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ISBN : 2264059044
Éditeur : 10-18 (01/05/2013)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 326 notes)
Résumé :
Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes. Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée. Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu’elle voit, entend ou touche.


Et pourtant ces deux femmes si dissemblables se battent de la même manière pour exister dans un monde auquel elles ne se sentent pas vraiment appartenir.

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Critiques, Analyses & Avis (84) Voir plus Ajouter une critique
marina53
05 mars 2015
Parce qu'elle a été conçue pendant un ouragan, Edwin, son papa, l'appelle "la fille de l'ouragan". Ruth, petite dernière d'une famille de 4 filles, n'a rien en commun avec Dana. Mais, sa mère, Connie, en a décidé autrement. Parce qu'elles sont venues ensemble le même jour, le 4 juillet 1950, elle les considère comme des soeurs d'anniversaire. Pourtant, tout oppose ces deux familles. Les Plank sont des hommes de la terre qu'ils cultivent depuis des générations tandis que les Dickerson sont des artistes. La maman de Dana est peintre tandis que son père est écrivain, du moins essaie-t-il. Les deux familles tentent de maintenir des liens pourtant artificiels, se côtoyant peu souvent malgré le fait qu'elles habitent tout près. Même lorsque la famille de Dana déménage et quitte le New Hampshire rural et connaît de nombreux déménagements, les deux familles se voyaient une fois l'an, le 4 juillet, surtout sur l'initiative de Connie qui tenait à maintenir ce lien.
Dans ce roman qui alterne les courts chapitres donnant la parole à Dana et Ruth, on les suit tout au long de leur vie, des années 50 jusqu'à nos jours. L'on parcourt un pan de l'histoire avec elles, la guerre du Vietnam ou les premiers pas sur la lune. Chacune a leur manière va vivre sa vie, différemment et pourtant un lien indéfectible s'est tissé entre elles. Même si elles semblent s'opposer et s'écarter, leur destin s'entremêle bien malgré elles. Touchantes et volontaires, l'on s'attache à elle et l'on parcourt leur vie, faite à la fois de désillusions, d'amours et d'amitiés vaines et de secrets trop longtemps étouffés. Joyce Maynard, de par sa plume vivante, sensible et douce, nous transporte au milieu de ces champs, l'horizon à perte de vue et une fraise à la bouche.
Les filles de l'ouragan... et tout est ravagé...
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latina
13 septembre 2014
Joli petit roman, mais qui ne vaut pas un feu d'artifice de louanges, du moins de ma part.
J'ai passé un agréable moment dans ce petit coin du New Hampshire, en compagnie de ces 2 petites filles, puis jeunes filles et enfin femmes mûres, toutes deux liées par bien plus qu'un même jour d'anniversaire... Ruth et Dana ont suivi deux routes différentes, oui, mais à bien des égards remplies de similitudes : l'amour de la nature, l'amour tout court, aussi, qui les a conduites vers la passion, pour l'une, dévastatrice, pour l'autre, remplie de complicité.
Oui, c'était un moment agréable, mais parsemé ici et là d'ennui, surtout dans la première partie, la narration de leur enfance. Et le fameux « secret qui bouleverse leur existence » est vite éventé.
Quant au style, sans être désagréable, j'ai trouvé qu'il ne cassait pas trois pattes à un canard.
Mais bon, suivre le destin des 2 femmes m'a permis de réfléchir sur beaucoup de problèmes, comme la tolérance de l'homosexualité dans le milieu « bien-pensant » de l'université, comme l'acceptation difficile de la maladie de l'être qu'on chérit, comme la relation compliquée que peuvent mener une mère et sa fille...
La nuit de l'ouragan a été un moment-clé pour les personnages du roman, mais pour moi c'aura été une tempête assez vite oubliée.
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mariech
28 février 2012
Ruth et Dana sont nées le même jour , 9 mois après une nuit d'ouragan dans l'amérique profonde des années 50 .
L'histoire est originale mais paraît invraisemblable , par exemple le passage où Ruth part à Woodstock avec une de ses soeurs sur un coup de tête , et rencontre Ray , le jeune homme dont elle est amoreuse ;on sent que l'auteur a voulu caser coûte que coûte les évènements marquants de l'époque mais cela donne un coté artificiel au récit .. Certaines tournures de phrases aussi m'ont déplu , par exemple : Dans ma vie à la maison , il y avait moins d'art que de travaux manuels .
J'ai donc été un peu décue , je m'attendais à une approche plus appronfondie des différents personnages .
C'est dommage car beaucoup de thèmes intéressants sont abordés , l'homosexualité féminine dans les années 80 , la maladie mentale , la vie des agriculteurs dans les années 50-60 mais tous ses sujets méritaient d'être appronfondis , ce livre est pour moi une lecture agréable mais sans plus , ce n'est pas un coup de coeur et je le regrette car j'avais lu des critiques élogieuse et je m'attendais à mieux .
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tynn
04 juillet 2013
...et l'ouragan a mis tout sens dessus dessous...
Neuf mois plus tard, deux bébés naissent un 4 juillet, dans deux familles différentes.
Les "soeurs d'anniversaire" grandissent dans l'Amérique des années 50-60 et leurs voix racontent alternativement leur quotidien de petites filles et d'adolescentes, entre leurs bonheurs d'enfance et leurs interrogations existentielles.
Fillettes puis femmes si différentes, opposées en physique et en gouts, étrangères dans leur propre famille, leurs jeunesses se construisent sur une interrogation d'appartenance. Pour chacune d'elles, un sentiment omniprésent, une inquiétude, une question muette, jamais posée, une bulle de non-dits qui les suivra tout le long de leur vie de femme.
Un fait originel de leur histoire familiale, qui conditionnera leurs choix d'adultes.
Et Joyce Maynard joue avec nos nerfs, prend son temps et laisse ses "filles" répondre à LA question que tout lecteur se pose depuis le premier chapitre. Son propos n'est pas faire du sensationnel mais de nous raconter de façon factuelle des parcours individuels particuliers, teintés de tristesse, regrets et mélancolie.
Notre frustration nous invite à une réflexion intéressante sur ce qui relève de l'inné et de l'acquis dans la construction d'un individu, et on peut alors prendre beaucoup de plaisir à une lecture attachante, visuelle, aux très beaux personnages ancrés dans leur époque.
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pyrouette
08 décembre 2013
L'écriture de Joyce Maynard me bouleverse toujours autant. Ses histoires sont très différentes mais son style toujours envoutant. J'ai suivi la vie de Ruth et Dana, soeurs d'anniversaire. A ma place de lectrice je savais ce qu'elles ne se doutaient pas et la force de l'auteure est là. C'est angoissant et pourtant limpide, je me posais de nombreuses questions pour elles alors que leur vie parait tellement évidente. Je ne sais pas comment vous donner envie de lire ce livre, je suis touchée et comme toujours les mots m'échappent. Cette histoire se termine, pour nous lecteurs, quand Ruth et Dana sont quinquagénaires. Au lieu de se plaindre et de se lamenter sur leurs parcours elles font une force de leur destin, une force de ce secret. Les personnages de cette histoire ne sont pas parfaits et tant mieux ! L'auteure nous livre leur vie sans les juger, juste en témoin, comme si elle les connaissait depuis toujours. Oui Joyce Maynard est une virtuose !
Lien : http://pyrouette.canalblog.c..
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Les critiques presse (3)
LesEchos23 avril 2012
Chronique familiale toute de passions enfouies ou éclatantes, « Les Filles de l'ouragan » dresse aussi le portrait de l'Amérique, rurale et rude, où la vie est rythmée par le cycle des saisons et la force des éléments.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress21 février 2012
C'est plus d'un demi-siècle de l'histoire d'une Amérique méconnue, des moeurs singulières, des secrets bien gardés que retrace cette saga ambitieuse au style sobre et au ton juste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro10 février 2012
Les Filles de l'ouragan, qu'on lit d'une traite, charmé par la magie qui émane de la prose simple de Maynard, avance comme un train dans la nuit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations & extraits (37) Voir plus Ajouter une citation
TheomaTheoma04 mai 2012
Mon père me disait que j'étais un bébé de l'ouragan. Cela ne signifiait pas que j'étais née au cours d'un ouragan. Le jour de ma naissance, le 4 juillet 1950, se situe bien avant la saison des ouragans.
Il voulait dire que j'avais été conçue pendant un ouragan. Ou dans son sillage.
«Arrête ça, Edwin», intervenait ma mère chaque fois qu'elle le surprenait à me raconter cette histoire. Pour ma mère, Connie, tout ce qui avait à voir avec le sexe ou ses conséquences (à savoir ma naissance, ou du moins le fait de relier ma naissance à l'acte sexuel) ne pouvait être un sujet de discussion.
Mais quand elle n'était pas là, il me racontait cette nuit où il avait été appelé pour dégager la route d'un arbre abattu par la tempête, il me décrivait la pluie battante, le vent impétueux. «Je n'ai pas été comme mes frères faire la guerre en France, disait-il, mais j'ai eu l'impression de livrer une bataille, en luttant contre ces bourrasques qui soufflaient à cent cinquante kilomètres à l'heure. Et là il se passe une chose bizarre. Craint-on vraiment pour sa vie dans des moments pareils ? Mais c'est à de tels moments que l'on se sait vivant.»
Il me racontait cette pluie qui s'abattait si violemment sur la cabine du camion qu'il n'y voyait plus rien, comme son coeur battait fort alors qu'il progressait dans l'obscurité, et ensuite - exposé au déluge, il coupait l'arbre et dégageait les grosses branches sur le bord de la route, ses bottes lourdes de pluie s'enfonçaient dans la boue, ses bras tremblaient.
«Le bruit du vent avait quelque chose d'humain, se souvenait-il, comme le gémissement d'une femme.»
Plus tard, me remémorant la façon dont mon père me racontait cette histoire, je me rendis compte que les mots qu'il utilisait pour décrire la tempête auraient aussi bien pu évoquer un couple faisant l'amour. Il imitait le bruit du vent, et je me jetais contre sa poitrine pour qu'il me protège de ses bras puissants. Je frémissais rien qu'à l'idée de ce qu'avait dû être cette nuit.
Pour une raison que j'ignorais, mon père se plaisait à me la raconter - pas à mes soeurs ni à notre mère, mais à moi, son unique public. Bon, il y avait peut-être une raison. J'étais sa fille de l'ouragan. Sans la tempête, aimait-il à dire, je ne serais pas là.
J'étais née neuf mois plus tard, au jour près, à la maternité du Bellersville Hospital, en pleine Fête nationale, juste après la fin des premières moissons et alors que les fraises étaient à leur apogée.
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Nastie92Nastie9216 novembre 2013
J'avais à présent vécu la moitié de ma vie sans Ray Dickerson, et ce n'était même plus Ray que je regrettais. C'était la jeune femme que j'avais été quand je l'aimais. Elle avait disparu. Je regrettais la façon dont je regardais alors le monde, la richesse de ce qui s'était offert à moi, la faim que j'avais ressentie, le désir qui me brûlait. J'avais un jour vécu dans un pays sauvage et magnifique, dont je ne retrouvais plus le chemin. J'avais parlé une langue que je ne connaissais plus. Quelque part sur la planète, se jouait une musique que mes oreilles ne pouvaient pas entendre.
Je pensais à Apollon errant sur la terre sans Daphné, à Jackie Kennedy regardant le cercueil de son mari enveloppé d'un drapeau porté sur les marches du Capitole tandis que la légende de Camelot s'effritait. Je me demandais si Neil Armstrong avait ressenti cette forme d'exil : il avait une fois marché sur la lune, et il ne pourrait plus jamais y retourner.
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pyrouettepyrouette08 décembre 2013
Il y a une symétrie parfaire entre la nature et la sélection naturelle, si brutale qu’elle soit. Le mieux armé survit. Quelques espèces brillantes de vie sur terre ne résistent pas, pour des raisons qui vont au-delà d’elles-mêmes. D’autres – et j’en suis une, - arrivent contre toute attente à survivre. Une souche plus solide, peut-être, ou simplement plus chanceuse…
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EsorlecramEsorlecram30 janvier 2016
Deux filles sont nées le même jour dans le même village et racontent leur vie par chapitres alternés, depuis leur enfance jusqu'à l'âge mur. L'éditeur nous annonce un "secret inouï ": on le devine très vite et l'on attend le moment où l'auteure traitera ce secret: comment nos héroïnes vont-elles vivre avec lui? Et là on est déçu: ce n'est que très tard qu'elles apprendront ce qui s'est passé. Le récit se poursuit normalement -oserais-je dire comme un long fleuve tranquille-? A un certain moment, la vie d'une des filles est brisée à cause du "secret" mais elle ne sait pas pourquoi...et ne cherche pas à savoir! (Pas facile de commenter sans spoïler, comme on dit aujourd'hui).
Ce n'est que dans le dernier chapitre que l'on apprend les détails du "secret". Cela le rend un peu moins invraisemblable. Mais le début du roman promettait beaucoup mieux.
Si l'on ajoute que le style de Maynard est classique mais impersonnel, on comprend que cette lecture fut pour moi une déception, du moins dans sa seconde moitié.
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canelcanel06 juillet 2015
"Tu étais très bien comme tu étais, Connie, il n'y avait rien à redire", déclara mon père quand il vit le résultat. Ce qui était, de sa part, le plus proche d'un compliment peut-être, ou le contraire, car il ne laissait pas vraiment entendre qu'elle [ma mère] était bien avant de se teindre les cheveux, mais plutôt bizarre après.
(p. 44)
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Videos de Joyce Maynard (41) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Joyce Maynard
"Laissez-vous tenter" du 18 octobre 2016 Au menu : le grand retour de Phil Collins sur scène et la romancière Joyce Maynard pour "Les Règles d'usage".
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