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Robert Pépin (Autre)
ISBN : 2264010886
Éditeur : 10-18 (08/12/1998)

Note moyenne : 4.01/5 (sur 100 notes)
Résumé :
On trouve de tout à bord du Tokyo-Montana express, des restaurants où toutes les serveuses sont choisies par le patron et se ressemblent comme des sosies et d'autres où personne ne vient, un taxi plein de carpes, des chiens errants, la plus petite tempête de neige jamais recensée (à deux flocons) et le plus grand filme érotique du monde (...).
Cela tient du haïku et du croquis sur un bout de nappe, du vide-poches et de l'autoportrait de l'artiste en puzzle. U... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
patrick75
  18 avril 2014
Voici un véritable bric à brac sorti tout droit de l'imagination de richard Brautigan. Sous la forme de nouvelles très courtes, l'auteur nous parle de tout ce qui lui passe par la tête...et il lui en passe des choses par la tête !
Certaines de ces nouvelles me sont restées totalement hermétiques, d'autres m'ont fait sourire, certaines sont tendres...On trouve de tout chez Brautigan ! Ce livre c'est un peu comme si, enfant, vous rentriez dans ce que l'on appelait un "marchand de couleurs".
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JoedeCarc
  30 janvier 2018
"Tokyo Montana express", livre autobiographico-poético-expérimental !
Souvenir de mes vingt ans... Je me plongeais dans la littérature US, et ce livre m'avait frappé par sa liberté de ton. Il sollicitait mon ouverture d'esprit, mais à vingt ans, c'est chose naturelle, j'avais donc beaucoup apprécié.
"Tokyo Montana express" est un recueil de nouvelles. C'est fou, tendre, déroutant, un brin narcotique, unique,...
On y retrouve le talent de Brautigan à nous parler de choses simples au travers d'idées poétiques, absurdes, un rien mélancoliques.
Les nouvelles sont de longueurs variées, certaines sont drôles, d'autres étranges, d'autres encore donnent le sentiment d'être inachevées.
À mon sens cette oeuvre est précieuse car elle prône une singularité aussi forte qu'attachante.
À lire toutefois avec un esprit d'explorateur.
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Vona
  22 mai 2019
Tokyo-Montana Express est un livre inclassable. On l'ouvre sans savoir précisément de quoi il retourne. S'agit-il d'un recueil de fragments ou de nouvelles ? S'agit-il d'une autobiographie, d'une sorte de journal fragmenté d'un Américain amoureux du Japon ? le livre avait l'air composite, alors je n'ai pas suivi Brautigan dans son périple. J'ai préféré sauté d'un fragment à l'autre, dans le plus grand désordre. Maintenant je pense à un titre d'Annie Ernaux qui lui irait bien : « Journal du dehors ». Car ce livre est un recueil d'anecdotes, de petits faits observés dans la rue, au supermarché ou les transports en commun. Mais la réalité observée est souvent déformée par la fantaisie de Brautigan qui délire volontiers. Dans un fragment nous sommes au Montana, sous la neige, entourés de montagnes, en compagnie d'un Brautigan éleveur de poules. L'instant d'après nous sommes dans une chambre d'hôtel à Tokyo, avec un Brautigan lecteur d'un gros livre sur Groucho Marx. Puis nous revenons dans le Montana, d'où nous voyageons en Floride grâce à la chaleur du soleil emmagasinée par une boîte aux lettres en métal. A première vue, ces fragments paraissent insignifiants. Il ne ne sont pourtant pas sans charme, souvent poétiques ou joliment étranges. Mon préféré décrit une tempête de neige réduite à deux flocons, qui évoquent à Brautigan des Laurel et Hardy culbutant avec des tartes à la crème sur la figure…
Je vous mets au défi de lire Brautigan sans sympathiser avec lui.
Lien : https://mesespaces.blog/2019..
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arcole
  24 juillet 2012
Miscellanée comprenant des textes allant de 10 lignes à 15 pages, Brautigan nous livre pour notre plus grand plaisir tout ce qui lui passe par la tête. le quotidien se transforme en épopée absurde , le banal devient poétique. Brautigan nous emmène dans son monde d'ironie ,d'absurde et de désenchantement.
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Myriam3
  04 avril 2014
Impossible de lire plus de deux pages de ce livre dans lequel je ne retrouve pas du tout la voix de Brautigan!
Soit il a changé de style pour ce roman là, soit la traduction est totalement infidèle, ce qui me paraît plus probable. Je n'ai pas encore pu lire la version originale pour le savoir...
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
EffeLouEffeLou   17 octobre 2014
"La plus petite tempête de neige jamais recensée
Il y a une heure de ça, dans le jardin de derrière chez moi, s’est produite la plus petite tempête de neige jamais recensée. Elle a dû faire dans les deux flocons. Moi, j’ai attendu qu’il en tombe d’autres mais ça n’a pas été plus loin. Deux flocons : voilà tout ce qu’a été ma tempête.
Ils sont tombés du ciel avec tout le poignant dérisoire d’un film de Laurel et Hardy : même qu’à y songer, ils leur ressemblaient bien. Que tout s’est passé comme si nos deux compères s’étaient transformés en flocons de neige pour jouer à la plus petite tempête de neige jamais recensée dans l’histoire du monde.
Avec leur tarte à la crème sur la gueule, mes deux flocons ont paru mettre un temps fou à tomber du ciel. Ils ont fait des efforts désespérément comiques pour tenter de garder leur dignité dans un monde qui voulait la leur enlever parce que lui, ce monde, il avait l’habitude de tempêtes beaucoup plus vastes – genre soixante centimètres par terre et plus -, et que deux flocons, y a de quoi froncer le sourcil.
Et puis ils ont fait un joli atterrissage : sur des restes de tempêtes précédentes – cet hiver, nous en avons déjà eu une douzaine. Et après ça, il y a eu un moment d’attente – dont j’ai profité pour lever les yeux au ciel, histoire de voir si ça allait continuer. Avant d’enfin comprendre que mes deux flocons, c’était côté tempête aussi complet qu’un Laurel et Hardy.
Alors je suis sorti et j’ai essayé de les retrouver : le courage qu’ils avaient mis à rester eux-mêmes en dépit de tout, j’admirais. Et tout en les cherchant, je m’inventais des manières de les installer dans le congélateur : afin qu’ils se sentent bien ; qu’on puisse leur accorder toute l’attention, toute l’admiration, qu’on puisse leur donner les accolades qu’ils mettaient tant de grâce à mériter.
Sauf que vous, vous avez déjà essayer de retrouver deux flocons dans un paysage d’hiver que la neige recouvre depuis des mois ?
Je me suis propulsé dans la direction de leur point de chute. Et voilà : moi, j’étais là, à chercher deux flocons de neige dans un univers où il y en avait des milliards. Sans parler de la crainte de leur marcher dessus : ça n’aurait pas été une bonne idée.
J’ai mis assez peu de temps avant de comprendre tout ce que ma tentative avait de désespéré. De constater que la plus petite tempête de neige jamais recensée était perdue à jamais. Qu’il n’y avait aucun moyen de la distinguer de tout le reste.
Il me plaît néanmoins de songer qu’unique en son genre, le courage de cette tempête à deux flocons survit, Dieu sait comment, dans un monde où semblable qualité n’est pas toujours appréciée.
Je suis rentré à la maison. Derrière moi, j’ai laissé Laurel et Hardy, se perdre dans la neige."
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patrick75patrick75   16 avril 2014
A six heures, juste après ça, la poésie viendra donc au Montana.
Elle y viendra sous la forme d'une émission intitulée : Des Poètes Vous Parlent.
Commentaire de la Revue Télé : "des subtils changements qui affectent l'oeuvre poétique lorsqu'on la traduit."
Je ne vois pas que le Montana ait vraiment besoin de rien d'autre : l'accueil du public sera certainement massif et enthousiaste. Tiens, même que je me les vois bien, mes fermiers, par milliers les yeux rivés sur le petit écran, à six heures du matin en train de découvrir la poésie, d'en discuter et par après de tout le reste du jour en parler avec les voisins :
- Holà ! Qu'est-ce t'en dis touai, de c''t'histoire de poésie qui perd de sa signification quand c'est qu'on la traduit ?
- Bah, mouai, la s'maine dernière, c'est un veau que j'ai perdu. Y a aussi qu'la première femm', alle s'est barrée avec mon meilleur copain le jour ed'mon anniversaire. Ah ben ça non qu'j'ai pas envie d'avoir vingt-sept ans une deuxième fouais ! C'qui fait qu'j'ai écouté tout ça d'une oreille sympathique et que c'est pour sûr qu'j'espère qu'i' vont les r'trouver tout' ces significations. L'veau, ça c'est sûr qu'i'm'manque. La femm' ? Ben non. Faut dire que ma deuxième, alle fait bien la cuisine. Ca, on peut pas dire qu'alle soit géniale à r'garder, m'enfin, la cuisine, alle sait faire; et pis comme ça, y a pas d'risque qu'alle s'tire avec un aut' bonhomme !
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VALENTYNEVALENTYNE   13 août 2016
Sonate en forme de dindon et céréales pour petit déjeuner

Les dindons s’étaient lancés dans une bataille où pour abattre l’adversaire tous les coups sont permis : ça y allait sans compter. Sauf que les poneys eux, en eurent marre et des bois galopèrent vers un champ découvert, derrière eux laissant aux dindons le soin de se démerder de leurs querelles de famille.
J’avais déjà fait quatre cents mètres en direction du refuge : il était fermé sauf que ça, je le savais avant même de me mettre en route. Non, tout ce que je voulais, c’était encore une fois lire le panneau bleu qu’on avait apposé à la vitre de la porte d’entrée.
Bien sûr, je n’ignorais rien de son contenu et si tout simplement je désirais quand même le relire c’était qu’à ma balade il n’y avait aucune autre justification possible et que ça, me faire une promenade matinale je le voulais et donc me raccrochai à cette excuse tout le temps qu’il me fallut pour traverser la très paisible et encore très modeste commune de Pine Creek.
La virée fut agréable : dans la neige fraîche mes pas à s’enfoncer firent teinter le bruit de riches céréales qui craquent au déjeuner et presque ce fut comme si les Grands Moulins Généraux s’étaient mis à chanter.
Sur la porte le panneau bleu n’avait pas bougé et toujours disait la même chose. A savoir merci de bien vouloir être de nos clients, bien des choses de la part de l’ancien patron et aussi que l’on resterait fermé jusqu’au 20 février, date à laquelle les nouveaux propriétaires reprendraient l’affaire ; lesdits propriétaires étant d’ailleurs fort impatients d’accueillir tout un chacun.
Je me demandai comment et jusqu’à quel point la nouvelle direction allait transformer le refuge. J’essayai de deviner qui ils pouvaient bien être à ainsi vouloir tenir un petit refuge où, en dehors d’une pompe à essence, il n’y avait en tout et pour tout qu’une boutique mi-café mi-alimentation et quelques cabanes de rondins perdues autour d’un point à peine visible sur la carte : Mill Creek, Etat du Montana, c’était si loin de Paris, de New York ou de Tokyo !
En savoir plus long sur leurs projets, si à tout le moins ils en avaient, et enfin les voir, cela ne m’arriverait que dans quelques jours. Pour l’instant rien n’avait changé au refuge et il n’y avait là âme qui vive.
Tout petit mystère, les nouveaux patrons allaient m’occuper plusieurs jours encore : cela me donnerait un sujet auquel réfléchir pendant les soirées d’hiver.
C’est alors que les dindons se mirent à se battre dans le bois de l’autre côté de la route, que les poneys soudain du même bois sortirent en galopant vers un champ et qu’après avoir fait demi-tour, je rentrai chez moi l’oreille fort attentive aux bruits de petit déjeuner aux céréales qui montaient de mes pas.
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EffeLouEffeLou   17 octobre 2014
"The smallest snowstorm on record took place an hour ago in my back yard. It was approximately two flakes. I waited for more to fall, but that was it. The entire storm was just two flakes.

They fell from the sky in a manner reminiscent of the pratfall poignancy of Laurel and Hardy who, come to think of it, the two flakes resembled. It was as if Laurel and Hardy had been turned into snowflakes and starred in the world's smallest snowstorm.

The two flakes seemed to take a long time to fall from the sky with pies in the face, agonizingly funny attempts to maintain dignity in a world that wanted to take it from them, a world that was used to larger snowstorms, two feet or more, and could easily frown upon a two flake storm.

After they did a comedy landing upon snow left over from a dozen storms so far this winter, there was a period of waiting as I looked skyward for more snow, and then realized that the two flakes were a complete storm themselves like Laurel and Hardy.

I went outside and tried to find them. I admired their courage to be themselves in the face of it all. As I was looking for them, I was devising ways to get them into the freezer where they would be comfortable and receive the attention, admiration and accolades they so beautifully deserved.

Have you ever tried to find two snowflakes on a winter landscape that's been covered with snow for months?

I went to the general area where they had landed. I was looking for two snowflakes in a world of billions. Also, there was the matter of stepping on them, which was not a good idea.

It was only a short time before I gave up realizing how hopeless it was. The world's smallest snowstorm was lost forever. There was no way to tell the difference between it and everything else.

I like to think that the unique courage of that two flake snowstorm somehow lives on in a world where such things are not always appreciated.

I went back into the house, leaving Laurel and Hardy lost in the snow."
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NeljaNelja   27 septembre 2013
La plus petite tempête de neige jamais recensée

Il y a une heure de ça, dans le jardin de derrière chez moi, s'est produite la plus petite tempête de neige jamais recensée. Elle a dû faire dans les deux flocons. Moi j'ai attendu qu'il en tombe d'autres mais ça n'a pas été plus loin. Deux flocons : voilà tout ce qu'a été ma tempête.

Ils sont tombés du ciel avec tout le poignant dérisoire d'un film de Laurel et Hardy : même qu'à y songer, ils leur ressemblaient bien. Que tout s'est passé comme si nos deux compères s'étaient transformés en flocons de neige pour jouer à la plus petite tempête de neige jamais rencensée dans l'histoire du monde.

Avec leur tarte à la crème sur la gueule, mes deux flocons ont paru mettre un temps fou à tomber du ciel. Ils ont fait des efforts déséspérément comiques pour tenter de garder leur dignité dans un monde qui voulait la leur enlever parce que lui, ce monde, il avait l'habitude de tempêtes de neige beaucoup plus vastes - genre soixante centimètres par terre et plus -, et que deux flocons, y a de quoi froncer le sourcil.
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