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Catherine Cheval (Traducteur)Marie Ploux (Traducteur)
ISBN : 2253124257
Éditeur : Le Livre de Poche (22/04/2009)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 33 notes)
Résumé :
Dans l'East End, banlieue déprimée du sud-est de Londres, le danger et la violence sont des ingrédients de base. Susan y joue des seules armes dont elle dispose : l'humour et l'amour infini qu'elle porte à Barry, son mari, le caïd à la gueule d'ange. Mais Barry ne sait pas l'aimer, et la frappe à la moindre contrariété. Un soir, dans un acte désespéré, Susan lui fait éclater le crâne à coups de marteau. Sa seule certitude, c'est d'avoir protégé ses quatre enfants d'... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
clairesalander
  12 juin 2017
Autrice qui m'était inconnue, j'ai trouvé son livre par hasard sur une table de bibliothèque. Tentons ! Bien m'en a prit.
Plus que l'histoire des "deux femmes" du titre, c'est l'histoire de Susan Dalston, née McNamara, que l'on suit. Née dans un quartier pauvre de Londres, où les gangs et la violence font loi, son père est violent tandis que sa mère encaisse les coups, folâtre, et néglige ses deux filles. Debbie, la plus jolie, est égocentrique et mauvaise ; Susan, bonne pâte, passe sa vie le nez dans les bouquins. Mais cette dernière n'en peut plus du climat familial, et se marie avec Barry Dalston, un beau gosse et petite frappe à ses heures, dès ses seize ans pour échapper à ses géniteurs. Malheureusement, son Barry ne vaut pas mieux que son père, et elle finit par lui écraser le crâne à coups de marteau.
En prison, elle fera la connaissance de Matty ; si à priori tout les oppose - cette dernière étant cultivée et aisée - elle vont finir par se soutenir et s'entraider.
Ce roman est noir, très noir, mais décrit malgré tout une réalité qui a existé et qui existe toujours un peu partout, surtout dans les endroits où la misère fait rage. le ton est juste, les dialogues durs, les situations tristes à pleurer, mais, çà et là, les femmes malmenées trouvent le moyen de (sur)vivre tant bien que mal, avec un peu d'humour et beaucoup de lassitude. Pas un roman policier à proprement parler, plutôt un roman de moeurs qui tourne au thriller psychologique. L'écriture est juste, tape fort, l'on ressent ce que Susan et toutes les autres ressentent.
En France aujourd'hui, on compte 122 meurtres de femmes par (ex)conjoints chaque année, et les plaintes posées pour violences conjugales restent très souvent lettre morte. Un livre à ne pas rater.
Lien : https://clairesalander.wordp..
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mimipinson
  22 janvier 2011
J'en ai lu 70 pages........ Cette chose n'est pas un livre, mais un torchon.... et je pèse mes mots.
Pas une seule ligne n'est exempte de vulgarité. le vocabulaire est d'une pauvreté indescriptible. Les livres Arlequin à côté sont de la poésie......Et il y a 700 pages comme cela.......avis aux amateurs!!!
Le sujet aurait pu être intéressant, si "l'auteur" n'y avait pas mis cette vulgarité, et cette trivialité dans son langage, et s'il n'y avait pas mis autant de voyeurisme, qui, à mon sens est contre productif.
Qu'un homme use de ce langage, passe encore, mais de la main d'une femme, cela m'est intolérable.
J'ai déjà eu des navets dans les mains, mais là cela dépasse l'entendement !!
Les distributeurs de films sont tenus de respecter une signalétique en fonction du contenu de l'oeuvre; les éditeurs seraient bien inspirés d'en faire de même avec les livres qu'ils éditent, cela éviteraient au lecteur potentiel de se faire tromper sur la marchandise et d'acheter malgré lui la vulgarité qui d'ordinaire se trouve gratuitement dans le caniveau pour peu qu'on se baisse un tout petit peu pour la ramasser.
Bref une parution à éviter à tout prix, vous y perdrez votre argent et votre temps.
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Mia
  03 janvier 2009
Susan Dalston vient de défoncer la tête de son mari de 152 coups de marteau. Après une courte intro où Susan intègre le quartier carcéral, l'auteur revient sur le passé par un découpage de son roman en 3 parties : "1960" où l'on découvre Susan petite fille dans une famille fruste, dont le père, voyou, cogneur, violeur, bref cumule tous les vices. La 2ème partie intitulée "1966" suit Susan dans sa vie de jeune femme, mal mariée, mère de 5 enfants et l'histoire se répétant, faisant face désormais aux vices de son mari violent et infidèle.
La 3ème partie "1985", amène peu à peu (c'est le cas de le dire vu les répétitions et les longueurs accumulées par l'auteur) à la connaissance du lecteur des détails qui jetteront toute la lumière sur les fonds de l'affaire : "Mais pourquoi Susan Dalston a-t-elle tué cet homme ultra violent et abuseur?"
Si j'ai commencé ce roman avec un certain enthousiasme et s'il est difficile de rester de marbre devant la misère sociale décrite crument par Martina Cole, j'ai fini par être hautement agacée par le discours de l'auteur. Si le personnage de Susan Dalston a commencé par m'émouvoir, avec le désir de la voir échapper à son destin, on en vient très vite à ne plus supporter le cumul des situations désespérées et le statut de victime du personnage qui apparait au final comme un véritable martyr. "Ah le sacrifice d'une mère pour ses enfants, rien ne surpasse l'amour maternel, la femme est sauvée par son statut de mère", voilà résumés les propos qui se dégagent en arrière-fond de ce roman au final indigeste.
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Kely
  04 octobre 2011
Mon ressenti sur cette lecture
Une lecture difficile pour moi.
Difficile sur le plan psychologique, et extrêmement difficile par le style d'écriture de l'auteure, son choix des mots.
En effet, seules les dix dernières pages de l'épilogue épargnent le lecteur du langage ordurier, outrancier, vulgaire, violent...
Martina Cole nous fait pénétrer dans l'univers de l'East End, historiquement réputé pour l'extrême violence régnant au quotidien, et qui a atteint son apogée dans les années soixante, avec le développement du gangstérisme.
Le lecteur se retrouve donc dans une ambiance lourde et engluante empreinte de criminalité, racisme, misère sociale et morale, analphabétisme, un monde dont on ne s'échappe pas!
Pourtant le parcours et la terrible histoire de Suzan a su retenir mon attention et m'accrocher jusqu'à la fin...sans doute parce que j'avais envie d'y trouver une fin heureuse, ou tout au moins, une lueur d'espoir!
On commence à espérer lorsque l'on découvre que sa "source de vie" sont ses enfants, pour lesquels elle fera preuve d'abnégation, et à qui elle dispense un amour sans limites. Sa vocation de mère lui suffira à endurer toutes les humiliations, les chagrins, les peurs, les violences, la faim...
Bien que révoltée, en tant que femme, tout au long de ma lecture et au fur et à mesure que Suzan "acceptait" cet enfer journalier, j'ai été très touchée par sa capacité à pardonner toute "la crasse" accumulée, notamment au niveau de sa mère et de sa soeur.
Pour conclure, je dirais que la gravité et la réalité du sujet abordé aurait mérité un autre traitement au niveau de l'écriture!.

Note : 4/10
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Jemlyre
  12 mars 2011
Contrairement à d'autres lecteurs, le langage certes cru ne m'a pas du tout choquée (on entend pire de nos jours dans la rue et à la télé) car il n'est pas hors contexte. J'ai croisé d'autres livres où l'emploi de ce type de langage m'a semblé plus que gratuit.
Il ne faut pas oublier qu'un des atouts majeurs de ce livre est que l'auteur elle-même est originaire de L'East End qu'elle décrit.
Ce n'est pas de la grande littérature et je ne pense pas que c'est ce à quoi l'on s'attend quand on ouvre ce genre de livre mais l'histoire de Susan m'a touchée. Son vécu est celui de beaucoup de femmes à travers le monde. Non, ce livre n'est pas que de la fiction et Cole n'exagère pas.
Quelques passages analysent très bien ce qui pourrait faire que certaines personnes finissent par se résigner face à la violence.
Le livre est divisé en trois parties: l'enfance, la vie adulte et la vie carcérale.
C'est avec plaisir que j'ai dévoré ces nombreuses pages; la longueur étant tout à fait justifiée.
J'ai cependant moins apprécié la fin, trop conte de fée à mon goût mais peut-être que l'auteur a eu besoin de mettre un peu de gaieté dans son livre après tant d'horreurs ?
Par contre, je ne vois pas du tout en quoi c'est un polar ou un thriller...difficile pour moi de classer ce livre. Il semblerait que Cole soit connue pour écrire des thrillers sociaux.
Lien : http://partage-lecture.over-..
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Citations & extraits (5) Ajouter une citation
clairesalanderclairesalander   12 juin 2017
- Mais quand même, s'il te battait, pour ne pas en dire plus, t'asun bon argument, non ? Voyons, Sue, on est en 1985. Le Moyen Age, c'est fini. Aujourd'hui, il y a des lois qui protègent les femmes.
- Ah ouais ? fit Susan d'un ton sarcastique. Eh ben on peut dire qu'on a bien été soutenues, toutes les deux ! Tu parles d'une protection ! Je voyais les flics tellement souvent qu'ils m'invitaient à leur pot de Noël ! En vrai, il n'ont jamais rien fait. Bien sûr, ils l'emmenaient pour la nuit, histoire de me faire plaisir. Et puis ils le relâchaient le matin, sobre et frais comme un gardon. Barry, il n'avait pas besoin d'avoir un coup dans le nez pour être salaud. Il n'avait besoin de rien, sauf de sa mentalité pourrie. Ce que je veux dire, c'est que si les choses ont vraiment changé, alors, nous, qu'est-ce qu'on fait ici ? La semaine dernière, ils ont acquitté un type qu'avait tué sa femme rien que parce qu'elle le faisait chier. D'après le juge, elle l'avait rendu dingue à force de se plaindre. Alors, quoi de nouveau sous le soleil, tu peux me le dire ? Le gars se faisait harceler, et pof, il est sorti après sa préventive. Nous, on en a crevé, on a vécu dans la merde, et il faut encore qu'on paie pour la vie qu'on a supprimée. Même si c'était une horreur, cette vie-là. Mon Barry, c'était un vrai salopard, mais ça, le juge en avait rien à cirer.
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ade80ade80   16 septembre 2013
Elle était passée par là, elle savait quel dégoût Wendy épouvrait, combien elle souffrait de savoir que celui qui aurait dû la protéger s'était servi d'elle comme aucun homme ne devrait jamais se servir d'une femme, même pas d'une vénale prostituée. Elle comprenait sa colère, cette sensation d'inanité que la petite avait dans le coeur. Puis elle s'efforça de s'habituer à cette idée, d'ingurgiter l'horreur de ce qui venait de se passer. Toute sa vie, Wendy serait hantée, plus jamais elle n'aurait un moment heureux. Tout était gâché, irrémédiablement.
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ade80ade80   20 septembre 2013
La vie, c'est un don de Dieu. Mais, ce qu'on en fait, ça dépend entièrement de nous. Et on n'a qu'une fois le droit d'y jouer.
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ade80ade80   24 septembre 2013
Une fois libérée, la vérité pouvait devenir terrifiante. Parfois, elle pouvait même causer plus de dégâts que le mensonge.
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ade80ade80   20 septembre 2013
Vos enfants vous sont donnés et il faut les protéger de votre mieux. C'est aussi simple que ça.
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