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EAN : 9782867443527
224 pages
Éditeur : P.O.L. (23/04/1993)

Note moyenne : 4/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Cent jours durant, un critique de cinéma, journaliste à Libération, a regardé les six chaînes de la télévision française, et s'est baigné plu- tôt deux fois qu'une dans leurs fleuves d'images et de sons. Qu'est-ce qui le motivait? Deux choses. D'abord une certaine perplexité quant à l'état du cinéma - donc de la critique de cinéma. Et ensuite, une curiosité éternelle quant à l'état de la télévision - donc de ses transformations récentes. A cela ilconvient d'ajouter ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Jessoya
  24 juin 2010
Le salaire du zappeur, au premier abord semblait intéressant, c'est un journaliste français qui a passé cent jours à regarder les principales chaînes françaises pratiquement toute la journée pour les analyser. Il y aurait sûrement eu beaucoup à dire, mais il semble tellement avoir un préjugé négatif de la télévision, que ça teinte tout son argumentaire. Comme lorsqu'il dit que les participants aux jeux-questionnaires devraient prendre conscience que, pendant qu'ils gagnent de l'argent à la télévision et occupent ainsi notre précieux temps, des choses beaucoup plus graves et importantes se passent ailleurs dans le monde…
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Citations et extraits (10) Voir plus Ajouter une citation
hupomnematahupomnemata   18 avril 2013
"ça nous intéresse, Monsieur le président", disait Mourousi (debout) à Mitterand (assis), lequel (toujours assis) a vu récemment défiler (chez Ockrent) deux ou trois "phénomènes de société" plutôt rudes. Mais tout cela - démocratisation des rôle oblige - est normal puisqu'au même moment, on demande aux "stars" du showbiz de se prononcer sur la vie politique. Que, dans les deux cas, les réponses n'aient pas grand intérêt est secondaire puisque ce qu'on teste, ce n'est pas la réponse (avoir quelque chose à dire) mais la capacité à ne pas faire de lapsus trop voyants. Il en va pour le téléspectateur comme il en va pour le cinéphile : il va moins voir un film (expérience qui prend du temps) que vérifier qu'il correspond bien à son image. C'est ainsi que se constitue un public amateur de symptômes plus que de "messages", de plus en plus sophistiqué et de moins en moins exigeant.
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hupomnematahupomnemata   18 avril 2013
L'élégance a donc disparu à mesure que, du tennis, l'oeil du téléspectateur attendait antre chose que de l'élégance. C'est ainsi que l'infernal Connors et l'aberrant MacEnroe furent aimés en raison même de leurs mauvaises manières, parce qu'elles étaient finalement plus intéressantes que la classe guindée des derniers stylistes (de Clerc à Gomez). Tout cela, au demeurant très humain, creusait la scénographie du tennis d'une dimension supplémentaire, celle du gros plan après l'échange, du replay désarticulé, de la trivialité stroboscopique du ralenti, du micro à hauteur de court. c'est ainsi que le nombre d'évènements à la seconde s'est gonflé de tous les affects, tics, pulsions et rages muettes dont un corps est capable.
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JessoyaJessoya   31 mai 2012
De tout temps, il a existé un étrange plaisir à dire que la télé était nulle. Une façon de sous-entendre que d'une télé meilleure nous ne saurions pas trop quoi faire. Qu'il n'y a pas de raison pour que, médium du quotidien, elle l'emporte en intérêt sur le quotidien de nos vies. Que la télé, c'est toujours mieux ailleurs (en Angleterre, par exemple) et que, de toute façon, on n'ira pas y voir de plus près. La télé est mauvaise comme la météo peut être mauvaise, c'est-à-dire naturellement, comme un environnement météorologique de plus.
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hupomnematahupomnemata   18 avril 2013
L'affaire Mediamétrie (le soupçon sur les indices d'écoute est une des choses les plus gaies qu'on puisse imaginer) et ce qu'on sait sur les techniques à venir du contrôle du téléspectateur vont toutes dans le même sens : l'écran du téléviseur n'est plus une frontière qui - comme tout écran - sépare et réunit des êtres anonymes mais un miroir dans lequel, idéalement, l'émetteur et le récepteur se comptent et se voient. Effet du "village global" dont parlait MacLuhan : on fait une émission pour voir ceux grâce à qui elle marche. Pour les voir et pour les compter. On ne va plus voir quelque chose, on y va "pour voir".
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hupomnematahupomnemata   18 avril 2013
Du côté du téléspectateur enfin, une curiosité d'autant plus intense qu'elle est tout à fait surjouée et qu'elle ne correspond à aucune demande ou à aucun besoin réel, se donne libre cours. On va allumer la télévision pour voir les nouveaux dispositifs, les nouveaux habillages, mais on va le faire comme on essaie un vêtement, quitte à le jeter ensuite, par pur caprice.
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Videos de Serge Daney (7) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Serge Daney
Soirée de lancement du numéro 1 de Trafic (éditions P.O.L), le 28 janvier 1992, à la Terrasse de Gutenberg (Paris 12), avec notamment Serge Daney, Jean-Claude Biette, Raymond Bellour, Sylvie Pierre et Patrice Rollet
Dans la catégorie : TélévisionVoir plus
>Représentations scéniques>Cinéma, radio, télévision>Télévision (96)
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