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ISBN : 2756401226
Éditeur : Pygmalion-Gérard Watelet (03/05/2007)

Note moyenne : 3.42/5 (sur 13 notes)
Résumé :

Des gamins rangés par ordre de taille, souriant à l'objectif autour d'un maître très digne : retrouvée par hasard, la photo fait jaillir chez Lucien l'obsédante interrogation. Lequel de ses camarades l'a accusé d'avoir jadis mis le feu à la forêt ?

Enfant turbulent et frondeur de l'Assistance publique, il était un coupable idéal... Enfermé dans une maison de correction dont il est sorti estropié, il y a consumé sa jeunesse, s'interdisant ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
ladesiderienne
  11 janvier 2013
Cette vieille photo de classe, que j'imagine jaunie par le temps, va être l'élément déclencheur qui va décider Lucien à remuer le passé. Il veut faire la lumière sur cet évènement dont il a été victime, alors enfant de l'Assistance Publique placé chez un couple du village. Coupable idéal, il s'est retrouvé en maison de redressement, sans pouvoir dévoiler son alibi par crainte de ternir la réputation de la jeune fille qui se trouvait alors en sa compagnie. Les années ont passé, la vérité doit éclater mais attention, on ne fouille pas dans les souvenirs impunément, Lucien va l'apprendre à ses dépens.
Je dirais que c'est un roman simple comme la terre, comme le cycle de la nature. le dénouement semble évident. Loin de moi l'idée d'être péjorative mais forcément là-dessous, on devine bien qu'il y a une histoire de "gros sous" et de "qu'en dira-t-on", principaux sujets de discordes dans nos campagnes d'autrefois.
Didier Cornaille est un maître dans l'art de nous dépeindre une ambiance rurale avec ses personnages plus vrais que nature comme le notaire, le maître d'école, véritables institutions de l'époque.
Je me rends cependant compte que ma période "romans du terroir" que j'ai connue, il y a quelques années, est bien révolue. Pour en apprécier vraiment toutes les saveurs, je suppose qu'il faut être une nostalgique du passé, ce qui n'est pas mon cas.
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coquinnette1974
  21 octobre 2017
La photo de classe est un livre sympathique, je l'ai trouvé très agréable à lire.
C'est bien écrit, j'ai assez rapidement plongé dans l'histoire, très simple.
Lucien est rentré au pays, il se fait discret jusqu'au jour où l'envie de découvrir la vérité lui vient et cette envie devient une obsession.
Lucien est un personnage un peu effacé.
Enfant c'était le chef d'une petite bande, il aimait draguer les filles et n'avait pas froid aux yeux. Mais le séjour en maison de correction l'a calmé.
Quand il a reçu en héritage une maison de la part de ceux qui l'avaient accueillis quand il était enfant, il a décidé de revenir. Il vit avec son chien, ne s'occupe pas des autres et même s'il est seul il n'est pas malheureux.
La nouvelle de la fermeture de l'école va le bouleverser au-delà de ce qu'il aurait pu penser. Il se rend compte qu'il n'a jamais digéré la punition, il n'a jamais vraiment compris pourquoi il était accusé alors qu'il était innocent. le séjour en maison de correction l'a marqué à vie, aussi bien moralement que physiquement.
Il veut donc découvrir à tout prix qui l'a trahit et comprendre pourquoi il a été trahit. C'est un personnage marqué, il a un passé difficile à assumer, et il est attendrissant.
Pour atteindre son but, il va rencontrer son ancien instituteur et ses anciens camarades de classe. J'ai beaucoup aimé le personnage de Monsieur Charpentier, l'instituteur. Il est très sympathique, et lui aussi cherche à découvrir ce qui s'est passé. Parmi les anciens élèves, Sylviane et Paul vont aider Lucien dans sa quête de vérité.
C'est un roman du terroir très intéressant car il est bien écrit. Il y a du suspens, ce n'est pas un roman policier mais il y a une enquête dans cette campagne pas si loin de la ville mais éloignée tout de même. On est un peu hors du temps, c'est vraiment pas mal du tout.
C'est une bonne surprise, je mets quatre étoiles et demie :)
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st79310
  07 mai 2013
Je suis comme même relativement déçu de ce livre. J'ai attendu un récit plus captivant, plus "secret" ou "mystèrieux". Je l'ai trouvé plat sans fadeur....
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ade80
  07 octobre 2013
Une belle histoire, beaucoup de description, trop à mon goût.
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Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
ladesiderienneladesiderienne   28 mai 2013
L'affaire de Lucien n'est plus qu'un prétexte. Il lui sert à satisfaire une énorme curiosité qui s'est ouverte en lui. Avec un certain malaise, il mesure l'énormité du désintérêt des autres qui s'est saisi du petit monde dans lequel il vit. Comme des particules dans l'immensité du vide sidéral, ils se sont séparés et se sont oubliés. Chacun mène sa vie comme il l'entend ou, plus sûrement encore, comme elle lui est imposée, mais, quand le hasard les fait se rencontrer, ils ne se reconnaissent plus.
Décomposition d'une forme de société qui a fait son temps. Ce ne serait rien si autre chose s'était reconstruit derrière. Après tout, il n' y a rien d'immuable. Que nous le voulions ou pas, nous évoluons tous les jours, à l'image de notre environnement. Ce serait terrible et d'un ennui mortel si les choses venaient à se figer. Mais de là à se diluer à ce point ! En quelques années, l'étroite et patriarcale société villageoise aussi vieille que le monde s'est perdue dans le marais de l'indifférence. Chacun pour soi.
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ladesiderienneladesiderienne   09 janvier 2013
Il aimait lire, Lucien. Il a toujours aimé lire. C'est par ce penchant-là que le maître avait su le gagner. Il l'avait même promu responsable de la petite bibliothèque qu'ils entretenaient, soigneusement confinée dans l'armoire en pitchpin, au fond de la classe.Ça faisait belle lurette que, sans penser à mal, bien sûr, il lui avait recommandé la lecture de Louis Pergaud. "De Goupil à Margot", Lucien avait adoré, mais "La Guerre des boutons" avait été une révélation. Bien au-delà de celle qu'attendait M. Charpentier ! Si le Lucien qui aimait lire se souvenait avec attendrissement des heures passées le nez dans ce livre-là, le Lucien chef de bande y avait trouvé une inspiration qu'aurait peut-être hésité à cautionner l'instituteur, mais qui lui avait gagné un prestige indéniable auprès de ses troupes ! Lebrac devint son modèle.
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ladesiderienneladesiderienne   09 janvier 2013
Plus d'épicerie, plus de boucherie, le pain en dépôt dans le seul troquet subsistant, celui, en face de l'église, qui ne survit que parce que les autres ne sont plus là et qu'il a mis au-dessus de sa porte une grande enseigne sur laquelle il est marqué : auberge - casse-croûte à toute heure. Ça attire les touristes et les randonneurs qui traversent le pays, l'été, leurs gros sacs sur le dos et les yeux rivés sur les balises rouges et blanches du G.R. Pas fou, l'Albert, le patron du café-débit de tabac-gaz-auberge, a peint une belle balise rouge et blanche au coin de sa porte !
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ladesiderienneladesiderienne   09 janvier 2013
Vue de dos, la démarche de Lucien a quelque chose d'incompréhensible. Si le côté gauche semble se déplacer à peu près normalement, la hanche et la jambe droites accomplissent d'étonnantes circonvolutions qui permettent de douter qu'existent encore, dans cette pauvre mécanique humaine déglinguée, les axes autour desquels tout aurait dû s'organiser. Comme si cela ne suffisait pas, les bras et les épaules, pour accompagner et peut-être aider cette claudication générale, s'agitent régulièrement de haut en bas au rythme de l'avancement du tout.
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ladesiderienneladesiderienne   10 janvier 2013
Comme il n'a ni le temps ni le désir d'approfondir les choses, il écarte d'un geste de la main tout ce qui ne correspond pas à son souvenir. Il n'y a rien de plus déformant que le souvenir...
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