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ISBN : 2264059044
Éditeur : 10-18 (01/05/2013)

Note moyenne : 3.68/5 (sur 386 notes)
Résumé :
Elles sont nées le même jour, dans le même hôpital, dans des familles on ne peut plus différentes. Ruth est une artiste, une romantique, avec une vie imaginative riche et passionnée. Dana est une scientifique, une réaliste, qui ne croit que ce qu’elle voit, entend ou touche.
Et pourtant ces deux femmes si dissemblables se battent de la même manière pour exister dans un monde auquel elles ne se sentent pas vraiment appartenir.
Situé dans le New Hampshir... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (97) Voir plus Ajouter une critique
Kirzy
  12 janvier 2019
C'est un joli roman peuplé de personnages fort attachants, à commencer par les deux héroïnes conçues un jour d'ouragan, Dana Dickerson et Ruth Plank «  soeurs » d'anniversaire, et surtout le père Plank.
On suit leur vie de la naissance à nos jours, elles nous touchent dans leur volonté de construire la leur en toute liberté malgré les carrières ratées, les amours avortées et surtout la difficulté à s'extraire de l'identité familiale dans laquelle aucune ne se reconnait. Les thèmes abordées sont forts ( hérédité, puritanisme, homosexualité, indépendance féminine ) et subtilement abordées, Joyce Maynard a eu une façon de sonder les émotions féminines d'une grande acuité.
Ce qui m'a cependant gêné dans cette lecture, c'est le manque de mystère. Toute l'intrigue tourne autour d'un secret qui est révélé officiellement au lecteur à mi-livre, lorsqu'il fait irruption en mode déflagratoire dans la vie de Ruth.
Sauf que dès les premières pages, tu le devines illico tellement il est évident, même dans ses ramifications et du coup, j'ai été un peu agacée que Dana et Ruth ne le comprennent quasiment à la fin de leur vie. Autant le dire direct, d'emblée, plutôt que d'en faire un ressort important de la narration.
Tout est ensuite cousu de fil blanc, sans surprise réelle, et la lecture, si elle reste fort plaisante, manque forcément de l'émotion qui aurait pu t'étreindre si le secret avait été abordé différemment par l'auteure.
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marina53
  05 mars 2015
Parce qu'elle a été conçue pendant un ouragan, Edwin, son papa, l'appelle "la fille de l'ouragan". Ruth, petite dernière d'une famille de 4 filles, n'a rien en commun avec Dana. Mais, sa mère, Connie, en a décidé autrement. Parce qu'elles sont venues ensemble le même jour, le 4 juillet 1950, elle les considère comme des soeurs d'anniversaire. Pourtant, tout oppose ces deux familles. Les Plank sont des hommes de la terre qu'ils cultivent depuis des générations tandis que les Dickerson sont des artistes. La maman de Dana est peintre tandis que son père est écrivain, du moins essaie-t-il. Les deux familles tentent de maintenir des liens pourtant artificiels, se côtoyant peu souvent malgré le fait qu'elles habitent tout près. Même lorsque la famille de Dana déménage et quitte le New Hampshire rural et connaît de nombreux déménagements, les deux familles se voyaient une fois l'an, le 4 juillet, surtout sur l'initiative de Connie qui tenait à maintenir ce lien.
Dans ce roman qui alterne les courts chapitres donnant la parole à Dana et Ruth, on les suit tout au long de leur vie, des années 50 jusqu'à nos jours. L'on parcourt un pan de l'histoire avec elles, la guerre du Vietnam ou les premiers pas sur la lune. Chacune a leur manière va vivre sa vie, différemment et pourtant un lien indéfectible s'est tissé entre elles. Même si elles semblent s'opposer et s'écarter, leur destin s'entremêle bien malgré elles. Touchantes et volontaires, l'on s'attache à elle et l'on parcourt leur vie, faite à la fois de désillusions, d'amours et d'amitiés vaines et de secrets trop longtemps étouffés. Joyce Maynard, de par sa plume vivante, sensible et douce, nous transporte au milieu de ces champs, l'horizon à perte de vue et une fraise à la bouche.
Les filles de l'ouragan... et tout est ravagé...
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popie21
  26 juillet 2018
Par une belle nuit d'ouragan et surtout de coupure d'électricité, deux bébés sont conçus, déjà un beau départ dans la vie. Ces deux bébés naissent le même jour, dans la même maternité et sont deux magnifiques petites filles qui sont appelées par l'une des deux mères des soeurs d'anniversaire. Jusque-là me direz-vous, pas de quoi courir à la librairie et pourtant...
Ce livre est pour moi beaucoup plus profond qu'il n'y paraît ; d'abord parce que le dénouement n'est pas aussi attendu que prévu, ensuite parce qu'il aborde des facettes de notre vie dont on ne parle pas souvent. Par exemple, ces blessures d'enfance qui remontent parfois à la surface et dont vous n'avez peut-être jamais parlé. Ici, elles concernent deux filles, qui chacune de leur côté, se sentent étrangères à leur propre famille. Parfois leurs parents semblent se désintéresser d'elles, parfois ils semblent aimer plus fort leurs autres enfants, d'autres fois encore leurs goûts, leurs inclinaisons semblent venir d'ailleurs. Je ne crois pas qu'elles soient les seules, du haut de leur fiction, à avoir expérimenté ce genre de sentiment. Personnellement, (...)
– ATTENTION épisode numéro 145 571 de : Regarde ma vie qu'elle est trop dure et que si j'aurais su j'aurais pas venu ! –
Personnellement donc, j'ai connu ce sentiment de ne pas comprendre ceux qui m'entouraient, ceux qui partageaient ma chair et mon sang. J'ai connu ce sentiment de me sentir étrangère dans ma propre famille. Je me suis demandée si je n'avais pas été adoptée, échangée à la maternité (gag récurrent dans ma famille) ou pire, si j'étais une erreur. Je ne crois pas être la seule dans ce cas et il est difficile (Ô combien difficile, c'est tragique, sortez les mouchoirs) de grandir et de se construire quand on expérimente ce genre de sensations et il n'est d'ailleurs pas nécessaire qu'une des trois options précitées soit vraie pour cela.
– FIN de l'épisode personnel. Nous nous excusons pour cette interruption momentanée de l'objectivité --
Ce livre est un exemple de vie. Comment exister, comment faire sa vie quand son démarrage n'est pas "classique", quand elle est émaillée de beaucoup de souffrances d'amour propre et de beaucoup de souffrances d'amour tout court ? Certaines possibilités sont offertes dans ce roman et j'ai beaucoup aimé l'absence de jugement par rapport aux différents choix des protagonistes. Joyce Maynard est clairement une femme qui comprend les femmes. Alors certes, il y a un côté romantique dans ce livre, puisque chacune des filles finit par comprendre le pourquoi de leur malaise. Je ne pense pas que l'on puisse lui reprocher d'apporter finalement une explication à ces deux femmes puisqu'il s'agit d'une fiction et qu'elle nous apporte, à nous lecteurs, le réconfort de comprendre ce qui parfois reste une énigme dans la vraie vie.
J'ai beaucoup aimé ce livre pour lequel j'éprouve même une tendresse particulière. Je n'avais jamais lu Joyce Maynard mais une célèbre babéliote, j'ai nommé Stockard, avait fait une critique particulièrement intéressante de ces filles de l'ouragan. Cette critique faisant référence à un éventuel côté cul-cul mentionné dans certaines critiques, j'avais promis de le lire pour trancher (parce que je suis habilitée Experte mention spéciale détecteur de gnangnan). C'est chose faite et je suis tout à fait d'accord avec Stockard, c'est bien loin d'être cul-cul. Il faut savoir lire entre les lignes mais c'est dur, c'est amer, c'est doux et merveilleux comme la vraie vie ; et de temps en temps ça fait du bien de lire ça aussi.
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latina
  13 septembre 2014
Joli petit roman, mais qui ne vaut pas un feu d'artifice de louanges, du moins de ma part.
J'ai passé un agréable moment dans ce petit coin du New Hampshire, en compagnie de ces 2 petites filles, puis jeunes filles et enfin femmes mûres, toutes deux liées par bien plus qu'un même jour d'anniversaire... Ruth et Dana ont suivi deux routes différentes, oui, mais à bien des égards remplies de similitudes : l'amour de la nature, l'amour tout court, aussi, qui les a conduites vers la passion, pour l'une, dévastatrice, pour l'autre, remplie de complicité.
Oui, c'était un moment agréable, mais parsemé ici et là d'ennui, surtout dans la première partie, la narration de leur enfance. Et le fameux « secret qui bouleverse leur existence » est vite éventé.
Quant au style, sans être désagréable, j'ai trouvé qu'il ne cassait pas trois pattes à un canard.
Mais bon, suivre le destin des 2 femmes m'a permis de réfléchir sur beaucoup de problèmes, comme la tolérance de l'homosexualité dans le milieu « bien-pensant » de l'université, comme l'acceptation difficile de la maladie de l'être qu'on chérit, comme la relation compliquée que peuvent mener une mère et sa fille...
La nuit de l'ouragan a été un moment-clé pour les personnages du roman, mais pour moi c'aura été une tempête assez vite oubliée.
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mariech
  28 février 2012
Ruth et Dana sont nées le même jour , 9 mois après une nuit d'ouragan dans l'amérique profonde des années 50 .
L'histoire est originale mais paraît invraisemblable , par exemple le passage où Ruth part à Woodstock avec une de ses soeurs sur un coup de tête , et rencontre Ray , le jeune homme dont elle est amoreuse ;on sent que l'auteur a voulu caser coûte que coûte les évènements marquants de l'époque mais cela donne un coté artificiel au récit .. Certaines tournures de phrases aussi m'ont déplu , par exemple : Dans ma vie à la maison , il y avait moins d'art que de travaux manuels .
J'ai donc été un peu décue , je m'attendais à une approche plus appronfondie des différents personnages .
C'est dommage car beaucoup de thèmes intéressants sont abordés , l'homosexualité féminine dans les années 80 , la maladie mentale , la vie des agriculteurs dans les années 50-60 mais tous ses sujets méritaient d'être appronfondis , ce livre est pour moi une lecture agréable mais sans plus , ce n'est pas un coup de coeur et je le regrette car j'avais lu des critiques élogieuse et je m'attendais à mieux .
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critiques presse (3)
LesEchos   23 avril 2012
Chronique familiale toute de passions enfouies ou éclatantes, « Les Filles de l'ouragan » dresse aussi le portrait de l'Amérique, rurale et rude, où la vie est rythmée par le cycle des saisons et la force des éléments.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Lexpress   21 février 2012
C'est plus d'un demi-siècle de l'histoire d'une Amérique méconnue, des moeurs singulières, des secrets bien gardés que retrace cette saga ambitieuse au style sobre et au ton juste.
Lire la critique sur le site : Lexpress
LeFigaro   10 février 2012
Les Filles de l'ouragan, qu'on lit d'une traite, charmé par la magie qui émane de la prose simple de Maynard, avance comme un train dans la nuit.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Citations et extraits (44) Voir plus Ajouter une citation
popie21popie21   13 juillet 2018
"Ton frère est très sensible", expliquait Val, mais pour moi c'était beaucoup plus que ça. Il me semblait que mon frère ne possédait pas, comme les autres, cette qualité essentielle qui permettait d'aller au bout d'une journée. Il n'avait pas le cuir assez dur.
[...]
"Il faut voir la réalité en face, sœurette", me dit-il une autre fois. On regardait à la télévision un reportage sur le Vietnam. On y voyait des Vietnamiens devant leur village incendié et des enfants nus qui pleuraient. "Le monde est vraiment une saloperie. C'est du chacun pour soi, faut pas aller chercher plus loin."
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TheomaTheoma   04 mai 2012
Mon père me disait que j'étais un bébé de l'ouragan. Cela ne signifiait pas que j'étais née au cours d'un ouragan. Le jour de ma naissance, le 4 juillet 1950, se situe bien avant la saison des ouragans.
Il voulait dire que j'avais été conçue pendant un ouragan. Ou dans son sillage.
«Arrête ça, Edwin», intervenait ma mère chaque fois qu'elle le surprenait à me raconter cette histoire. Pour ma mère, Connie, tout ce qui avait à voir avec le sexe ou ses conséquences (à savoir ma naissance, ou du moins le fait de relier ma naissance à l'acte sexuel) ne pouvait être un sujet de discussion.
Mais quand elle n'était pas là, il me racontait cette nuit où il avait été appelé pour dégager la route d'un arbre abattu par la tempête, il me décrivait la pluie battante, le vent impétueux. «Je n'ai pas été comme mes frères faire la guerre en France, disait-il, mais j'ai eu l'impression de livrer une bataille, en luttant contre ces bourrasques qui soufflaient à cent cinquante kilomètres à l'heure. Et là il se passe une chose bizarre. Craint-on vraiment pour sa vie dans des moments pareils ? Mais c'est à de tels moments que l'on se sait vivant.»
Il me racontait cette pluie qui s'abattait si violemment sur la cabine du camion qu'il n'y voyait plus rien, comme son coeur battait fort alors qu'il progressait dans l'obscurité, et ensuite - exposé au déluge, il coupait l'arbre et dégageait les grosses branches sur le bord de la route, ses bottes lourdes de pluie s'enfonçaient dans la boue, ses bras tremblaient.
«Le bruit du vent avait quelque chose d'humain, se souvenait-il, comme le gémissement d'une femme.»
Plus tard, me remémorant la façon dont mon père me racontait cette histoire, je me rendis compte que les mots qu'il utilisait pour décrire la tempête auraient aussi bien pu évoquer un couple faisant l'amour. Il imitait le bruit du vent, et je me jetais contre sa poitrine pour qu'il me protège de ses bras puissants. Je frémissais rien qu'à l'idée de ce qu'avait dû être cette nuit.
Pour une raison que j'ignorais, mon père se plaisait à me la raconter - pas à mes soeurs ni à notre mère, mais à moi, son unique public. Bon, il y avait peut-être une raison. J'étais sa fille de l'ouragan. Sans la tempête, aimait-il à dire, je ne serais pas là.
J'étais née neuf mois plus tard, au jour près, à la maternité du Bellersville Hospital, en pleine Fête nationale, juste après la fin des premières moissons et alors que les fraises étaient à leur apogée.
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Nastie92Nastie92   16 novembre 2013
J'avais à présent vécu la moitié de ma vie sans Ray Dickerson, et ce n'était même plus Ray que je regrettais. C'était la jeune femme que j'avais été quand je l'aimais. Elle avait disparu. Je regrettais la façon dont je regardais alors le monde, la richesse de ce qui s'était offert à moi, la faim que j'avais ressentie, le désir qui me brûlait. J'avais un jour vécu dans un pays sauvage et magnifique, dont je ne retrouvais plus le chemin. J'avais parlé une langue que je ne connaissais plus. Quelque part sur la planète, se jouait une musique que mes oreilles ne pouvaient pas entendre.
Je pensais à Apollon errant sur la terre sans Daphné, à Jackie Kennedy regardant le cercueil de son mari enveloppé d'un drapeau porté sur les marches du Capitole tandis que la légende de Camelot s'effritait. Je me demandais si Neil Armstrong avait ressenti cette forme d'exil : il avait une fois marché sur la lune, et il ne pourrait plus jamais y retourner.
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popie21popie21   19 juillet 2018
Mais, en fin de compte, le livre qui peut expliquer à un individu comment faire l'amour n'existe pas. Et le plus triste, semble-t-il, c'est que l'amour que l'on peut sincèrement éprouver ne donne pas le pouvoir de faire naître chez l'autre du désir s'il n'est pas déjà là. On éprouve du désir, ou on n'éprouve rien. Cela ne s'enseigne pas.
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pyrouettepyrouette   08 décembre 2013
Il y a une symétrie parfaire entre la nature et la sélection naturelle, si brutale qu’elle soit. Le mieux armé survit. Quelques espèces brillantes de vie sur terre ne résistent pas, pour des raisons qui vont au-delà d’elles-mêmes. D’autres – et j’en suis une, - arrivent contre toute attente à survivre. Une souche plus solide, peut-être, ou simplement plus chanceuse…
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