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ISBN : 2702144748
Éditeur : Calmann-Lévy (01/10/2014)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 184 notes)
Résumé :
La nuit du 14 au 15 avril 1912, tandis que le Titanic sombrait au beau milieu de son voyage inaugural, un passager descendit dans sa cabine de première classe, revêtit un smoking et remonta sur le pont. Au lieu de chercher à sauver sa peau, il alluma un cigare et attendit la mort.

Le 14 avril 1916, dans les tranchées du mont Fumo, quatre ans jour pour jour après le naufrage du Titanic, un soldat italien est fait prisonnier. À moins qu’il ne révèle son... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (62) Voir plus Ajouter une critique
claudine42
02 mars 2015
Les montagnes des Dolomites qui ont constitué une ligne de front entre les Italiens et les Austro-hongrois entre 1915 et 1917 sont le théâtre de ce roman qui se déroule le 14 avril 1916, côté austro-hongrois, alors que les soldats vivent un enfer depuis un an et que le monde se remémore le naufrage du Titanic ce même jour il y a quatre ans.
Avec ce roman Donato Carrisi nous envoûte et montre qu'il excelle autant dans le roman noir que dans le thriller. Ancré dans la dure réalité des tranchées de la guerre de 14, ce roman se lit comme un conte des mille et une nuits : l'auteur se joue des capacités de déduction et de l'impatience du lecteur comme le fait le prisonnier italien avec le médecin autrichien. Guzman personnage clé du roman nous hypnotise complètement et nous emmène où il veut, comme il veut dans des situations parfois rocambolesques qui font que les pages du livre se tournent comme par magie. Un jeu de miroirs s'installe progressivement entre le récit de l'Italien et la vie du médecin. Un roman dans lequel le lecteur peut, en une seule nuit, parcourir le monde et le monde des humains, de ses contrées les plus magiques à ses affres les plus sordides, le tout dans la poésie d'une fumée de cigare !!
Ah ! quel bon livre.
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Stoufnie
21 octobre 2014
Avec ce roman, Donato Carrisi s'éloigne de son domaine de prédilection qui est les Thrillers/Polars, c'est généralement quitte ou double, je trouve qu'il s'en est très bien sorti.Ce roman vous prend dès les premières lignes et tel le médecin de l'histoire, vous êtes impatient de connaître la suite du conte.
L'histoire se passe lors de la première guerre mondiale, une sorte de huis clos entre un prisonnier Italien et un médecin de guerre Autrichien. La mission est de soutirer le nom et grade du prisonnier. Un accord se met en place, en premier lieu, je te raconte l'histoire de Guzman et après je te dirais ce que tu attends de moi.
Par le monologue de l'Italien, nous allons sortir de cette grotte "prison" et parcourir le monde et faire des rencontres toutes plus magiques les unes que les autres.
Malgré tout, Donato Carrisi n'oublie pas de nous rappeler tout au long de l'histoire que nous sommes bien au milieu d'une guerre en 1916.
Dans les notes de l'auteur, on apprend que l'énigme du Titanic est vrai (après quelques recherches sur internet ...je n'ai rien trouvé à ce sujet !) pareil pour le fait de tirer une balle dans la tête de soldats pour motiver les autres à l'assaut...Mais je pense qu'il a fait un véritable travail de recherche et j'ai tendance à lui faire confiance à ces sujets.
Bref, vous l'aurez compris, ce roman est vraiment différent des autres romans de l'auteur et j'aime beaucoup cette reconversion !!
Lien : http://lesciblesdunelectrice..
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murielan
27 octobre 2014
Déstabilisant : voilà le premier mot qui me vient après avoir refermé ce roman...
Je connaissais Donato Carrisi pour ses thrillers et je m'attendais à le retrouver dans ce genre que j'affectionne, mais il n'en est rien.
En 1916, dans les tranchées, un soldat italien est fait prisonnier par les autrichiens sur le Mont Fumo. Jacob Roumann, médecin de son état, a la lourde charge de l'interroger pour découvrir son identité. Mais le soldat préfère lui raconter l'histoire du mystérieux Guzman avant de lui révéler ses propres secrets....
Ce roman est tellement différent de ce à quoi je m'attendais que j'ai eu un peu de mal à entrer dans l'histoire. Et puis, je me suis laissée porter par ce récit philosophique sur le temps qui passe, ce voyage initiatique, la vie extraordinaire de cet homme mise en scène à la manière des plus grands conteurs.
Merci à Babelio et aux éditions Calmann-Lévy pour m'avoir fait découvrir une nouvelle facette de cet auteur.
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sabine59
28 août 2016

J'avais moyennement apprécié " le chuchoteur" et j'ai donc ouvert avec une certaine réticence celui-ci, prêté par un ami.Je l'ai trouvé plus intéressant mais j'ai quand même un avis partagé.
Première surprise ( plutôt agréable), ce n'est pas un thriller, comme l'auteur en a l'habitude.Il s'agirait d'un récit à tiroirs, directement hérité des romans du 19ème siècle ...ou plus loin encore des " Contes des mille et une nuits".
le roman commence par une rencontre intrigante entre Jacob, médecin autrichien sur le front, en 1916, et plus exactement au mont Fumo et un mystérieux prisonnier, qu'on lui demande de faire parler pour qu'il avoue son nom et son grade.
C'est à partir de là que sont narrées les histoires enchâssées de ce conteur prolixe et envoûtant.Jacob en devient accro.De Madame Li à Isabel, le lecteur se laisse, lui aussi, happer par ces destins passionnants.
Mais j'ai trouvé que ce livre manquait de force, de profondeur, qu'il s'éparpillait, un peu comme le conteur qui s'égare dans différentes directions.
C'est dommage car il y a de très belles remarques, sur les absurdités de la guerre, sur les rêveurs , par exemple.
Et quelle belle déclaration que ces fleurs en papier...
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Kenehan
25 octobre 2014
Challenge ABC 2014/2015
Je ne suis pas totalement à jour avec la bibliographie de Donato Carrisi. J'ai fait un petit saut avec "Le tribunal des âmes" qui patiente toujours dans ma PAL. Cela ne m'empêche pas de lire ses dernières parutions.
Si cet auteur italien nous avait habitué aux thrillers sombres et torturés avec "Le chuchoteur" et "L'écorchée", il s'attaque à un autre genre avec "La femme aux fleurs de papier".
C'est au travers de la nuit froide du 14 au 15 avril 1916, dans les tranchées montagneuse du Mont Fumo, que va se dévoiler la majeure partie du récit. Un médecin faisant son possible face à la boucherie ambiante va faire la connaissance d'un prisonnier intriguant. Ce dernier va lui raconter une succession d'histoires.
Le principe du livre repose sur les aèdes. de poètes antiques ils deviennent ici des personnages atypiques, un peu pique-assiettes, qui déballent une flopée de récit divertissants pour des spectateurs choisis avec soin. Tradition qui se trouve être transmise d'un individu à un autre un peu au hasard des rencontres. Les suivants racontant les histoires des précédents en y ajoutant les leurs. Bref, cette multiplication et ce lien permanent permet de ne pas rester figé dans le temps et l'espace.
Le tout m'a fait vaguement penser à l'excellent roman canadien 'La fiancée américaine". Mais la comparaison s'arrête là car il n'en a ni la saveur, ni le talent, ni l'attrait. En effet, le livre de Carrisi manque cruellement de charme. Notre curiosité est piqué, notre besoin d'anecdotes et d'historiettes est plus ou moins contenté mais le tout retombe dans une forme de banalité littéraire. Il a tout de même le mérite d'essayer de changer de genre et ça c'est pas mal.
La majeure partie du roman est un éloge de la cigarette et du cigare, il s'adresse pour beaucoup aux fumeurs (dont je ne fais et n'ai jamais fait partie). D'ailleurs, assez rapidement j'ai pensé à ces campagnes anti-tabac qui censurent de vieilles photos en y supprimant la cigarette ou la pipe ou le cigare dénaturant et niant bêtement un passé sous prétexte que cela inciterait à fumer (et de là on peut faire un petit rapprochement avec "1984" d'Orwell qui se voit réécrire perpétuellement son passé). Si cela devait s'étendre à la littérature, alors ce roman perdrait de nombreux chapitres !
Pour conclure cette critique bancale, voilà un roman qui s'intègre parfaitement dans cette année 2014 pour revenir sur la Première Guerre Mondiale (centenaire) et l'horreur des tranchée mais qui ne me marquera pas. Soit je n'ai décidément pas de chance en ce moment, soit je suis devenu un peu trop exigeant…
Donato Carrisi me déçoit malheureusement à chaque nouvelle parution. Après un premier roman captivant bien que pourvu de défauts, une suite paresseusement bâtie dans le moule de son prédécesseur et ce tout nouveau petit roman aussi fugace qu'oubliable, j'ai bien peu d'espoir d'être satisfait par "Le tribunal des âmes" mais je lui laisse quand même sa chance !
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Citations & extraits (126) Voir plus Ajouter une citation
claudine42claudine4201 mars 2015
Maudite glace.
Il avait espéré que le froid ralentirait l'hémorragie du blessé. En vain. Sans médicaments et avec les quelques instruments usés qu'il avait à disposition, il n'avait pu arrêter le saignement. Et même s'il y était arrivé, à quoi bon ? Ceux qui guérissaient étaient expédiés en première ligne. Il les remettait sur pied pour qu'ils tuent ou se fassent tuer - belle récompense ! Finalement, lui aussi travaillait pour le compte de la Grande Faucheuse.
Je suis le clown envoyé par Dieu en pleine Apocalypse, se disait-il.
Autour de lui, plus rien n'était pourvu de sens logique. Pour commencer, c'était le printemps mais tout évoquait l'hiver. Ils l'appelaient guerre mondiale, mais au fond c'était toujours la même merde. Une génération prometteuse d'Autrichiens - les meilleurs fils de la patrie - était venue se faire trucider au nom d'un avenir qu'elle ne connaîtrait jamais. Jacob Roumann voyait arriver des jeunes gens farcis d'hormones et d'idéaux ; au bout de quelques semaines de tranchées, ils ressemblaient à des petits vieux trouillards et rancuniers. Il blâmait aussi les Italiens de l'autre côté du front. Mal équipés, peu ou pas préparés au combat, ils étaient mus par le souvenir de leur Risorgimento, leur lutte pour l'unification. Poussés par l'exigence de rivaliser avec leurs pères, les fils voulaient s'assurer une place dans l'histoire, ignorant totalement que, une fois cette guerre terminée, tôt ou tard une autre éclaterait et que l'histoire les oublierait.
Et lui ? Que faisait-il là ? Il se le demandait de plus en plus souvent.
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StoufnieStoufnie20 octobre 2014
Il avait lu quelque part que, à cause de la pression qu'ils subissent, les soldats ne rêvent pas. La seul façon d'échapper à la réalité est de mourir.
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StoufnieStoufnie21 octobre 2014
Le désir est notre seule motivation pour avancer au milieu de toutes ces horreurs. Nous avons tous besoin d’une passion, ou d’une obsession. Cherche la tienne. Désire-la fort, et fais de ta vie ta raison de vivre.
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raynald66raynald6625 août 2015
Je suis le dernier Aède, disait-il en levant un doigt vers le ciel,
ivre de tabac et d'éclats de rire.
Comme un Homère moderne, je suis un apatride condamné à vagabonder
pour apporter aux hommes le réconfort de l'imagination
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rkhettaouirkhettaoui13 octobre 2014
Sans médicaments et avec les quelques instruments usés qu’il avait à disposition, il n’avait pu arrêter le saignement. Et même s’il y était arrivé, à quoi bon ? Ceux qui guérissaient étaient expédiés en première ligne. Il les remettait sur pied pour qu’ils tuent ou se fassent tuer – belle récompense ! Finalement, lui aussi travaillait pour le compte de la Grande Faucheuse.
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