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EAN : 9782253031673
345 pages
Le Livre de Poche (01/03/1983)
3.57/5   183 notes
Résumé :
Au milieu des plus grands actes de sauvagerie qui secouent alors, en l'an 576, une Gaule livrée aux luttes des reines Frédégonde et Brunehaut, demeure le couvent de Sainte-Croix. Cette communauté de femmes, c'est celle qu'a réunie la reine Radegonde du jour où elle décida de se consacrer à Dieu.
Là, dans l'enceinte du premier couvent féminin d'Occident, grandira Vanda qu'on vient de remettre à la sainte fondatrice après l'avoir arrachée à la chaleur d'une lou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
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J'avais déjà lu ce livre il y a très longtemps mais je ne me souvenais que du début : une enfant découverte au milieu des loups et ramenée dans un couvent. Il m'était resté un bon souvenir de lecture et en effet, j'ai pris plaisir à me replonger dans ce roman historique plutôt facile à lire.
L'histoire se passe au temps des Mérovingiens et plus particulièrement à l'époque des reines sanguinaires : Frédégonde et Brunehaut.
C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai souhaité relire ce livre. La saga de Fetjaine, Les Reines Pourpres, que j'ai lue il y a quelques jours m'a donné envie de poursuivre avec d'autres romans se passant à cette même période sombre de l'Histoire.

Dans La révolte des nonnes, on évoque très peu les deux reines terribles mais on retrouve certains évêques et d'autres personnages réels comme Childebert, le fils de Brunehaut ou encore les princesses Basine et Chrotielde.
Tout ce petit monde gravite autour du personnage principal, celui-ci fictif : Vanda, l'enfant des loups.

L'histoire repose sur un événement historique rapporté par Grégoire de Tours. En 589, Chrotielde, fille naturelle de Caribert refuse l'autorité de l'abbesse Leubovère et décide avec Basine, fille de Chilpéric de quitter le monastère pour aller se plaindre à leur royale parenté. Quarante religieuses les suivront dans cette expédition rebelle et dangereuse.

Sous la plume de Régine Deforges, L Histoire prend vie. Liant la réalité à la fiction, elle donne à cet événement un caractère romanesque, à la fois sulfureux et sanglant. Sans être un véritable roman historique sérieux et reposant sur une documentation riche, les amateurs d'aventure historique pourront cependant y trouver leur bonheur.
En ce qui me concerne, j'ai particulièrement aimé Vanda et ses loups...même si, je l'avoue, son côté femme "parfaite" peut parfois agacer !
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Roman atypique s'il en est.

Par le sujet tout d'abord. Les auteurs qui ont traité l'époque mérovingienne sous le jour du roman doivent se compter sur les doigts d'une seule main. Or, Régine Deforges propose ici à son lecteur un roman d'aventures (en tout cas c'est ainsi que moi je le qualifie) qui, à l'originalité de son thème, joint des personnages féminins à la personnalité assez remarquable (quand on tient compte de ce qu'était la condition de la femme dans les premiers siècles du deuxième millénaire).

Le seul tort de ce roman est sans doute de vouloir faire passer son auteur pour une historienne, ce qu'elle n'est pas ; on sent des recherches superficielles et l'attrait pour les grosses ficelles éculées des "rois fainéants" et de leurs barbares de contemporains.

A lire sans se prendre la tête ni se poser trop de questions, un peu comme on regarderait un téléfilm par un dimanche après-midi pluvieux lorsque le cerveau est en mode "repos".
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Et bien quel bond en arrière, ça décoiffe ! J'ai apprécié plus l'histoire de Vanda, la fille élevée par les loups que le côté religieux, mais malgré tout, la révolte des nonnes n'était pas sans intérêt. Bien que j'ai ressenti par moments des scènes peu "crédibles" mais fait son petit effet certes dans un roman mais dont on a la nette impression qu'elles n'ont pas leur place au sein d'un roman historique. A part cela, j'ai bien apprécié ma lecture et j'ai beaucoup aimé gambader auprès de Vanda et des loups. Et comme toujours, on apprend beaucoup en lisant des livres historiques, ça nous permet de voir notre quotidien sous un autre oeil !
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Il était temps, grand temps même, que je m'empare d'un roman de Régine Deforges.
Et La révolte des nonnes sommeillait depuis bien trop longtemps dans ma PAL, sans que je me l'explique… Impressionnée par la dame sans doute, que j'avais eu la chance de croiser au Livre sur la Place de Nancy, une femme au doux visage et aux cheveux de feu. Une rousse flamboyante qui m'a offert un voyage surprenant au VIᵉ siècle de notre ère…

589 – alentours de Poitiers – Romulf et son frère Albin découvrent un bébé, prêt des corps de deux femmes tuées par une meute de loups, et adopté par une jeune louve. Ramené au monastère Sainte-Croix de Poitiers, la toute jeune enfant y est baptisée sous le prénom de Vanda et adoptée par la fondatrice des lieux, la reine Radegonde.
La petite fille grandit en ces lieux austères et, malgré tout l'amour que lui porte sa mère adoptive, se languit de sa famille-loup, et d'un mode de vie en toute liberté. Si une forme de rébellion commence à gronder en elle, le monde qui l'entoure n'est pas en reste. En effet, en ce haut Moyen Âge mérovingien, deux reines s'affrontent, plongeant le royaume en une période bien sombre. Et les répercussions se feront sentir jusqu'au coeur du monastère.

Voilà un roman historique passionnant ! M'éclairant sur une période de l'Histoire peu connue, le roman mêle fiction et anecdotes authentiques avec brio, rendant la lecture fluide et agréable.
Me laissant doucement embringuer, j'ai suivi les pas de Vanda et de ses loups fidèles, mais aussi de Basine et Chrotielde, les deux princesses révoltées contre l'autorité de leur abbesse.
L'aventure et le romanesque prenant le dessus au fil des pages, il n'en reste pas moins une lecture instructive et divertissante, qui a aiguisé ma curiosité sur cette époque. Les Reines Pourpres, de Jean-Louis Fetjaine ? Merci TheWind pour la ref ! Et ma PAL va encore s'étoffer...
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Je serais bien en peine de dire que je n'ai pas aimé ce roman puisque je l'ai dévoré en moins d'un jour. Dans son ensemble, il se lit facilement, les personnages sont bien faits, l'intrigue est bien menée et pas trop prévisible, bref c'est plutôt un bon roman historique.

J'ai également apprécié l'impression d'une certaine ressemblance avec "la vraie vie", c'est à dire que la plupart des personnages ne sont pas trop dichotomiques, leurs motivations sont changeantes et incertaines, les événements n'arrivent pas uniquement pour servir l'histoire et la fin a franchement un goût mi-figue mi-raisin.

Néanmoins, le revers de cette impression de "vraie vie" est notamment la brutalité de certaines scènes. Comme quoi, Game of Thrones n'a rien inventé. Plus d'une fois, je me suis sentie révoltée ou même carrément écoeurée. Que cette violence systématique soit véritablement un symptome d'époque ou non, ça n'empêche que c'est rude et parfois pénible à lire sauf pour les amateurs.
Autre réserve, les personnages qui se multiplient brutalement vers les trois quart du livre et dont les motivations sont parfois très floues rendent le récit plus confus et difficile à suivre sur la fin. On multiplie les visites à la liste des personnages en se disant "c'est qui lui encore? Ah, un brigand. Et lui alors? Un brigand aussi... Ah et celui-là aussi. Mh!" Bref, on s'y perd un peu. Cette dissolution floue de la fin est vraiment dommage et fait perdre à elle seule une étoile entière dans ma cotation.
Enfin et c'est le plus gros reproche que j'ai à faire à ce livre : le personnage principal est little miss Perfect en personne et c'est pelant à la longue! Elle ne se trompe jamais, tellement belle, tellement intelligente, toujours sauvée par ses loups, sans jamais faire un pas de travers... Comment peut-on faire un livre rempli de personnages nuancés et complexes puis proposer une héroïne aussi peu crédible, ça me dépasse...

C'est tout de même une bonne lecture, amusante, instructive des moeurs et événements de l'époque, de la condition de la femme et du chrétien moyen en Gaule au VIème siècle, bref à lire.
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Citations et extraits (5) Ajouter une citation
-... Tu n'es pas un loup, ta place est parmi les hommes, dans cette cour, tu es princesse, tu dois te comporter comme telle.
- Je n'espère rien, je les aime et ils m'aiment. Je me sens plus heureuse, plus en sécurité auprès d'eux qu'ici. Quand à avoir un comportement de princesse, j'ai le mien, il vaut celui des autres filles de mon rang, qui ne pensent qu'à leurs amants, à leurs atours, à se vendger du moindre manquement, à médire de tout le monde et à se gaver de gâteaux au miel.
- Je sais que tu es pure et bonne mais j'ai peur pour toi. Certains ont intérêt à te calomnier pour te perdre dans l'esprit des rois. Je ne cesse de regretter l'absence de la reine Brunehaut, qui nous eût éclairées sur ta naissance. Tans que nous serons dans l'ignorance, ceux qui te veulent du mal, continueront à t'appelerr "enfant des loups", "enfant de la Pierre levée". N'oublie jamais, que beaucoup ont vu dans ton intervention pour chasser les loups, puis pour sauver la louve, une appartenance au démon, sentiment renforcé par la mort étrange du boucher Wéroc et par cette peau dont tu t'affubles sans raison.
- Sans raison... Oh ! Begga, comment toi, peux-tu dire cela ?
C'est vrai, pardonne-moi, mais ainsi, tu ressembles àces guerrières gauloises qui combattirent vaillamment les envahisseurs.
- S'il en est ainsi, je suis fière de ressembler à ces femmes courageuses.
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- [...] À la cour du roi Gontran, tu seras accueillie et traitée comme une reine. Dans sa demeure de Chalon, un appartement t'est destiné. L'intendant du palais s'occupe de trouver des servantes et des esclaves pour te servir, les brodeuses travaillent à tes robes et les orfèvres à tes bijoux. La reine Brunehaut, qui était présente lors de ma visite au roi, m'a assuré de sa protection et de celle de son fils, le jeune roi Childebert. Mais tu te tais, on dirait que cela ne te fait pas plaisir ?
- Je n'en sais rien. Je redoute la cour de ces rois que l'on dit cruels. Je n'oublie pas que Frédégonde commanda à ses serviteurs de violer Basine.
- Mais ce n'est pas à Frédégonde que tu auras à faire.
- Je sais, mais Brunehaut est elle-même fort cruelle.
- Tous les rois sont cruels, il n'en est pas un seul qui n'ait tué de ses propres mains, non seulement un ennemi, mais un parent, un frère ou un enfant.
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Le pouvoir rend méfiant.
Celui qui le détient, redoute de le perdre et pour le préserver n'hésite pas à tuer, et comme il tue aussi de peur d'être tué, tout règne n'est qu'une immense tuerie d'innocents.
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Depuis quelques instants, tout en continuant d'avancer, les bœufs donnaient des signes d'inquiétudes. Tout à coup, au milieu d'une clairière inondée de soleil, ils s'arrêtèrent brusquement, comme si, devant eux s'étaient dressé un mur invisible. Seule la vapeur montant de leur corps leur donnait une apparence de vie. Le froid et l'immobilité réveillèrent Romulf qui jeta un regard étonné autour de lui. Il ne reconnaissait plus la voie romaine qui conduisait à Poitiers. Durant son sommeil l'esclave et les bœufs avaient dû s'écarter du chemin. Cela ne leur ressemblait guère. Ils connaissaient cette route aussi bien sinon mieux que leur maître. Soudain, dans le silence rendu plus intense par l'épaisse couche de neige, éclata le rire d'un petit enfant.C'était si inattendu au milieu de cette blancheur froide, dans cette clairière où le moindre buisson, le plus petit brin d'herbe, habillés de givre, avaient les reflets irréels du diamant, que Romulf crut qu'il dormait encore et que dans son rêve un petit enfant vagissait. Mais le bruit joli reprit...
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Comme s'il comprenait, Ava poussa un hurlement auquel répondirent d'autres cris de douleur. Des loups pleuraient l'un des leurs. Ava, sa femelle et leur fils, avaient échappé au massacre. Vanda oublia un peu son chagrin en les serrant contre elle.
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Lauren Malka nous emmène à La Bicyclette Bleue, une jeune librairie de quartier indépendante, fondée par Camille Deforges, fille de l'écrivaine et éditrice Régine Deforges. La clique des critiques de Livres Hebdo partage des coups de coeur, des surprises et commente les polémiques de la rentrée.
Un podcast réalisé en partenariat avec les éditions DUNOD, l'éditeur de la transmission de tous les savoirs.
Enregistrement : octobre 2023 Réalisation : Lauren Malka Musique originale : Ferdinand Bayard Production : Livres Hebdo
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