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EAN : 9782226215086
336 pages
Éditeur : Albin Michel (01/09/2010)
  Existe en édition audio
3.88/5   189 notes
Résumé :
En 1954, une jeune femme de 20 ans rejoint son premier poste de maîtresse d'école à Ségalières, un hameau à 800 m d'altitude entre la vallée du Lot et les monts d'Auvergne. Ornella Perrugi est la fille d'un maçon italien, ses parents sont pauvres mais elle a choisi très tôt son destin. « Cinq ans, mais déjà je savais : les livres régneraient sur moi comme je régnerai sur eux ».La foi dans son métier chevillée au corps, elle va se heurter, dans son premier poste, à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (44) Voir plus Ajouter une critique
3,88

sur 189 notes

latina
  29 octobre 2021
D'aucuns diront que c'est d'une facture trop classique, que ça ronronne.
Eh bien oui, c'est vrai, et j'accepte le léger ennui ressenti tout au long de ce récit d'une institutrice, depuis l'aube de sa vie professionnelle dans les années 50 jusqu'à la retraite et un peu au-delà.
Les descriptions des villages du Lot dans lesquels elle exerce sa passion, de ses préparations de leçons, de ses relations avec ses élèves et de quelques-uns en particulier, de ses conversations avec son fiancé puis mari, lui aussi instituteur, de ses prises de bec avec l'inspecteur et quelques parents…tout ceci nous restitue de manière fidèle la vie d'autrefois, l'école d'antan.
C'est qu'elle est entière, cette petite bonne femme, elle a un caractère ombrageux et elle s'implique de toute son âme dans tout ce qu'elle entreprend. Cela donne lieu à quelques morceaux choisis, mais dans l'ensemble, oui, cela ronronne, même si en filigrane transparait la guerre d'Algérie et ses drames.
Il y a longtemps, j'ai lu « Une soupe aux herbes sauvages », d'Emilie Carles, ainsi que « L'orange de Noël » de Michel Peyramaure. J'avais adoré, et c'est vrai que celui-ci, après ces deux-là, est une redite dont les reliefs se sont estompés.
N'empêche, quel beau métier, quand même !
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cmpf
  09 juillet 2021

Une nouvelle fois merci à ma copine Jojo. Je ne serais pas allée vers ce livre si elle ne me l'avait pas prêté. Pourtant comme le thème du travail d'instituteur m'intéressait (j'en ai un couple dans ma famille qui a commencé à travailler vers la fin des années 60), je me suis laissée tenter et bien m'en a pris. Ce roman se passe dans de petits villages du Lot, région que je ne connais pas, et j'ai aimé la description de la nature et des habitations toujours si différents d'une affectation à l'autre.
Ornella Perugi, dont le père est un ouvrier Italien immigré, rêve de devenir institutrice bien qu'elle doute de la légitimité de cette ambition. Elle réussit toutefois l'Ecole Normale. On vit à ses côtés les joies et les nombreuses difficultés de l'enseignement des bases pour faire de ces enfants des citoyens. Mais cela ne lui suffit pas et, au-delà, elle veut leur permettre de concevoir et réaliser leur rêve. On mesure également les relations compliquées avec les parents. Ainsi que les problèmes de la classe unique et son organisation, sans compter les changements pédagogiques .
J'ai été étonnée par la volonté de l'éducation nationale de favoriser les mariages en mettant un homme et une femme sur un poste double. Car c'est aussi une histoire d'amour. Les soubresauts des événements de la politique française sont aussi évoqués.
J'ai voyagé dans une région et dans le temps, toutes les sensations, vues, odeurs, étant très présentes je me suis vraiment immergée dans cette fiction qui me paraissait si réelle, ce qui m'arrive de moins en moins.
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Joe391211
  13 janvier 2013
Et voici le premier coup de coeur de cette année 2013. Je suis déjà une fan de l'écriture de Christian Signol et ce livre ne fait que de me conforter dans mon idée. J'ai adoré cette lecture.
Ce que j'aime dans ce roman, c'est que j'ai eu une impression de calme en le lisant. Les pages se tournent toutes seules et je me suis retrouvée transportée dans un autre monde. J'adore ce genre d'histoires qui se passent dans des petits villages où tout le monde se sonnaît et où règne un sentiment de calme et d'apaisement. Ces lectures ont le don de me détendre et j'ai du mal à lâcher mon livre tant le voyage est beau.
J'ai beaucoup aimé les personnages et notamment Ornella que je trouve forte et fragile à la fois. Sa passion pour son métier fait du bien à voir. Son époux est quelqu'un de tout aussi dévoué à son travail et les voir tous les deux se donner corps et âmes pour les enfants, c'est génial.
Beaucoup d'émotions passent dans ce récit et à certains moments, j'ai eu le sourire aux lèvres alors qu'à d'autres mon coeur s'est serré.

Je le conseille vivement.
Lien : http://lecturesmagiquesetfee..
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patricelucquiaud
  28 septembre 2019
Christian Signol est un auteur de roman que j'apprécie particulièrement pour la sobriété du style d'écriture s'adaptant à merveille aux récits d'existences qui, mieux que biographies, nous distillent l'essentiel d'une vie de passion pour le quotidien, vouée au labeur, au métier, et aussi à l'amour de son prochain.
Ses romans ont souvent pour cadre ces régions pittoresques de la France profonde, rurale, au coeur de contrées où le caractère sauvage des reliefs côtoie la beauté majestueuse des panoramas créant des paysages d'une puissante profondeur. La rusticité paysanne y prend vie. Dans ces villages de « bout du monde » demeurent des âmes fortes et humbles, pétries de courage, de ténacité et de générosité.
Souvenez-vous, au cours du mois de Juillet dernier, je vous avais déjà cité cet auteur à propos de « Ils rêvaient des dimanches »… une saga rurale dans laquelle les personnages évoluent au rythme des heures d'inlassables journées où la sueur versée constitue le véritable pain béni… une nourriture au service du travail que l'on veut toujours faire bien, faire mieux… justement, parce que le travail s'adresse aux autres qui en reçoivent le fruit …
Avec « Une si belle école » Christian Signol nous entraîne au coeur du siècle précédent, dans les pas d'une jeune institutrice dont la carrière débute en 1954 à l'âge d'or de cette école de la République. Une école qui exhale ces odeurs d'antan où se mêlent celle, âcre, de la poussière de craie, celle, amère, de l'encre violette, celle persistante, du bois qui chauffe ou de celui du pupitre lustré par les manches de tant de blouses grises, celle, doucement épicée, des livres et cahiers qu'on protégeait de papier kraft brun ou bleu foncé…
Comment ne pas être enchanté par cette plongée dans un passé qui ne m'est nullement étranger l'ayant vécu aussi intensément à cette même époque… A la rentrée d'Octobre 1954, quand Ornella Perrugi ouvre sa première classe à Ségallières, un village haut perché du Lot, j'avais 10 ans et demi et j'étais élève en classe de CM2 à l'école communale de Marigny-Brizay (Vienne) …
Ambiance ambiance… cette fois-ci, non sans avoir au passage, une pensée émue à mon instituteur du moment, Monsieur M., auquel je vouais une profonde admiration, c'est la jeune Mlle Perrugi que maintenant je suis, dans son périple scolaire, non pas celui du potache mais celui de la pédagogue, qui vient juste d'être nommée institutrice à sa sortie de l'Ecole Normale …
Je ne vous raconterai pas, ici, les péripéties de ce parcours, à plus d'un titre, exemplaire, il vaut mieux les découvrir en lisant cet ouvrage passionnant ; ce que je vous invite à faire sans tarder …
Plus qu'une vocation, c'est l'amour des enfants et surtout de ce que permet de réaliser l'instruction à partir de l'enseignement des justes rudiments du savoir qui anime cette institutrice. Elle devra assimiler et intégrer à ses pratiques pédagogiques les mesures et les préceptes découlant des réformes successives qui ont ponctué le cours de sa carrière. Parfois très opposée à ces nouvelles manières d'enseigner, elle saura toujours en dégager ce qui est positif pour permettre à ses élèves de progresser.
Ayant fait ses premières expériences professionnelles dans une école où pour avoir l'eau, il fallait la tirer au seau, du fond d'un puits et, pour chauffer la classe, allumer chaque matin un poêle à bois, ayant eu, en outre, à subir l'hostilité des parents, souvent des campagnards rustres qui n'avaient que faire de l'apprentissage scolaire quand seul, comptait pour eux le travail de la terre, et ce, bien que l'école fut obligatoire, mais ayant pour résolution primordiale, celle de transmettre les rudiments du savoir scolaire à des enfants, qu'en dépit de leurs difficultés pour apprendre, elle ressentait très friands de cette instruction, on comprend aisément que ce merveilleux métier était chevillé à l'âme de cette pugnace maitresse d'école.
Les larmes vous viennent, tellement l'émotion est grande. Ces rencontres entre institutrice et ses élèves sont toutes chargées de ce désir, de cette volonté d'assister, d'emmener plus loin et en conséquence de faire progresser l'enfant qui, le jour venu, pourra alors se construire une existence meilleure sur les bases de ce savoir intégré à l'école de la République…
L'amour avec un grand « A », n'est jamais loin et toujours intimement lié à celui du métier.
On ressort de là merveilleusement bouleversé et convaincu que l'art d'enseigner ne tient pas qu'à la seule transmission orale ou écrite de ce qui ressort des matières scolaires mais surtout du coeur et de la volonté pétrie d'amour du pédagogue qui les dispense à des enfants qu'il veut voir Grandir …

Lien : https://www.babelio.com/livr..
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djdri25
  11 juillet 2020
J'ai été émue à la lecture de ce livre qui narre la vie d'une institutrice de campagne, des années 1950 à la fin des années 80.
C'est un roman qui témoigne d'une vocation réelle et sincère pour le professorat.
Cette institutrice altruiste et qui suit ses intuitions se préoccupe sans cesse du devenir de ses élèves quelles que soient leur origine sociale, leur niveau scolaire et leur aptitude à apprendre. Elle prend son métier très à coeur, ce qui lui vaudra une mutation sanction lors de sa première année d'exercice tant le changement des mentalités de l'époque et les rouages de l'administration sont difficiles à dégripper.
Elle va pourtant transformer le destin de nombreux élèves lors de sa longue carrière.
Elle va par la suite connaître l'amour et suivre sa vocation avec l'élu de son coeur qui exerce le même métier que le sien.
Elle ne renoncera jamais à ses idéaux, quelque soit les heurts et les bonheurs que la vie lui apportera.
De belles descriptions bucoliques ornent le roman et en rendent la lecture encore plus agréable.
On se remémore alors l'école de notre enfance avec les derniers encriers (pour moi), l'école de campagne, les bureaux de bois inclinés et les fous rires entre camarades de classe.
Christian Signol nous livre un roman profondément humaniste et attachant, qui fait la part belle à la vocation et à l'engagement professionnel pour l'éducation des enfants.
C'est de mes coups de coeur de ces derniers mois.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
phiphiphiphi   16 février 2012
Voilà pourquoi ce métier (instituteur) est si beau, et pourquoi il peut être passionnant : éveiller des enfants au monde et au savoir, leur donner les forces nécessaires pour devenir ce qu'ils rêvent d'être. Se trouver à la source de cet éveil, les accompagner pendant quelques années en veillant fidèlement sur eux , les voir partir enfin, pour accomplir leur vie, mais plus forts, plus sûrs d'eux, plus confiants et, si possible, épanouis.
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anniepesnelanniepesnel   27 juillet 2011
très bien , rapelle bien le rôle important des instits à cette époque
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Nico8Nico8   10 janvier 2015
- Nous les grands, nous savons pourquoi vous allez partir, et nous ne sommes pas d'accord. Nous nous sommes réunis et nous avons écrit une lettre à l'inspecteur et aux gendarmes.
Je fus effrayée par cette initiative qui donnerait peut etre à penser que j'avais manipulé ces enfants.
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lilimarylenelilimarylene   03 mars 2011
"Vous arrivez à la mauvaise saison, vous savez ? L'école, avant la Toussaint, ici, c'est pas la coutume. Les parents ont besoin des enfants."
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Annabelle31Annabelle31   13 mars 2017
Ce que je sais, c'est que je me suis toujours donné pour tâche de semer une graine en espérant qu'elle germerait. C'est pourquoi, longtemps, chaque mois de juin, j'ai parcouru les pages du journal pour tenter d'y trouver le nom de celles ou ceux que j'ai connus en primaire et qui auraient passé avec succès les examens de fin d'année. Chaque fois que j'en ai trouvé un,mon coeur s'est mis à battre plus fort en me donnant le sentiment que leur succès était aussi un peu le mien.
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Videos de Christian Signol (17) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Christian Signol
Extrait du livre audio "Là où vivent les hommes" de Christian Signol lu par Xavier Percy. Parution CD et numérique le 10 novembre 2021.
https://www.audiolib.fr/livre/la-ou-vivent-les-hommes-9791035407063/
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