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ISBN : 2266280007
Éditeur : Pocket (14/09/2017)

Note moyenne : 3.61/5 (sur 40 notes)
Résumé :
À cause d'une phrase scabreuse prononcée par Livia dans son sommeil, Montalbano doute de sa fidélité. Peu après, à la suite d'une étrange série de cambriolages qui frappe un groupe d'amis de la bourgeoisie de Vigàta, il fait la rencontre bouleversante d'Angelica, vivante incarnation de ses rêves d'enfant. Les fantasmagories et les contradictions du commissaire sicilien ne l'aident guère à affronter une machination que nourrit un vieux désir de vengeance. Et dans ce ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
Srafina
  05 septembre 2016
Du commissaire Montalbano, je connaissais la série policière télévisée. C'est la première fois que je lis un des romans de Andrea Camilleri. Celui-ci est sorti en septembre 2015 en France. Je dois dire que j'ai été surprise par le langage traduit, mi italien mi sicilien, le patois local, mais au fil du livre j'ai trouvé que cela donnait une touche comique aux dialogues. On sent le tempérament volcanique de Montalbano qu'il contient, j'ai retrouvé aussi Catarella dans toute sa splendeur quand il débite ses phrases grandiloquentes pour dire une chose toute simple.
J'ai retrouvé l'ambiance de la série qui me plaisait beaucoup. L'histoire policière peut sembler banale, il n'y a pas de bagarres, pas de meurtres, tout est suggestif, mais petit à petit on voit se profiler une personnalité criminelle par petites touches, et Montalbano nous démêle tout cela en un clin d'oeil final.
Donc pour moi découverte de l'écriture de Camilleri, et j'ai découvert à travers ce roman, un peu plus de la personnalité de Montalbano. Petit roman sans prétention, mais qui m'a bien fait sourire par son langage et les personnages pittoresques.
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stokely
  30 mars 2016
Quelle déception énorme que cette lecture heureusement qu'il est court et malgré tout qu'es ce que cela traine en longueur. Déjà en ouvrant le livre et en voyant les notes de la traductrice je me suis un peu méfiée, car beaucoup d'argot sicilien qui ont été traduit de façon très étrange et qui m'ont gênés tout au long de la lecture comme par exemple au 'pital, pinsee, arréveiller ce livre en est truffée de mot ainsi ce qui n'apporte rien au récit.
Et que dire de l'intrigue qui n'est pas du tout palpitante qui commet des cambriolages? Un commissaire Montalbano amoureux d'Angelica comme un collégien.
Bref aux amoureux des thrillers rythmés et palpitants passer votre chemin....
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Nicolas9
  26 juin 2019
Bienvenue à Marinella, bourgade balnéaire sans histoires de l'Ouest sicilien. Malgré ses 58 ans, le commissaire Montalbano conserve un rythme de vie qui ne correspond plus vraiment à son âge. Certain que la jeunesse et la santé sont inaltérables, il boit et fume comme il respire, mange très bien et travaille... assez peu ! Et, je ne vous parle pas de ses « exploits » sportifs qui se résument à une petite passeggiata (promenade) digestive sur le port...
Suite au cambriolage quasi simultané d'un appartement cossu et d'une résidence secondaire appartenant au même couple, on s'aperçoit que c'est une équipe aguerrie parfaitement au fait des habitudes de ses victimes qui opère.
Par la même occasion, le lecteur s'attache peu à peu au savoureux personnage de Montalbano. Comme par hasard, ce commissaire hors-norme travaille avec une escouade tout aussi déroutante que les effractions qui vont se multiplier aux dépens de la haute bourgeoisie locale. Mais, un voleur efficace peut cacher des motivations assez éloignées du fruit de son butin...
J'ai apprécié ce polar sans prétention autant pour sa langue fleurie que pour ses décors lumineux et ses figures caricaturales. A chaque page, on sent l'indolence (feinte) des protagonistes, leur profond attachement à la plus grande île de la mer Méditerranée, leur bienveillance envers l'Autre aussi différent soit-il et un incontestable détachement par rapport aux exigences hiérarchiques.
Un livre qui garantit un agréable dépaysement à emporter cet été sur toutes les plages et dans toutes les piscines de France et de Navarre.
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SophieLesBasBleus
  09 octobre 2017
J'aime bien quand Montalbano tombe amoureux ! Et en prenant de l'âge, il semble être de plus en plus sensible à un regard, à la texture d'une peau, à la courbe d'un dos qui "perd son nom avec si bonne grâce qu'on ne peut s'empêcher de lui donner raison". Cédera ? Cédera pas ? Comment résister à Angelica et à son sourire alors que même Arioste et son "Roland furieux" viennent lui souffler ses répliques en même temps que la grande tempête des passions malheureuses ?
C'est tout juste si, égaré dans les fantasmes de son adolescence depuis longtemps obsolète, le beau commissaire parvient encore à voir les indices de la sombre vengeance qui se trame. Pourtant le modus operandi des cambriolages de riches maisons de Vigata a de quoi l'inquiéter...
Cette nouvelle enquête est un délice ! Un feu d'artifice de langage imagé et sensoriel qui m'a laissée éblouie, avec une impérieuse envie de déguster des pâtes 'ncasciata !
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Baluzo
  01 mars 2018
D'abord reconnaitre que je ne suis pas objectif dès qu'il s'agit de Camilieri....je suis un inconditionnel....et même si ce n'est sans doute pas le meilleur roman, tout y est, la traduction pimentée du sicilien , l'equipe boiteuse du commissaire, ses frasques d'homme mur mais biensur aussi sa façon particluiere de mener les enquetes....Un plaisir à déguster en se léchant les doigts comme Montabaldo le fait quand il déguste les plats de sa Adelina .
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Charybde2Charybde2   30 septembre 2015
La veille au soir, Livia, et c’était là le motif particulier, s’était, par jalousie, énormément engatsée contre lui, gâchant ainsi le plaisir que lui avait procuré sa venue.
Ça s’était passé comme ça.
Le téléphone avait sonné et elle était allée arépondre.
Mais à peine avait-elle prononcé « allô » qu’une voix féminine avait dit à l’autre bout de la ligne :
– Excusez-moi, je me suis trompée.
Et la communication avait été ‘mmédiatement coupée.
Et alors Livia s’était aussitôt fourré dans le crâne que c’était ‘ne femme qui le fréquentait, lui, que ce soir-là elle avait rendez-vous et qu’elle avait reposé le combiné en entendant qu’elle, Livia, était à la maison.
« Je vous ai pris les doigts dans la confiture, hein ? »
« Quand le chat n’est pas là, les souris dansent ! »
« Loin des yeux, loin du cœur ! »
Il n’y avait pas eu moyen de la faire changer d’idée, la soirée avait tourné à l’engueulade passque Montalbano avait mal réagi, écœuré par le déluge inépuisable d’expressions toutes faites que Livia débitait, plus encore que par ses soupçons.
Et maintenant, Montalbano espérait que Livia dirait une quelconque connerie qui lui donnerait la possibilité de se prendre sa revanche dans les grandes largeurs.
Il fut pris d’une violente envie de se fumer une cigarette, mais il se retint. D’abord, passque si Livia rouvrait l’œil et le surprenait à fumer dans la chambre à coucher, ça ferait un ramdam de tous les diables. Ensuite passqu’il craignait que l’odeur la réveille.
Deux heures plus tard, il lui vint tout à coup une violente crampe au mollet gauche.
Pour la faire disparaître, il acommença par balancer la jambe d’avant en arrière et ce fut ainsi que, pied nu, il donna par inadvertance un grand coup au rebord extérieur de lit de bois.
Malgré la forte douleur, il aréussit à garder pour lui l’avalanche de jurons qui allait lui échapper.
Mais le coup contre le lit produisit son effet, car Livia soupira, bougea un peu et parla.
Distinctement, la voix nullement empâtée, elle dit juste après une espèce de gloussement :
– Non, Carlo, par derrière, non.
Pour un peu, Montalbano tombait de sa chaise. On t’en demandait pas tant, santantó, saint Antoine !
Montalbano se serait bien contenté de quelques paroles confuses, le minimum indispensable pour bâtir un jésuitique échafaudage d’accusations basées sur rien.
Mais Livia avait dit une phrase très claire, putain !
Comme si elle était parfaitement réveillée.
C’était ‘ne phrase qui pouvait faire penser à tout, y compris au pire.
Pour commencer, elle ne lui avait jamais parlé d’un type appelé Carlo. Pourquoi ?
Et puis, c’était quoi, ce truc qu’elle ne voulait pas que Carlo lui fasse par derrière ?
Et par conséquent : par derrière, non, mais par devant, oui ?
Il commença à avoir des sueurs froides.
+ Lire la suite
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Charybde2Charybde2   30 septembre 2015
Il glissa dans sa poche la liste des trois patrons de casse automobile, appela Gallo et partit pour Montelusa dans une voiture de service.
Il mit une bonne heure à convaincre le proc’ Tommaseo de mettre sur écoutes les trois téléphones.
Dès qu’on parlait d’écoutes, le proc’ courait aux abris.
Et s’il arrivait qu’un braqueur, un casseur ou un maquereau soit ai très proche d’un député ? Ça finirait sûrement très mal pour le magistrat.
C’est pour cela que le gouvernement venait de faire ‘ne loi interdisant les écoutes mais, par chance, elle n’était pas encore votée.
Il s’en retourna satisfait au commissariat.
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Nicolas9Nicolas9   26 juin 2019
- "Dottore, nous n'avons pas le personnel (pour organiser cette filature). Avec toutes ces coupes que nous fait le gouvernement...

- Et ils ont même le courage d'appeler ça "Loi sur la sécurité des citoyens"! On se retrouve sans voitures, sans essence, sans armes, sans hommes... Visiblement, ils ont sérieusement l'intention de favoriser la délinquance. "
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rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2015
Mais Livia avait dit une phrase très claire, putain !
Comme si elle était parfaitement réveillée.
C’était une phrase qui pouvait faire penser à tout, y compris au pire.
Pour commencer, elle ne lui avait jamais parlé d’un type appelé Carlo. Pourquoi ?
Et puis, c’était quoi, ce truc qu’elle ne voulait pas que Carlo lui fasse par-derrière ?
Et par conséquent : par-derrière, non, mais par-devant, oui ?
Il commença à avoir des sueurs froides.
+ Lire la suite
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rkhettaouirkhettaoui   20 septembre 2015
Quelqu’un qui se met soudain à parler dans le sommeil ne peut dire que des choses vraies, des vérités qu’il garde en dedans de lui. Il n’avait pas souvenir d’avoir lu qu’on puisse dire dans le sommeil des menteries, ou une chose pour une autre, passque, quand on dort, on est privé de défenses, désarmé et innocent comme un minot.
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