Gallmeister (07/09/2017)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 32 notes)
Résumé :
Tout semble brisé dans la vie d’Erica. Seule avec son vieux père tyrannique tout juste sorti de l'hôpital, elle n'a plus de nouvelles de son fils Jimmy, un jeune homme fragile parti errer à travers le pays sans avoir terminé ses études. Mais voilà qu'après un long silence, Jimmy revient à l'improviste, en piteux état. Erica fera tout pour l'aider, décidée à mieux le comprendre et à rattraper le temps perdu. Mais Jimmy se sent trop mal à l'aise face à sa mère, dans c... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (24) Voir plus Ajouter une critique
JIMEDE
  07 septembre 2017
Débarqué chez Gallmeister en début d'année en provenance directe de Rivages Noir, François Guérif n'est pas arrivé les mains vides.
Dans sa musette, il apportait quelques pépites, parmi lesquelles William Boyle qui m'avait emballé avec Gravesend son premier roman et dont j'attendais le deuxième avec gourmandise. Mais aussi, il faut l'avouer, avec une pointe d'inquiétude tant les deuxièmes livres peuvent souvent être compliqués à écrire pour leurs auteurs quand ils suivent un premier succès. Un manque de confiance inutile de ma part car Tout est brisé est à nouveau une magistrale réussite !
Boyle y évoque le croisement de deux vies brisées qui se retrouvent, s'entrechoquent, puis s'éloignent à nouveau pour enfin mieux se retrouver.
Celle d'Erica, abandonnée de ses proches (sa mère et son mari sont décédés, sa soeur s'est éloignée et son fils a disparu) et retournée vivre à la cinquantaine dans le quartier de Bensonhurst, bas faubourg de Brooklyn, chez son père radin, hystérique et dépendant. Pas de pause dans la vie d'Erica et finalement, ça n'est pas plus mal : ça l'empêche de penser. Mais cela ne la rapproche pas de son fils perdu dont le souvenir la hante. « Et perdre quelqu'un, ça donne du sens à la vie, ça donne un but ».

Jimmy son fils, est également en pleine déroute, au Texas, loin de Brooklyn. Galère financière, galère alcoolique, galère amoureuse… Rester n'est plus possible, mais rentrer est impossible. Il va pourtant essayer. Sans succès. Reste alors la nostalgie, et le retour vers les jours heureux et insouciants de son passé étudiant à New Platz. Mais là-bas non plus, l'herbe n'est pas plus verte qu'ailleurs. « Il voulait de l'amour, il voulait que la vie soit facile… ». Où qu'il aille, Jimmy comprend que cela ne résout rien à ses angoisses et que la fuite n'est pas une solution : les démons courent aussi vite que lui, voire plus. « Peut-être était-ce partout le même désert ? ».
Alors, dans la tempête et le chaos, il reste à ces deux-là à se retrouver et à se ré-apprivoiser. Et à revivre. « Écoutant le grondement de la tempête à travers les murs, il se sentit calme ».
Dans Tout est brisé, on retrouve l'exceptionnelle capacité de William Boyle à décrire la solitude, la nostalgie, l'angoisse, la désespérance et le besoin d'amour. L'écriture est sensible, délicate et souvent avare de mots superflus, signe des grands.
On y retrouve également cette peinture du Brooklyn cheap - « cette ville tenait les fantômes de Jimmy dans le creux de sa main » - si près de New-York via un simple trajet de Greyhound et en même temps si loin.
Boyle n'est pas avare du partage de ses passions : la musique et les vinyles, ceux de Buckley, Cohen ou Dylan, le cinéma et la littérature, avouant même son admiration pour Flaubert et Camus au détour d'un bas de page.
Enfin, Boyle nous plonge à nouveau dans les thèmes abordés dans Gravesend : l'homosexualité, l'alcoolisme, le mal-être et la désespérance, la fuite en avant et le difficile retour vers son passé…
Peintre talentueux de la mélancolie, Boyle n'en oublie pas pour autant d'y ajouter quelques touches d'espérance renaissante ci-et-là : un bouquet de lys violets, la bienveillante Ludmilla, Franck le poète alcoolique, sorti de nulle-part pour mieux y retourner après avoir joué son rôle de trait d'union entre Erica et Jimmy.
Une vraie réussite donc, qui alimente une gourmandise littéraire encore plus forte pour le prochain opus de Boyle.
+ Lire la suite
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nadiouchka
  26 août 2017
Après son premier roman « Gravesend » publié en 2016 et couronné de succès, William Boyle, écrivain américain né à Brooklyn, qui vit aujourd'hui dans le Mississipi, revient avec « Tout est brisé » (titre tiré d'une chanson de Bob Dylan : « Everything is broken »).
Il a dédié ce roman à sa mère et il y fait entendre deux voix, celle d'Erica, la mère, et celle de Jimmy, son fils.
Erica, la cinquantaine, est très fatiguée : elle doit s'occuper de son père qui refuse de rester à l'hôpital et elle a beaucoup de soucis à cause de Jimmy, parti sans prévenir et sans donner de ses nouvelles.
Erica est prête à tout pour retrouver son fils, à surmonter tous ses tourments engendrés par ses difficultés financières, sa vie monotone… On assiste à tous ses soucis, ses nombreux chagrins, autant dire une vie brisée.
Mais quand Jimmy se manifeste enfin car il a besoin de secours, Erica n'hésite pas une seconde et prend la route pour le retrouver.
Elle fait tout son possible pour ce fils plongé dans l'alcool, qui éprouve un mal de vivre et qui est homosexuel.
Cela donne un roman plein de suspense quant au dénouement et c'est à lire jusqu'à la fin.
Cette relation mère-fils est très émouvante car c'est également ce lien qui avait été brisé. On guette une lueur d'espoir.
Si le premier livre de William Boyle, « Gravesend » avait été choisi comme numéro 1.000 de la collection Rivages/Noir, c'était un choix symbolique car l'éditeur voulait prouver sa confiance en l'auteur.
A présent, cette confiance continue chez Gallmeister, maison d'éditions qui recherche toujours la qualité.
Et en effet, « Tout est brisé » est une jolie réussite malgré le sujet pas très réjouissant, très mélancolique.
Avec la critique de Rolling Stone : « L'écriture de William Boyle est exceptionnelle », il est parfaitement exact que l'écrivain sait nous happer et nous tenir sous sa coupe, sans avoir besoin de décrire des scènes choquantes. Non, c'est la vie de tous les jours avec ses hauts et ses bas, le combat d'une mère bien courageuse.
C'est donc une belle réussite que ce second roman dans la lignée du premier.
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deuxquatredeux
  15 mai 2018
Pour l'instant de Tout est brisé, je n'ai lu qu'une page - la première - et elle n'est même pas de William Boyle - c'est un extrait des paroles de What's "Broken Becomes Better" du groupe Magnolia Electric Co dont le chanteur était Jason Molina :
« I learned to trust
anything but love
the fights' not just in the blood
its in the dawn and in the dusk
It is as it is
and as it was
Good love follows bad
follows bad
follows blood
Good love follows bad
follows bad
follows blood
Can you stand as a man?
stands by what what he's been?
This aint all there is
this aint all there is
but if its all i have
What's broken will become better
if we can
What's broken will become better
if we can ».
Je ne compte plus le nombre de livres de ma pile à lire: les livres de William Boyle y tiennent une bonne place.
Pour la sortie de Gravesend, William Boyle répondait à un journaliste de Libération pour la chronique « Casque t'écoutes ? » :
« (Le premier disque que vous avez acheté adolescent avec votre propre argent ?)
La cassette de Nevermind, de Nirvana. J'avais 12 ans.
(Votre moyen préféré pour écouter de la musique ?)
Je travaille à temps partiel dans un magasin de disques qui s'appelle The End of All Music et, quand j'y suis, c'est vinyle. A la maison, je mélange vinyle, CD et cassette. Quand je me promène ou quand j'écris, j'utilise mon iPod.
(Le dernier disque que vous avez acheté ?)
L'album de Jesu/Sun Kil Moon, mélancolique et juste parfait.
(Où préférez-vous écouter de la musique ?)
J'adore créer une bande originale de mes longues promenades en ville.
(Un disque fétiche pour bien débuter la journée ?)
J'en change tout le temps. Rum, Sodomy and the Lash, des Pogues, Loaded, du Velvet et The Cold Vein, de Cannibal Ox…
(Avez-vous besoin de musique pour travailler ou de silence ?)
J'ai un immense besoin de musique. Quand j'écris, j'écoute Dirty Three [rock instrumental, ndlr] et les bandes originales de Nick Cave et Warren Ellis [leader de Dirty Three]. L'an dernier, c'était Lost Themes, de John Carpenter, et Tangier Sessions, de Sir Richard Bishop, en boucle. du jazz, aussi.
(La chanson que vous avez honte d'écouter avec plaisir ?)
Quand j'étais gamin, j'adorais le hair metal de Guns N' Roses ou de Tesla. Quand j'écoute un de leurs morceaux, je ressens une pointe d'embarras. J'éprouve peut-être un besoin inconscient de me couper de ce que j'aimais enfant.
(Le disque que tout le monde aime et que vous détestez ?)
Aucune idée. Je n'écoute pas ce que je déteste. Si je n'aime pas la musique dans un bar, je m'en vais.
(Le disque pour survivre sur une île déserte ?)
Je ne peux aller nulle part sans un Tom Waits. Ce sera Bone Machine. Ou Mule Variations. Ou Rain Dogs. Et si vous me laissiez prendre trois disques de Tom Waits ?
(Quelle pochette de disque avez-vous envie d'encadrer comme une oeuvre d'art ?)
Magnolia Electric Co, de Songs : Ohia. J'adore cette illustration de William Schaff, avec sa chouette aux mains humaines qui pleure, son nuage qui lance un éclair et son magnolia.
(Votre plus beau souvenir de concert ?)
A égalité : Nick Cave and the Bad Seeds au Stubb's d'Austin pour la tournée No More Shall We Part, Björk, Sigur Rós et Bonnie Prince Billy au KeySpan de Coney Island, la reformation des Pogues à Atlantic City.
(Le disque que vous partagez avec votre épouse ?)
Ease Down the Road, de Bonnie Prince Billy, et Fox Confessor Brings the Flood, de Neko Case, nous rappellent d'excellents souvenirs communs.
(Le morceau qui vous rend fou de rage ?)
Flirted With You All My Life, de Vic Chesnutt, sur les manières dont il a approché la mort - suicides ratés, accident, la maladie de sa mère. Cela me rend dingue car il l'a écrit peu de temps avant de réussir son suicide.
(Le dernier disque que vous avez écouté en boucle ?)
You Can't Go Back If There's Nothing to Go Back to, de Richmond Fontaine, brillant de la première à la dernière note. Son leader, Willy Vlautin, est l'un de mes songwriters et romanciers préférés.
(Le groupe dont vous auriez aimé faire partie ?)
The Replacements.
(Le morceau de musique qui vous fait toujours pleurer ?)
Townes van Zandt me brise toujours le coeur. Sans oublier n'importe quel morceau d'Elliott Smith ».
Certes William Boyle travaille (travaillait ?) chez un disquaire. Il n'empêche que Tom Waits, John Carpenter, Vic Chestnut, et surtout Jesu/Sun Kil Moon et Songs : Ohia constituent une belle bande de losers magnifiques. Rien que pour les deux derniers de cette short list, Sun Kil Moon qu'un magazine résumait ainsi : « 25 ans de carrière, 30 disques... et pas un tube »* et le très regretté Jason Molina dont la vie s’est brisé en mars 2013 - des groupes amis avaient organisé une collecte de fonds pour payer ses frais médicaux quelques temps avant sa mort - font de ce William Boyle un type digne d'intérêt.
Un jour, je ferai sortir de ma pile à lire ce Tout est brisé et compléterai cette critique, en attendant je vais retourner écouter Jason Molina et Mark Kozelek, l'homme derrière Sun Kil Moon et Red House Painters.
De votre côté, vous pouvez lire Comment parler des livres que l'on n'a pas lus de Pierre Bayard si vous vous demandez comment il est possible de critiquer un livre que l'on n'a pas lu, lire l'une des très bonnes chroniques déjà écrites ou vous faire votre propre point de vue en lisant Tout est brisé - le tout est d'aller écouter Jason Molina (« What's Broken Becomes Better » de Magnolia Electric Co. par exemple) et Mark Kozelek (« Carry me Ohio » de Sun Kill Moon par exemple).
* http://www.telerama.fr/sortir/sun-kil-moon-25-ans-de-carriere-30-disques-et-pas-un-tube,126944.php
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          100
mollymon
  02 août 2017
Dans ce roman dédié à sa mère William Boyle fait alterner deux voix, celle d'une mère et de son fils.
La mère c'est Erica, la cinquantaine fatiguée par une vie d'une monotonie désespérante, les deuils et les difficultés financiaires .
Le fils, c'est Jim qui a 23 ans traîne ses baskets et son cafard chronique. Incapable de faire face à la dureté de la vie, il zone et noie sa désolation dans l'alcool.
Alors que le lien entre la mère et le fils semblait définitivement brisé depuis que Jim a quitté la maison, une lueur d'espoir apparaît quand celui-ci revient.
Erica va tout faire pour renouer le lien...
A travers cette histoire, ce roman raconte la vie de tous les jours, les petits moments avec ses peines mais aussi les rares instants de chaleur passés ensemble autour d'un verre, d'une cigarette. Une lecture pas follement gaie mais dont il se dégage une musique émouvante, déchirante comme celle d'un blues de Tom Waits.
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Killing79
  19 septembre 2017
William Boyle nous propose avec ce livre d'entrer dans le quotidien de personnes ordinaires. Ce sont pour la plupart des laissés pour compte que l'on va suivre pendant 200 pages. On va rencontrer Elisa, la femme seule, qui après la mort de son mari, doit s'occuper de son père grabataire et Jimmy, son fils, qui revient au bercail après s'être égaré.
Autant vous dire que tout ceci n'est pas joyeux. Ces destins transpirent le désespoir et l'ambiance est plutôt sombre. Mais pour créer son atmosphère, l'auteur ne rajoute pas de péripéties ou de drames supplémentaires. Il ne joue pas la carte de la surenchère et se concentre sur la simple vérité. Il place le lecteur au plus près de la vie de ses protagonistes. Pour ce faire, on assiste à des moments de leur vie et pas forcément les plus glorieux. Les travers des personnages sont mis en exergue lors d'échanges très réalistes. le manque de communication et le relationnel compliqué de cette famille créent des situations assez gênantes dans lesquelles les acteurs ne semblent jamais trouver leur place. La tension est telle que l'on se sent, nous aussi, mal à l'aise.
La relation mère/fils est à la base de cette histoire mais plusieurs thèmes sont aussi traités. Avec Jimmy, l'auteur s'attache à montrer les ravages de l'alcool et de l'homophobie sur l'existence d'un jeune homme et avec Elisa, il développe l'amour inconditionnel d'une mère et l'espoir d'un jour meilleur.
Grâce à ce texte très ancré dans la réalité, William Boyle nous livre une tranche de vie d'individus sans défense, qui se recroquevillent sous les coups du destin. Ces esprits tourmentés combattent quotidiennement pour refaire surface. Leurs retrouvailles forcées donnent lieu à des scènes oppressantes mais qui débordent d'humanité. On comprend alors que tout devient plus complexe quand « tout est brisé » !
Lien : https://leslivresdek79.wordp..
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critiques presse (1)
Actualitte   21 décembre 2017
Tout est brisé est une leçon de combativité et d’espoir portée par des losers qui ne sont pas magnifiques. William Boyle signe avec ce second roman quelque chose d’unique, loin des standards littéraires américains trop bien formatés.
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (25) Voir plus Ajouter une citation
nadiouchkanadiouchka   13 septembre 2017
This ain’t all there is
But if it’s all that I have
What’s broken will become better
If we can.
Jason Molina
What’s nroken necomes better

(Ce n’est pas tout ce qu’il y a/Mais c’est tout ce que j’ai/Ce qui est brisé va aller mieux/Si on y arrive).
Préface
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JIMEDEJIMEDE   25 juillet 2017
Dehors, le monde parut à Jimmy beaucoup plus éclatant qu'il n'aurait dû l'être, les arbres plus verts, le ciel plus bleu. Ça l'avait toujours étonné. À jeun, il passait son temps à se plaindre de la laideur généralisée. Ivre ou avec la gueule de bois, le monde lui semblait d'une beauté parfaite et il n'y voyait qu'un défaut, lui-même.
Commenter  J’apprécie          70
nadiouchkanadiouchka   26 août 2017
Avant Eddie, elle était sortie avec un garçon prénommé Alexander qui lui avait promis de l’épouser, puis lui avait brisé le cœur.
P.95
Commenter  J’apprécie          110
JIMEDEJIMEDE   24 juillet 2017
Il avait envie de pleurer. Il ne pleura pas. Il resta assis et attendit, parce qu'attendre était ce pour quoi il était le plus doué.
Commenter  J’apprécie          90
AliceWAliceW   08 septembre 2017
En débarquant à l’aéroport de LaGuardia, il eut moins l’impression de renaître que d’être recraché sur un trottoir pour se faire aussitôt écraser sous la botte de quelqu’un. Un New-Yorkais qui a quitté sa ville a l’impression, à chaque fois qu’il revient, de retrouver le New York des mauvais films, au rythme tout ce qu’il y a de plus faux, à la monstruosité artificielle. Il avait toujours pensé que la noirceur de New York était délibérée, et il lui semblait maintenant que le nouvel aspect ensoleillé de la ville devait lui aussi correspondre au choix de quiconque tirait les ficelles.
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