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ISBN : 2330063296
Éditeur : Actes Sud (04/05/2016)

Note moyenne : 3.93/5 (sur 83 notes)
Résumé :
Luis est né en 1935. D'origine espagnole, il vit à Paris avec ses parents et ses sœurs. Handicapé, il grandit, l'oreille collée au transistor, en découvrant l'enlacement des arpèges, la beauté des concertos, cantates et symphonies. La musique devient son unique refuge. À vingt et un an, seul sur les bords de la Seine, Luis est soudain bouleversé par le son d'un bandonéon. Désormais, plus rien ne sera comme avant.

Libertango est le roman le plus envoût... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
joedi
  13 mai 2018
La vie de Luis, mal-aimé de ses parents qui n'ont pas accepté ce fils hémiplégique, change lorsqu'un jour de déprime, alors qu'il est âgé de vingt-et-un ans, il rencontre Astor au bord de la Seine, à Paris. Astor Piazzolla, Argentin, joue des airs de tango sur un bandonéon ; Luis, subjugué l'écoute. Astor s'adresse à Luis normalement pas comme les autres qui ne voient que son handicap. Astor lui demandant ce qu'il aimerait faire, Luis lui déclare son amour de la musique en précisant qu'il ne pourra jamais jouer d'un instrument ; Astor lui rétorque qu'il pourrait être chef d'orchestre. C'est cette rencontre qui bouleverse la vie de Luis ; il quitte ses parents, fréquente le Conservatoire de musique, une nouvelle vie commence !
Frédérique Deghelt a choisi de faire parler Luis en tant que narrateur qui livre sa vie lors d'interviews, qui vont durer plusieurs mois, à Léa qui réalise sa biographie alors qu'il est octogénaire.
Un merveilleux livre sur la musique et la différence. Frédérique Deghelt, de sa belle écriture, a comblé la lectrice que je suis.
Je ne me lasse pas de relire la dernière page tant l'écriture est belle et profonde.
Le lecteur qui ne serait pas amateur de musique pourrait trouver certaines longueurs au récit ; ce n'est assurément pas mon cas.
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si-bemol
  13 février 2019
« Je suis né avec ma propre guerre à mener contre les hommes et leurs fâcheuses tendances à ne pas vouloir d'un être différent. J'ai dû aussi me battre contre moi-même, parce que le refus d'un clan retourne contre soi la colère et il faut alors trouver le moyen de ne pas être ce que les autres voient, ce qu'on ressent au creux de son corps, la débâcle. Il faut aller chercher loin et profond des raisons de renaître à une autre forme de vie. »
« Libertango », c'est l'histoire d'un combat, c'est l'histoire d'une guerre. C'est l'histoire d'un enfant, Luis, né hémiplégique dans une famille mal aimante qui n'accepte pas son handicap et le rejette comme un produit mal fini, bon à mettre au rebut ; c'est l'histoire d'un adolescent et d'une solitude, d'un dégoût de soi, d'une colère. Et c'est, surtout, l'histoire d'une rencontre. Avec la musique, écoutée avec fièvre sur un vieux poste de radio. Puis avec un homme, un joueur de bandonéon croisé par hasard sur un quai de la Seine : « Son chant vibrait à l'unisson de mon coeur désolé (…) Je n'étais plus une gangrène ou un pauvre type inutile. J'étais cette musique, ce chant de tristesse qui rythmait la débâcle de mon existence et distillait dans mes vaisseaux son vibrato. »
Cet homme, c'est Astor Piazzolla, jeune musicien en devenir, et cette rencontre va changer toute la vie de Luis, donner un sens à son combat, lui proposer un avenir. le chemin sera long, les luttes – contre sa propre famille, contre les réticences et les moqueries du milieu musical face à son handicap – seront nombreuses et pénibles, le travail sera acharné, décourageant parfois… jusqu'à l'excellence, jusqu'à devenir ce chef d'orchestre d'exception universellement respecté qui, aujourd'hui âgé, raconte sa trajectoire et l'histoire de sa vie à une jeune journaliste venue l'interviewer.
Avec ses mots pleins de force, de respect et de pudeur, Frédérique Deghelt brosse le portrait d'un homme attachant, sensible et courageux et d'un musicien superbe qui saura faire de la musique un outil et une arme (une armure ?) au service du dépassement et de l'accomplissement de soi. Un très beau livre sur la résilience et un plaidoyer en faveur d'un autre regard à poser sur les personnes en situation de handicap, autant qu'un hommage à la musique et une exploration passionnante de la vie et du métier de chef d'orchestre. « Libertango » est un roman magnifique et très bien écrit qui m'a profondément touchée et que j'ai beaucoup aimé.
[Challenge MULTI-DÉFIS 2019]
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isabelleisapure
  10 septembre 2016
Une couverture aussi belle qu'énigmatique, un titre qui donne envie de danser, une écriture majestueuse, une histoire de passion, voilà quelques bonnes raisons pour se laisser envouter par le dernier opus de Frédérique Deghelt.
Ce roman raconte un parcours exceptionnel, celui de Luis, hémiplégique, qui grandit dans une famille où on le traite comme un fardeau, une plaie. Il passe son enfance l'oreille collée à la radio familiale jusqu'au soir où, après avoir échoué à garder le seul travail qu'il ait pu obtenir, il rencontre Lalo en train de jouer de son bandonéon en pleine rue. le musicien le prend sous son aile et l'introduit dans son milieu, la musique.
Bientôt, il n'a plus de doute, il sera chef d'orchestre !
J'ai aimé « la grand-mère de Jade » pour sa douce nostalgie.
J'ai aimé « La none et le brigand » pour sa sensualité.
J'ai aimé « Libertango » pour l'écriture précise, élégante, musicale de Frédérique Deghelt, au sommet de son art.


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Acoun
  01 novembre 2017
Voici donc un livre tout droit venu de l'opération Masse Critique pour laquelle je remercie Charlotte et toute l'équipe. Je me rappelle très bien a voir choisi ce livre pour son titre. Libertango... C'est tout d'abord ce morceau magnifique d'Astor Piazzolla que l'on connaît tous. (Si, si... Allez écouter, vous allez voir... « Haaa c'est ça ? Ha oui je connais... » ), Mais c'est surtout un mot valise très évocateur...
Le nom de Frédérique DEGHELT m'était complètement inconnu jusqu'ici, à tel point que qu'il a fallu que je me renseigne un peu sur le net pour découvrir qu'il s'agissait d'UNE auteur. (Je vois d'ici les sourires condescendants me faisant remarquer que FrédériQUE est un prénom féminin... Oui Bon...bin j'ai pas tilté …). Ie vais rapidement palier à mon inculture et me renseigner sur ses autres oeuvres, tant j'ai aimé le style, le choix des mots, cette redondance envoûtante qui peut parfois traîner en longueur mais qui enfonce le clou toujours un peu plus.
Luis Nilta Bergo, le personnage principal du roman, est né hémiplégique. Hand in Cap, ce jeu d'échange équitable à l'origine du terme, suggère qu'il a reçu quelque chose en échange. Dans son chapeau Luis a puisé un don incomparable pour la musique et une volonté inaliénable de réussir dans un monde qui ne lui est pas destiné. Inspiré par des rencontres déterminantes (Astor Piazolla, lalo Shiffrin, Sergiu Celibidache...), il deviendra un des plus grands chefs d'orchestre du monde et n'aura de cesse de lutter pour réussir à s'imposer, mais aussi à imposer sa façon de concevoir la musique. Loin de l'élitisme qui oppose la « Grande Musique » au Jazz ou à la musique populaire, il vit une musique universelle, une musique qui rassemble, qui sauve, qui partage, qui apaise... Et crée un orchestre pour donner cette musique à ceux qui n'y ont pas accès.
Frédérique DEGHELT nous fait entrer dans les coulisses des grands orchestres avec douceur et érudition. Comme Luis, elle prend garde à ne pas s'adresser qu'au musicien ou au mélomane ; elle choisit savamment ses mots et semble les poser avec justesse comme le compositeur pose ses notes sur les cinq lignes de la partition.
Questionnement autour du handicap et du sens de la normalité, Libertango est une ode à la différence, un brûlot contre les préjugés, un manifeste pour la réalisation de ses rêves...
Comme le morceau éponyme de Piazolla, ce récit est mélancolique, dramatique mais aussi d'une sauvage intensité. L'émotion est présente, le style est impeccable. A écouter... encore...
En guise de bande annonce, je vous livre cet enregistrement de Sergiu Celibidache qui dirige le Bolero de Ravel. La caméra ne filme que lui, regardez-le vivre la musique de son orchestre... Luis n'est pas loin... : https://www.youtube.com/watch?v=gy5Ve3338-E
Et ceux qui pensent toujours que la grande musique doit être jouée par des grands pour des grands, prenez la peine de vivre la musique comme une fête pour tous, comme on l'a compris au Venezuela où il n'est point besoin de porter en costume pour aller au concert d'un orchestre Philarmonique....
Si ça ne vous donne pas envie, c'est peut-être que vous souffrez vous aussi d'un handicap... ^^ : https://www.youtube.com/watch?v=NEs8yqhavtI
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Josephine2
  10 octobre 2017
Trois petites notes de musique,
Une enfance pourrie pour Luis, né avec un handicap,
Trois petites notes de musique,
Une rencontre changera à jamais sa vie,
Trois petites notes de musique,
Bien du chemin à gravir pour arriver à son but,
Trois petites notes de musique,
Un grand geste envers l'humanité,
Trois petites notes de musique,
Un drame humain,
Trois petites notes de musique,
La sérénité reviendra,
Trois petites notes de musique…
A travers ce roman, Frédérique DEGEHLT décrit le monde des orchestres philarmoniques, leurs travers, leur aversion pour tout ce qui n'est pas la musique philarmonique, certains osent franchir le pas et jouent du Jazz… Elle nous fait également partager le monde des chefs d'orchestre.
Comment décrire l'émotion ressentie à la lecture de ce roman dédié à la musique, la Grande Musique. Oh ! Rassurez-vous ! Pas besoin d'être une grande mélomane pour ressentir la musique à travers l'écriture de Frédérique DEGEHLT. Vous pouvez me croire, moi qui n'y connaît absolument rien. Mais quel plaisir que cette écriture. Je suis jalouse ! J'aimerais tellement connaître la « musique », dans tous les sens du terme. Frédérique a réussi le tour de force à m'emmener dans ce monde tellement inconnu pour moi.
Enfin bref, lisez-le, laissez-vous porter par la musique. C'est un véritable bonheur que cette lecture !
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critiques presse (1)
Lexpress   27 juin 2016
Frédérique Deghelt nous convie à une belle histoire de résilience, une plongée dans les coulisses magiques de la musique.
Lire la critique sur le site : Lexpress
Citations et extraits (70) Voir plus Ajouter une citation
letilleulletilleul   25 juin 2016
Vous voyez, je ne sais pas pourquoi les hommes veulent toujours mentir aux femmes. Tout d’abord, ils veulent leur raconter des tas de choses formidables sur eux-mêmes. Ce qu’ils sont, de quoi ils sont capables... Toute cette panoplie incroyable qu’ils déploient comme un paon qui fait la roue. Et ensuite, quand elles leur reprochent de ne pas être ce type formidable qu’ils avaient décrit, ils sont sincèrement étonnés. Ils deviennent authentiques et, avec une bonne foi désarmante, mais en fait, ils disent cette fois la vérité, à savoir cette seule vérité qu’ils n’ont jamais dite auparavant : ils ne comprennent pas ce qu’elles veulent ! Aucun homme ne peut être ce surhomme qu’elles ont imaginé. Mais ils oublient qu’ils ont vendu des qualités imaginaires, et que finalement la seule erreur des femmes, c’est d’avoir cru ce qu’ils disaient et non pas ce qu’ils étaient. Vous voyez, ils ne se rendent pas compte que la plus grosse méprise des femmes, c’est d’avoir été endormies par ce qu’ils racontaient à l’époque où elles les aimaient encore. Ils n’ont jamais été ces hommes dont elles rêvaient. C’est si valorisant d’être la réalisation d’un rêve ! Alors peut-être qu’avec moi qui ne peux pas raconter d’histoires, ça se passait différemment. Au début, je parlais si lentement et si mal qu’il est évident que si j’avais essayé de mentir sur mon état, elles m’auraient ri au nez. Donc je disais la vérité et du même coup, je passais pour un type courageux qui assumait son handicap. Je me méfiais un peu des femmes qui développaient rapidement à mon égard des qualités d’infirmières. J’avais toutes les peines du monde à revendiquer un statut qui ne soit pas celui d’un malade. Je ne pouvais
certes pas être le cow-boy viril de la bande et je le savais, mais je ne voulais pas non plus qu’on me relègue au rang de grabataire. On peut dire que j’ai assumé avec une certaine placidité la tendance des femmes à venir pleurer sur mon épaule. En tant qu’être souffrant, je devais sans doute donner l’impression que je pouvais les comprendre, ce qui était on ne peut plus faux. Je ne comprenais rien à leurs larmes, ni à leurs regrets de ne pas être aimées par une bande de crétins qui se foutaient pas mal de ce qu’elles étaient véritablement et de ce qu’elles attendaient de la vie en général et d’eux en particulier. Moi, ça faisait bien longtemps que j’avais compris qu’être une femme était une sorte de handicap d’un autre genre. En tout cas, pour vivre avec des hommes ! Car les femmes comme les handicapés jouissent naturellement d’un sens aigu de l’être humain qui n’est pas donné à la plupart des hommes normaux que j’ai croisés toute ma vie. En ce qui me concerne, les femmes ont été des alliés formidables et plus rarement, sans le savoir, des monstres de cruauté qui certainement bien plus que les humiliations directes que m’ont infligées certains hommes, ont contribué à mon effondrement... Pourquoi est-ce que je vous parlais de tout ça ?
— Parce que je vous ai demandé de me parler de votre rapport aux femmes.
— Ah oui ? Il va falloir que vous me posiez des questions plus précises, parce que je risque de me perdre. Et puis ce sujet-là est trop vaste pour être traité sans musique. Avez-vous déjà imaginé toutes ces formes féminines que je caresse en dirigeant ? Je ne caresse pas le vide, oh non, je n’ai jamais désiré me priver de la sensualité d’une gestique fluide, même si mon membre gauche a essayé de m’entraîner abruptement vers le chaos. Interpréter veut dire s’abandonner, et s’abandonner à la peur de l’abandon aussi. Une œuvre contient l’harmonie de toutes nos contradictions et pour cette raison, elle est blottie dans chaque particule qui nous compose. Nous ne devons pas oublier que nous recevons en héritage les rêves d’un compositeur, et rien n’est plus grave que la responsabilité de rêves qui ne sont pas les nôtres. Dans une partition, les indications peuvent être claires, mais en contradiction avec la musique qui naît. L’espace entre ce qui est écrit et ce qu’on joue est infini. Il dépend de notre capacité à saisir du silence entre les
notes, à faire éprouver ce qui ne peut être joué, à propulser dans le cosmos des étoiles dont on ignore l’existence.
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Josephine2Josephine2   12 octobre 2017
Page 35-36
Devant mon enthousiasme sans bornes, Lalo et Astor m’ont invité à revenir le lundi. Puis Lalo a glissé qu’il allait écouter Messiaen le lendemain à l’église de la Trinité. Je voyais très bien où était cette église qui n’était pas très loin de chez moi, mais je ne savais pas qui était Messiaen. Je devinais cependant que ce devait être un musicien. Voyant mon regard interrogatif et fiévreux, il a ajouté que je pouvais venir si je le désirais. J’étais flatté et heureux. Lalo m’intimidait par son élégance et me rassurait par son humour, et son immense gentillesse…
… Il y avait là un autre musicien, un saxophoniste, un certain bobby Jaspar qui jouait dans sa chambre quand je suis arrivé. Lalo ne l’a pas invité à nous accompagner et Bobby lui a demandé s’il viendrait le soir écouter Bud Powell. Sur le chemin, Lalo m’a expliqué que Messiaen était son professeur au Conservatoire et que ses amis musiciens de jazz ne savaient même pas que lui-même suivait ses cours, pas plus que ses professeurs classiques ne l’imaginaient chaque soir en train de jouer du jazz dans les caves de Saint-Germain. Mais il était également consterné du peu d’ouverture que les musiciens pouvaient avoir sur les cultures musicales différentes. Il me raconta qu’un jour en Argentine, il avait joué avec un pianiste autrichien, Friedrich Gulda qui mélangeait le jazz et le classique et que cerner l’avait regardé très bizarrement à la fin du morceau. Il s’était passé quelque chose pendant qu’il improvisait avec lui et Lalo avait compris qu’il ne fallait pas choisir. Que la musique était une et que nous seuls faisions bêtement des cases, des niveaux, des séparations, d’s échelles de valeur. Et ce regard l’avait libéré, tout comme ce que j’avais entendu la veille m’avait ouvert de sports. La musique était avant tout une émotion et ce qu’elle faisait des êtres humains nous échappait complètement. Et je me disais que c’était fou comme on pouvait en un seul regard, un seul son se libérer des autres et de la dictature de leurs avis. Il fallait composer avec tout ça et suivre sa propre voie.
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AcounAcoun   02 novembre 2017
Vous voyez, je ne sais pas pourquoi les hommes veulent toujours mentir aux femmes. Tout d’abord, ils veulent leur raconter des tas de choses formidables sur eux-mêmes. Ce qu’ils sont, de quoi ils sont capables... Toute cette panoplie incroyable qu’ils déploient comme un paon qui fait la roue. Et ensuite, quand elles leur reprochent de ne pas être ce type formidable qu’ils avaient décrit, ils sont sincèrement étonnés. Ils deviennent authentiques et, avec une bonne foi désarmante, mais en fait, ils disent cette fois la vérité, à savoir cette seule vérité qu’ils n’ont jamais dite auparavant : ils ne comprennent pas ce qu’elles veulent ! Aucun homme ne peut être ce surhomme qu’elles ont imaginé. Mais ils oublient qu’ils ont vendu des qualités imaginaires, et que finalement la seule erreur des femmes, c’est d’avoir cru ce qu’ils disaient et non pas ce qu’ils étaient. Vous voyez, ils ne se rendent pas compte que la plus grosse méprise des femmes, c’est d’avoir été endormies par ce qu’ils racontaient à l’époque où elles les aimaient encore. Ils n’ont jamais été ces hommes dont elles rêvaient. C’est si valorisant d’être la réalisation d’un rêve !
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AcounAcoun   01 novembre 2017
Concernant mon handicap, la remarque la plus pertinente m'a été faite un jour par la grand-mère d'une amie. "Pardonnez-moi, Luis, m'a-t-elle dit, j'ai toujours envie de vous mettre votre veste, de vous infantiliser, ou de vous prendre pour un débile à cause de votre diction imparfaite qui me donne l'impression que vous ne comprenez pas bien ce qu'on vous dit. Et pourtant, je vous crois dix mille fois plus intelligent que moi, car je sais que les chefs d'orchestre sont des surdoués, mais c'est plus fort que tout. Mon réflexe envers vous est celui de la supériorité et d'une aide pleine de pitié. Si vous saviez comme je me déteste d'avoir ce comportement anormal! " Je l'avais rassurée. Le plus anormal des deux, c'était bien moi !
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joedijoedi   13 mai 2018
— Je crois surtout que l'homme sous l'influence d'une quelconque croyance se retrouve incapable de gagner sa propre liberté, de retrouver sa disponibilité profonde, ce qu'il est réellement. La religion, c'est la politique de l'âme. On épouse un parti et on se retrouve coincé dans des dogmes, des interprétations diverses, des déformations aléatoires, des désirs opportunistes ...
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Vidéo de Frédérique Deghelt
Maison de la poésie (4 juin 2019) - Texte et Lecture de Alban Lefranc, extrait du Dictionnaire des mots parfaits (dirigé par Belinda Cannone et Christian Doumet, éd. Thierry Marchaisse, parution mai 2019).
Le Dictionnaire des mots parfaits :
Pourquoi certains mots nous plaisent-ils tant ? S?adressant à notre sensibilité, à notre mémoire ou à notre intelligence du monde, ils nous semblent? parfaits. Bien sûr, parfait, aucun mot ne l?est ? ou alors tous le sont. Pourtant, chacun de nous transporte un lexique intime, composé de quelques vocables particulièrement aimés. Après ceux consacrés aux mots manquants et aux mots en trop, ce troisième dictionnaire iconoclaste invite une cinquantaine d?écrivains à partager leurs mots préférés. Il vient parachever une grande aventure collective où la littérature d?aujourd?hui nous ouvre ses ateliers secrets.
Auteurs : Nathalie Azoulai, Dominique Barbéris, Marcel Bénabou, Jean-Marie Blas de Roblès, François Bordes, Lucile Bordes, Geneviève Brisac, Belinda Cannone, Béatrice Commengé, Pascal Commère, Seyhmus Dagtekin, Jacques Damade, François Debluë, Frédérique Deghelt, Jean-Michel Delacomptée, Jean-Philippe Domecq, Suzanne Doppelt, Max Dorra, Christian Doumet, Renaud Ego, Pierrette Fleutiaux, Hélène Frappat, Philippe Garnier, Simonetta Greggio, Jacques Jouet, Pierre Jourde, Cécile Ladjali, Marie-Hélène Lafon, Frank Lanot, Bertrand Leclair, Alban Lefranc, Sylvie Lemonnier, Arrigo Lessana, Alain Leygonie, Jean-Pierre Martin, Nicolas Mathieu, Jérôme Meizoz, Gilles Ortlieb, Véronique Ovaldé, Guillaume Poix, Didier Pourquery, Christophe Pradeau, Henri Raynal, Philippe Renonçay, Pascale Roze, Jean-Baptiste de Seynes, François Taillandier, Yoann Thommerel, Laurence Werner David, Julie Wolkenstein, Valérie Zenatti
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