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Le cycle clandestin tome 2 sur 2
EAN : 9782072728907
1280 pages
Gallimard (18/10/2018)
4.69/5   13 notes
Résumé :
Le terme pukhtu renvoie aux valeurs fondamentales du peuple pachtoune, l’honneur personnel – ghairat – et celui des siens, de sa tribu – izzat. Dire d’un homme qu’il n’a pas de pukhtu est une injure mortelle. Pukhtu est l’histoire d’un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Non, plutôt d’une jeune femme que le remords et la culpabilité abîment. Ou peut-être d’un fils, éloigné de sa famille par la force du d... >Voir plus
Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
collectifpolar
  04 septembre 2022
Enorme coup de coeur.
Mais alors que nous raconte cette saga « le cycle clandestin volume 2»
Deux volumes d'un même roman noir géopolitique qui raconte des histoires de vengeance, d'honneur, de dissimulation, d'amour, de trahison, des guerres sanglantes, le trafic de drogue en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord.
Dans le premier « Pukhtu »
C'est l'histoire d'un père qui, comme tous les pères, craint de se voir privé de ses enfants par la folie de son époque. Ou celle d'un fils éloigné de sa famille par la force du destin. Ou celle d'un homme qui cherche à redonner un sens à sa vie. Elle se passe en Asie centrale, en Afrique, en Amérique du Nord, et raconte des guerres sanglantes, le trafic de drogue...
Dans le second « Pukhtu »
On se retrouve embarqué entre Asie centrale, Afrique, Amérique du Nord et Europe, les destinées mêlées d'une galerie de personnages aux personnalités sombres. Sont ainsi relatées la quête d'un chef de clan pachtoune avide de vengeance après la mort de ses enfants, les relations troubles au sein d'une société de sécurité privée ou encore les péripéties d'un ancien militaire français manipulé par la CIA.
La lecture de ce titre a été un gros coup de poing et de coeur, de par le style, les personnages, le contexte … À lire, pour se plonger dans un pan de l'histoire afghane, par l'oeil et la plume acérés de DOA.
Une fresque monumentale et hallucinée, plongeant au coeur de la terreur et des guerres d'aujourd'hui.
Pas étonnant que ces romans aient été récompensé par le Prix Libr'à nous 2016 (polar) et le prix Mystère de la critique 2016.
Je le répète cette saga a été une révélation et un véritable coup de coeur

Lien : https://collectifpolar.com/
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
collectifpolarcollectifpolar   04 septembre 2022
L’attitude des étrangers après l’assaut est également source de nombreux reproches. Certains sont justifiés, Fox le sait, il était présent, même si ses interlocuteurs du jour ne l’ont heureusement pas reconnu, d’autres sont de pures inventions. Insultes à destination des hommes, mises en joue, vrai. L’agression, pour choquer, soumettre, contrôler, une tactique nécessaire et à double tranchant. Interrogations musclées, faux. Tout le monde s’était tiré vite fait une fois pigée la manœuvre de l’ennemi, rester dans le coin semblait inutile. Manque de respect vis-à-vis des femmes du village, des soldats auraient uriné devant l’une d’entre elles et en auraient violé une autre, faux. Un classique, emprunté à la propagande djihadiste. Flingage d’un âne sans raison, vrai. Mais pas sans raison. L’animal se trouvait seul dans un champ contigu à la ferme attaquée, chargé de marchandises difficiles à identifier de loin et se rapprochait. Potentiellement porteur d’un IED, ce n’aurait pas été une première, il avait été abattu par les militaires.
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collectifpolarcollectifpolar   04 septembre 2022
Javid est allongé sur son lit. Il s’y est recouché juste après la première prière du matin et garde les yeux fermés, endormi ou feignant de l’être. De temps en temps, son ventre gargouille, il a faim. Ils ne leur ont rien donné à manger avant le lever du jour et c’est le ramadan, il lui faudra donc maintenant patienter jusqu’au coucher du soleil. Une contrariété de plus.
Son fixer ne lui a plus dit un mot depuis la veille mais cela ne dérange pas Peter. Lui-même n’a pas ouvert la bouche ni quitté la fenêtre où il s’est installé à l’aube. Réveillé par les messes basses incantatoires de son compagnon, il n’a pu retrouver le sommeil ensuite. Leurs volets sont clos, verrouillés par un cadenas solide, mais à travers les arabesques taillées dans le bois il peut apercevoir un jardin en contrebas, avec sa pelouse tondue au cordeau et ses banians. Trois sentinelles discutent à l’ombre de l’un des arbres, en ourdou, la langue du Pakistan. Ils sont armés de fusils d’assaut mais ne ressemblent pas aux hommes qui les ont escortés jusqu’ici, ils n’ont pas l’air de talibans.
C’est la première chose qui a rassuré le journaliste hier soir, à leur arrivée, quand les cagoules de jute leur ont été retirées, juste avant d’être enfermés dans cette chambre. Fayz, le chauffeur à la kalachnikov, et ses frères d’armes rejoints à la frontière avaient disparu. Il ne restait plus que ces gardes-là, à l’allure beaucoup moins rude. Plus tard, lorsqu’un serviteur est venu les chercher avec déférence pour le dîner, Peter a su, il ne leur arriverait rien.
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collectifpolarcollectifpolar   04 septembre 2022
Mon doigt. Ghost pense ils en ont après mon putain de doigt. Il pige pas tout ce qu’ils se racontent dans leur langue de merde, mais ce qu’ils veulent, quand ils le foutent par terre et lui tordent le bras, ça oui, il a capté. Tu marches sur ma main, enculé, dégage de ma putain de main. Le haji blond a aboyé des ordres, ça a discuté ferme et maintenant, y en a un qui lui écrase la main avec son pied cradingue. Il lui fout son putain de panard sous le nez et il lui broie la pogne. « ENCULÉS ! » Il gueule, Ghost, de toutes ses forces. Il lui en reste pas beaucoup mais il gueule. Il a la pétoche, là. Il se remet à trembler. Il a chaud. L’autre lui broie la pogne, il se demande pourquoi. Sauf un doigt, il se demande pourquoi. Pourquoi ils en ont après son doigt. « ENCULÉS ! » Il gueule encore. C’est pas la première fois depuis hier. Il a gueulé quand ils l’ont sorti de la caisse et il a gueulé quand ils l’ont foutu dans cette cave pourrie et il a gueulé quand ils ont commencé à le cogner. Et à le cogner. Et à le cogner. « ENCULÉS ! » Il s’est battu, il avait la frousse déjà, Ghost, mais il s’est débattu, et il se débat encore, là, il se laisse pas faire, il la boucle, il lâche rien. Nib. Nada. Que. Dalle. Malgré la douleur et la trouille et leurs questions à la con. Allez vous faire… Putain, mais ma main, merde. « ENCULÉS ! » Parfois c’est trop dur alors il arrête et il plonge, profond, c’est ça qu’on lui a appris à Mackall, penser loin, joli. Avant. Avant toutes ces conneries. « ENCULÉS ! »
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collectifpolarcollectifpolar   04 septembre 2022
La frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan file à un jet de pierre au nord de Miranshah. La cité de Khost, capitale de la province afghane du même nom, se trouve un jet de pierre plus loin, dans la même direction. Quarante bornes les séparent, pas plus. Khost est érigée au centre d’un plateau d’une soixantaine de kilomètres de diamètre, perché à environ mille mètres au-dessus du niveau de la mer et totalement cerné par la chaîne montagneuse de Soulaïman. Au sud et à l’est, ça grimpe vite à deux mille cinq cents mètres d’altitude, partout ailleurs, à plus de trois mille. La ville est un carrefour stratégique majeur, porte ouverte sur les régions tribales, réservoirs à insurgés sur le point de déborder en ce mois de janvier 2008, elle peut verrouiller ou déverrouiller l’accès à Kaboul, située à peine cent cinquante kilomètres au nord-est, via l’axe Khost-Gardez, seule route véritable de cette partie du pays.
Elle fut l’un des objectifs principaux du conflit avec l’Union soviétique et subit plusieurs années de siège intense. Ici, les moudjahidines de Jalalouddine Haqqani et Aqal Khan Zadran, le père de Sher Ali, retardèrent l’avancée de l’Armée rouge avant de la stopper complètement.
Les Américains n’ont pas oublié cette période de l’histoire. Ils se sont installés très tôt à Khost, fin 2001, en prenant d’abord le contrôle de l’aérodrome construit par les Russes et d’un poste avancé, en périphérie.
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collectifpolarcollectifpolar   04 septembre 2022
Leur cible donne l’accolade au second des VIP non identifiés et se recule. Quelques paroles sont échangées. Hafiz voit ensuite les deux hommes aux châles monter ensemble dans l’un des 4 × 4. Des portières claquent, les moteurs s’emballent et leur convoi de quatre bagnoles s’arrache dans la nuit. Speaker revient vers sa qalat. Deux types ferment le portail extérieur et lui marche vers la partie résidence de sa ferme fortifiée. Hafiz le suit des yeux jusqu’à ce qu’il disparaisse à l’intérieur de la maison et compte jusqu’à vingt, lentement. Tout se calme. Quelques militants discutent encore à voix basse mais ils sont masqués par des bâtiments.
Ce qui vaut pour eux vaut pour Hafiz. Dernier coup d’œil alentour, il est tranquille. Il récupère le petit stroboscope IR dans son brêlage. L’appareil est une demi-sphère en plastique haute résistance translucide, prolongée par un interrupteur rotatif. Il pèse un peu moins qu’une grenade et tient bien en main. Dans le noir, son flash émet par intermittence un halo très léger. Hafiz se redresse en position accroupie, adresse une prière à Allah. La porte de la baraque de Speaker se trouve à une bonne trentaine de mètres de lui, en léger dévers. Il la vise et, d’un lancer précis, balance son marqueur.
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Nous avons rencontré Stéphane Douay (dessinateur, à gauche) et Pierre Boisserie (scénariste, à droite) au moment de la sortie du tome 3 des "Années Rouge & Noir" (BD éditée par les Arènes), lors du festival Quai des Bulles de St Malo, en octobre 2018. Mais avant la sortie du tome 4 de cette série sur les années troubles d'après-seconde-guerre-mondiale, leurs actualités éditoriales respectives les rattrapent. Stéphane Douay publie en effet "La ligne de sang", un polar satanique à faire frissonner (adaptation du roman de DOA) et Pierre Boisserie publie "Cigarettes", une BD-dossier à faire tout autant frissonner, sur l'industrie du tabac. Heureusement, nous avions parlé de tout ça (et plus encore)...
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