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Maurice Javion (Traducteur)Jean-Paul Manganaro (Traducteur)
EAN : 9782020525831
289 pages
Seuil (14/01/2002)
3.76/5   44 notes
Résumé :
Si l'on trouve dans la plupart de ces Aventures des histoires qui racontent comment un couple ne se rencontre pas, c'est que, semble-t-il, pour l'auteur, résident dans cette absence de rencontre non seulement une raison de désespérer, mais surtout un élément fondamental - sinon l'essence même - du rapport amoureux.
Italo Calvino.
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
olivberne
  30 mars 2013
Un recueil de nouvelles de Clavino, l'un de mes auteurs italiens préféré.
Il essaye ici de raconter, à travers plusieurs histoires au titres proches (l'aventure d'un lecteur, d'une épouse, d'une baigneuse, d'un soldat, etc.), les rencontres impossibles, l'incompréhension des hommes, l'incommunicabilité dans le couple qui se forme ou se déforme. A chaque fois, les nouvelles ont un rapport avec la lecture, l'écriture et donc la littérature. C'est un très bon recueil à analyser pour la représentation de l'acte d'écrire et pour nous représenter aussi, nous lecteurs.
Après avoir parlé des amours difficiles dans la première, la deuxième partie raconte à travers deux mini-romans l'invasion dans la vie d'un couple et d'un homme, d'abord de fourmis, ensuite d'un brouillard qui envahit peu à peu la ville. Chaque histoire laisse une impression d'inachevé mais cette intrusion et sa progression est aussi symbolique que dans les histoires sur l'amour.
C'est un recueil méconnu, une bonne surprise et un recueil à méditer.
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LauraCalixte
  21 mai 2020
Une vraie , belle découverte. Avec ses Aventures, l'auteur nous parle d'amour , de soi, de l'autre , de la vie, de l'art. L'amour qui nous grandi, qui fait mal qui nous fait choisir une vie plus qu'une autre, qui nous fait chercher toujours. Et pour paraphraser l'auteur , je dirais que ce livre nous fait " voyager en amour".
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VACHARDTUAPIED
  15 avril 2013
Observation aiguë de la société italienne contemporaine.....
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
olivberneolivberne   17 octobre 2013
Amadeo raffolait des gros volumes, il éprouvait à les affronter cette sorte d'exaltation que procure un effort de longue haleine. A les empoigner, les soupeser, ces volumes épais, tassés, trapus; à examiner, non sans appréhension, le nombre de pages, l'étendue des chapitres; à s'y plonger ensuite, un peu rebuté au commencement, sans grande envie de vaincre la résistance des noms à retenir, de l'intrigue à nouer; puis une fois mis en confiance, à courir d'une page à l'autre, à travers le treillis régulier des pages.
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ducosjeanpaulducosjeanpaul   04 décembre 2021
Sur le rivage, une autre barque était tirée à sec, retournée, posée sur deux tréteaux et, de l'ombre quelle projetait, dépassaient des plantes de pieds nus d'hommes endormis: ceux qui avaient péché la nuit dernière; auprès d'eux, une femme vêtue de noir, sans visage, posait une marmite sur un feu d'algues où s'élevait une fumée longue. Les bords de la crique luisaient de cailloux gris, ces taches de couleur fanée, c'était les tabliers des enfant qui jouaient, les plus jeunes sous la garde de leurs grandes sœurs ronchonnes, les plus grands, les plus délurés, habillés seulement de culottes courtes taillés dans de vieux pantalons, galopaient entre la mer et les rochers. Plus loin, commençait une longue bande de sable, toute droite, blanche et déserte, qui se perdait parmi les roseaux clairsemés et les terrains de friches. Un jeune homme endimanché, habillé et coiffé en noir, tenant sur son épaule un bâton duquel pendait un baluchon, marchait tout le long de la mer, en laissant sur croûte friable les marques de ses souliers à clous : sans doute un paysan, ou bien quelque berger d'un village de l'intérieur, descendu sur la cote pour le marché et qui passait par-là pour profiter de la brise. La voie ferrée alignait ses fils, son remblai, ses poteaux et sa barrière; elle s'enfouissait sous un tunnel, resurgissait un peu plus loin, disparaissait et ressortait encore, pareille aux points grossiers d'une couture malhabile. Au-dessus des bornes blanc et noir de la grand-route, grimpaient des oliviers courtauds; plus haut, les montagnes étaient dénudées, avec quelques pacages, des broussailles ou rien que des cailloux. Un village encastré dans une faille s'étirait en hauteur, avec ses maisons empilées, séparées par des venelles en escalier, empierrées, creusées en leur milieu pour l'écoulement des déjets de mules; sur le seuil des maisons, des femmes, vieilles, ou vieillies avant l'âge, assemblées; sur des murettes, des hommes, assis en rang, de tout âges, en chemise blanche ; dans les ruelles en escalier, des marmots qui jouaient par terre; un gamin, vautré au milieu du passage, dormait la joue appuyée sur une marche: il faisait là un peu plus frais qu'à l'intérieur et l'odeur était moins forte: et, partout, des mouches, des nuées de mouches posées ou en vol, et sur chaque mur, sur chaque guirlande de papier journal qui ornaient les hottes des cheminées, le piquetage infini des chiures de mouches; à l'esprit d'Usnelli les mots se pressaient, se pressaient, serrés, entrelacés, sans nul espace entre les lignes, si bien que peu à peu on ne les distinguait plus, c'était un enchevêtrement ou même les moindres blancs disparaissaient, et il ne restait que le noir, le noir total, impénétrable, désespéré, comme un cri.
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Malahide75Malahide75   26 mai 2013
L'air était si net que le garçon aux lunettes vertes devinait sur la neige le réseau dense des empreintes des skis, droites et obliques, des sillons, des bosses, des trous, des traces de rondelles écrasées, et il lui semblait que là, dans l'embrouillamini informe de la vie, se cachât la ligne secrète, l'harmonie, que l'on ne pouvait atteindre qu'à travers la fille bleu ciel, et que ce fût son miracle à elle de choisir à chaque instant dans le chaos des mille mouvements possibles celui-là seul qui était juste et limpide et léger et nécessaire, ce geste-là et celui-là seul, parmi les mille gestes perdus, qui comptât.
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LauraCalixteLauraCalixte   21 mai 2020
" ... il comprenait qu'il ne saurait rien dire à Cinzia de ce qu'avait été pour lui cette nuit, cette nuit qu'il sentait déjà disparaître, comme chaque parfaite nuit d'amour, sous l'assaut féroce du jour. "
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DanieljeanDanieljean   07 décembre 2015
Les îles ont un silence qu'on entend.
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Videos de Italo Calvino (52) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Italo Calvino
Christine Montalbetti Romans américains éditions P.O.L : où Christine Montalbetti tente de dire comment et pourquoi elle a écrit un roman de Donovan Gallagher et deux romans de Tom Lee Mulligan, trois romans américains qu'elle prétend aussi avoir traduits, et il est notamment question de ce que ça fait d'écrire masquée en écrivain américain, d'avoir un narrateur romancier, d'Italo Calvino et de Guillaume Musso, de "Journée américaine" et de "Plus rien que les vagues et le vent" , de discours direct et indirect, d'estampes japonaises et de conseils à un écrivain, à l'occasion de la parution de "Romans américains", dans la collection #formatpoche des éditions P.O.L le 5 mai 2022 - Donovan Gallagher "Ce qui s'est réellement passé à Stonebridge" - Tom Lee Mulligan "Comment écrire un roman, selon Price" - Tom Lee Mulligan "Runaway bay"
"Qui n'a pas rêvé d'être un écrivain américain ? Alors j'ai écrit un roman de Donovan Gallagher et deux romans de Tom Lee Mulligan. Disons que je les ai traduits. "Ce qui s'est réellement passé à Stonebrige", Donovan Gallagher : Quand il débarque à Stonebridge, Roy Steven est persuadé qu'un fait divers va s'y produire. Il n'a pas tort, mais les choses vont se passer un peu différemment de ce qu'il avait imaginé… "Comment écrire un roman, selon Price", Tom Lee Mulligan : Bryan décide sur un coup de tête d'écrire un roman. Il demande à son ami Price, un célèbre écrivain, une liste de conseils. Mais Price semble jouer un drôle de jeu, rapport à Carol. "Runaway Bay", Tom Lee Mulligan : À Runaway Bay, il y a un lac, un bar, une épicerie, un garage, accessoirement un golf, et les pluies d'été du Texas. Jeff y mène sa petite vie tranquille jusqu'au jour où Montana arrive. Puis Sam."
à Paris le 26 avril 2022
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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