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ISBN : 2757838563
Éditeur : Points (02/01/2014)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 66 notes)
Résumé :
"Mon père a tué ma mère, ma soeur et mon frère. Puis il a attendu que je rentre à la maison... " Steve Farris a tout pour être heureux: une femme attentionnée, un petit garçon charmant, un job qu’il adore. Cet équilibre apparent va se rompre le jour où il rencontre Rebecca, une chercheuse qui enquête sur les tueries familiales inexpliquées. Les souvenirs remontent : il n’avait que 7 ans quand il revint de l’école un jour et trouva sa mère, sa soeur et son grand frèr... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (20) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  05 février 2015
Steve a, semble-t-il, tout pour être heureux. Un boulot d'architecte qu'il affectionne, une femme, Marie, et un fils, Peter, qu'il aime. Une vie somme toute bien remplie et équilibrée. Mais ça, c'était avant Rebecca... 
Il ne s'est jamais retourné sur son tragique passé. de ceux qui laissent des traces et des séquelles irréversibles. Il n'a pas essayé de comprendre le terrible geste de son père. Jusqu'à ce que Rebecca entre dans sa vie... Journaliste, elle écrit un livre sur les hommes qui ont massacré leur famille. Alors que Steve n'a que 9 ans, en rentrant de l'école, il apprend que son père a assassiné sa mère, sa soeur et son frère avant de se faire la belle. Un acte abominable pour tout gamin qui avait l'impression que sa famille était heureuse. Mais, Rebecca va l'aider à retourner dans son passé, à fouiller dans ses souvenirs et mettre des mots sur ses proches. Peu à peu, au fil de ses introspections, chacun se dévoile à ses yeux sous son vrai jour....
Thomas H. Cook nous replonge dans l'enfance de Steve. Construit à la 1ère personne, l'on partage les souvenirs de ce dernier, même les plus enfouis ou les plus refoulés. Peu à peu, la cicatrice s'ouvre de plus belle, les failles de chacun apparaissent comme une évidence. Evidemment, cela ne sera pas sans conséquence sur sa propre vie. L'auteur tient ici un sujet captivant. Que gardons-nous réellement de notre enfance? Quelle est la part d'imagination ou de subjectivité? Jusqu'à quel point déforme-t-on les souvenirs? Pas à pas, l'auteur dévoile l'enfance de Steve qui dresse un portrait de sa famille bien différent de ce qu'il pensait. Ce roman, sur l'enfance brisée et l'innocence perdue, est remarquablement construit et accrocheur. 
Fouillez dans cette Mémoire assassine... 
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Crossroads
  21 février 2014
Si Jésus, catégorie poids plumes, multipliait les pains, Cook, lui, rend la vue aux aveugles...
Lorsqu'un gamin alors âgé de neuf ans et rentrant de l'école pour y engloutir son 4h à moteur apprend que son paternel a décimé toute la petite famille avant de se faire la belle, peut-il raisonnablement se construire dans la joie et l'allégresse ? Sortez feuille triple moyen carreau format C5 et crayon 4 couleurs, vous avez deux heures...
Steve Farris, Stevie, est aujourd'hui mari et père. Un bon boulot, un environnement familial aimant, le traumatisme semble à l'état de veille. Aussi, lorsque Rebecca qui enquête sur ce type particulier de tragédie familiale vient à solliciter sa mémoire en sommeil et bousculer ses certitudes, l'homme vacille au profit d'une véracité terrifiante qu'il avait jusqu'ici occulté.
Cook aime travailler sur la famille. Elle est son terreau, son inspiration, sa ligne directrice.
Mémoire Assassine n'échappe pas à la règle. le sujet interpelle doublement puisque l'affaire Dupont de Ligonnès qui défraya la chronique en Loire-Atlantique y fait écho tout au long du bouquin.
Dévorer ce petit bijou rétrospectif, c'est souffler sur les braises d'une enfance meurtrie et plonger dans les méandres tortueux d'un esprit flétri, altéré par des faits passés qu'il se refuse à accepter, sa bonne santé mentale en dépendant.
Cook, doucement, lève le voile sur ce terrible drame au rythme des réminiscences de l'ami Stevie qui se livre pour finalement se délivrer. Une mère effacée, une soeur complice, un grand frère tyrannique et un géniteur complexe, quatre acteurs aux rôles prédéfinis qui n'ont peut-être pas montré leur vrai visage.
Cook repose également la question de l'hérédité dans la violence - cf Les Leçons du Mal – tout en y traitant de ses répercussions possibles au sein de sa propre cellule familiale.
L'écriture est toujours envoûtante. le lecteur, en totale empathie avec un Stevie déjà bien amoché, assiste, impuissant, à l'effondrement de toutes les digues salvatrices qu'ils s'était construit au fil des ans pour finir, tout comme notre triste héros de l'amer, terrassé par un final palpitant aux allures de " gros pain dans ta tronche ".
Un Cook au sommet de son art !
Un grand merci à Babélio et aux éditions Points.
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diablotin0
  04 décembre 2015
Ambiance sombre et froide. le sujet n'est effectivement pas gai puisqu'il s'agit d'un drame familial que Steave a vécu enfant et va revivre en tant qu'adulte par l'intermédiaire de Rebecca qui enquête sur des drames similaires, c'est-à-dire sur "des hommes qui ont massacrés leur famille".
Cette enquête va replonger Steave dans ce drame en se remémorant des scènes, des paroles, des gestes, des regards et des ressentis.
Tous ces souvenirs vont faire basculer sa vie qui est déjà, on s'en doute bien fragile !
Le style est très particulier, je suis étonnée par tant de "froideur". Il y a une mise à distance avec les sentiments. Tout se passe comme si il ne fallait pas trop s'épancher sur le ressenti. Cela n'empêche pas malgré tout d'avoir de l'empathie pour Steave mais j'ai eu, à plusieurs reprises, envie de creuser un peu ses sentiments c'est ce qui explique que je ne mets que 3 étoiles.
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belette2911
  17 octobre 2014
♫ Je m'appelle Stevie, et je suis sans famille ♪ pour l'intro en version « soft ».
« Mon père a tué ma mère, ma soeur et mon frère. Puis il a attendu que je rentre à la maison… » nous explique Steve Farris, trentenaire qui, alors qu'il n'avait que 7 ans, s'est retrouvé sans famille : sa mère, sa grande soeur et son grand frère ont été abattus pas leur père. Ça c'est pour l'intro « hard » et sans fard.
Qu'est-ce que s'est passé lors de ce « bloody day » ? Pourquoi le père a-t-il été pris d'une frénésie meurtrière ? C'est ce que Steve va tenter de comprendre et de nous expliquer.
Élément déclencheur de ses réminiscences, tout sauf joyeuses ? Rebecca, une chercheuse qui veut écrire un livre sur ses pères qui, un jour, assassinèrent leur petite famille alors qu'ils avaient tout pour être heureux.
Notre Stevie qui avait réussi sa vie (boulot, femme et fils) va introspecter ses souvenirs de ces quelques mois qui ont précédés le joyeux massacre. Mais à force de plonger en soi, ne risque-t-on pas de perdre pied ?
Amis des ambiances joyeuses et des marshmallows au coin du feu de camp : au revoir ! Ici, rien de réjouissant, que du sombre ou du noir.
Petit à petit, l'auteur dévoile avec une précision diabolique les souvenirs qui remontent à la surface de la mémoire de Stevie, qui, sans doute pour se protéger, les avaient occultés.
Si la première partie m'a paru un peu « lente » suite à mon manque d'empathie avec les personnages, la seconde a passé comme une balle.
La plume de Cook est allée titiller les souvenirs d'un petit garçon avec habilité pour nous les retranscrire avec douceur au départ, s'enfonçant ensuite de plus en plus dans le malsain.
On sent que quelque chose va se produire, on se doute qu'une trame bien plus sombre se cache derrière cette horrible fait divers et mon esprit a supputé bien des théories avant de se faire planter le couteau en traitre, par l'auteur, dans les dernières pages.
Pan dans ma gueule… c'est vache, ça fait mal, mais ça fait du bien aussi.
Le Mal est-il héréditaire ? Les souvenirs ne feraient-ils pas mieux de rester enfouis, puisque la mémoire en a décidé ainsi ?
Cook vous décortiquera ça à la manière dont on ôte la carapace d'un homard : on croit qu'on a tout enlevé, qu'on est arrivé au bout, mais non, il reste encore des petits morceaux.
Vu mes débuts laborieux, je ne pensais pas aimer le roman, mais maintenant je peux dire que oui, j'ai aimé.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Bazart
  21 mars 2014
Ce livre là, paru en 1993 aux USA mais inédit en France avant que Seuil ne le sorte en Points ne choisisse de le traduire enfin en 2011 et la collection Points de sortir en poche en ce début 2014,, c'est moi qui ai tenu à le lire tant que considère son auteur, Thomas H Cook comme un de mes auteurs de roman noir préférés comme je l'ai dit plusieurs fois sur ce blog notamment ici et là.
Dans Mémoire assassine, qui marque certainement un tournant dans l'oeuvre vu que c'est sa première oeuvre dans laquelle il aborde le polar de façon moins traditionnelle, on est plus proche des Feuilles Mortes ou des Lecons du mal, pour le comparer à d'autres romans que j'ai lu de lui que du magnifique au lieu dit de noir étang, drame passionnel noir plus proche de l'univers victorien.
Ici, on retrouve la thématique chère à l'auteur, ce lien de filiation entre un père et son fils, à travers le terrible assassinat commis par le père du narrateur 30 ans avant, tuant sa mère, son frère et sa soeur aînés
. Mais comme dans tous les romans de Cook l'important est moins le déroulé des faits et l'enquête proprement dite ( même si on aura des révélations à la toute fin du livre) que le style de l'auteur, entre élégance et sobriété, ainsi que bien sur, la psychologie des personnages, puisque la rencontre entre Steve et une journaliste spécialisé dans ce genre d'affaire va le pousser à une introspection qu'il n'avait encore jamais faite.
Si l'on peut un tantinet coincer sur le fait que le narrateur se souvienne avec autant de précision de ses souvenirs aussi lointains dans sa mémoire, ce long retour en arrière qui permet de comprendre le geste de son père et savoir ce qui, dans une histoire familiale a priori banale, peut pousser un homme à commettre ce geste de l'extrême reste vraiment passionnante à suivre .
Cook n'est jamais aussi doué pour décortiquer les esprits des êtres humains, et montrer à quel point, sous la surface du quotidien peuvent affleurer des frustrations, ses non dits et des secrets qui aboutiront à des tragédies des drames souterrains. Atteignant une sorte d'universalité avec ce roman ample ( qui fait aussi un peu penser aux Lieux sombres de Gylian Flynn), "Mémoire assassine "confirme tout le bien qu'on peut penser de Thomas H Cook.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
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critiques presse (1)
Actualitte   23 janvier 2012
Une belle innovation qui, facétieusement, pourrait contribuer à faire converger ceux qui lisent de droite à gauche et ceux qui lisent de gauche à droite !
Lire la critique sur le site : Actualitte
Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
BazartBazart   15 mars 2014
Avant Rebecca, j'étais incapable de me rappeler ce qu'il m'avait dit alors, ce qui ne m'empêcha pas, au fil des années, d'échafauder toutes sortes de suppositions, répliques sans doute glanées à la télévision ou au cinéma qui ne me semblaient jamais sonner tout à fait juste.
Avant Rebecca, je ne savais même plus combien de temps j'étais resté assis à l'arrière de cette voiture, pourtant j'ai toujours gardé le sentiment d'avoir vu la lumière changer, phénomène qui n'avait pu se produire que très lentement, à mesure que le soir tombait. Je me souvenais de la grisaille qui s'intensifiait autour des arbres dénudés de l'automne. Je revoyais même les ombres qui s'étiraient et s'élargissaient pendant que les heures passaient, mais étant donné l'épaisse couverture nuageuse de cette fin d'après-midi-là, cela ne pouvait pas correspondre à la réalité. Pourtant, cette faus
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diablotin0diablotin0   29 novembre 2015
Je pense que la mémoire est le lot de consolation qui nous est dévolu pour compenser la mort de chaque jour, le lieu auquel nous accédons pour reconstruire et réécrire notre vie, pour nous donner une seconde chance.
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AifelleAifelle   07 septembre 2011
"C'est à cet instant que la destruction de ma famille m'apparut dans toute son horreur. En une illusion étrange et cauchemardesque, je me vis traverser sans effort les murs du 417 McDonald Drive comme s'ils n'étaient que des décors de scène, tantôt épais, tantôt d'une transparence de rêve, si bien que, d'un simple coup d'oeil, je pouvais voir au travers de toute la maison, voir la mort d'un jour à l'oeuvre sous mes yeux dans ses moindres détails, tous plus macabres et plus précis les uns que les autres, comme je n'avais jamais été capable de l'imaginer jusqu'alors".

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BazartBazart   15 mars 2014
De cela, je m'étais toujours souvenu : les rideaux à fleurs de leur chambre à l'étage, bien fermés ; le nouveau ballon de basket de Jamie à la lisière du jardin, luisant sous la pluie ; le soutien-gorge blanc traînant dans l'herbe derrière la maison, le reste de nos vêtements, mouillés et immobiles, suspendus à la corde à linge.se impression d'ombres qui s'agrandissent perdura au fil des années, forte, tenace, alors que d'autres choses, infiniment plus importantes, en vinrent à se brouiller et à s'effacer.
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MoryinMoryin   31 juillet 2014
Elle m'observait parfois d'un air froid et distant, avec une indéniable appréhension, et, pour moi, dans ces moments-là, elle tentait de discerner le mauvais grain qui, présumait-elle ne manquerait pas de germer en moi un jour, le tison ardent dans les ruines encore brûlantes de ma famille qui projetait toujours des étincelles dans l'air enfumé, épais, âcre, inflammable.
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Videos de Thomas H. Cook (10) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Thomas H. Cook
Evidence Of Blood Trailer 1998
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