AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782264006745
154 pages
Éditeur : 10-18 (01/04/1985)

Note moyenne : 3.73/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Ah, si Peau d'Âne se faisait sauter! L'érotisme léger est, ici, une tendre impertinence, et la parodie de Hemingway, du western et du roman gothique, moins importante que cette formidable décontraction, subversive et bon enfant. Brautigan ne prêche ni morale ni politique, mais sa merveilleuse loufoquerie rejoint la grande tradition radicale américaine et l'humour surréaliste. Ce flâneur, le maître de l'imaginaire, est dangereux. Mine de rien, en souriant, le chapeau... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
MonsieurHyacinthe
  07 novembre 2015
Mon premier Brautigan. Conquis !
Tout y est savoureux, je n'ai pas lâché le livre des mains. Drôle au possible, les portraits des frères abrutis est un ravissement. L'érotisme contrasté bien mené. Les redondances apportent en hilarité, Brautigan s'amuse à insister sur des détails ridicules, les faire réapparaître, en connivence avec le lecteur, une vraie jubilation pour qui s'immerge dans son monde, décortique les phrases parfois destructurées et labyrinthiques.
On peut remettre en cause la traduction, j'y vois au contraire une belle recherche esthétique, beaucoup de créativité, une langue étonnante qui déplaira à certains mais comblera les chercheurs de forme. Brautigan se permet des tournures inédites, indélicates, bancales à souhait, alambiquées, bien loin du classicisme, pour le bonheur du lecteur qui aime être bousculé, chahuté au détour d'une formule. Une vraie poésie s'en dégage, tout comme une vérité de l'oralité.
De l'originalité, tout apparaît loufoque et dérisoire, une réussite. Et puis, chacun de nous devrait savoir ce que font les Logan Sisters ! Inutile de préciser que je me jette sur un autre de ses livres dès la fin de cette phrase.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          40
benjamin_trout
  15 juin 2011
Ce bouquin est illisible, sincèrement. Pourtant je suis, la plupart du temps, un grand admirateur de Brautigan. Mais, dans Willard et ses trophées de bowling, la traduction de Robert Pépin est lourde, assommée par des tournures incompréhensible, un trop grand nombre de répétitions, de répétitions de répétitions et des néologismes maladroits (un certain "Adoncques", que l'on retrouve aussi dans Tokyo Montana Express). En fait je préfère les bouquins de Brautigan traduits par Marc Chénétier (Ah le génial Un privé à Babylone...). Il faudrait sans doute préférer la version originale, si elle est disponible.
Commenter  J’apprécie          40
BVIALLET
  26 mai 2012
Deux couples, Bob et Constance d'un côté, John et Patricia de l'autre, assument des relations sexuelles un peu délicates. Un enfant, Willard, a trouvé des trophées de bowling dans le coffre d'une voiture abandonnée et les frères Logan, partis depuis plus de trois ans à la recherche de leurs trophées volés, ont tant cherché qu'ils sont prêts à tout, même à tuer pour les récupérer…
Sur un thème et une intrigue assez improbables, Brautigan nous entraîne dans une histoire inclassable et surréaliste qu'il a essayée de rendre amusante sans vraiment y parvenir. L'ennui c'est que l'humour subversif et bon enfant, la tendre impertinence et la loufoquerie déjantée, promis en quatrième de couverture ne se retrouvent en aucun cas à l'intérieur et que c'est bien dommage. le lecteur s'y débat plutôt avec un texte plat et d'un long ennui, des personnages sans la moindre consistance et une chute archi téléphonée. Par moment, le livre tombe même des mains du mieux intentionné. Heureusement pour lui, l'auteur a eu l'élégance de faire assez court (176 pages) ! Et pour ne rien arranger, la traduction est lamentable, lourde, bourrée d'expressions indigestes du genre « c'est donc que », « par quoi », de multiples redîtes et répétitions, sans oublier les « à peu près » syntaxiques, pour ne pas dire les fautes de grammaire ou de langage…
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Bruno_Cm
  22 septembre 2020
Je me sens une certaine filiation avec Richard Brautigan : amusant, surréaliste, personnages branquignoles, une pincée de drame…
J'aime bien, et/mais ça me semble facile. Donc je suis dur à la note.
Commenter  J’apprécie          20
bobfutur
  07 novembre 2020
Mon Brautigan préféré (avec Tokyo...)
Humour inimitable
Bravo
Commenter  J’apprécie          30

Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
Avoir les bras et les jambes écartés ne l’ennuyait pas trop : à condition qu’il ne serre pas trop, ce qui lui arrivait quand même quelquefois. Elle “préférait” avoir les mains attachées juste au-dessus de la tête ; mais… comme ça ne le branchait que très rarement… en fait, elle désirait seulement une chose : prendre congé, et pour longtemps, de tout ce servage et sadisme pour amateurs. Elle n’en tirait plus que de très légers emportements et priait le ciel qu’il se débarrassât de ses verrues ; ah ! si seulement il n’avait pas sexuellement changé ! ah ! si seulement ils pouvaient en revenir à la baise d’antan !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          30
MonsieurHyacintheMonsieurHyacinthe   27 mai 2016
"(...) Alors, elle s'était assise par terre. À côté de lui. Et aussi précautionneusement qu'on peut le faire pour s'asseoir sur une toile d'araignée en ruine.
(...)"
Richard BRAUTIGAN, Willard et ses trophées de bowling, 1975, 10/18 (p. 20).
Commenter  J’apprécie          20
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
Il lui était impossible de la sentir et ça le rendait triste. Ce qui n’avait, en soi, rien de nouveau étant donné que depuis un certain temps, il n’y avait rien qui ne le rendît pas triste.
Pour une capote tout lui était dérobé de l’intime et de l’éternel de son vagin : adoncques, tel l’étoile perdue, il voulait, affamé, le ciel vespéral de son être profond.
Parce que doucement à son intérieur il était, mais ne pouvait la sentir. Et parce qu’elle lui était perdue, il songeait à l’Anthologie et de nouveau entendait ces mots antiques et qui disaient : « Peindre le lion en commençant par les griffes. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
Bruno_CmBruno_Cm   21 septembre 2020
Dès que les verrues firent leur vaginale apparition chez Constance, Bob s'empressa d'en vérifier l'existence chez lui : pour découvrir que non, il n'avait pas de verrues sur la queue.
C'est en effet lors des rapports que s'attrape le virus qui fait proliférer le papillome verruqueux : ceci étant dit, seul un petit nombre de gens entrant en contact avec le dit virus s'en trouve contaminé. Ce qui explique que certaines personnes se trimballent avec le virus - mais pas les verrues - alors que d'autres en entrant en contact avec lui (le virus) ne les chopent pas (les verrues).
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
rkhettaouirkhettaoui   04 mars 2018
À cause d’une nuit d’amour et d’alcool qu’elle avait passée avec un avocat entre deux âges. Et qui avait lu son livre. Parce qu’à vingt-deux ans, elle venait déjà – et tout juste – de rater sa vie de romancière et que lui, il lui avait dit qu’il aimait quand même bien son livre et que, elle, ça allait plutôt mal parce que son livre plaisait aux critiques mais ne se vendait pas et que, donc il lui avait fallu se remettre au boulot.
Et c’était pour ça qu’elle avait couché avec son avocat et chopé des verrues dans le vagin.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00

Videos de Richard Brautigan (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Richard Brautigan
Le choix de Mathias Malzieu : « C'est tout ce que j'ai à déclarer » de Richard Brautigan
Dans la catégorie : Textes diversVoir plus
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature américaine en anglais>Textes divers (382)
autres livres classés : montanaVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Dead or Alive ?

Harlan Coben

Alive (vivant)
Dead (mort)

20 questions
1407 lecteurs ont répondu
Thèmes : auteur américain , littérature américaine , états-unisCréer un quiz sur ce livre