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EAN : 9782021312546
128 pages
Éditeur : Seuil (01/04/2021)

Note moyenne : 4.03/5 (sur 75 notes)
Résumé :
Pendant une grande partie de sa vie ma mère a vécu dans la pauvreté et la nécessité, à l'écart de tout, écrasée et parfois même humiliée par la violence masculine. Son existence semblait délimitée pour toujours par cette double domination, la domination de classe et celle liée à sa condition de femme. Pourtant, un jour, à quarante-cinq ans, elle s'est révoltée contre cette vie, elle a fui et petit à petit elle a constitué sa liberté. Ce livre est l'histoire de cette... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
Christophe_bj
  05 avril 2021
Après avoir parlé de lui dans En finir avec Eddy Bellegueule et Histoire de la violence, de son père avec Qui a tué mon père, Edouard Louis, dans ce nouveau livre, fait le portrait de sa mère. Et c'est très réussi. C'est l'histoire d'une femme asservie d'abord par son premier mari, puis par le second, vivant une vie de misère, qui parvient malgré tout à se libérer. ● Edouard Louis renoue ici avec les bonheurs d'écriture de son premier récit, dont il s'était éloigné pour produire des textes tout aussi autobiographiques mais plus politiques. Il retrouve une prose à la fois limpide et sensible et qui, m'a-t-il semblé, a gagné en maturité. ● Toute l'oeuvre d'Edouard Louis, dans le domaine de la littérature comme dans celui de la sociologie, tourne autour de ce qu'il appelle le « transfuge de classe » (il a fait sa thèse là-dessus). Je trouve dommage qu'il éprouve une telle charge de culpabilité d'avoir réussi à s'élever dans la société, même si c'est cette culpabilité qui fonde son travail d'écrivain. Il ne viendra jamais à bout de la contradiction fondamentale de son être : être né dans un milieu misérable et être devenu un bourgeois qui emmène sa mère boire du thé dans un palace parisien ou dîner dans des restaurants de luxe ou qui lui fait rencontrer Catherine Deneuve tout en se réfugiant derrière Roland Barthes pour nous dire qu'il s'agit d'une « bourgeoisie d'exotisme » (sic !). Comment éprouver tant de haine à l'encontre du Bourgeois et avoir fait tous les efforts possibles pour en devenir un avec au départ de si faibles chances de réussite, et surtout, y être parvenu si bien ? ● Non, Edouard Louis, vous n'écrivez pas « contre la littérature » même si vous le pensez (« Parce que je le sais maintenant, ils ont construit ce qu'ils appellent littérature contre les vies et les corps comme le sien. Parce que je sais désormais qu'écrire sur elle, et écrire sur sa vie, c'est écrire contre la littérature. »). Vous faites maintenant partie des « ils » que vous dénoncez même si vous vous échinez à vous/nous démontrer le contraire au fil de vos prises de position. A votre question « Est-ce que je suis devenu le corps que je détestais ? », il n'y a pas d'autre réponse que oui. Sinon, il fallait rester Eddy Bellegueule et ne pas se choisir un prénom de premier ministre et un nom de roi de France… ● Ce serait plus simple pour vous de l'admettre. Mais d'un autre côté, qu'écririez-vous ?...
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pilyen
  01 avril 2021
Après avoir brossé et réhabilité ( de façon lourdingue) son père, Edouard Louis met sous les feux de son projecteur, sa mère dans un court texte sobrement intitulé : « Combats et métamorphoses d'une femme ». Évidemment, le rouleau compresseur médiatique s'emballe, saluant avec des cris d'extase cette nouvelle parution dont le mélange féminisme/confession permet de déployer sans fin tout une glose bien de notre époque : faire reluire le tout venant.
Posons-nous quelques minutes et imaginons une seconde que ce récit soit signé ... Jean-Paul Duglandier. Quel(le) critique daignerait écrire une ligne sur ce portrait banal ? Sans doute une jeune blogueuse, ravie d'avoir reçu de la part des éditions du Seuil le volume, se fendrait d'une critique enflammée ( dans le secret espoir de recevoir d'autres livres gratos), enthousiasmée par le parcours de cette mère partie du fin fond d'un logement social du nord de la France et qui finit par fumer une clope avec Catherine Deneuve.
Mais cette mignonne bluette est signée Edouard Louis, nouvelle égérie prouvant la non consanguinité du milieu littéraire et intellectuel français. Et ça change tout. L'homme, au parcours évidemment notable, est une personnalité intéressante, passionnante et formidablement électrisante lorsque l'on lit ou écoute ses interviews. Cependant, ses écrits laissent plus que songeurs et ce nouvel opus n'emballera pas plus le vrai amateur de littérature que celui d'essai sociologique.
Le texte est donc le récit du parcours de la mère de l'auteur, issue d'un milieu plus que modeste, privée d'études car mariée jeune à un homme violent et alcoolique avec qui elle aura deux enfants avant ses 20 ans mais qui au final arrivera à se sortir de cette misère pour atteindre une nouvelle vie plus conforme à ses rêves de jeune fille. L'auteur revisite donc sa famille déjà présentée sous un jour peu flatteur dans son premier texte ( « En finir avec Eddy Bellegueule »). Il a vieilli et sa maturité lui permet de donner un autre éclairage à ses géniteurs. C'est humain, normal, banal. Hésitant entre roman et essai, s'adressant tour à tour à sa mère, au lecteur ou à lui-même, Edouard Louis essaie de rendre la chose vaguement passionnante voire sociologique en abordant cette double peine qu'est être femme et pauvre. Hélas pour lui, il est loin d'être le premier à écrire sur ce sujet, la figure maternelle d'un milieu social défavorisé et sur la honte ressentie par un élément de la fratrie qui réussit. Face à lui se dresse Annie Ernaux ( et beaucoup d'autres) et les comparer n'est pas du tout à son avantage. L'écriture est plate, les décors à peine brossés n'arrivent pas à faire exister réellement les personnages qui ne sont caractérisés que par quelques petites anecdotes jamais vraiment exploitées. le texte essaie de se glisser dans un mouvement féministe, sans doute bienvenu à notre époque, mais qui lui aussi reste assez superficiel. Certes, cette mère est attachante au final, car, c'est seule qu'elle arrive à se sortir de son quotidien sordide. On peut être touché par ce revirement filial, qui passe de la honte à l'admiration mais pas plus que moultes récits publiés depuis des décennies.
Si on devait chercher et donc trouver quelque chose d'original dans ce court texte, ce serait qu'Edouard Louis théorise gentiment la notion de « mère de » car, c'est bien grâce au parcours flamboyant de son fils que cette femme a pu se métamorphoser en s'aidant de l'appel d'air ainsi généré malgré l'ingratitude et la honte. C'est mieux que rien mais de là à déclencher ce torrent médiatique de louanges, on peut rester perplexe ou simplement passer pour un vieux rabat-joie en pensant que notre époque à les écrivains qu'elle mérite.
Lien : https://sansconnivence.blogs..
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Matatoune
  11 avril 2021
Entrer en littérature avec les mots d'Édouard Louis procure à la fois des émotions mais aussi de l'admiration ! Et, encore, lorsqu'il décrit les déterminismes d'une classe dont on ne parle que trop peu. Combats et métamorphoses d'une femme raconte le chemin d'une femme, sa mère, pour sortir des dominations qui l'enchaînent.
A partir d'une photographie de sa mère retrouvée lorsqu'elle avait vingt ans, Édouard Louis part à la reconquête de ses souvenirs pour décrire les soumissions diverses qu'elle a accepté plus tard. Jusqu'aux injures d'un père pourtant presque absent ! A partir de son récit du quotidien, la jeune fille pleine d'espoir de la photographie décline vers la femme dominée, inexistante, avec son mariage pour seul horizon, les maternités obligées et la violence du mari.
Alors, Édouard Louis décrit sa honte et sa volonté de la cacher aux regards d'autres. Jusqu'au moment, où achevant sa mue, elle puisse enfin accepter de le retrouver et de vivre loin de ses stéréotypes de classe, même si la dépendance est encore présente.
Trois ans après Qui a tué mon père, Édouard louis dépasse sa propre histoire pour révéler le statut des femmes de la classe ouvrière de cette fin du siècle dernier. Elles sont obligées au silence, à la discrétion et surtout au sourire. Car, même si dans l'intimité d'un foyer, il avait de quoi dire, ces femmes ne révélaient rien, ne se confiaient pas et cachaient la pauvreté qui obligeait à quémander pour manger.
Domination de classe et domination masculine ne pourront étouffer l'envie de cette femme pour maîtriser sa vie. Elle prendra le temps qu'il faudra, de cigarettes en cigarettes, de silence en silence , mais y arrivera quasi seule et déterminée.
Alors raconter l'émancipation de cette femme, c'est l'occasion pour ce fils de se réconcilier avec une mère qui l'a laissée pourtant souvent seul assumer sa propre révolte.
Vivre son homosexualité dans une terre du Nord où le chômage fait des ravages, Édouard Louis en a déjà parler. Devenir par son éducation et son statut d'intellectuel, l'oppresseur tant détesté, il faut le cheminement d'une mère pour l'effacer. Mais lui aussi, comme il le décrit, a participé à cette domination pour faire corps avec la masculinité. Pourtant, la fierté de ce fils envers sa mère s'entend à chaque page !
Ni roman, ni récit, ce texte très court, serait-il destiné à être dit sur une scène, comme d'autres de l'auteur ! Car, ici sont mélangés l'écriture italique, le gras et les phrases qu'on dirait off. Entendre la voix traversée d'émotions d'Édouard Louis dire ce texte sera une nouvelle émotion par cet écrivain qui se refuse à faire de la littérature :
« On m'a dit que la littérature ne devait jamais tenter d'expliquer, seulement illustrer la réalité, et j'écris pour m'expliquer et comprendre sa vie. » Qu'importe les mots pourvus qu'ils portent du sens !
https://vagabondageautourdesoi.com/2021/04/11/edouard-louis-combats-et-metamorphoses-dune-femme/
Lien : https://vagabondageautourdes..
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Papyrusdunil
  20 avril 2021
Discours châtié, langue acérée, critique acerbe de la bourgeoisie, Edouard Louis, présenté comme un auteur issu d'un milieu défavorisé recevait cette semaine une accueil plutôt flatteur sur le plateau de Laurent Ruquier.
Livre hommage à sa mère, frustre et peu éduquée « Combats et métamorphoses d'une femme » est une ode à la mère qui a su s'émanciper, sortir du milieu misérable, gangrené par l'alcool et la violence des hommes, qui a constitué le milieu social d'Edouard Louis, le fils devenu écrivain.
J'avoue avoir été surprise par la qualité littéraire de ce petit livre que j'ai lu en quelques heures et qui bizarrement au final après m'avoir séduite, me laisse une impression mitigée.
J'ai apprécié dès l'entrée l'adresse à la deuxième personne de ce garçon à sa mère à qui il s'efforce de cacher son homosexualité dans un milieu social particulièrement homophobe et qui le contraint sans cesse aux faux semblants. le récit des origines de la mère et des grands parents dont finalement il ne sait pas grand-chose, laisse présager un texte original et introspectif. C'est pourtant l'histoire terriblement banale d'une fille qui se marie avec un homme violent et possessif encore plus frustre qu'elle et qui se retrouve prise au piège de la maternité que nous délivre Edouard Louis. Après l'accident du travail du père, la famille s'enfonce encore un peu plus dans la misère. Edouard Louis nous donne à voir le terrible quotidien du quart-monde.
Bien que la volonté de rendre hommage à la mère soit en soi respectable, j'ai été dérangée au cours de ma lecture par le sentiment d'être contrainte au voyeurisme de la misère sociale de cette famille que l'auteur n'épargne pas. La question que je me pose est celle de savoir si c'est moi qui n'ai pas le courage d'affronter la réalité ou si c'est une forme d'exploitation voyeuriste et peut-être aussi un peu misérabiliste de ses origines de la part de l'auteur qui me met mal à l'aise. A ce moment, je ne sais pas répondre.
Un livre dérangeant donc.
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Chestakova
  08 avril 2021
Après « En finir avec Eddy Bellegueule » et « Ils ont tué mon père » Edouard Louis poursuit dans la veine de l'autofiction, pour revenir sur ses racines et son histoire, à travers tout ce contre quoi il a dû lutter pour se construire. La pauvreté subie, avec son lot d'asphyxie culturelle, d'exclusion, de mépris, ne se résument pas simplement dans un passé révolu, qu'on peut laisser derrière soi. La trace creuse son sillon, oublier n'est pas un pari possible.
Dans « Combats et métamorphoses d'une femme « Edouard Louis propose au lecteur un portrait en forme d'esquisse, pour raconter une vie qui bifurque, celle de sa mère, laquelle choisit à quarante-cinq ans de tourner le dos au quotidien qui l'asservit et l'abime. La métamorphose est renaissance, dans la douleur. Pas de narration en fil continu, mais quelques images, sur le vif, en instantané, le mouvement l'emporte sur le trait. Au bout du combat, un autre monde, une liberté fragile, une vie nouvelle. le récit est court, dense, tout entier construit dans ce qu'il raconte et ce qu'il laisse deviner au fil des mots. Edouard Louis livre ici une analyse toute en finesse de la relation complexe qui le lie à sa mère, une relation difficile toute en distance marquée par une honte qui garde la dent dure et la culpabilité d'une libération qui peut prendre les traits d'une trahison. « Est-ce que je suis devenu le corps que je détestais ? » (p 66)
Le récit n'élude pas ces contradictions, il les assume, c'est pourquoi « L'histoire de notre relation a commencé le jour de notre séparation ». Au fil de la métamorphose, l'auteur découvre une femme. Avec elle, il y a à la fois, rapprochement et distance, il ne retrouve pas sa mère mais quelqu'un d'autre, qui lui inspire une estime toute nouvelle, sans effacer le souvenir de celle qui n'existe plus. Dans « Ils ont tué mon père » Edouard Louis dévoilait une profonde tendresse pour son père cassé, cette tendresse est absente ici. La lucidité du regard de l'auteur donne à ce portrait une force froide, sans pathos, qui permet d'élargir la réflexion à ce que veut dire l'appartenance sociale, jusqu'où va-t-elle, qu'implique-t-elle, en est-on héritier ou condamné ?
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critiques presse (7)
OuestFrance   19 avril 2021
Après avoir raconté son enfance difficile de petit garçon gay dans « En finir avec Eddy Bellegueule », Édouard Louis signe un livre engagé sur sa mère. Elle et lui ont souffert de la suprématie masculine et du patriarcat.
Lire la critique sur le site : OuestFrance
LaLibreBelgique   08 avril 2021
Depuis "En finir avec Eddy Bellegueule", Edouard Louis démontre et démonte la violence de la domination. Après "Qui a tué mon père", il consacre "Combats et métamorphoses d'une femme" à sa mère. Démonstration implacable.
Lire la critique sur le site : LaLibreBelgique
Bibliobs   07 avril 2021
Dans son nouveau livre, Edouard Louis dresse le portrait de sa mère, égratignée dans « En finir avec Eddy Bellegueule » et désormais libre et goûtant au bonheur tardif après avoir quitté Hallencourt.
Lire la critique sur le site : Bibliobs
Elle   06 avril 2021
Après « Qui a tué mon père », Édouard Louis consacre un mince volume à sa mère. Bouleversant.
Lire la critique sur le site : Elle
LeFigaro   01 avril 2021
À la façon d’un procureur voulant punir les coupables, Édouard Louis revient sur son enfance malheureuse.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Culturebox   01 avril 2021
Le livre, publié sept ans après son premier roman qui avait fâché sa famille, raconte cette fois l'histoire du point de vue de la mère.
Lire la critique sur le site : Culturebox
LesInrocks   31 mars 2021
Une nouvelle pièce apportée à l’œuvre de l’écrivain, une fresque autobiographique qui dessine une “cartographie du monde social”.
Lire la critique sur le site : LesInrocks
Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
1001livres1001livres   14 avril 2021
On m'a dit que la littérature ne devait jamais tenter d'expliquer, seulement illustrer la réalité, et j'écris pour expliquer et comprendre sa vie. On m'a dit que la littérature ne devait jamais se répéter et je ne veux écrire que la même histoire, encore et encore, y revenir jusqu'à ce qu'elle laisse apercevoir des fragments de sa vérité, y creuser un trou après l'autre jusqu'au moment où ce qui se cache derrière commencera à suinter.
On m'a dit que la littérature ne devait jamais ressembler à un étalage de sentiments et je n'écris que pour faire jaillir des sentiments que le corps ne sait pas exprimer. On m'a dit que la littérature ne devait jamais ressembler à un manifeste politique et déjà j'aiguise chacune de mes phrases comme on aiguiserait la lame d'un couteau.
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WarzinetteWarzinette   15 avril 2021
C’est parce que notre relation a changé que je peux maintenant voir notre passé avec de la bienveillance, ou plutôt, faire renaître les fragments de tendresse dans le chaos du passé.

Notre rapprochement n’a pas seulement changé son avenir, il a aussi transformé notre passé.
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OrangetreeOrangetree   11 avril 2021
Roland Barthes : « Son rêve (avouable ?) serait de transporter dans une société socialiste certains des charmes […] de l’art de vivre bourgeois. S’oppose à ce rêve le spectre de la Totalité, qui veut que le fait bourgeois soit condamné en bloc, et que toute échappée du Signifiant soit punie comme une course dont on ramène la souillure. Ne serait-il pas possible de jouir de la culture bourgeoise (déformée) comme d’un exotisme ? »
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MatatouneMatatoune   11 avril 2021
Si je considère que j'essaie de construire une histoire sociale à travers une expérience biographique, ce qui serait l'enjeu balzacien, chaque personnage a un visage différent selon l'histoire que je vais raconter. Mon père par rapport à ma mère, évidemment j'en parle comme d'un tyran domestique, quelqu'un qui voulait qu'elle reste à la maison et l'attende toute la journée alors qu'elle ne savait jamais quand il rentrerait. Il y a toujours plusieurs individus à l'intérieur d'un individu,
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N_MN_M   11 avril 2021
Comme la plupart des personnes qui souffrent il voulait faire souffrir les autres avec lui.
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