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EAN : 9782302095700
116 pages
Soleil (08/06/2022)
4.29/5   31 notes
Résumé :
Grâce à de multiples sources, Chloé Cruchaudet tisse le portrait dévoué et passionné de Céleste Albaret, gouvernante et parfois secrétaire de Marcel Proust jusqu'à sa mort, en 1922. Elle révèle leur lien, l'écrivain sous toutes ses aspérités, l'atmosphère d'une époque et les dessous de la construction d'une fiction. Monde réel et monde fantomatique s'entremêlent pour nourrir ce sublime diptyque.
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
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Christophe_bj
  04 juin 2022
En 1913, Céleste Albaret, une jeune femme fraîchement débarquée de sa Lozère natale à Paris, entre au service de Marcel Proust grâce à son mari Odilon qui sert souvent de chauffeur au Maître. C'est le début d'une relation exceptionnelle qui durera jusqu'à la mort de l'écrivain en 1922 : platoniquement amoureuse de Proust, Céleste lui servira à la fois de gouvernante et de secrétaire, ne comptant jamais ses heures, le servant nuit et jour (et surtout la nuit car Proust se levait en fin d'après-midi), entrant dans les méandres de la création littéraire, inventant les « paperoles », ajouts de bouts de papier, parfois longs de plusieurs mètres, pliés en accordéon et collés sur les pages des manuscrits. ● Tous les Proustiens connaissent Céleste, notamment grâce à son livre Monsieur Proust (1973), et à ses apparitions dans des émissions télévisées et de radio dans les années soixante, notamment le fabuleux Marcel Proust, Portrait-souvenir, de Roger Stéphane (1962). Nombreux sont ceux qui, en dépit des contraintes qui pesaient sur elle à cause d'un maître particulièrement exigeant et hors norme, auraient souhaité être à sa place pour voir advenir la fameuse Recherche et vivre dans l'intimité de Proust. ● le centenaire de la mort de Marcel Proust est l'occasion d'un foisonnement de parutions et d'événements, comme le superbe podcast de France Culture à l'occasion duquel chaque émission de la chaîne, quelle qu'elle soit, se doit de consacrer un numéro à Proust, une idée géniale de Charles Dantzig. ● Sur Céleste, paraissent une biographie (la première et la seule) de Laure Hilerin, Céleste Albaret, L'Enquête inédite sur la captive de Marcel Proust (2021) et le présent récit graphique de Chloë Cruchaudet. ● Celui-ci restitue bien l'ambiance d'intimité et de connivence qui régnait entre ces deux personnes, même si Céleste savait « rester à sa place ». Il est très agréable à lire, et les passages plus oniriques sont bienvenus car d'une part ils permettent d'entrer dans les pensées de Céleste et d'autre part ils dressent des parallèles avec A la recherche du temps perdu. le personnage de Céleste me paraît très bien restitué – de même que celui de Proust, même si je doute fort que celui-ci se mettait nu devant sa gouvernante ! ● Malheureusement, j'ai lu cet album dans une version pdf qui déformait les dessins, curieusement étirés dans le sens vertical, ce qui m'a empêché de pleinement les apprécier. ● Cependant, même si à titre personnel je n'ai rien appris, j'ai pris beaucoup de plaisir à entrer dans l'univers de Proust et de Céleste et à imaginer la vie si originale que ces deux personnes si dissemblables et pourtant si faites l'une pour l'autre ont menée de 1913 à 1922. ● Je recommande cet album, dont je lirai avec plaisir la suite lorsqu'elle sera publiée, et je remercie Netgalley et les éditions Soleil de m'en avoir fait profiter.
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Cath_perrin
  24 juin 2022
Une jeune femme, Céleste, venue de la campagne ne sait pas faire grand-chose de ses dix doigts. Son mari, Odilon, est chauffeur de taxi, très souvent demandé par un écrivain excentrique. Pour occuper sa femme, il lui propose de travailler pour l'écrivain, elle sera seulement chargée de porter des colis, pas question de préparer des repas — le café tout de même — et encore moins de faire la poussière ; ces deux-là sont faits pour s'entendre.
Sous les dessins de Chloé Cruchaudet, c'est une histoire fraîche qui nous est racontée. J'ai adoré le passage où Marcel Proust apprend à Céleste à se servir du téléphone. Cette façon de rajeunir le Graaaand Écrivain m'a donné envie de me replonger dans À la recherche du temps perdu.
J'ai beaucoup aimé que l'histoire commence avant que Céleste rencontre Proust, avant qu'ils aient trouvé un équilibre dans leurs fonctionnements.
Si vous connaissez bien Marcel Proust, vous n'apprendrez pas grand-chose, mais vous aurez une délicieuse interprétation de sa relation avec sa gouvernante.
L'époque telle que nous l'imaginons, un rien caricaturale, assez pour nous faire sourire, mais pas pour que notre attention dérive du récit.
L'écrivain Colette est parfaitement reconnaissable.

Lien : https://dequoilire.com/celes..
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Bdotaku
  17 juin 2022
Vous reprendrez bien un peu de Proust ? À peine les célébrations du 150e anniversaire de la naissance du romancier achevées, on inaugurait déjà en grande pompe le centenaire de sa mort. L'hommage à l'un des écrivains français les plus admirés au monde dure ainsi deux années ! Une grande exposition « Marcel Proust, roman parisien » s'est achevée en avril au musée Carnavalet tandis que sur France Culture, pendant un an, chaque semaine, une chronique ou une émission est entièrement dédiée au romancier. Depuis 2019 « La Recherche » fait peau neuve en poche, en 2021 sont parus des inédits - la première version de du côté de chez Swann refusée par trois éditeurs par exemple - tandis qu'en 2022 plusieurs ouvrages d'éminents spécialistes viennent gonfler une bibliographie déjà monumentale. Ces événements et parutions font le bonheur des proustophiles et même des proustolâtres. Mais, nul besoin de faire partie de cette « secte étrange », pour goûter le dernier ouvrage en date : le premier tome de l'épais roman graphique de Chloé Cruchaudet « Céleste », « Bien sûr, monsieur Proust », paru chez Delcourt aux éditions Soleil.
LA PRISONNIERE
Rien à voir avec une énième adaptation littéraire de roman ; d'ailleurs, pour ceux de Proust, la place est déjà prise ! Depuis presque vingt-cinq ans, Stéphane Heuet s'est en effet attelé à la folle tâche de transposer en bande dessinée « du côté de chez Swann » et « À l'ombre des jeunes filles en fleurs » en huit tomes. Non, l'autrice a choisi d'adopter un point de vue particulier : celui de Céleste Albaret qui fut pendant 8 ans la gouvernante de l'écrivain.
Cèleste Albaret n'aimait guère Paris où elle était « montée » depuis sa Lozère natale pour épouser Odilon, chauffeur de taxi. Et rien ne la prédestinait à entrer au service de Proust, client régulier de son mari, un peu avant la Grande Guerre. En effet, elle n'a – de son propre aveu -- rien d'une fée du logis : fâchée avec le ménage, elle ne sait même pas cuire une soupe et n'a de plus guère d'éducation ! Pourtant, elle va très rapidement devenir sa nounou, son secrétaire particulier (les éphèbes choisis par Proust sont souvent incompétents), inventer les « paperoles », jouer le rôle de Cerbère et éconduire les fâcheux auprès de son grand homme chez qui elle vient même loger quand Odilon est mobilisé.
Cette relation singulière constitue le sujet de l'album. On y perçoit comme dans « Monsieur désire » D Hubert et de Virginie Augustin le lien ambigu qui les lie. Dans ce premier tome, l'autrice nous fait ressentir la fascination qu'exerce Proust sur la jeune femme de vingt ans sa cadette, amoureuse platonique de son maître, mais elle parvient également dans une sorte de distanciation là nous faire ressentir les maniaqueries de ce véritable tyran domestique. le jeu entre la dévotion éprouvée par la servante dévouée (rendue encore plus prégnante par la séquence d'ouverture qui se situe en 1956 dans laquelle Céleste vit dans le souvenir et les regrets aussi dans l'hôtel qu'elle tient avec Odilon) et la répulsion que peut parfois ressentir le lecteur à l'égard de cet homme capricieux qui se délecte à raconter à sa servante innocente les débauches auxquelles il a assisté, donne de la profondeur aux deux personnages tout en égratignant un peu le mythe ! Finalement, en mettant très habilement en scène cette distorsion, Chloé Cruchaudet illustre parfaitement le propos du narrateur lorsqu'il parle d'Albertine dans « La Prisonnière » : « Ce qui nous attache aux êtres […] c'est cette trame continue d'habitudes dont nous ne pouvons pas nous dégager » et nous présente Célestine comme une « captive » volontaire (sous-titre de l'ouvrage de Laure Hillerin, seule biographie consacrée à ce jour à Céleste). Ici, la jeune femme est encore naïve et toujours montrée, grâce aux angles choisis, comme « dominée » mais peut-être cela changera -t-il dans le deuxième tome…
LES PLAISIRS ET LES JOURS
Cette bande dessinée ne se réduit cependant pas à un simple huis clos : l'artiste nous dépeint fort bien le contexte social de l'époque. Elle brosse le portrait de ce monde crépusculaire et futile, de ces mondains fin de race appelés à disparaître. Elle nous montre comment ces derniers ne se préoccupent nullement de la Guerre, confits qu'ils sont dans leurs rituels d'un autre âge et leurs vaines préoccupations dans la scène des bains de mer par exemple. le regard presqu'enfantin de Céleste- nouvel Huron voltairien ou Persan de Montesquieu - sur ces moeurs qu'elle ne connaît pas ou ces sous-entendus qu'elle ne perçoit pas est à la fois drôle et impitoyable d'autant que Cruchaudet cite alors des extraits de « La Recherche » qui entrent en résonance.
On retiendra particulièrement la double page sur « l'aquarium mondain » qui convoque une toile d'un des célèbres peintres de la Belle Epoque : la « Soirée au pré Catelan » d'Henri Gervex ; on admirera aussi comment, à la manière d'un Boldini, elle sait croquer la silhouette élancée des élégantes reines des salons et fait même de Proust presqu'un danseur virevoltant aux jambes effilées dont on perçoit la grâce et la délicatesse des manières. Elle arrive à rendre à la fois « la matière » qui nourrit l'oeuvre de Proust et à nous montrer le processus créatif de ce dernier mais elle parvient surtout à intégrer brillamment dans son corpus ce qu'on aurait pu prendre, à tort, pour une oeuvre « opportuniste ».
DU CÔTE DE CHEZ CRUCHAUDET
Chloé Cruchaudet n'est en effet pas une proustophile de la première heure. Elle avait, jusqu'à il y a peu, lu seulement le 6e tome de « La Recherche ». Comme souvent chez cette autrice, l'idée du scénario a germé au hasard non pas d'une lecture, cette fois, mais d'une écoute. Elle a découvert Céleste dans l'émission « La Grande traversée » sur France Culture et a été charmée par la voix, le phrasé singulier de cette vieille dame, et ses expressions imagées. Elle a pris cette matière « historique » et se l'est appropriée. Ainsi on retrouve dans cet ouvrage des thématiques qui lui sont chères : le fond historique comme dans « Groenland Manhattan » ou « La Croisade des innocents », le contexte de la Grande Guerre si présent dans « Mauvais genre », le thème de la découverte d'un « autre » monde tels les voyages d'« Ida » et surtout le déplacement ou le déclassement d'un monde à l'autre comme celui qu'éprouvèrent, avant Céleste, Minik et Paul.
Elle poursuit également le défi qu'elle se lance à chaque fois : adapter son style graphique au propos. Et là encore c'est une réussite… proustienne ! Au fameux questionnaire qui porte son nom, l'écrivain répondait à la question « Quelle est votre couleur préférée ? » : « La beauté n'est pas dans les couleurs, mais dans leur harmonie ». Ainsi, l'album est de toute beauté dans son harmonie de violets et verts et ses teintes pastel. Ses pages si délicates et évanescentes avec leurs jeux de transparence créés dans des brushes semblables à de l'aquarelle permettent au lecteur de bien distinguer la réalité du fantasme et des fantômes (mais c'est la même racine) nés de l'imagination ou des souvenirs de Céleste
Ainsi la bédéaste ne se contente pas d'une simple bio-graphique hagiographique, au contraire ! Grâce à son choix de narration, elle applique ainsi brillamment un précepte proustien. N'affirma-t-il pas en effet sous le masque du narrateur de « La Prisonnière » : « le seul véritable voyage, le seul bain de Jouvence, ce ne serait pas d'aller vers de nouveaux paysages, mais d'avoir d'autres yeux, de voir l'univers avec les yeux d'un autre, de cent autres, de voir les cent univers que chacun d'eux voit, que chacun d'eux est ; et cela nous le pouvons avec un Elstir, avec un Vinteuil, avec leurs pareils, nous volons vraiment d'étoiles en étoiles ». Nous pourrions ajouter à cette galerie d'artiste fictifs la bien réelle dessinatrice lyonnaise car à travers les « autres yeux » de Céleste et le regard de Chloé nous entamons un magnifique périple étoilé et iconoclaste. Nous attendons la suite de ce diptyque, rafraîchissant et profond à la fois, avec impatience … Un immense coup de coeur !
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Mousquetaire11
  04 juin 2022
Quand on s'intéresse à la vie de Marcel Proust, on ne peut passer à côté de Céleste Albaret, une jeune Lozèrienne devenue la gouvernante de l'écrivain qui lui a été fidèle jusqu'à sa mort...
Dans ce superbe roman graphique très bien documenté on découvre les débuts de Céleste au service de Marcel Proust dès l'année 1914
et on se rend vite compte à quel point ces deux personnalités complètement différentes se sont biens trouvées.
J'ai beaucoup apprécié le graphisme soigné et le choix de couleurs fait par Chloé Cruchaudet qui arrive à nous transporter dans une autre époque...
Je tiens à remercier la maison d'édition Soleil, Chloé Cruchaudet et Netgalley France pour m'avoir permis de faire cette très belle découverte qui me donne envie d'en apprendre un peu plus sur la vie d'Augustine Célestine et d'espérer que le tome 2 sera bientôt publié...
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Laureneb
  19 juin 2022
Céleste, pour moi, c'était surtout une voix : la voix d'une vieille femme dans un enregistrement chevrotant, mais qui, malgré la distance des années, semblait encore pétiller de malice, avec un sourire en coin. Mais, surtout, ce n'était pas une personnalité unique, singulière en elle-même. C'était "la gouvernante de Marcel Proust" dit-on aujourd'hui alors qu'il n'y a plus de servante.
Or, dès la très belle couverture de ce roman graphique, on comprend que Chloé Cruchaudet veut rendre toute sa présence à Céleste, qu'elle veut la faire exister en soi. Oui, Proust est présent sur la couverture, évidemment ; avec cette photo devenue iconique. Mais on ne le voit pas en entier alors que Céleste, elle, est représentée de tout son corps, à taille plus humaine aussi, moins écrasante, avec sa tasse de café pour le Maître, ses brouillons, son regard d'admiration. Elle va nous faire entrer dans l'intimité de l'écrivain grâce à la médiation de son regard, tout en nous révèlant des choses sur sa vie à elle. Voilà ce que je vois et lis sur la couverture.
Céleste est donc un personnage, avec sa naïveté et son absence des codes du grand monde, sa timidité, la nostalgie de sa province campagnarde natale... J'ai parfois pensé au Journal d'une femme de chambre, où une autre Célestine sert ses maîtres, les observe et les critique. Mais, ici, il n'y a pas d'envie ni de désir d'ascension sociale ou de revanche, Céleste admire Marcel Proust.
On voit donc un écrivain écrire, dans son intérieur, dans ses sources d'inspiration. L'autrice a habilement placé des citations de la Recherche en lien avec les événements du texte, ou des lettres à Gallimard.
C'est aussi une très belle oeuvre dessinée, notamment par le choix des couleurs, le vert sombre et le violet. Ces couleurs permettent de distinguer la vie réelle faite de feu de bois à allumer, de mouchoirs à repasser..., toutes les tâches dont doit s'acquitter Céleste, et le monde des sensations qui suscitent le souvenir, et donc, in fine, l'écriture - comme la biscotte trempée dans le lait qui fait remonter le souvenir d'enfance. Les couleurs mettent donc en valeur l'écriture et le texte de la Recherche qui s'écrit - et se dessine - devant nous. Il y a aussi de belles trouvailles graphiques, comme la représentation de l'appartement de Proust comme une falaise isolée, coupée du monde, ou l'illustration de l'idée que le Grand Hôtel normand est un aquarium, dont les poissons sont les riches occupants observés par les promeneurs ordinaires de la jetée derrière les vitres.
Un format qui permettra peut-être de convaincre ceux qui n'osent pas encore lire Proust, car accessible, facile à comprendre, avec de belles illustrations ; et qui dresse un portrait de Proust loin de la réputation d'auteur compliqué, réservé à l'élite : on le voit proche des nobles comme des ouvriers, attentif à ses employés, drôle, acteur et imitateur, maniaque, amoureux... Il le restitue aussi dans son époque historique, la Grande Guerre, les voitures anciennes, les débuts du téléphone...
Très belle découverte, vivement le 2ème tome.
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critiques presse (5)
BDGest   22 juin 2022
Céleste Bien sûr, monsieur Proust : une première partie magnifique, élégante, emplie de fraicheur et d'inventivité graphique.
Lire la critique sur le site : BDGest
LigneClaire   21 juin 2022
Chloé Cruchaudet a encore signé un album en finesse, éclairé par son dessin, ses couleurs, le découpage aéré qui fait s’envoler les planches. Céleste est le témoin de la création.
Lire la critique sur le site : LigneClaire
BDZoom   20 juin 2022
Enthousiasmant portrait d’une femme passionnée et dévouée, publié dans la belle collection Noctambule des éditions Soleil, « Céleste » est également l’occasion de découvrir, sans concession, l’un des auteurs majeurs du XXe siècle : un homme fantomatique, un brin tyrannique, et qui se serait, en fait, retrouvé bien seul sans cette fameuse Céleste !
Lire la critique sur le site : BDZoom
Telerama   20 juin 2022
Un album réussi et passionnant qui hisse un peu plus l’autrice de Mauvais Genre sur les cimes du neuvième art.
Lire la critique sur le site : Telerama
BDGest   13 juin 2022
Grâce à de multiples sources, Chloé Cruchaudet tisse le portrait dévoué et passionné de Céleste Albaret, gouvernante et parfois secrétaire de Marcel Proust jusqu'à sa mort, en 1922. Elle révèle leur lien, l'écrivain sous toutes ses aspérités, l'atmosphère d'une époque et les dessous de la construction d'une fiction. Monde réel et monde fantomatique s'entremêlent pour nourrir ce sublime diptyque.
Lire la critique sur le site : BDGest
Citations et extraits (4) Ajouter une citation
LaurenebLaureneb   19 juin 2022
Assez-vous, je vous prie. Nous allons écrire une réponse à ce cher Gaston [Gallimard, l'éditeur].
Cher ami et éditeur,
Vous paraissez me reprocher mon système de retouches. Je reconnais qu'il complique tout. Mais quand vous m'avez demandé de quitter Grasset pur venir chez vous, vous le connaissiez, car vous êtes venu avec Copeau qui, devant les épreuves remaniées de Grasset, s'est écrié "Mais c'est un nouveau livre" ! Ha ! Ha.
Puisque vous avez la bonté de trouver dans mes livres quelque chose d'un peu riche qui vous plaît, dîtes-vous que cela est dû, précisément, à cette sur-nourriture que je leur réinfuse en vivant, ce qui naturellement se traduit par ces ajoutages.
Bien affectueusement.
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LaurenebLaureneb   18 juin 2022
C'est une petite chose fragile et délicate qui a besoin de nous...
Il passe son temps dans son lit, à travailler et à respirer les fumigations pour son asthme...
En-dehors de la cuisine, ne fais surtout aucun bruit. Il ne supporte rien... Il a fait tapisser les murs de sa chambre avec des panneaux de liège.
Sa chambre, c'est tout son monde. Quand il sort, c'est pour glaner de la matière pur "son œuvre" comme il dit. Ça, c'est mon rôle.
...
Le tien, c'est d'assurer sa tranquillité et son café.
Donc surtout...
...
Ne lui adresse pas la parle quand il écrit.
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Framboize12Framboize12   15 juin 2022
J'ai la phrase longue, mais le souffle court.
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Framboize12Framboize12   15 juin 2022
Je suis bilingue.
Gratin ou prolo,
je me faufile partout comme une anguille...
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Vidéo de Chloé Cruchaudet
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