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EAN : 9782070449682
496 pages
Gallimard (14/02/2013)
4.13/5   348 notes
Résumé :
Berlin, 1967. Quatre musiciens anglais faisant partie d’un groupe de rock, Pearl Harbor, trouvent la mort dans des conditions et des lieux différents. La police ne trouve ni lien ni élément suspect et conclut à des morts naturelles. Les familles des victimes se tournent vers les médias. Un journaliste irlandais, intrigué par l’affaire, accepte de mener des investigations.
Bruxelles, 2010. Un sans-domicile est renversé par une voiture devant la gare du Midi. I... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (106) Voir plus Ajouter une critique
4,13

sur 348 notes
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Crossroads
  06 octobre 2014
Alors Back Up de Colize, heuuu, Back Uuuup, Back Uuuup, huuum, de Colize hein, c'est bien ça ?
La vache, vicelard le gars.
Linéarité est d'ores et déjà un mot qu'il doit bannir à jamais de son vocabulaire. Promets-le Paul, promets-le.
1967.
Le groupe Pearl Harbor, alors en pleine bourre, explose en plein vol. Et ouais mais fallait choisir un autre nom de groupe les gars. Avec Des Chiffres et des Lettres, c'était l'assurance de tenir la rampe quelques dizaines d'années bien tassées.
En deux misérables semaines, quatre supernova se sont éteintes dans des conditions laissant à penser, pour les plus perspicaces, que le hasard est décidément un sacré coquinou.
Acte 1 : Une noyade par overdose d'alcool et de dope. On sentait le gars motivé pour lâcher la rampe, ce qu'il fit avec brio. Et un bassiste apnéiste, un.
J+1 acte 2 12h72 PM : l'un des guitaristes tente un riff avec son flingue un peu trop près du ciboulot. Pétard : 1 / Guitariste -1
J+1 acte 3 16h0006 PM : le deuxième guitariste décide de prendre le métro...dans la gueule. La pratique de la guitare électrique inciterait-elle au suicide ? La question reste posée...
La semaine suivante, c'est au tour du batteur de se prendre pour un oiseau. Effectivement, il vola...3 secondes avant d'imiter à s'y méprendre la galette bolo ketchup.
Pearl Harbor is dead, vive Pearl Harbor !
2010.
Un SDF, fatigué de sa condition d'âme errante, décide de se dégotter un p'tit nid d'amour. Ce sera l'hosto illico presto. Renversé par une voiture, il est désormais atteint du Locked-in Syndrome pour la plus grande joie du personnel hospitalier.
A priori, rien en commun entre ces deux faits divers. A priori...
Difficile de synthétiser un tel ovni qui n'adore rien moins que prendre votre citron pour une boule de flipper.
Colize pourrait concurrencer Jane Fonda sur le marché de la forme en l'inondant de vidéos intitulées " ma gym tonique pour les neurones " .
Deux époques totalement dissemblables, un va-et-vient continu totalement addictif, merci de manger léger sous peine de déconvenue sévère.
Le lecteur navigue entre l'époque bénie du rock hyper référencée, un patient ( surnommé X Midi pour les intimes ) qui se souvient et son kiné motivé comme jamais et bien décidé à élucider le pourquoi du comment...du pourquoi. Au diable la varice...
Back Up affiche fièrement policier sur sa jaquette. Les puristes argueront qu'il n'en est rien, c'est pas faux.
Car si les cadavres existent, point d'enquête classique à se mettre sous la dent.
Colize explose les codes en baladant son lecteur dans les méandres du temps avec une facilité déconcertante.
L'écriture est nerveuse et imagée, les chapitres courts, point de répit pour les braves qui voient défiler les pages à une vitesse hallucinante.
Tu es fou-fou de l'esprit Sex, Drug & Rock'n'roll et en quête d'un récit qui sort vraiment des sentiers battus alors précipite-toi vite en te dépêchant sur cette petite pépite qui devrait littéralement te brûler les doigts.
PS : en cas de déception notoire, je m'engage à massacrer tous mes 78 tours de Mireille Matthieu, y compris le monstrueux live in Avignon de 1917...
4.5/5
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iris29
  05 août 2017
Back up , c'est : Sex, drugs and rock'n roll + .... chuuuut !
C'est d'une immense richesse et assez difficile d'accès au début .
Je dis ça parce que jusqu'aux pages 100 , environ, j'ai failli lâcher l'affaire , c'est le rock qui m'a séduit, la présence des Beatles, des Who, de Jimi Hendrix ,etc... Toutes les anecdotes que rapporte Paul Colize sont savoureuses et m'ont donnée envie de faire , comme dans une des Nouvelles présentées par Alfred Hitchcock : un petit voyage d'une quinzaine de jours dans les années 60, le temps d'aller aux premiers concerts des Stones , histoire de palper "en vrai" , l'énergie, la jeunesse, la créativité, le bouillonnement et l'extrême nouveauté qu'ils représentaient .
C'est ça aussi Back up ...
Et le titre a son importance ... un back up, c'est lorsque un musicien en remplace un autre au pied levé .
Mais, c'est aussi trois histoires que déroule l'auteur, et qui n'ont à priori, aucun rapport entre elles .
1967 : les quatre musiciens du groupe de rock , Pearl Harbor ,décèdent chacun de leur coté à quelques heures d'intervalle , bizarre !
"Suicides", diront les polices des différents pays européens concernés . Eh oui, c'est une époque où les polices ne coopéraient pas entre elles . Et puis, il faut dire qu'en ces temps là, "la mode" chez les musicos , n'était pas au bio, au yoga tantrique , à La Cabale , non, en ces temps là, jeune Padawan, on consommait des drogues. Remenber : ♫Lucy in the sky with diamonds ♫ .. donc je dirais que le suicide n'étonnait personne car ils sont fous ces gars là ...
Un détective privé mandaté par une des familles, puis un journaliste enquêteront jusqu'à ce que ...
En 2010 , un SDF est renversé par une voiture , devant la gare du midi à Bruxelles . Il sera surnommé" X midi" , par le personnel de l'hôpital où il échouera. Un kiné sympathique et doué réussira à rentrer en contact avec cet homme atteint du Locked-in Syndrome , (patient qui ne bouge pas et ne parle pas) et essaiera de lever le voile sur son identité .
La troisième voix de ce roman , c'est celle de X midi qui cherche à reconstituer le "gros merdier" qu'a l'air d'avoir été sa vie ... Et c'est là qu'on comprendra le sens de l'expression, Back up ...
Trois histoires mais une seule à l'arrivée , un puzzle qui nous entraine de Paris , à Londres , en passant par Berlin , La Suisse et New-York , et qui balaie toute une décennie de l'histoire du rock en passant par la guerre du Vietnam .
Apre au début , assez masculin aussi ,car: "♫ Où sont les femmes ? "♫. Petites amies de passage, victimes, ou légèrement "putes" sur les bord , ce roman est dominé par les hommes .
Une écriture nerveuse , rapide , effervescente ,vient servir cette fuite en avant , cet effeuillage éclair de l'album photo du 20° siècle musical . Ce malaise diffus qui s'empare de toi quand tu comprends ce qui se passe effrayée, , quand tu fredonnes: ♫ On nous cache tout , on nous dit rien ♫ et que la fin arrive et que tu te dis :" Non !!! Pas encore ..."
Back up se mérite, mais je n'ai aucun doute, il te donnera pleinement ♫Satisfaction♫ , parce qu'il raisonne longtemps en nous après la dernière page et parce qu'il crée" des ponts artistiques" .
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jeranjou
  25 septembre 2014
L'espoir fait vivre…
Je connaissais le terme « Back-up » pour une présentation Powerpoint. En effet, les diapositives que l'on garde sous la main pour d'éventuelles questions plus pointues au cours d'une réunion sont qualifiées de back-up dans notre jargon.
En revanche, je ne savais pas que, dans le domaine musical, on utilisait ce terme pour le remplacement au pied levé d'un musicien pour un concert ou un enregistrement.
Vous aurez donc compris que « Back-up » baigne dans l'univers de la musique, et plus précisément dans le rock des années 60 en Europe.
Ayant à peine fait connaissance avec les quatre musiciens du groupe Pearl Harbor en 1967 à Berlin, on découvre à travers la première partition du roman qu'ils décèdent tous les quatre en quelques jours d'intervalle d'un accident ou d'un suicide. Même s'ils boivent et se droguent comme des fous, la coïncidence est tout de même étrange.
Histoire de ne pas intéresser uniquement les fans de Clapton, des Beatles ou des Stones, une seconde partition déroule l'année 2010 à Bruxelles vers Midi (la gare bien évidemment, pour la minorité de lecteurs qui ne seraient pas belges !).
Un SDF renversé par une automobile est transporté de toute urgence à l'hôpital où l'on va diagnostiquer un Locked-in syndrome. le patient paralysé, incapable de communiquer autrement que par des clignements de l'oeil est un inconnu et sera baptisé X-Midi. A la bonne heure !
Pour embrouiller un peu plus le lecteur, Paul Colize nous joue en italique cette fois une troisième partition; celle d'un homme qui retrace sa vie depuis l'enfance jusqu'à sa destinée fatale, qui n'était de vendre des cartes postales ni des crayons (pour ceux ont suivi la « rébellion chez les crayons ») mais de …
Non, mais attendez ! J'ai sué des heures pour comprendre le pourquoi du comment dans cette histoire et je ne vais pas d'un trait de crayon vous livrer en gros… la solution !
Je peux juste vous conseiller de le lire si vous voulez être surpris, dérangé, chahuté, révolté.
Bien que je ne sois pas un fan absolu du rock (et encore moins un connaisseur du rock comme l'auteur belge même si j'ai eu la chance de voir Clapton en concert), je suis rentré petit à petit dans ce livre exigeant et dérangeant, pas vraiment un polar mais un roman qui pourrait être parfaitement adapté par Almodovar.
A l'image de la dernière partie, Paul Colize délivre un texte sans concession et nous prend dans ses filets jusqu'à la toute dernière ligne de son livre. La question qui se pose alors est "Mais peut-on vraiment échapper au « Back-up » ?" Qui sait, comme pour X-Midi, l'espoir fait vivre…(1)
(1) Les nombreux chapitres du roman possèdent tous un titre qui, en fin de compte, reprend les derniers mots du chapitre comme « l'espoir fait vivre… » !
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Hugo
  16 septembre 2013
Bonjour bonjour les copains et copines… Bon surtout les meufs comme d'hab...
Me voilà revenu des mes vacances, ralala comment que c'était chouette : rizières en terrasse, temples hindouistes, plages, piscine, jungle, volcans, plongée… avec les raies s'il vous plait… et de nuit aussi… Je vous ai parlé des requins …
Putain mais comment que je suis dégouté d'être revenu…
Bon j'ai du sacrément vous manquer, vos nombreux messages privés pour me demander quand est ce que je revenais ne me sont jamais parvenus, certainement un bug de babelio, enfin bref…
Back up, ça parle de Rock, de drogue, de rock, et de drogue encore…. Sur fond policier.
Alors j'aime bien le Rock mais pas la drogue : je ne bois pas, je ne fume plus, je me drogue pas, les gens défoncés me gonflent, car ils essaient toujours de te convaincre que tu n'es qu'un con pas très rigolo… Mouais mouais mouais… et comme ils sont toujours défoncés dans ce roman, je n'ai pas accroché, ni à l'intrigue ni aux persos, bref je n'ai pas aimé.
Sinon pendant mon absence, des gens ont disparu de babelio, un pique-nique a eu lieu. Fait chier, je voulais venir papoter et faire connaissance, l'anonymat c'est bien pratique mais frustrant à la longue, les rencontres sont souvent plus enrichissantes, quel dommage…
Tant pis pour moi, enfin tant pis pour vous surtout.
A plus les copains
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latina
  22 novembre 2019
Je ressors complètement groggy de ce roman noir plein de drogue, d'alcool et de rock, enserré par une manipulation diabolique. Alors là !
Quand le rock nous est conté en direct, nous n'avons plus qu'à suivre la batterie qui rythme les pages. En effet, le « héros » de ce roman est un batteur génial, qui se trouvera au mauvais endroit, et finira enfermé dans le syndrome « Locked in », en d'autres mots, l'enfer.
Paul Colize nous balade de mars 1967 à 2011, de Bruxelles à New York en passant par Berlin, Paris, Londres, Montreux, Vienne… Balade incroyable aux accents palpitants, aux personnages déjantés et passionnés.
Au départ, il y a des meurtres déguisés en suicides.
Non, je corrige : au départ, il y a une sombre machination.
Non, je recommence : au départ, il y a la musique. Envoûtante, hypnotique.
Ne vous attendez pas à ce que je raconte l'histoire, Paul Colize m'en voudrait !
Tout ce que je peux dire, c'est qu'il y a un lien entre ce pseudo SDF renversé devant la gare du Midi à Bruxelles en 2010 et ces 4 suicides-meurtres en 1967. A nous de le chercher au fil des pages, de Chuck Berry à Eric Clapton, avec un détour par une clinique spécialisée dans tous ces accidentés de la vie, à qui il manque « quelque chose ». Mention spéciale pour le kiné !
Oui, car à la fin, il y a le kiné…
Trêve de bavardages, place au rock, à ses délires et ses dérives.
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Citations et extraits (62) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   25 septembre 2014
De ces trois jours de jazz, je ne garde que l'image de quelques artistes qui ont traversé le hall, certains en titubant dangereusement. Les stars de cette première édition étaient Keith Jarrett, Jack DeJohnette et Cecil McBee, des noms qui ne me disaient rien.

Peut-être sont-ils venus me réclamer leur clé et sans doute ont-ils été vexés par mon indifférence à leur égard. Entre le jazz et le rock, les cloisons étaient étanches.
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iris29iris29   05 août 2017
Les Stones se produisaient à deux reprises, la première fois aux environs de dix-huit heures, la seconde à vingt et une heures. (...)
La salle était déjà pleine à craquer. Des centaines de filles criaient sans discontinuer. Je pensais qu'elles allaient arrêter quand les Stones entreraient en scène. Lorsque le rideau s'est levé , les hurlements ont redoublé. Je parvenais à peine à entendre le riff d'entrée de Keith Richards. Mon voisin m'a crié dans l'oreille qu'il s'agissait de She Said Yeah. Les filles se sont mises à pleurer, à secouer la tête, certaines défaillaient et devaient être évacuées sur une civière. Les gens martelaient le sol, gesticulaient, frappaient dans les mains. (...) Noyés dans le vacarme, ils ont chanté une dizaine de chansons. Satisfaction était la dernière, le sommet , l'apothéose.
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hoelhoel   11 avril 2013
« Nous sommes rentrés à la maison avec le disque de Chuck Berry. Ma mère a déclaré qu'elle n'allait rien rapporter à mon père, qu'elle lui raconterait que j'étais invité chez un copain samedi après-midi et que nous écouterions le disque le jeudi suivant.
Je n'étais pas conscient du risque qu'elle prenait en taisant mes mésaventures à mon père.
[…]
Le jeudi suivant nous avons sorti le disque de sa cachette. Nous sommes allés dans le salon, ma mère et moi, et avons ouvert le tourne-disque.
C'était un meuble monumental qui combinait une radio et un tourne-disque. Il sentait le bois frais et la cire d'abeille. La platine était équipée d'un système qui permettait de déposer plusieurs 45 tours l'un sur l'autre pour éviter de devoir faire des allées et venues. Un écusson métallique était fixée sur le couvercle, avec un chien-assis devant un vieux phonographe.
Nous avons déposé le disque et enclenché le mécanisme.
Dès les premiers accords, un fourmillement a parcouru mon corps. J'ai ressenti une irrésistible envie de me lever, de bouger, de gesticuler, de remuer mon cul et tout ce qu'il y avait moyen de remuer. Je ne comprenais pas pourquoi ces quelques notes provoquaient un tel effet.
C'était ça le rock'n'roll.
J'ai monté le volume. La guitare de Chuck m'emportait.
Ma mère s'est mise, elle aussi, à remuer le derrière. Mon frère est arrivé, l'air ébahi, en se demandant ce qui se passait. Il s'en est mêlé.
Nous nous sommes retrouvés tous les trois au milieu du salon, à danser comme des sauvages. Nous avons poussé le volume au maximum. Nous riions, nous criions, nous en avions mal au ventre.
Ce jour-là, le rock est entré dans ma vie pour ne plus en sortir.
De cet après-midi-là, je garde l'un des plus beaux souvenirs de ma vie. Maman dans sa si jolie robe jaune qui dansait le rock'n'roll en riant aux éclats. »
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belette2911belette2911   02 janvier 2014
Lucy n'était pas une pute, mais pour quelques livres, elle acceptait de faire une fellation, rien de plus. La première fois que je suis allé la trouver, elle a pris mon sexe entre ses mains et a sifflé longuement. Elle a dit que membré comme je l'étais, elle allait devoir exiger un double tarif.

Elle a prétendu que n'importe quel homme pouvait séduire n'importe quelle femme, pour autant qu'il ait un peu d'humour ou une bite de trente centimètres.
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fichetouxfichetoux   18 août 2013
Après m'être délivré de mes péchés véniels, j'ai interpellé le curé dans la pénombre. Je lui ai raconté ce qui m'était arrivé. Je voulais savoir pourquoi Dieu n'était pas venu à mon secours, parce que Dieu voit tout, parce que Dieu est juste et que Dieu punit les méchants.
Il a perçu ma question comme une offense au nom du Seigneur et a émis des réserves quant au salut de mon âme si je m'enferrais dans de tels blasphèmes. IL m'a chassé en rajoutant à ma pénitence quelques Notre Père.
Le soir, j'ai attrapé ma Bible et l'ai envoyée valdinguer sous mon lit, geste par lequel je livrais mon éducation catholique et mes restes de foi en pâture aux bêtes féroces et aux extraterrestres. Cette semaine-là, j'ai tourné la page d'un chapitre de ma vie. La confiance aveugle que j'avais en l'Humanité et en l'Eglise s'était envolée.
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