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ISBN : 2258110688
Éditeur : Les Presses De La Cite (12/02/2015)

Note moyenne : 3.2/5 (sur 23 notes)
Résumé :
« Je suis Cate-la-grosse, un obus oublié qui, depuis le collège, ne demande qu'à exploser. »


Caterina est une jeune italienne spirituelle et intelligente.
Caterina a une famille qu'elle adore.
Mais Caterina, à l'instar de ses parents et de ses frères, est grosse. Très grosse. Et ses kilos en trop l'empêchent d'exister. Selon sa conception binaire du monde – les obèses d'un côté, les « personnes » de l'autre – elle est une « non-p... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
Heleniah
  26 avril 2016
Caterine a 17 ans et se considère comme une « non-personne ». Ses kilos en trop lui pourrissent la vie au point qu'elle change presque de personnalité en sortant de chez elle, refusant la moindre attention, essayant de faire fuir ceux qui aimeraient devenir ses amis. Alors qu'elle ne pense qu'à son poids, à la manière dont les autres parlent d'elle, Caterine s'empêchent totalement de vivre. D'autant plus qu'à l'approche de la fête de son 18ème anniversaire, elle panique totalement à l'idée d'être le centre de l'attention !
Le roman est bien écrit et traite avec justesse de cette période si compliquée de l'adolescence, encore plus lorsque le regard des autres se posent sur un corps non « conforme » à ce que semble exiger la société et les médias. Caterine est un personnage attachant, parfois aussi agaçant (on a envie de la secouer pour qu'elle arrête de se montrer égoïste en ne voyant que ses problèmes et pas ceux des autres !), mais cela reflète assez le comportement des personnes obsédées par leur poids. Ce roman aurait peut-être gagné à être un peu plus développés sur certains points, mais dans l'ensemble, il se lit de façon très agréable. À l'heure où de nombreux romans traitent de l'anorexie, il est également intéressant de parler de boulimie ou d'obésité lorsque cette maladie touche de plus en plus d'enfants, d'adolescents et même d'adultes.
A faire lire pour redonner confiance en eux à ce qui en manque !
Lien : https://girlkissedbyfire.wor..
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TarteTatin
  22 octobre 2017
Bon! Et bien ce n'était pas si mal! Ça m'a replongée 13 ans en arrière, à l'époque où j'étais obstinée, butée et bornée (ai-je vraiment changé? hahaha). Cette époque ingrate où l'on s'imagine tout ce que les autres peuvent penser de nous, tout le pire de ces choses que ces foutus autres peuvent peut-être penser de nous. Vous me suivez?
Cette époque où l'on a des jugements à l'emporte-pièce, cette époque où « ouè mais d'façons tu peux pas comprendre, t'es pas dans ma tête, tu vis pas c'que j'vis » bla bla bla (bullshit)
Ici l'auteur a su capter le cheminement intérieur d'une adolescente qui va fêter ses 18 ans. Il a su attraper l'essence de ce cerveau en ébullition, de cet ésprit en rébellion contre lui-même.
Et surtout, sans jugement de valeurs ajouté.
Un petit roman à l'écriture facile, au sujet fort qui frôle le body positivisme et que je recommanderai aussi bien aux adultes qu'aux jeunes adultes (voire aux ados)
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ginnyzz
  15 septembre 2016
Cat est obèse. Issue d'une famille d'obèses. Bien évidemment, avec tous ces kilos en trop, sa vie d'adolescente est très compliquée. de toute façon, tout est compliqué; pas que ses relations avec les autres jeunes. Alors Cat se fait indifférente. Rien ne l'atteindra, alors que bien sur, chaque contrariété la percute de plein fouet. Et à chaque fois, elle se renferme un peu plus. Au point de ne plus réussir à voir les bonnes surprises que la vie peut lui réserver…
Je trouve que la réflexion sur le mal-être ici développée (de l'obèse, de l'adolescent), de la sensiblité à fleur de peau (malmenée) et de la fragilité de cette jeune fille, n'est pas suffisemment poussée. Notamment en ce qui concerne les problèmes rencontrés au quotidien par les obèses, justes évoqués.. Ce n'est pas juste le mal-être, les réflexions à la con, ne pas pouvoir poser ses fesses sur un siège ou être essouflée pour avoir seulement fait quelques pas. C'est bien plus que cela. C'est ne pouvoir aller nulle part parce qu'effectivement les sièges ne sont pas adaptés (train, cinéma, cafés, restaurants, salles d'attente, etc…), c'est la douleur ressentie à chaque geste parce que le corps n'en peut plus, ce sont les boutiques desquelles on n'ose plus franchir le seuil parce qu'on va être détaillée et jetée dehors, ce sont les milles et unes petites humiliations quotidiennes (qui sont infinies), c'est aussi la paranoïa qui finit par nous investir à chaque regard des autres, à chaque parole qui bien sur est toujours condescendante… Bref, c'est une masse incroyable de problèmes et d'impossibilités auxquelles il faut faire face. Bien sur, ce que j'évoque là n'est pas valable que pour les obèses.
D'autre part, la chute de ce petit roman m'a un peu gênée. Ca m'a fait penser à ces happy-end des films américains. Un peu trop happy-end justement. Je ne vais pas détailler l'ensemble des éléments qui me font dire ça, sans quoi il ne servirait plus à grand chose de lire le livre, mais c'est un peu trop « bisounours » pour moi.
Après j'ai lu pas mal de critiques très enjouées et positives surce roman. Moi, je suis passée à côté. Une déception.

Lien : https://lyseelivres.wordpres..
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noid
  27 juin 2015
Caterina est grosse, drôle et intelligente.
Mais Caterina est aussi grosse, complexée et renfermée.
Matteo Cellini va-t-il la laisser s'ouvrir - au moins un tout petit peu - pour ses 18 ans?
Un très beau livre, doux, sensible et touchant.
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Cassy
  12 mars 2015
Moi, la Grosse est un roman italien qui parle de l'obésité. On se glisse dans la peau de Cate, une adolescente qui n'a aucune envie de fêter ses dix-huit ans. A vrai dire, elle n'a pas envie de grand chose. Elle fuit l'amitié des personnes de sa classe, n'a pas de hobby, se concentre sur les cours. On la découvre au plus mal. Elle se déteste, se compare à un monstre, pense que tout le monde la juge et se moque d'elle et que sa vie ne sera jamais bonne.
Au départ, on compatit avec la pauvre Cate qui est condamnée à vivre dans un corps démesuré et qui ne correspond pas aux normes de notre société. Et puis, on se lasse un peu, on a envie de la secouer, de lui faire voir que la plupart des gens se fichent de son poids, que ce n'est qu'un détail finalement et qu'il y a bien plus grave. J'ai été un peu lassée de ses lamentations. Mais fort heureusement, des événements lui feront prendre du recul et avancer.
J'ai adoré le style de l'auteur. le texte est très imagé, on joue sur les mots, sur les expressions et ça m'a plu. Cela rend le roman percutant. le sujet abordé est en adéquation avec notre époque : troubles alimentaires, image de soi, le qu'en dira-t-on. J'ai beaucoup aimé ce roman qui traite de sujets forts avec une maîtrise parfaite des mots.
Lien : http://romansurcanape.fr/moi..
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
AdeliiiiineAdeliiiiine   27 février 2016
Quand je suis arrivée au lycée, quatre mois m'ont suffi pour comprendre que je n'avais pas les compétences requises pour faire partie du club des autres, condition nécessaire à mon bonheur.
Grosse, pas jolie pour un sou, timide et peu bavarde. Immédiatement mise à l'écart, je souffrais de n'avoir pour qualités que mes excellentes notes et un sens déjà aigu des responsabilités : c'étaient là deux moyens de paiement que les jeunes de mon âge n'acceptaient pas.
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AdeliiiiineAdeliiiiine   27 février 2016
Et oui, je suis la meilleure de la classe.
C'est difficile à croire. D'habitude, une boule de graisse est victime d'une éducation alimentaire catastrophique, désastre qui s'étend à tous les autres domaines de sa vie à cause de l'irresponsabilité de parents s'étant connus trop jeunes : bien partis pour mal finir.
Mais pas moi. Il y a un paquet de neurones qui nagent dans mon océan de triglycérides, et avec aisance, en plus.
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PlumeCakeValPlumeCakeVal   02 avril 2016
Des enfants à vélo passent à côté de moi; quand ils me désignent, j’essaie de distinguer leurs mots, j’entends Bouboule, je les entends dire elle recule, mais je n’en suis pas sûre, je n’en suis plus très sûre. Je me suis aperçue que, parfois, je fais dire aux gens des paroles qu’ils n’avaient aucune intention de prononcer. Je suis tellement conditionnée et sur mes gardes que je complète chaque bribe de mot ou de phrase d’un coup de poignard dans mon cœur.
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AelleAelle   06 juin 2017
Il reste là, éteint, et je me dis que dans un monde où même pour aller aux champignons on te demande d’avoir suivi une multitude de cours, il faudrait imposer une formation sanctionnée par un concours très difficile pour être père. Pour être parent. Et si vous échouez, pas d’enfants.
Page 181
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AdeliiiiineAdeliiiiine   27 février 2016
Nous sommes les héros de la démesure, parce qu'avoir des kilos en trop c'est une question de quantité, c'est tout. Pour me fabriquer, il a fallu plus de pâte à modeler que pour toi.
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