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Mireille Vignol (Traducteur)
ISBN : 9782746715028
Éditeur : Autrement (01/02/2011)

Note moyenne : 3.9/5 (sur 61 notes)
Résumé :
Bangkok, dans un bar. Lors d’une permission, le narrateur se livre à un Vietnamien amical. Parti fervent chrétien pour la guerre du Vietnam, les scènes d’horreur, d’un camp ou de l’autre, dont il a été témoin ou même acteur, l’ont rendu déboussolé, groggy et perdu.

Il repart sur le front et tue à bout portant un homme dont le visage lui semble familier…
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Critiques, Analyses et Avis (26) Voir plus Ajouter une critique
PiertyM
  24 décembre 2018
Un livre qui bouleverse et choque! Quelle atmosphère! Quelles atrocités! L'auteur est comme placé sous un rouleau compresseur, il vibre, il grogne, il ronchonne, il crie sur l'animosité humaine qui avilit certains destins, qui détourne certaines douceurs, qui aveugle certaines bonnes volontés... il est réaliste, il ne camoufle pas les horreurs de la guerre, la bêtise humaine. Tout combat, toute conviction n'est que bêtise humaine, tout n'est que cercle vicieux. Dans lequel va se retrouver notre narrateur, un soldat, engagé dans la guerre de viet-Nam, croyant combattre pour le bon combat, en combattant le communisme, il se rendra compte au fur et à mesure que tout n'est que bêtise humaine! Un petit roman mais dense! Une écriture qui se lit bien malgré les atrocités qui font mal au dos!
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Jackiedream
  15 avril 2015
Quel titre magnifique, n'est-il pas ? Ce livre traite de la guerre du Vietnam, avec tout ce que ça implique. On suit un jeune soldat, fervent catholique qui s'engage pour "chasser les communistes" et qui, au final, ne sait plus en quoi croire ni à quel saint se vouer.
J'ai beaucoup aimé ce roman. le personnage principal est très intéressant car il a un grand recul vis à vis de la guerre, de lui-même mais on sent bien que tout ceci n'est qu'une carapace qui l'empêche de s'effondrer. Il va voir des gens mourir de façon atroce, des soldats, des femmes, des enfants... Tétanisé durant les combats il est tout juste capable de tirer à l'aveuglette, comme en dehors de lui-même. Chaque épisode décrit est très intense. Evidemment, il y a des scènes insoutenables, la réalité de la guerre est très bien retranscrite. Il y a également le récit des permissions du héros durant lesquelles il découvre la vie locale, rencontre un homme mystérieux nommé Santi au cours d'une soirée de beuverie.Le soldat est véritablement perdu avec dans les mains des idéaux dont il ne sait que faire et que personne ne semble partager : valeurs chrétiennes... J'ai trouvé remarquable la façon dont sont écrites les scènes de bataille, on est véritablement en apnée, immédiatement transporté au Vietnam. En particulier la scène de bataille finale, véritable apothéose de violence, de mort, une boucherie sans nom... Ces dernières pages n'ont laissée haletante, pantoise.
C'est vraiment un excellent roman, plutôt court. Au début j'ai eu du mal à accrocher avec le personnage, tellement déconnecté de lui-même et à côté de ses pompes, son caractère résigné, "coincé" dans son éducation chrétienne. Mais finalement je trouve justement remarquable ce personnage dont on ne sait presque rien, qui semble exister uniquement par la guerre. Il a des théories particulièrement, notamment sur les "vrais" et les "faux" soldats. Parfois, il lâche des réflexions qui ne paient pas de mine mais qui en fait, résument tout. Son cynisme, son ironie, son humour sous ses airs d'ingénu sont excellents. Ses interrogations, ses doutes par rapport à cette guerre sont bouleversants. On ne sait pas quoi penser de lui : est-il si naïf qu'il en a l'air ? Ou au contraire, est-il le plus intelligent de tous ? Il y a également tous les autres personnages : le "soldat pacifiste" Karl, les brutes de soldat, l'ingénieux officier Roberts...
Par ailleurs, j'ai trouvé la "révélation finale" par rapport à Santi un peu de trop, trop artificielle. Ce n'est que mon avis.
Pour conclure un excellent roman sur le Vietnam, très facile à lire et qui retourne véritablement.
Il est très accessible pour tous, pas besoin de connaître en profondeur le conflit.
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Croquignolle
  25 novembre 2017
Qu'il est difficile de noter un tel livre.
Parce que l'ambiance y est terrifiante, bouleversante, étouffante.
Parce qu'on aimerait urgemment refermer les pages et vaquer à des occupations plus joyeuses.
Ce n'est pas le style de livre dont j'ai besoin en ce moment. J'ai l'impression de m'être gavée de récits de guerre. Je recherche plutôt la paix.
Pourtant, je l'ai lu jusqu'au bout, tant les avis d'autres lecteurs étaient enthousiastes.
Dans cet ouvrage, Kenneth Cook décrit avec talent et réalisme le quotidien cru de la guerre. Dans ce sens, il rejoint les réalisateurs de la série Frères d'armes. Il n'y a pas de gloire, de victoire ou d'héroïsme. Il y a juste la souffrance des hommes et des terres.
Quand vous découvrez l'univers de la guerre ainsi, vous ne pouvez que dire :"Plus jamais ça !!!"
Ce qui est passionnant dans ce roman, c'est d'être témoin de la progression des états d'âme du narrateur. Engagé volontaire pour se battre contre les communistes, il va petit à petit réaliser que tout n'est pas si simple.
Son éthique personnelle, ses croyances, sa motivation, ses valeurs vont être malmenées à chaque instant. Ça lui fait mal. Ça nous fait mal et nous remet vraiment en question.
Ce roman m'a sortie de ma zone de confort et je ne le regrette pas. Même si je m'en remets difficilement.
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Ellane92
  15 novembre 2013
Le vin de la colère divine est un roman très court dans lequel on est happé dès les premières lignes puis que l'on vit comme une plongée en apnée et dont on ressort 180 pages plus tard, essoufflé, scotché, abasourdi, groggy.
La tension de l'histoire monte progressivement, au fur et à mesure des 6 chapitres dont se compose le livre. La première partie est légère, ironique, piquante, avec des anecdotes douces-amères sur l'utopie et la naïveté confinant à la bêtise du narrateur et sur l'entrainement militaire. Mais dès ces premières pages, on pressent déjà que le ton va monter, le drame se jouer, l'horreur se montrer. Et on ne se trompe pas : au fur et à mesure de l'avancée dans le livre, le langage devient plus cru et plus violent, s'adaptant aux situations vécues par le héros. Mais Kenneth Cook conserve ce style des premières pages qui m'a tout de suite accroché, avec cet air de pas y toucher, en balançant comme des faits avérés des vérités premières ou des inepties (et avec lui, ce sont souvent les mêmes choses, le tout dépendant du point de vue qu'on adopte).
L'un des grands points forts du livre est de nous faire plonger dans l'intimité psychique d'un anti-héros qu'on ne connait pas (on ne connaitra ni son nom ni sa nationalité en refermant le livre !) pour faire la part belle à ses relations avec les autres. Les personnages secondaires sont extrêmement bien réussis et portent le roman, que ce soit Mick et Mary, au QI frôlant les pâquerettes, le fier lieutenant Roberts, tellement militaire, Karl, sorte de Jiminy Criquet qui vide son chargeur avant l'affrontement pour être sûr de ne tuer personne, ou encore Santi, citadin local, respectueux et amical avec qui il passera une de ses soirées de permission. Et on se trouve donc engoncé dans la psyché de ce « faux militaire » comme il se définit lui-même qui résiste encore et toujours à comprendre, à sortir du carcan dans lequel il se complet, parce que la guerre, ce n'est pas quand un preux chevalier blanc va défier le grand méchant communisme pour sauver le monde, mais la violence et la mort pour la possession de quelques kilomètres carrés de terrains dans la jungle et dont personne ne voudrait pour y vivre. Quant à lui, il n'est finalement qu'un foutu militaire même pas gradé qui essaie de ne pas se prendre dans la figure le napalm qu'envoie l'aviation américaine !
Ce livre traite de sujets universels, il serait dommage de le cantonner à un énième livre sur la guerre, ou sur la guerre du Vietnam (d'ailleurs on ne parle jamais de Vietnamiens, toujours de communistes dans le livre !) qui se positionnerait sur le créneau « Faites l'amour, pas la guerre » (le livre a été publié en 1968).
Non, Kenneth Cook est bien plus malin et au lieu de nous faire la morale, il nous invite à boire, en compagnie de son héros improbable, le vin de la colère divine jusqu'à la lie.
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Rebka
  12 septembre 2017
D'habitude, pour les livres de ce genre, je commence mes billets par un truc du style “La guerre, cette saloperie dont on ne revient jamais, ou pas tout à fait… blablabla... où on perd toujours quelque chose, sa vie, son âme, sa raison...” Bref vous voyez le topo.
Allons, une fois n'est pas coutume, je vais changer (même si évidemment je reste totalement d'accord avec l'idée sous-jacente : la guerre, c'est de la m****).
Cette fois je vais commencer par Kenneth. C'est vrai, qui est ce Kenneth ? Avant ça, je n'avais jamais lu aucun ouvrage de cet australien spécialiste de la faune de son pays, koala, wombat et autres kangourous ivres. J'ai toujours été méfiante en raison des mots comme “humour” ou “loufoquerie” qui reviennent un peu trop souvent à mon goût lorsqu'on évoque ses livres. Ouais parce que moi, j'aime pas ça, je n'ai aucun humour et le loufoque me donne la migraine, voilà, ça, c'est dit ! Donc bon, j'en ai jamais lu...
Toutefois, lorsque j'ai vu ce petit vin de la colère divine dans la cabane aux livres de l'Orangerie (à Strasbourg) et que j'ai vu au dos qu'il n'était nullement question de rigolade mais plutôt d'apocalypse et de cataclysme, je me suis dis “tiens, mais ça, c'est mon Kenneth” et hop, j'ai embarqué le livre. D'ailleurs ça ne m'a pas froissé de muscle car il est léger comme une plume et tellement minus que je savais pouvoir le lire en quelques heures.
Et alors ? Ça donne quoi ? Alors déjà, côté humour, on en trouve quand même un chouïa malgré le sujet mais je dois admettre que c'est assez pertinent, écoutez ça pour voir : “J'ai passé un test d'intelligence avec des questions telles que : “Trois chiens sont montés sur la colline. Combien de chiens sont montés sur la colline ?” et “Un homme tient une tasse. Que tient-il ?” Je ne plaisante pas, les questions étaient de cet ordre. On ne vous demande pas d'être très intelligent pour devenir soldat.”
Vous voyez, c'est assez drôle. Mais par contre je m'interroge, est-ce réellement de l'humour ? Bah non justement, je ne crois pas, je crois que c'est à peu près comme ça que ça se passe pour entrer dans l'armée. Pour ma gouverne, il y a donc humour et humour, je vais devoir mettre de l'eau dans mon vin (j'en vois déjà là bas tout au fond qui poussent de hauts cris mais c'est pas moi qui ai inventé cette expression alors hein).
Autre chose que j'ai bien aimé au niveau de la dérision dans cette histoire, c'est le personnage de Karl, le pacifiste militarisé, je trouve l'expression vraiment bien choisie et le concept intéressant, vider son chargeur avant la bataille pour être sûr de ne tuer personne, il fallait y penser. Franchement, ce mec frôle le sublime.
Je vais m'arrêter là, il ne s'agit pas d'écrire un billet plus long que le livre tout de même. Pour résumer, j'ai été contente de lire CE Kenneth même si l'expérience est loin d'être inoubliable. Mais au moins j'en ai lu un. Après, pour lire sur la guerre “cette saloperie blablabla…” j'ai d'autres références qui placent la barre beaucoup plus haut. Mais n'empêche, la guerre, c'est une vraie saleté ;)
Lien : https://tracesdelire.blogspo..
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Citations et extraits (33) Voir plus Ajouter une citation
gabbgabb   27 janvier 2017
Mick se référait toujours aux échelons administratifs supérieurs de l'armée ou du gouvernement en disant "ils". Il utilisait ce terme au moins aussi souvent que celui de "salopards" pour décrire les ennemis. Je ne pense pas qu'il ait eu une quelconque idée de la structure hiérarchique de l'armée ou du gouvernement, et je suis à peu près certain qu'il ne savait pas qui étaient nos ennemis. En le poussant un peu, il aurait sans doute reconnu qu'il était engagé dans un combat contre les Huns. Il semblait dépourvu de toute connaissance géographique, et je suis honnêtement persuadé qu'il ne savait pas dans quelle région du monde nous nous trouvions, au delà d'une vague notion d'"Orient". Et pourtant Mick était un bon soldat. Si bon soldat qu'il reçut même une médaille prestigieuse.
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askarticleaskarticle   25 juin 2015
Il semblait y avoir un nombre incroyable d'avions, chacun larguant sa grappe de bidons. Anodins et inoffensifs dans le ciel -comme des culbutos d'enfants-, ils ne révélaient leur vraie nature que dans un grand flamboiement rouge et jaune quand ils touchaient le sol. Le rouge ne durait pas longtemps, il était vite remplacé par le jaune, qui se noyait à son tour dans la fumée noire.
En quelques minutes, la fumée devint telle que la vallée entière se tortillait comme un être vivant. Elle ressemblait à une gigantesque limace verte tachetée d'un sang jaune qui suintait là où le napalm l'avait touchée.
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HamackHamack   19 avril 2014
Nous avons fait connaissance au sein de l'unité. En tout cas, ils semblaient tous communiquer aisément, sauf moi. Je n'y arrivais avec personne. Peut-être les autres faisaient-ils semblant ? Peut -être nous réfugions nous tous dans les petits cocons de nos personnalités et prétendions nous former une équipe soudée ?
Après les trois premières patrouilles, le lieutenant Roberts nous appelait tous par nos prénoms. Il le faisait seulement quand nous étions en patrouille, jamais au camp. Il essayait sans doute d'établir un certain rapport, mais dans mon cas, il a échoué.
Je n'arrivais pas à communiquer, parce que personne n'était dans l'armée pour les mêmes raisons que moi.
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SMadJSMadJ   27 janvier 2014
Je veux me confesser.
Je veux m'agenouiller dans un confessionnal, débordant de culpabilité et de détresse et dire :
"Pardonnez-moi mon père parce que j'ai péché. J'ai fait la guerre pour sauver le monde du communisme."
Et je veux que le prêtre me réponse : "Combien de fois, mon fils, combien de fois, combien de fois..."
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SMadJSMadJ   27 janvier 2014
Je ne me suis souvenu de rien, jusqu'à ce que je sois sous la douche. Là, les croutes de ce flou se sont dissoutes en même temps que la crasse sur mon corps. Et même alors, je ne fis que me rappeler. Rien de plus.
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Videos de Kenneth Cook (5) Voir plusAjouter une vidéo
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