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Anne Crichton (Traducteur)
EAN : 9782253101055
317 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (01/10/2005)

Note moyenne : 3.21/5 (sur 46 notes)
Résumé :
Duncan Kincaid & Gemma James, tome 01

Quoi de plus paisible que le Yorkshire en automne ? C'est ce que s'imagine le superintendant Duncan Kincaid, ' fraîchement promu et déjà surchargé de travail.
Et donc, quand son neveu lui propose de profiter d'une semaine dans une résidence en copropriété, il accepte ; pensant se reposer et lire quelques bons livres. Alors qu'il vient de faire la connaissance de ceux que le hasard a réunis dans la maison po... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (14) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  29 novembre 2015
Ecrit en 1993, Meurtres en copropriété est le premier épisode de la série dédiée à Duncan Kincaid et Gemma James, que le lecteur retrouve agréablement lors de chacune de leurs aventures. Au XXème siècle, Duncan et Gemma n'étaient encore ni amants, ni moins encore mariés. Gemma était la jeune collaboratrice de 10 ans sa cadette, de Duncan. Elle le vouvoyait, “Elle était dans la phase délicate où elle hésitait à l'appeler par son prénom” (p.111).

Duncan se voit prêter par son cousin dont la femme est sur le point d'accoucher, une semaine achetée en copropriété à Followdale House, résidence huppée du Yorkshire. Tout ce que Duncan espère de ce repos, c'est “une semaine de vacances et un petit peu de beurre sur son pain” (p.86). Malheureusement, peu après son arrivée, Sebastian, sous-directeur de l'établissement est retrouvé électrocuté dans le jacuzzi.

Pour ce premier roman, Deborah Crombie s'est enfermée dans le carcan asphyxiant du roman policier classique, sous la forme d'une quasi énigme de chambre close : un lieu où sont confinés des résidents qui peuvent tous à des titres divers, faire d'excellents suspects. L'enquête se résume à savoir où était chacun des vacanciers à l'heure du, puis des crimes, pour leur procurer un alibi, et à leur demander s'ils n'ont rien remarqué qui clochait, ou si les victimes avaient l'air normal dans les heures qui ont précédé leur meurtre.

Les assassinés ont l'élégance de mourir sans grande effusion de sang. le premier est électrocuté dans le jacuzzi, la seconde est tuée d'un coup de raquette de tennis, mais il est précisé au lecteur, par l'intermédiaire du médecin légiste, que l'épaisseur des os de son crâne est inférieure à la moyenne. On est anglais ou pas, même si Deborah Crombie est américaine. Les policiers locaux sont dessinés à grands traits rapides, l'un gentil, l'autre méchant, et Duncan qui n'est pas sur son territoire professionnel, apparaît comme l'empêcheur de bidouiller en rond. Il communique par téléphone avec Gemma qui prend en charge une partie des modestes recherches de l'enquête, dont l'issue sera bien décortiquée pour que le lecteur la comprenne bien : “Minutage. Ce n'est qu'une question de minutage” (p.261).

Au niveau des chiffres, des hectolitres de thé sont bus, des kilos de bacon sont frits, et des poulaillers entiers ont été mis à contribution pour pondre tous les oeufs nécessaires au breakfast. le style est propre, désuettement soporifique, dépourvu de cette touche d'humour qui sauve tout. Pour ces motifs, il est difficile d'en extirper une citation, en l'absence de fulgurance, ou à défaut, de saillie d'ordre général.

Malgré ces quelques défauts de démarrage, Meurtres en copropriété reste un roman policier intéressant qui permet de mesurer le chemin parcouru par un auteur, qui au fil de ses opus, a amélioré et enrichi ses intrigues, ses personnages, pour peaufiner le couple Kincaid-James, qui fait partie aujourd'hui des valeurs sûres du polar.
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LePamplemousse
  01 septembre 2015
Je viens de relire le premier volume des enquêtes de Gemma James et Duncan Kincaid, un duo d'enquêteurs anglais très attachants.
Dans cette toute première histoire, le superintendant Kincaid est en vacances, son cousin lui a offert de passer une semaine dans un appartement qu'il a acheté en copropriété, car sa femme est sur le point d'accoucher, et ils leur est impossible de voyager.
Kincaid va donc découvrir les joies du farniente dans une résidence très haut de gamme, du moins, le croit-il.
Car à peine arrivé, il va être témoin d'un crime, bientôt suivi d'un deuxième meurtre…
Bref, au lieu de passer son temps à jouer au golf ou au tennis, se baigner dans la piscine ou lire tranquillement en sirotant des verres de whisky, il va se mêler des enquêtes sur lesquelles il n'est pas le bienvenu, car le policier chargé de l'affaire le prend aussitôt en grippe, et cela va générer bien des tensions.
Cette première enquête permet de se familiariser doucement avec les personnages principaux et nous permet de voir évoluer le lien qui les unit par la suite.
J'ai bien aimé faire connaissance avec cette myriade de vacanciers assez différents, et ayant tous un petit quelque chose d'exotique ou de singulier.
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belette2911
  09 avril 2012
Oui, mon premier « Duncan Kincaid » ! le premier que j'avais lu était bien le premier de la série, c'est après que j'ai lu dans le désordre. Voilà donc un sympathique petit polar qui se laisse lire sans déplaisir, sans se casser la tête, tout en passant du bon temps.
Je me suis rendue compte, en l'ajoutant à mes livres, que l'éditeur avait réédité cette aventure et modifié la couverture : cela lui donne peut-être un côté « plus anglais » avec la tasse de thé dans un décor suranné digne de Buckingham Palace, mais j'aimais mieux la première, avec le cadavre étendu sur le court de tennis. Pas de mauvaise surprise, on sait que l'on aura un cadavre tout chaud (ou froid, tout dépend de l'heure à laquelle on le découvre).
Mais je m'égare !
Ceci fut donc mon premier contact avec les héros récurrents de l'auteur. Bon, pas de quoi pavoiser, il se lit sans mal, mais « pouvait mieux faire ». Quoique, je suis un peu dire avec elle, étant donné que tous les auteurs ne sont pas capables dé réaliser un chef d'oeuvre pour leur première fois. Avec le risque ensuite de ne plus être capable de faire mieux au aussi bien.
Donc, l'auteur commence en douceur dans ce roman qui rappelle davantage les Agatha Christie (surtout en référence aux anciennes « quatrième de couverture »).
Les ingrédients étaient réunis : l'ambiance british, du charme, une résidence qui est sorte de grande maison, des morts qui s'enchaînent, un enquêteur, une multitude de coupables potentiels qui ont tous quelque chose à cacher, des secrets inavouables ou des rancoeurs enfouies ! Un vrai lieu clos avec un nombre restreint de personnages, comme j'aime. La comparaison avec la mère Christie s'arrêtera là car l'époque a changé, pas d'Hercule Poirot dans le coin et les personnages sont un peu fadasses.
Mais, malgré tout, l'impression d'être dans un Agatha restera ancrée dans mon esprit tout au long de la lecture. Atmosphère, atmosphère…
Le personnage principal Duncan Kincaid, que j'ai découvert, est le « beau gosse de service » et toutes les femmes semblent prêtes à lui sauter au cou ou plus si affinités. Bon, c'en est parfois risible. Par contre je n'ai pas vraiment saisi ce qu'apporte à l'histoire sa pseudo relation avec le médecin (femme, je précise). le fait qu'il les fasse toutes tomber comme des mouches ??
C'est notre « beau gosse » Duncan Kincaid qui mènera l'enquête, séjournant sur le lieu des crimes, les découvrant en même temps que le lecteur. Gemma James, quant à elle, elle enquêtera à distance et n'est pas très présente dans ce premier volet. Nous la découvrons mieux dans les suivants, faites-moi confiance.
Bien entendu une fois le livre refermé il est facile de faire un point sur ses petits travers : l'assassin est odieux, certainement plus proche de la folie qu'autre chose, prêt à tuer pour parvenir à ses fins.
Les personnages semblent parfois un peu caricaturaux mais, on comprend bien vite que l'on a des chances de retrouver réellement tous les types de personnalité dans un petit groupe, réduit ici à cette copropriété, aux enquêteurs, et à l'équipe technique liée aux meurtres.
La police locale se compose d'un « petit chef », très raide dans ses idées et assez brutal, tandis que son second est plus subtil et meilleur policier. Encore un exemple de chef qui n'est pas à sa place…
Le pire, c'est qu'un témoin, au lieu de parler à la police de ses soupçons, préfèrera s'adresser directement à l'assassin ! Folie pure. Ça ne rate pas…
Pourquoi les coupables racontent-ils leur vie quand on les découvre ? Pour se justifier ou pour permettre à la cavalerie d'arriver à temps ?
Rien de très original, dans ce livre, on est même dans l'ultra classique avec une fin qui mettra du temps à arriver, bouclée en deux pages et pourtant, ça se lit avec plaisir.
Cet ouvrage possède donc les qualités et les défauts d'un galop d'essai, mais, ainsi que je l'ai déjà mentionné, les pages se tournaient facilement et sans lassitude. Bizarre, non ?

Lien : http://the-cannibal-lecteur...
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Aline1102
  07 août 2016
Premier polar de la série des enquêtes de Duncan Kincaid et de Gemma James, Meurtres en copropriété m'a beaucoup plu.
C'est une sorte de "semi huis clos" qui se déroule sous nos yeux, l'action prenant principalement place à Followdale House (la copropriété dont il est question dans le titre français) et les personnages restant les mêmes : les pensionnaires de la copropriété. Seules les escapades de Gemma, qui traverse l'Angleterre pour interroger les proches des pensionnaires, font varier le décor.
Mais ce roman policier n'est absolument pas monotone, loin de là ! Les meurtres et les agressions se succèdent et, de ce fait, l'action est bien présente. Ne vous attendez toutefois pas à des détails sanglants : on est plus dans un registre "cosy mystery" que dans du thriller macabre.
Les personnages sont tous très réalistes. Certains sont un peu caricaturaux (comme l'effroyable inspecteur principal Nash), mais pas trop, ce qui évite d'agacer le lecteur.
Quant à l'intrigue, elle est rondement menée par Deborah Crombie, qui parvient à brouiller les pistes jusqu'à la toute fin du roman. Les mobiles des agressions restent également très flous, jusqu'au moment où Duncan comprend enfin ce qu'il s'est passé : on est donc tenus en haleine tout au long de l'histoire.
Et, en bonus, on a droit à quelques descriptions des beaux paysages du Yorkshire. Pour ma part, j'ai ressenti une grande bouffée de nostalgie en lisant les mots "fromage frais de Wensleydale" et "vallée de la Wensley". Amoureux de l'Angleterre ? Laissez vous donc tenter par cette série au charme très british !
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catsci
  30 juillet 2012
Ah, Gemma et Duncan... Voilà deux policiers attachants...
Tout dans cette enquête laisse un arrière goût "Agatha Christien", si je puis dire... A chaque page, à chaque meurtre, car meurtres multiples il y a chers lecteurs, pour notre plus grand bonheur, à chaque meurtre disais-je donc, on s'attend à voir surgir Monsieur Poirot, ou... Miss Marple... Au choix de chacun.....
Tout le petit monde est réuni dans une improbable résidence en copropriété, somme toute honorable en apparence.... Policier, meurtrier, futures victimes, ils sont tous là, au garde à vous, avec , pour chacun un charmant petit caractère si bien décrit par Madame Crombie.
Un délice à la lecture,à la manière d'une tasse de thé, anglais le thé, bien-sûr... Chaque mort fond sur la langue tel un shortbread...
Bref, une petite douceur policière comme on aime, facile à lire... Vous en reprendrez bien un petit peu?
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Citations et extraits (3) Ajouter une citation
namelessnameless   29 novembre 2015
On pourrait croire que tout ça est dépassé, mais c'est faux. Les femmes, avant tout, sont encore et toujours un produit de consommation pour l'homme, un organe annexe. C'est simple, une femme sans homme n'est pas à la hauteur.

Page 145 - Le Livre de poche
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SioSio   13 septembre 2014
La maison était plongée dans le silence. Derrière les portes closes, pas de rumeurs de conversations, pas d'effluves de café ni de bacon. Duncan Kincaid s'arrêta un moment dans le vestibule pour savourer la paix du matin et le bonheur de retrouver son bien-être intérieur.
Il poussa la porte ouvrant sur le balcon. Il aurait peut-être la piscine pour...
Un cir aigu lui parvint, une sorte de vagissement strident qu'il attribua d'abord à un animal en perdition, chiot ou chaton. Mais cette première impression s'effaça très vite, et il réalisa que ce cri pitoyable était humain. Il dévala l'escalier d'un bond, s'engouffra dans la porte.
Les deux enfants étaient blottis l'un contre l'autre juste derrière, à quelques pas du Jacuzzi.
Le corps nu de Sebastien Wade dansait doucement sur l'eau. Les remous bouillonnants du bain le maintenaient près du bord.
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lechristophelechristophe   02 avril 2019
Je n'ose imaginer ce que mon chef en dirait. Il n'est pas très porté sur l'intuition. Son instinct ne lui sert qu'à consommer de la bière.
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Videos de Deborah Crombie (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Deborah Crombie
3 janvier 2008 — Mystery author Deborah Crombie is interviewed by Barbara Peters of Poisoned Pen Press and Bookstore, Arizona (Part 6/6)
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