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ISBN : 2253064459
Éditeur : Le Livre de Poche (30/11/-1)

Note moyenne : 3.55/5 (sur 481 notes)
Résumé :
Quatrième de couverture

Novembre 1945 : dans l'Allemagne vaincue, le tribunal de Nuremberg juge les criminels nazis. Léa Delmas, envoyée par la Croix-Rouge, y retrouve François Tavernier qu'elle a revu quelques mois plus tôt à Montillac. Elle s'effondre lorsque Sarah Mulstein lui raconte le cauchemar de Ravensbrück. Sarah convainc bientôt François de rejoindre le réseau de "Vengeurs" qu'elle a constitué pour traquer et exécuter les anciens nazis parto... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Belecture
11 avril 2015
Mon avis : On retrouve nos héros là où on les a laissés. le retour à Montillac est difficile pour Léa, même si la demeure recouvre bien vite le luxe qu'elle a connu. Les trois soeurs sont heureuses de pouvoir se sentir enfin libre. Pourtant, tout n'est pas acquis. Laure, la cadette, s'ennuie dans le pays de Bordeaux, elle ne veut qu'une chose, retourner à Paris, avoir son appartement et reprendre son commerce prohibé. Françoise, quant à elle, se désespère de la perte de son fiancé, Otto, seul le petit Pierre arrive encore à la faire sourire. Léa est partagée, pour sa part, entre Paris et sa région d'origine. Entraînée par François et Sarah, Léa se rend en Argentine où le groupe d'amis traque les nazis en exil.
Encore une fois, Régine Deforges a pris un malin plaisir à nous donner des détails scandaleux, crus, cruels, explicites pour dépeindre une fin de guerre qui n'en finit décidément pas. Dès le début, elle nous met devant le fait accompli lorsqu'elle décrit ce qui est arrivé à Sarah Mulstein. Ce qu'elle raconte tient tellement du cauchemar le plus terrible, de l'horreur que même les monstres de Stephen King n'arrivent pas à susciter. Imaginer que l'Homme a pu, comme je le disais dans ma chronique sur les trois précédents tomes, infliger de tels supplices, avoir l'imagination sadique aussi débordante et une morale inexistente. Tout ça pour une question de race donc de religion.
A la bibliothèque, sur le forum de Livraddict, on me demande souvent des conseils pour acheter ou se procurer des livres effrayants. A présent, je saurai précisément quoi répondre, quels livres indiquer et ceux de Régine Deforges en feront forcément partie.
J'ai pourtant suivi des cours d'histoire pendant plusieurs années, on a bien entendu étudié la pértiode de la guerre de 39-45 et pourtant, même si je savais que beaucoup de nazis avaient fui l'Allemagne, de peur des représailles, je n'aurais pu imaginer qu'en Argentine et peut-être ailleurs, ils existaient de grands rassemblements de combattants de l'ombre, portant encore aux nues, Hitler et son idéologie. J'aime, d'ailleurs, la façon dont l'auteure se documente, ça donne toute la dimension historique à cette saga.
Je fais un lien avec une de mes lectures du magazine « Muze » dans lequel, il était question d'une correspondante de guerre, Anne Nirvat. Elle dit très justement dans son interview que dans nos sociétés virtuelles et confortables nous ne savons plus ce qu'est la guerre et que pourtant, aux portes de notre pays, d'autres cultures, d'autres contrées vivent les horreurs nées d'une guerre.
Je veux aussi parler un peu de l'action dans ces romans. Je n'en n'ai pas fait cas dans ma précédente chrnoique mais dans « Noir tango », elle est forte, notamment dans les scènes de la fin. Les combats, l'exode, les tirs à la mitraillettes ont bien été commentés, expliqués très visuellement. Ca donne un souffle, un rythme au texte qui nous tient en alerte. Elle utilise des phrases courtes efficaces et son imagination autant que sa documentation confèrent à ces scènes un réalisme inoui.
Une fois de plus, je vous conseille de vous plonger dans ces livres qui témoignent d'une époque, qui mettent l'accent sur un amour infini, qui dépeignent des personnages hauts en couleurs. Alors, n'attendez plus, procurez-les vous !
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PiertyM
10 janvier 2017
Pour ce quatrième tome de la Bicyclette bleue, l'heure est à la vengeance. On quitte la France, l'Allemagne où toutes les horreurs de la guerre nous ont tarabusté à grand coups et cette fin de la guerre qui ne symbolise pourtant pas la fin des atrocités car l'heure de la vengeance a sonné. Pour Noir Tango, destination l'Argentine où se sont retrancher des gros calibres du nazisme, des broyeurs de l'humanités, qui se sont intégrés dans cette société de la manière la plus normale alors qu'ils sont poursuivis en Justice en Europe, mais ils auront du mal à vivre en paix quand l'organisation des vengeurs juifs va les dénicher, surtout que Sarah fera de cette traque, cet illustre personnage qui symbolise, toues les horreurs de la guerre, la ferme résistance et aussi la rage de la vengeance...
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Choupette77
04 juillet 2015
Un an après avoir finit les 3 premiers tomes, je me suis replongée dans la saga de la bicyclette bleue avec ce 4ème volet. Je pensais que cela ferait trop mais non, il c'est lu très vite et j'aime toujours autant notre héroïne Léa Delmas. Par contre, il a fallut attendre la moitié du livre pour le départ en Argentine, dommage. Je me lance dans le 5ème tome, en espérant qu'il me plaise aussi.
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Exuline
12 mars 2015
Noir Tango est sorti une dizaine d'années après le premier cycle, mais j'avoue l'avoue lu dans la lignée des trois premiers.
Nous retrouvons nos personnages tant aimés dans les tomes précédents.
Grosse critique : une des tantes de Léa change de prénom à partir de ce tome , elle récupère le prénom de l'employée qu'elle avait au début du cycle !!!! j'ai pas compris et ça m'a énervée.
Sinon, nous découvrons l'ouverture des camps et surtout nous apprenons ce qu'a subie Sarah et là j'avoue j'ai eu plusieurs fois le coeur qui s'est soulevé. alors oui, on connait , on a vu des films, des émissions, on en parle en cours d'histoire, mais là j'avoue m'être tellement attaché à ce personnage que c'est comme si c'était arrivé à un proche et j'ai réalisé la monstruosité de la chose.
Ensuite la course poursuite en Argentine n'est pas remarquable (surtout lorsque ça fait 3 fois : j'avoue j'ai sauté des pages la troisième fois).
Tavernier, il m'a énervé même si ces choix n'en sont pas forcément.
Et la fin est inoubliable.
Lien : http://exulire.blogspot.fr
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liseuse66
10 novembre 2014
Au début du roman, on retrouve Léa qui est revenue à Montillac, où elle se rend compte qu'il y a des travaux entreprit par François Tavernier. En revenant on découvre qu'elle est totalement traumatisée par la guerre, et ce qu'elle a vu en tant que personnel de la croix-rouge (notamment la découverte des camps). Après être allée au procès de Nuremberg, elle part en Argentine rejoindre François (dont elle s'est rendue compte qu'elle était amoureuse) et une amie juive qui a été torturée Sarah. Alors qu'ils font la chasse aux nazis, elle se rend compte que en Argentine les nazis sont fondus dans la population comme si de rien n'était. Dans ce roman, il y a un aperçu de ce qu'il va y avoir par la suite, car on rencontre Ernesto Guevara, mais on nous parle aussi de l'Indochine.C'est assez intéressant, car de plus on est totalement sorti du plagiat d'Autant en emporte le vent! Par contre ce qui est désagréable c'est qu'avec toutes les horreurs que l'on a eu durant les trois premiers tomes, il y en a toujours dans la suite.... Avec deux ou trois personnes qui décèdent autour de Léa.... L'écriture de Régine Deforges est toujours aussi fluide et simple, donc il n'y a pas de problème pour la compréhension du texte.
Lien : http://liseuse66.skyrock.com..
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Citations & extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM08 janvier 2017
N'avons-nous pas souffert, nous autres juifs, pendant des milliers d'années, parce que l'on nous accusait d'être "collectivement coupable", tous, même les enfants à naitre, de la mort du Christ, des épidémies des moyen-age, du communisme, du capitalisme, des guerres désastreuses et des traités de paix également désastreux? Tous les maux de l'humanité, de la peste à la bombe atomique, sont 'la faute des Juifs. Nous sommes des éternels boucs émissaires .
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SilenaSilena28 mai 2013
"Là où vous allez, n'oubliez pas les choses simples, soyez ouverte aux autres, laissez tout égoïsme, c'est en aimant que vous serez aimée. N'ayez pas peur de vivre les yeux ouverts en ne vous cachant rien, ni les horreurs du mal, ni les émerveillements du beau, n'ayez pas peur que vos pas et vos jours n'aillent vers rien ni personne. L'absurde absolu pour un être humain, c'est de se retrouver vivant sans raison de vivre..."
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ladesiderienneladesiderienne12 mai 2013
On n'entendait plus que le bourdonnement des avions s'éloignant dans le ciel et le crépitement des flammes s'échappant de l'immeuble effondré. Les mains tendues devant lui, il s'éloigna du brasier, butant sur les gravats. Peu à peu le nuage de poussière devint moins dense. Tels des spectres, il voyait se lever des créatures à l'aspect vaguement humain qui semblaient surgir de l'ombre ; pas un cri, pas un pleur, pas le moindre gémissement, des gestes comme ralentis. (...)
Combien de temps dura son périple à travers l'Allemagne dévastée, à fuir les bombardements, les hordes de pillards, les soldats déserteurs ? Il ne le sut jamais. Il se réveilla un jour sur le bord d'une route, soutenu par un grand soldat noir américain qui lui donnait à boire.
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sheilasheila19 avril 2014
- Vous-même vous employez ce mot. Laissez faire la justice, elle à ses droits; bien plus que des droits, des devoirs catégoriques. Elle doit châtier, mais la justice n'a rien à voir avec la haine ni avec les vengeances. Ni la haine ni la vengeance ne savent produire; elles sont stériles et destructrices. Que la justice durement, quand elle doit être dure, accomplisse son oeuvre, mais que notre coeur n'en devienne jamais mauvais. Prenez garde à cette contamination qui fait que, parfois, celui qui à lutté contre un mal devient, après son triomphe, atteint de ce même mal qu'il à voulu terrasser.
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Choupette77Choupette7702 juillet 2015
Le monde était devenu fou, l'homme avait enfin inventé l'arme capable non seulement de le détruire mais d'annihiler toute existence sur la planète. Alors, à quoi bon la morale des grands sentiments, tout était faux, tout n'était que mensonge ! Pour survivre, il fallait non pas être comme eux, il fallait être pire qu'eux. Pire qu'eux ? Ce serait difficile...
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Videos de Régine Deforges (24) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Régine Deforges
Disparition de Régine Deforges, femme libre et insoumise Régine Deforges, femme de caractère et insoumise, s'est éteinte à l'âge de 78 ans. Autrefois libraire et éditrice, l'auteur de la saga de 'La Bicyclette bleue', qui s'est vendue à plus de 7 millions d'exemplaires était aussi connue pour ses engagements féministes. C'est Lambert Wilson qui va enfiler le costume de maître de cérémonie pour le 67ème festival de Cannes. Le comédien de cinéma et de théâtre est un habitué de la croisette. Il est déjà venu défendre Des Hommes et des Dieux de Xavier Beauvois en 2010. Et pour finir, l'écrivain Philippe Delerm, invité de A l'Affiche, nous confie que son dernier roman 'Elle marchait sur un fil' est un récit plus grave, qui occupe déjà une place singulière dans son écriture. Comment les cinéastes , les romanciers, les artistes nous racontent-ils le monde? FRANCE 24 va au-delà de l'info à la rencontre de la culture engagée dans son temps. Une émission présentée par Louise Dupont.
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