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EAN : 9782226215086
336 pages
Éditeur : Albin Michel (01/09/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.88/5 (sur 168 notes)
Résumé :

En 1954, une jeune femme de 20 ans rejoint son premier poste de maîtresse d'école à Ségalières, un hameau à 800 m d'altitude entre la vallée du Lot et les monts d'Auvergne. Ornella Perrugi est la fille d'un maçon italien, ses parents sont pauvres mais elle a choisi très tôt son destin. « Cinq ans, mais déjà je savais : les livres régneraient sur moi comme je régnerai sur eux ».La foi dans son métier chevillée au corps, elle va se heurter, dans son premie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (41) Voir plus Ajouter une critique
Joe391211
  13 janvier 2013
Et voici le premier coup de coeur de cette année 2013. Je suis déjà une fan de l'écriture de Christian Signol et ce livre ne fait que de me conforter dans mon idée. J'ai adoré cette lecture.
Ce que j'aime dans ce roman, c'est que j'ai eu une impression de calme en le lisant. Les pages se tournent toutes seules et je me suis retrouvée transportée dans un autre monde. J'adore ce genre d'histoires qui se passent dans des petits villages où tout le monde se sonnaît et où règne un sentiment de calme et d'apaisement. Ces lectures ont le don de me détendre et j'ai du mal à lâcher mon livre tant le voyage est beau.
J'ai beaucoup aimé les personnages et notamment Ornella que je trouve forte et fragile à la fois. Sa passion pour son métier fait du bien à voir. Son époux est quelqu'un de tout aussi dévoué à son travail et les voir tous les deux se donner corps et âmes pour les enfants, c'est génial.
Beaucoup d'émotions passent dans ce récit et à certains moments, j'ai eu le sourire aux lèvres alors qu'à d'autres mon coeur s'est serré.

Je le conseille vivement.
Lien : http://lecturesmagiquesetfee..
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patricelucquiaud
  28 septembre 2019
Christian Signol est un auteur de roman que j'apprécie particulièrement pour la sobriété du style d'écriture s'adaptant à merveille aux récits d'existences qui, mieux que biographies, nous distillent l'essentiel d'une vie de passion pour le quotidien, vouée au labeur, au métier, et aussi à l'amour de son prochain.
Ses romans ont souvent pour cadre ces régions pittoresques de la France profonde, rurale, au coeur de contrées où le caractère sauvage des reliefs côtoie la beauté majestueuse des panoramas créant des paysages d'une puissante profondeur. La rusticité paysanne y prend vie. Dans ces villages de « bout du monde » demeurent des âmes fortes et humbles, pétries de courage, de ténacité et de générosité.
Souvenez-vous, au cours du mois de Juillet dernier, je vous avais déjà cité cet auteur à propos de « Ils rêvaient des dimanches »… une saga rurale dans laquelle les personnages évoluent au rythme des heures d'inlassables journées où la sueur versée constitue le véritable pain béni… une nourriture au service du travail que l'on veut toujours faire bien, faire mieux… justement, parce que le travail s'adresse aux autres qui en reçoivent le fruit …
Avec « Une si belle école » Christian Signol nous entraîne au coeur du siècle précédent, dans les pas d'une jeune institutrice dont la carrière débute en 1954 à l'âge d'or de cette école de la République. Une école qui exhale ces odeurs d'antan où se mêlent celle, âcre, de la poussière de craie, celle, amère, de l'encre violette, celle persistante, du bois qui chauffe ou de celui du pupitre lustré par les manches de tant de blouses grises, celle, doucement épicée, des livres et cahiers qu'on protégeait de papier kraft brun ou bleu foncé…
Comment ne pas être enchanté par cette plongée dans un passé qui ne m'est nullement étranger l'ayant vécu aussi intensément à cette même époque… A la rentrée d'Octobre 1954, quand Ornella Perrugi ouvre sa première classe à Ségallières, un village haut perché du Lot, j'avais 10 ans et demi et j'étais élève en classe de CM2 à l'école communale de Marigny-Brizay (Vienne) …
Ambiance ambiance… cette fois-ci, non sans avoir au passage, une pensée émue à mon instituteur du moment, Monsieur M., auquel je vouais une profonde admiration, c'est la jeune Mlle Perrugi que maintenant je suis, dans son périple scolaire, non pas celui du potache mais celui de la pédagogue, qui vient juste d'être nommée institutrice à sa sortie de l'Ecole Normale …
Je ne vous raconterai pas, ici, les péripéties de ce parcours, à plus d'un titre, exemplaire, il vaut mieux les découvrir en lisant cet ouvrage passionnant ; ce que je vous invite à faire sans tarder …
Plus qu'une vocation, c'est l'amour des enfants et surtout de ce que permet de réaliser l'instruction à partir de l'enseignement des justes rudiments du savoir qui anime cette institutrice. Elle devra assimiler et intégrer à ses pratiques pédagogiques les mesures et les préceptes découlant des réformes successives qui ont ponctué le cours de sa carrière. Parfois très opposée à ces nouvelles manières d'enseigner, elle saura toujours en dégager ce qui est positif pour permettre à ses élèves de progresser.
Ayant fait ses premières expériences professionnelles dans une école où pour avoir l'eau, il fallait la tirer au seau, du fond d'un puits et, pour chauffer la classe, allumer chaque matin un poêle à bois, ayant eu, en outre, à subir l'hostilité des parents, souvent des campagnards rustres qui n'avaient que faire de l'apprentissage scolaire quand seul, comptait pour eux le travail de la terre, et ce, bien que l'école fut obligatoire, mais ayant pour résolution primordiale, celle de transmettre les rudiments du savoir scolaire à des enfants, qu'en dépit de leurs difficultés pour apprendre, elle ressentait très friands de cette instruction, on comprend aisément que ce merveilleux métier était chevillé à l'âme de cette pugnace maitresse d'école.
Les larmes vous viennent, tellement l'émotion est grande. Ces rencontres entre institutrice et ses élèves sont toutes chargées de ce désir, de cette volonté d'assister, d'emmener plus loin et en conséquence de faire progresser l'enfant qui, le jour venu, pourra alors se construire une existence meilleure sur les bases de ce savoir intégré à l'école de la République…
L'amour avec un grand « A », n'est jamais loin et toujours intimement lié à celui du métier.
On ressort de là merveilleusement bouleversé et convaincu que l'art d'enseigner ne tient pas qu'à la seule transmission orale ou écrite de ce qui ressort des matières scolaires mais surtout du coeur et de la volonté pétrie d'amour du pédagogue qui les dispense à des enfants qu'il veut voir Grandir …

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BVIALLET
  25 mai 2012
En 1954, Mademoiselle Perrugi, une jeune institutrice issue d'un milieu très modeste (son père est maçon et tailleur de pierres) prend son premier poste à Ségalières, un petit bourg du Lot. Elle découvre une école à classe unique, sans eau courante et chauffée à l'aide d'un poêle à bois, une vingtaine d'élèves attachants et des parents plutôt hostiles car ils préfèrent que leurs enfants restent pour les aider à la ferme. Elle n'y restera qu'un trimestre et sera mutée sur un poste double dans un village plus agréable. Elle y rencontrera Pierre, l'amour de sa vie, maître d'école lui aussi, mais issu d'un milieu plus aisé et poète à ses heures. Il sera blessé pendant la guerre d'Algérie. le couple passionné par son métier vivra une à une toutes les réformes qui les mèneront à ne plus se retrouver dans ces nouveautés.
Un roman de terroir en forme de témoignage ou de biographie d'une institutrice de campagne qui se lit d'une traite pour peu que l'on s'intéresse à l'histoire de l'école française sur un demi-siècle. le style est facile et agréable. Les problèmes rencontrés (enfants battus, autistes, auto-mutilation et autres accidents plus ou moins grave comme une fracture du crâne suite à un accident idiot) montrent bien le quotidien de ce que l'on peut toujours qualifier de plus beau métier du monde. On sent que Signol s'est beaucoup documenté sur la question ou a été particulièrement bien conseillé car on ne relève pratiquement aucune erreur notable excepté sur la fin de l'examen du certificat d'études. Malheureusement, cette jolie histoire de dévouement est un peu trop pétrie de bon sentiments et souffre d'une fin aussi improbable que fausse historiquement : la maîtresse, au moment de partir en retraite, demande à être nommée sur un poste de perfectionnement, ce qui ne se conçoit pas sans le diplôme ad hoc (CAPSAIS) et était même totalement impossible car à cette date ces classes avaient disparu pour être remplacées par des CLIS. Autre faiblesse : toutes les fameuses réformes (maths modernes, pédagogie de l'éveil, tiers temps, tronc commun, cycles etc...) passent en douceur et semblent même bienvenues, ce qui est pousser le bouchon de la bienveillance un peu loin.
Lien : http://www.etpourquoidonc.fr/
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djdri25
  11 juillet 2020
J'ai été émue à la lecture de ce livre qui narre la vie d'une institutrice de campagne, des années 1950 à la fin des années 80.
C'est un roman qui témoigne d'une vocation réelle et sincère pour le professorat.
Cette institutrice altruiste et qui suit ses intuitions se préoccupe sans cesse du devenir de ses élèves quelles que soient leur origine sociale, leur niveau scolaire et leur aptitude à apprendre. Elle prend son métier très à coeur, ce qui lui vaudra une mutation sanction lors de sa première année d'exercice tant le changement des mentalités de l'époque et les rouages de l'administration sont difficiles à dégripper.
Elle va pourtant transformer le destin de nombreux élèves lors de sa longue carrière.
Elle va par la suite connaître l'amour et suivre sa vocation avec l'élu de son coeur qui exerce le même métier que le sien.
Elle ne renoncera jamais à ses idéaux, quelque soit les heurts et les bonheurs que la vie lui apportera.
De belles descriptions bucoliques ornent le roman et en rendent la lecture encore plus agréable.
On se remémore alors l'école de notre enfance avec les derniers encriers (pour moi), l'école de campagne, les bureaux de bois inclinés et les fous rires entre camarades de classe.
Christian Signol nous livre un roman profondément humaniste et attachant, qui fait la part belle à la vocation et à l'engagement professionnel pour l'éducation des enfants.
C'est de mes coups de coeur de ces derniers mois.
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Peluche0706
  20 juillet 2015
Encore un coup de cœur et pourtant je n’y croyais pas. Les critiques des babelionautes m’ont convaincue de lire ce livre dont je ne connaissais pas l’auteur et ce fut une très bonne découverte.
On suit Ornella, jeune institutrice d’à peine 20 ans qui sort de l’école normale, l’IUFM de l’époque (l’école supérieure du professorat de l’école de nos jours). Elle est plus que convaincue que son métier est le plus beau du monde et on ne peut pas à la fin du livre ne pas en être convaincu. Je suis d’ailleurs sûre que ce livre a suscité de nombreuses vocations. En tout cas, je pense que ce livre pourrait être un excellent cadeau pour une personne qui souhaite devenir professeur des écoles.
Ornella va être affectée dans des petits villages, au départ éloignés de chez ses parents et va finir par pouvoir s’en rapprocher. Elle finit par s’attacher à ses élèves et nous raconte en quoi elle s’en souvient par de nombreuses anecdotes. A travers elle, on suit l’évolution de l’éducation nationale depuis 1954 aux années 90 et ses nombreux changements de pédagogie instaurés par le ministère. Elle va parfois au-delà de son propre rôle d’institutrice et c’est ce qui la rend très attachante. L’auteur nous a concocté par ailleurs une histoire d’amour pour Ornella qui vient à point.
J’avoue avoir été de nombreuses fois très émue par ce livre. J’ai d’ailleurs finit ce livre en une journée. Je n’ai pas pu le lâcher. J’en garderais un très bon souvenir. A conseiller !

Lien : https://letempsdelalecture.w..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
phiphiphiphi   16 février 2012
Voilà pourquoi ce métier (instituteur) est si beau, et pourquoi il peut être passionnant : éveiller des enfants au monde et au savoir, leur donner les forces nécessaires pour devenir ce qu'ils rêvent d'être. Se trouver à la source de cet éveil, les accompagner pendant quelques années en veillant fidèlement sur eux , les voir partir enfin, pour accomplir leur vie, mais plus forts, plus sûrs d'eux, plus confiants et, si possible, épanouis.
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anniepesnelanniepesnel   27 juillet 2011
très bien , rapelle bien le rôle important des instits à cette époque
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Nico8Nico8   10 janvier 2015
- Nous les grands, nous savons pourquoi vous allez partir, et nous ne sommes pas d'accord. Nous nous sommes réunis et nous avons écrit une lettre à l'inspecteur et aux gendarmes.
Je fus effrayée par cette initiative qui donnerait peut etre à penser que j'avais manipulé ces enfants.
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lilimarylenelilimarylene   03 mars 2011
"Vous arrivez à la mauvaise saison, vous savez ? L'école, avant la Toussaint, ici, c'est pas la coutume. Les parents ont besoin des enfants."
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Annabelle31Annabelle31   13 mars 2017
Ce que je sais, c'est que je me suis toujours donné pour tâche de semer une graine en espérant qu'elle germerait. C'est pourquoi, longtemps, chaque mois de juin, j'ai parcouru les pages du journal pour tenter d'y trouver le nom de celles ou ceux que j'ai connus en primaire et qui auraient passé avec succès les examens de fin d'année. Chaque fois que j'en ai trouvé un,mon coeur s'est mis à battre plus fort en me donnant le sentiment que leur succès était aussi un peu le mien.
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