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ISBN : 2874262072
Éditeur : Alice (24/10/2013)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 19 notes)
Résumé :
Charlie est bien une fille, même si tout le monde ne le voit pas au premier coup d’oeil. Sa vie est un puzzle géant d’au moins deux mille pièces, et toutes ces pièces ne sont pas heureuses. Loin de là. Après le pire des pires jours, le décès de sa petite soeur Léa dans un accident de voiture, plus rien n’est pareil. Elle et ses parents déménagent dans le plus grand immeuble de la ville. Nouvel appartement, nouvelle vie, mais Charlie est interdite de sortie pour tout... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
DoVerdorie
  02 avril 2014
Depuis "le pire des pires jours", survenu trois mois plus tôt, les parents de Charlie ont décidé d'aménager au rez-de-chaussée d'un grand immeuble à Bruxelles, au mois de juillet...
Depuis "le pire des pires jours", les parents de Charlie ont peur et interdisent à leur fille de sortir de ce tour de vingt-quatre étages...pendant les vacances scolaires...
Charlie, presque 12 ans, n'aime ni l'interdiction, ni sa nouvelle habitation d'où on ne voit même pas le ciel ! Passionnée de photographie en ne manquant jamais d'idées (réfléchies ou pas), Charlie choisit d'occuper sa semi-liberté à visiter les étages avec un vieux Polaroïd.
Munie d'un plat de truffes au chocolat ("Je suis bien élevée : on m'a appris à ne pas arriver les mains vides. Surtout si on s'invite") et son appareil photo, elle va frapper à toutes les portes de chaque niveau afin de prendre une photo de l'extérieur tout en s'approchant du ciel...
Parmi tous les gens qu'elle rencontrera, il y a Madame Olga : une vieille dame pimpante qui écrit des poèmes et des histoires d'amour. Après un temps d'apprivoisement mutuel, une réelle et belle amitié voit le jour entre ces deux petites femmes un peu farfelues...a l'opposé de la vie...
Une amitié qui risque de basculer le premier jour de la rentrée scolaire...
Charlie, dans son récit, s'adresse directement au lecteur. Cela crée immédiatement un lien de connivence, "nécessaire" pour partager ses états d'âme, ses petits secrets ("lors de chaque visite, je volerais un objet - ne me prenez pas pour une cleptomane, c'était juste une stratégie pour conserver un souvenir de mon passage") et surtout ses émotions et son chagrin. Charlie essaie d'expliquer au lecteur ce qu'elle ressent depuis "le pire des pires jours", mais elle n'y arrive pas. C'est pendant une visite à Mme Olga que Charlie vient à dire ce qui pèse si lourd dans son coeur...
Bien sur, le lecteur adulte avait déjà compris ce qui chagrine Charlie, mais il reste sans voix quand il saisit quel autre impact ce malheur a eu sur cette petite famille très sympathique qui a su rester "entière" et unie.
Une histoire triste, alors ? Non, absolument pas ! L'auteur a su aborder des sujets douloureux et graves avec une grande sensibilité, mais aussi avec humour dans les propos de Charlie et une bonne dose de cocasserie.
Et comment ne pas s'attacher à cette drôle de gamine, ses idées fantaisistes et ses quelques lubies : s'étendre dans la baignoire en email avec sa couette et son confident (une tortue, nommée Charlie !) pour se calmer...compter et calculer les choses (carreaux, voitures, bibelots...) pour évacuer ses inquiétudes... On s'amuse de ses répliques et aussi de ses petits chantages en tant que fille digne de son père !
J'aurai pu choisir de vous en dévoiler plus, mais vous avez peut-être déjà deviné la cause de la tristesse de Charlie ? Sinon le résumé dans l'encadré de Babelio s'en charge (trop) bien !
Ce livre pour la jeunesse m'a remué, m'a fait beaucoup sourire et même rire...je quitte Charlie avec regret... non sans avoir remercié Babelio, les éditions Alice et avant tout Marie Colot de m'avoir permis d'apprécier pleinement ces souvenirs d'une si jeune vie...
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Ziliz
  29 janvier 2016
Depuis « le pire des pires jours de leur vie », Charlie et ses parents sont « extraordinairement tristes ».
Les vacances d'été s'annoncent interminables pour la jeune fille de douze ans : elle ne connaît personne dans le grand immeuble de Bruxelles où ils viennent d'emménager « avec leur chagrin et cent-seize cartons ».
La petite est futée, intrépide, jamais à court d'idées, elle va découvrir ses voisins pour tromper son ennui, s'invitant chez eux sous prétexte de photographier la vue qu'ils ont de leur fenêtre principale. Ou est-ce l'inverse ? la photo est-elle un prétexte pour faire connaissance ?
J'ai apprivoisé ce roman très lentement, il m'a longtemps fait penser à 'L'élégance du hérisson' (Muriel Barbery) où une jeune fille surdouée filme son environnement et sympathise avec des adultes de son voisinage.
Lorsque des liens se créent, des amitiés naissent, le propos gagne en profondeur. On apprend peu à peu ce qui est arrivé à la famille de Charlie trois mois plus tôt, on découvre les blessures des personnages.
Une belle histoire de deuil(s) et d'amitié entre générations dans ce roman charmant, doux, à la fois triste et lumineux.
Le petit plus dans la présentation : les en-têtes de chapitres illustrés façon 'tampon-encreur'.
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c.brijs
  06 avril 2014
Depuis le pire des pires jours de sa vie, l'existence de Charlie, onze ans, est bouleversée. Adieu sa maison et sa liberté, bonjour le rez-de-chaussée d'un immeuble à appartements et la perspective d'un été à rester enfermée.
Mais la jeune fille, malgré son chagrin, a des idées à revendre. Munie de son appareil photo et d'une minuterie (elle s'octroie des petits quarts d'heure pour ne pas inquiéter ses parents), elle part en exploration des étages...
"Et si, finalement, les pires malheurs pouvaient rendre heureux ?"
En voilà un titre optimiste comme je les aime. L'auteure nous conte toute la force de l'enfance qui, grâce à son imaginaire et à sa créativité, est capable de transcender le malheur en bonheur.
Ce regard positif sur la vie est présent dès l'épigraphe judicieuse d'Albert Einstein : "La vie, c'est comme la bicyclette : il faut avancer pour ne pas perdre l'équilibre."
Plutôt que de s'enfermer dans le souvenir morbide d'un passé qui ne reviendra plus, Charlie s'évade et construit les souvenirs heureux de son avenir. A travers ses expéditions des étages et des appartements de son immeuble, elle multiplie les rencontres riches en échanges et fait la connaissance d'une vieille dame particulièrement excentrique.

"Dans la salle de bains, en regardant pour la dix-huitième fois mon Carnet d'exploration des étages, j'ai réalisé que j'avais certainement battu le record du nombre de rencontres effectuées par un enfant interdit de sortie..."
Cette rencontre particulière va littéralement changer sa vie. Même si tout semble les opposer, elles se ressemblent... et se comprennent. En elles, il y a les mêmes fêlures. Cette amitié improbable qui se construit au fil des pages est de celles qu'on n'oublie pas une fois le livre refermé.
Comme on n'oublie pas non plus le personnage de Charlie et sa façon particulière d'aborder la vie. de par ses différences, comme son besoin quasi compulsif de compter ou celui de trouver calme et sérénité en se couchant dans sa baignoire vide, elle secoue nos certitudes et nous pousse à regarder la vie sous un autre angle. Son humour, son franc-parler, tout concourt pour nous secouer et nous pousser, nous aussi, à aller de l'avant.
Et si l'auteure aborde ici les délicats sujets de la mort, du handicap, du deuil, de la vieillesse, ..., elle nous rappelle de bien jolie manière ce joli proverbe : Après la pluie, le beau temps ! Et Charlie nous ouvre la voie... Alors, laissez-vous guider !
Ce titre recèle en outre de nombreux petits plus qui m'ont charmée. Je vous les livre en vrac...
Tout d'abord, l'histoire se passe en Belgique et, à travers les photographies que Charlie prend de chaque appartement, le lecteur découvre de magnifiques panoramas de Bruxelles, la capitale.
Ensuite, le personnage de Charlie - les personnes qui la rencontrent hésitent sur son sexe - se cherche. Au fil des pages, son évolution psychologique aura des répercussions sur son évolution physique. Ces changements, on les découvre petit à petit. Il faut dire que la narratrice/l'auteure sait ménager le suspense et interpeller le lecteur... pour notre plus grand bonheur de lecture.
Enfin, comme pour En toutes lettres, le précédent titre de l'auteure, on retrouve en tête de chapitres, les petites illustrations "au pochoir" de Rascal. Leur duo d'origine namuroise fonctionne à merveille. Chaque dessin de l'un réussissant l'exploit de capturer l'essence des mots de l'autre...
Impossible de vous parler de toutes les surprises que recèle ce titre, le personnage de Charlie ainsi que ce duo particulièrement riche qu'elle forme avec Olga, cette vieille auteure prétendument russe... Un conseil : lisez-le !
Lien : http://lacoupeetleslevres.bl..
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murielan
  24 août 2014
Suite au pire des pires des jours, Charlie emménage au début de l'été dans un nouvel immeuble avec ses parents qui lui interdisent de sortir toute seule. Pour tromper son ennui, la jeune fille décide d'explorer tous les appartements pour prendre des photos...
Ce roman pour ados nous montre une Charlie en pleine reconstruction. Dans sa quête pour créer son "carnet d'exploration des étages", elle croise les habitants de l'immeuble et en particulier Madame Olga, vieille dame un peu excentrique, avec qui elle noue une forte amitié.
Une histoire qui aborde avec pudeur des thèmes forts mais qui, au final, ne m'a pas vraiment emballée. Dommage !
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cocorosie30
  23 avril 2014
Charlie est une jeune ado et vient d'emménager avec ses parents dans un nouvel appartement de Bruxelles. Charlie a une tortue, aime passer du temps dans sa baignoire pour se reposer et trouve que son prénom prête à confusion. Et puis, elle se sent un peu triste d'avoir quitté son ancien chez elle. Elle est un peu enfermée dans ce rez de chaussée, cet immeuble qu'elle n'a pas le droit de quitter. Alors pour coller à l'interdit posé paer ses parents et occuper ses vacances, elle décide, armée de son appareil photo, de rendre visite à tous les habitants de l'immeuble et de prendre une photo de la vue de chez eux. Belle métaphore...
Dans son odyssée, elle rencontre une vieille dame, BCBG, un peu pincée, un peu d'un autre temps. Une amitié improbable naît tandis que Charlie fait revivre à la vieille dame des émotions d'enfance, celle ci lui donne confiance en elle et l'aide à croire en sa valeur.
Je n'en dévoile pas plus de l'histoire... Les deux personnages principaux, la vieille dame et Charlie surtout, sont extremement attachants. On ne s'ennuie pas dans ce roman pour ados qui sans pathos offre une belle leçon de reconquête de la vie, menée par cette Charlie, pleine de ressources, loin de l'adolescente stéréotypée qu'on peut trouver dans d'autres livres. On y trouve aussi un portrait de famille en reconstruction, avec un père qui tente de ramener un équilibre. Des touches d'humour de ci de là...
Une belle découverte de cette nouvelle collection "Deuzio" des éditions Alice.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   31 mars 2014
[...] direction la salle de bains. C'est mon QG, la seule pièce de l'appartement où je me sens bien. Elle est jolie, avec ses carrelages marron. Papa et maman disent qu'ils les feront sauter quand ils auront assez d'argent.
- C'est hideux !
Moi, je les trouve beaux. Surtout à cause d'un de mes principes : aimer ce que les autres détestent. C'est l'esprit de contradiction, il paraît. Je vous le recommande. Il présente le grand avantage d'avoir toujours ce qu'on désire, puisque les autres n'en veulent pas.
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DoVerdorieDoVerdorie   02 avril 2014
"Nous et les étoiles" :
Vous marchez debout ?
C'est normal :
Les hommes viennent des étoiles.
Et les étoiles les attirent,
Vers les étoiles ils s'étirent.
C'est pour ça que les gens
Marchent verticalement.

(Poème d'Oleg Grigoriev, cité p.126)


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ZilizZiliz   03 février 2016
- Tous ces vieillards qui font la conversation à leur chien, comme cette dame à l'arrêt de bus, cela me désole. Moi, je n'ai pas besoin d'un animal de compagnie : je vous ai vous.
Sur le moment, je n'ai pas su si je devais accueillir cet aveu comme un compliment.
(p. 121)
Commenter  J’apprécie          200
ZilizZiliz   30 janvier 2016
« - Au revoir, Madame Simon.
- Madame Slavinskya. Je m'appelle Madame Slavinskya. »
Bien fait. Elle avait dû en baver quand elle était petite pour écrire son nom de famille sur ses interros.
(p. 65)
Commenter  J’apprécie          180
ZilizZiliz   29 janvier 2016
C'est cela, les vrais amis : ceux dont on supporte la présence alors qu'on a surtout besoin que tous les êtres vivants nous lâchent la grappe.
(p. 148)
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