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EAN : 9782743620059
241 pages
Payot et Rivages (12/11/2009)
3.73/5   97 notes
Résumé :
Une femme tuée par balle est découverte sur le parking du Zénith. Elle est bientôt identifiée : il s'agit de Katryn, call-girl de luxe appartenant a un réseau très fermé dont les clients sont des personnalités françaises et étrangères. Parmi eux un flic spécial, chargé de la protection rapprochée de François Bornand, "l'homme du président". Conseiller privé de Mitterrand, Bornand manoeuvre en toute illégalité, mais avec une habileté consommée.
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Critiques, Analyses et Avis (16) Voir plus Ajouter une critique
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Dans le Paris des années Mitterrand, un conseiller spécial du président, au centre de toutes les intrigues, ne connaît pas de limites à son influence et à ses dérives. Suite à un meurtre d'une call-girl, l'enquête de la beurette Noria Ghozali et du curieux Bonfils va les mener à un réseau au service de hautes personnalités politiques et de personnalités françaises. Pour rappel ce roman a été écrit en 2001, toute ressemblance avec des faits plus récents ne peut être qu'un hasard...

Derrière les excès se cachent les manoeuvres pour faire libérer des otages, un trafic d'armes, et la raison d'état qui sert de paravent à toutes les ambitions.

Dominique Manotti met son style très efficace au service de la dénonciation des dérives de notre société et de ses politiques. Il n'y a pas grand chose à garder quand on s'intéresse à l'arrière cuisine de la République. Un livre complexe, très documenté, brillant.

L'adaptation cinématographique d'Eric Valette sous le titre « Une affaire d'Etat » avec André Dussolier et Rachida Brakni met l'accent sur une suite de scènes d'action et ne rend pas compte de la complexité du livre.
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Chronique acide des dérives affairistes du 1er septennat Mitterrand, et 1er chef d'oeuvre de Manotti

Après les trois enquêtes de l'inspecteur Daquin, Dominique Manotti accède en 2001 à une nouvelle dimension avec la publication de "Nos fantastiques années fric".

Maîtrisant parfaitement le récit fictif dans le registre de l'Ellroy d' "American Tabloïd", elle peut ainsi dresser cette chronique acide, au prétexte d'une enquête policière joliment menée, des dérives affairistes du premier septennat de François Mitterrand, première étape très réussie d'une série à venir de dénonciations - dans lesquelles le seul pamphlet ne l'emporte toutefois jamais sur la qualité romanesque et la tenue des intrigues - de la corruption presque inséparable du pouvoir au sein des démocraties modernes...

"Il est venu ici la première fois il y a plus de vingt ans, avec son père, brillantissime avocat d'assises qui s'était illustré après la guerre dans la défense des collaborateurs, trapu, cheveux en brosse, une allure de sanglier et une voix rocailleuse, l'ami intime de Bornand. Et l'amitié, c'est sacré pour Bornand. Un ami, c'est pour la vie, quoi qu'il fasse. Et cette amitié, Nicolas Martenot en a hérité, comme du reste de son patrimoine. Depuis, dans ce salon, il a participé à des dizaines de soirées, pas de grandes réceptions, mais des rencontres choisies, des liens personnels qui se créent, des réseaux qui s'entretiennent, et Bornand au centre, à la croisée de toutes les influences, avec maîtrise et élégance. Un instrument de pouvoir, et une jouissance."

Un authentique chef d'oeuvre du roman noir français contemporain.
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Je suis revenue à la lecture de Dominique Manotti en lisant son « entrée » dans le dictionnaire amoureux de Pierre Lemaitre. Et grande fut ma surprise de découvrir une intrigue de trafic d'armes dont les protagonistes sont des « hommes du Président », à savoir François Mitterrand.

Car nul n'ignore les attaches franchement à gauche de l'autrice, sans oublier toutefois qu'elle fut avant tout agrégée d'histoire … Mais on sera moins étonné lorsqu'on l'entend déclarer que pour elle, l'élection de Mitterrand en 1981 a signifié « la fin des haricots. »

L'histoire se passe en juin 1985, dans les mois qui précèdent l'élection législative de 1986 qui seront remportées de peu par la droite (RPR et UDF) et ouvriront la voie à la première cohabitation de la Vème République.

Le personnage central de l'intrigue – Bornand - est un conseiller très proche du Président, au passé trouble, très riche, et très amateur de femmes, y compris celles qui appartiennent au réseau de call-girls d'une certaine Mado, très protégée. Mais il y a aussi des journalistes publiant des articles fort bien documentés dans un hebdomadaire satirique paraissant le mercredi … Bref, les lecteurs de ma génération comprendront sans doute mieux que les autres.

Bornand est naturellement un personnage à clé, une sorte de patchwork … Malgré la brièveté de ce polar très dense, je recommande de noter les noms des différents personnages, par ordre d'entrée en scène. Ensuite, on nous emmène au Liban, aux Etats-Unis, en Turquie où un avion cargo vient de s'écraser, bourré d'armes à destination de Téhéran …

Au départ, le cadavre d'une call-girl appartenant justement au réseau de Mado, retrouvé dans le parc de la Villette. L'équipe de policiers chargée de l'affaire comporte une jeune « bleue » : Noria Ghozali, qui réapparaîtra dans d'autres enquêtes.

C'est une intrique taillée au scalpel, absolument sans une once de graisse, avec des personnages complexes. C'est aussi la dénonciation des dérives d'un pouvoir absolu, de financements occultes, de coups fourrés pendables : mais pour les rares qui parviennent à éclore à la surface médiatique (les Irlandais de Vincennes, le Rainbow Warrior …), combien se déroulent dans l'absolu silence ?

Un conseil : ne surtout pas rater la scène d'ouverture …
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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Ayant tellement apprécié Or noir, j'ai eu envie de prolonger le chemin de lecture avec Dominique Manotti et retrouver le commissaire Daquin. Mauvaise pioche car dans celui-ci, c'est Noria Ghozali qui officie avec Bonfils. Nous sommes en 1985 à Paris sous le mandat de François Mitterrand. Voici sa vision de l'argent : « L'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrase, l'argent qui tue, l'argent qui ruine, l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes. » Effectivement, au fil des pages, l'autrice nous fait entrer dans les coulisses obscures du pouvoir et ce n'est pas beau à voir : vente d'armes à l'Irak, otages français retenus au Liban, liens avec l'Iran pourtant sous embargo, meurtre d'une call-girl de luxe, justice française loin d'être indépendante. Glaçant tellement c'est encore d'actualité. Ce livre a été récompensé par le Prix Mystère de la critique et le Grand Prix du roman noir du festival de Cognac. Il a également été adapté au cinéma par Éric Valette avec André Dussolier. J'ai bien envie de le voir. En attendant je retrouve le commissaire Daquin en me plongeant de suite dans Sombre sentier
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Pas facile de faire un commentaire sur un livre que je n'ai pas beaucoup aimé. Je l'ai trouvé trop embrouillé, il y a trop de monde, trop de choses.
Le lecteur s'y perd, qui fait quoi ? Qui trahi qui ? Qui vend quoi ?
Et puis j'aurais bien aimé suivre les aventures et mésaventures de Noria Ghozali, elle pouvait être un fil conducteur intéressant, mais je ne la trouve pas assez présente, alors que l'introduction du personnage nous laisse espérer quelqu'un de très motivé, dynamique, qui a souffert pour arriver là où elle est.
Bien sur il y a de la matière dans ce roman : le Liban, les otages, les ventes d'armes, les trafics divers, mais aussi la prostitution de luxe et le monde des protecteurs, les intrigues politiques, etc.

Mais je n'aime pas le style télégraphique utilisé bien souvent, même si j'aime les phrases courtes et simples qui donnent du rythme, le style journalistique qui donne de la vivacité à un récit, là j'ai l'impression que le lecteur s'essouffle.
Trop haché, trop saccadé, comme si l'auteur avait mis par endroits ses idées, mais pas encore pris le temps de les mettre en forme.

En fait, je reste sur une impression de pas fini, comme si le roman avait pu être plus complet, plus fouillé, plus fourni, mais pour moi il ne répond pas à ses promesses.

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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
Ces gens-là nous haïssent, André. Les services de police officiels sont gangrénés par nos ennemis politiques. Et puis je suis, moi, directement dans le collimateur, car derrière moi, c’est la cellule de l’Elysée qui est visée, la cible de tous les services de police officiels parce qu’elle est la preuve vivante de leur inefficacité... Ce que nous vivons, André, c’est un véritable coup d’Etat policier, et je pèse mes mots.
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L'argent qui corrompt, l'argent qui achète, l'argent qui écrasé, l'argent qui tue,l'argent qui ruine, l'argent qui pourrit jusqu'à la conscience des hommes
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Les embargos n'ont jamais empêché les armes de circuler, ils les rendent simplement plus chères, et les profits sont plus élevés.
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Une fois pour toutes, la politique est un réseau d'amitiés personnelles ; le politiquement correct : la gauche est à gauche, la droite est à droite, un pur enfantillage, et, avec l'âge, il a de plus en plus de mal à faire mine d'y adhérer.
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- La France n'est pas l'ennemie de l'Iran... - Ça ne suffira pas.
- ... Mais au Moyen-Orient, il ne faut pas que soit rompu l'équilibre multiséculaire entre Arabes et Persans.
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Videos de Dominique Manotti (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Manotti
C'est l'histoire d'un golden boy qui a vu dans la folie du monde de la finance des années 1980 l'opportunité de construire un système d'arnaque à grande échelle. C'est aussi l'histoire d'un escroc rattrapé par la justice, qui a fini ses jours dans un pénitencier de Caroline du Nord ce mercredi 14 avril. C'est en somme l'histoire d'un véritable personnage de roman. Comment Bernard Madoff est-il devenu un symbole des dérives du capitalisme financier moderne ?
Guillaume Erner reçoit Dominique Manotti, écrivaine, ancienne professeure de l'histoire économique du XIXe siècle et auteure de l'ouvrage “Le rêve de Madoff” paru en 2013 aux éditions Allia.
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