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La Bicyclette bleue tome 4 sur 10
EAN : 9782253064459
350 pages
Le Livre de Poche (30/11/-1)
3.66/5   837 notes
Résumé :
Novembre 1945 : dans l'Allemagne vaincue, le tribunal de Nuremberg juge les criminels nazis. Léa Delmas, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François Tavernier qu'elle a revu quelques mois plus tôt à Montillac. Elle s'effondre lorsque Sarah Mulstein lui raconte le cauchemar de Ravensbrück. Sarah convainc bientôt François de rejoindre le réseau de "Vengeurs" qu'elle a constitué pour traquer et exécuter les anciens nazis partout où ils se trouvent. Une chasse qui l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (19) Voir plus Ajouter une critique
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Mon avis : On retrouve nos héros là où on les a laissés. le retour à Montillac est difficile pour Léa, même si la demeure recouvre bien vite le luxe qu'elle a connu. Les trois soeurs sont heureuses de pouvoir se sentir enfin libre. Pourtant, tout n'est pas acquis. Laure, la cadette, s'ennuie dans le pays de Bordeaux, elle ne veut qu'une chose, retourner à Paris, avoir son appartement et reprendre son commerce prohibé. Françoise, quant à elle, se désespère de la perte de son fiancé, Otto, seul le petit Pierre arrive encore à la faire sourire. Léa est partagée, pour sa part, entre Paris et sa région d'origine. Entraînée par François et Sarah, Léa se rend en Argentine où le groupe d'amis traque les nazis en exil.

Encore une fois, Régine Deforges a pris un malin plaisir à nous donner des détails scandaleux, crus, cruels, explicites pour dépeindre une fin de guerre qui n'en finit décidément pas. Dès le début, elle nous met devant le fait accompli lorsqu'elle décrit ce qui est arrivé à Sarah Mulstein. Ce qu'elle raconte tient tellement du cauchemar le plus terrible, de l'horreur que même les monstres de Stephen King n'arrivent pas à susciter. Imaginer que l'Homme a pu, comme je le disais dans ma chronique sur les trois précédents tomes, infliger de tels supplices, avoir l'imagination sadique aussi débordante et une morale inexistente. Tout ça pour une question de race donc de religion.
A la bibliothèque, sur le forum de Livraddict, on me demande souvent des conseils pour acheter ou se procurer des livres effrayants. A présent, je saurai précisément quoi répondre, quels livres indiquer et ceux de Régine Deforges en feront forcément partie.

J'ai pourtant suivi des cours d'histoire pendant plusieurs années, on a bien entendu étudié la pértiode de la guerre de 39-45 et pourtant, même si je savais que beaucoup de nazis avaient fui l'Allemagne, de peur des représailles, je n'aurais pu imaginer qu'en Argentine et peut-être ailleurs, ils existaient de grands rassemblements de combattants de l'ombre, portant encore aux nues, Hitler et son idéologie. J'aime, d'ailleurs, la façon dont l'auteure se documente, ça donne toute la dimension historique à cette saga.
Je fais un lien avec une de mes lectures du magazine « Muze » dans lequel, il était question d'une correspondante de guerre, Anne Nirvat. Elle dit très justement dans son interview que dans nos sociétés virtuelles et confortables nous ne savons plus ce qu'est la guerre et que pourtant, aux portes de notre pays, d'autres cultures, d'autres contrées vivent les horreurs nées d'une guerre.

Je veux aussi parler un peu de l'action dans ces romans. Je n'en n'ai pas fait cas dans ma précédente chrnoique mais dans « Noir tango », elle est forte, notamment dans les scènes de la fin. Les combats, l'exode, les tirs à la mitraillettes ont bien été commentés, expliqués très visuellement. Ca donne un souffle, un rythme au texte qui nous tient en alerte. Elle utilise des phrases courtes efficaces et son imagination autant que sa documentation confèrent à ces scènes un réalisme inoui.

Une fois de plus, je vous conseille de vous plonger dans ces livres qui témoignent d'une époque, qui mettent l'accent sur un amour infini, qui dépeignent des personnages hauts en couleurs. Alors, n'attendez plus, procurez-les vous !
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Pour ce quatrième tome de la Bicyclette bleue, l'heure est à la vengeance. On quitte la France, l'Allemagne où toutes les horreurs de la guerre nous ont tarabusté à grand coups et cette fin de la guerre qui ne symbolise pourtant pas la fin des atrocités car l'heure de la vengeance a sonné. Pour Noir Tango, destination l'Argentine où se sont retrancher des gros calibres du nazisme, des broyeurs de l'humanités, qui se sont intégrés dans cette société de la manière la plus normale alors qu'ils sont poursuivis en Justice en Europe, mais ils auront du mal à vivre en paix quand l'organisation des vengeurs juifs va les dénicher, surtout que Sarah fera de cette traque, cet illustre personnage qui symbolise, toues les horreurs de la guerre, la ferme résistance et aussi la rage de la vengeance...
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De quoi ça parle ?
La Seconde Guerre Mondiale est terminée, Hitler s'est suicidé mais le Mal n'est pas enterré. Chacun se remet difficilement de ce traumatisme. Notamment Sarah, ancienne déportée ivre de vengeance, aidée de ses amis François et Léa, tous deux amoureux anciens résistants, embarquent pour l'Argentine afin de traquer les nazis tentant de s'y réfugier. Dans la ligne de mire de Sarah deux ennemies à abattre : le docteur Rosa Schuffer et son infirmière Ingrid, responsables de la mort de cruelle de son bébé et de multiples mutilations irréversibles. Sur place le trio va être aidé par d'autres membres engagés contre le nazisme. Mais dans un pays où les nazis sont parfois protégés, comment mener à bien leur vengeance sans risquer la mort ?

Mon avis :
J'ai découvert, trop tard, que ce livre était la suite de "La bicyclette bleue" que je ne connais pas. Mais qu'importe, cette histoire peut se lire indépendamment et je m'y suis facilement retrouvée, découvrant le passé des personnages.
Le thème central de ce roman est la vengeance. Comment ne pas avoir envie de se venger après avoir subi souffrance, humiliations, violences prodiguées par un autre être humain ? Vous l'aurez compris c'est un roman noir que nous livre ici l'auteure.
L'histoire m'a plu, c'est inédit pour moi de découvrir une histoire qui ne se passe pas pendant, mais juste après La Seconde Guerre Mondiale. J'ai trouvé cet aspect intéressant et original. C'est vrai on parle souvent des atrocités commises durant cette période mais plus rarement de la vie après.
Donc grand plus pour le thème, mais j'ai trouvé le style d'écriture un peu lisse. Les situations s'enchaînent à toute vitesse sans nous laisser réellement le temps de comprendre ce qui se passe. Les scènes d'action sont bâclées et à contrario certaines scènes de séduction traînent en longueur, alors qu'elles ont un intérêt moindre.
En général les personnages, bien qu'assez caricaturaux, m'ont plu. Surtout celui de Sarah qui, bien que n'étant pas l'héroïne principale, est à mon sens le personnage le plus fort avec son passé de déportée et sa soif de vengeance flirtant avec la folie. Françoise, personnage de second plan, m'a marqué aussi par son malheur, femme tondue suite à sa relation avec un allemand avec qui elle a eu un enfant. Cependant le sujet principal, à savoir Léa, ne m'a pas séduite. Sans doute à cause de son côté ingénu, la belle jeune femme qui séduit tous les hommes sans lever le petit doigt et au côté immature qui m'a agacée. Son histoire d'amour avec François ne m'a pas convaincue non plus.
Le dénouement, bien que très rapide, me convient. Il reste dans la lignée du roman.
Pour conclure, mention spéciale à l'originalité de l'histoire et au personnage marquant de Sarah mais j'émets quelques réserves sur le style d'écriture et le côté "niais" de l'histoire d'amour de Léa et François. Moment plutôt agréable donc mais qui aurait pu être cent fois mieux, sans trop de difficultés. du coup ce "Noir tango" m'a quand même donné envie de découvrir la célèbre "Bicyclette bleue"...
Lien : https://www.facebook.com/178..
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Tome 4 des aventures de Léa Delmas et François Tavernier.

Est-ce à partir de ce tome que la série s'essouffle ?
Peut être... à confirmer.

Ce qui est sûr c'est que Léa et François ne cherchent pas le confort d'une vie domestique.
Mais forcément, s'ils ne se lançaient pas dans de périlleuses escapades, la série s'appellerait vite " Léa fait de la tarte aux pommes et François roupille au coin du feu", c'est peu vendeur.

En tout cas, certaines choses ne se démentent pas dans ces différents épisodes, c'est que François, aussi charmant qu'il paraisse, est violent et violeur.
Quant à Léa, elle est quand même pas mal "cuisse légère"... Ceci n'est en rien une excuse aux agissements de Monsieur Tavernier.

Fatalement, à l'époque où Régine Des Forges écrit ce roman, l'époque est fort peu au consentement. L'est elle même en 2033 ? La question est posée mais là n'est pas le propos.

Dans cet épisode, nos deux héros se lancent à la poursuite des grands criminels nazis.
Comme quoi, après une guerre, le retour à une vie normale ne va pas de soi.
Ce qui est intéressant c'est le regard que l'auteure partage avec nous sur les faits de l'époque.
Et c'est bien ce point qui m'encourage à poursuivre la lecture de la série car j'avoue que la "romance malsaine" des deux protagonistes me dérange, elle, quand même pas mal.
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Un an après avoir finit les 3 premiers tomes, je me suis replongée dans la saga de la bicyclette bleue avec ce 4ème volet. Je pensais que cela ferait trop mais non, il c'est lu très vite et j'aime toujours autant notre héroïne Léa Delmas. Par contre, il a fallut attendre la moitié du livre pour le départ en Argentine, dommage. Je me lance dans le 5ème tome, en espérant qu'il me plaise aussi.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
N'avons-nous pas souffert, nous autres juifs, pendant des milliers d'années, parce que l'on nous accusait d'être "collectivement coupable", tous, même les enfants à naitre, de la mort du Christ, des épidémies des moyen-age, du communisme, du capitalisme, des guerres désastreuses et des traités de paix également désastreux? Tous les maux de l'humanité, de la peste à la bombe atomique, sont 'la faute des Juifs. Nous sommes des éternels boucs émissaires .
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"Là où vous allez, n'oubliez pas les choses simples, soyez ouverte aux autres, laissez tout égoïsme, c'est en aimant que vous serez aimée. N'ayez pas peur de vivre les yeux ouverts en ne vous cachant rien, ni les horreurs du mal, ni les émerveillements du beau, n'ayez pas peur que vos pas et vos jours n'aillent vers rien ni personne. L'absurde absolu pour un être humain, c'est de se retrouver vivant sans raison de vivre..."
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Les paroles de Simon Wiesenthal, celles du père Henri me reviennent en mémoire, le juif et le père catholique parlaient tous deux de justice, de foi dans l'homme. Je ne crois pas en la justice, je ne crois plus en l'homme. Mon père était un juste, ils l'ont tué, Daniel était était un enfant écorché, ils l'ont tué, Amos était un pur, ils l'ont tué. Mille morts ne vengeront aucune de ces morts là.
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On n'entendait plus que le bourdonnement des avions s'éloignant dans le ciel et le crépitement des flammes s'échappant de l'immeuble effondré. Les mains tendues devant lui, il s'éloigna du brasier, butant sur les gravats. Peu à peu le nuage de poussière devint moins dense. Tels des spectres, il voyait se lever des créatures à l'aspect vaguement humain qui semblaient surgir de l'ombre ; pas un cri, pas un pleur, pas le moindre gémissement, des gestes comme ralentis. (...)
Combien de temps dura son périple à travers l'Allemagne dévastée, à fuir les bombardements, les hordes de pillards, les soldats déserteurs ? Il ne le sut jamais. Il se réveilla un jour sur le bord d'une route, soutenu par un grand soldat noir américain qui lui donnait à boire.
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- Vous-même vous employez ce mot. Laissez faire la justice, elle à ses droits; bien plus que des droits, des devoirs catégoriques. Elle doit châtier, mais la justice n'a rien à voir avec la haine ni avec les vengeances. Ni la haine ni la vengeance ne savent produire; elles sont stériles et destructrices. Que la justice durement, quand elle doit être dure, accomplisse son oeuvre, mais que notre coeur n'en devienne jamais mauvais. Prenez garde à cette contamination qui fait que, parfois, celui qui à lutté contre un mal devient, après son triomphe, atteint de ce même mal qu'il à voulu terrasser.
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Lauren Malka nous emmène à La Bicyclette Bleue, une jeune librairie de quartier indépendante, fondée par Camille Deforges, fille de l'écrivaine et éditrice Régine Deforges. La clique des critiques de Livres Hebdo partage des coups de coeur, des surprises et commente les polémiques de la rentrée.
Un podcast réalisé en partenariat avec les éditions DUNOD, l'éditeur de la transmission de tous les savoirs.
Enregistrement : octobre 2023 Réalisation : Lauren Malka Musique originale : Ferdinand Bayard Production : Livres Hebdo
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