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ISBN : 2363080092
Éditeur : Editions Arléa (03/01/2013)

Note moyenne : 3.69/5 (sur 85 notes)
Résumé :
À la suite d’une révélation qui la bouleverse, Laurence Emmanuel comprend que sa vie est peut-être moins simple qu’elle ne le pensait. Elle décide d’en apprendre davantage sur le passé de ses parents.

Très vite, ses recherches l’amènent sur la piste d’un militant d’extrême gauche, Guillermo Zorgen, qui a défrayé la chronique dans les années 70 avant de sombrer dans l’oubli.

Qui était cet homme ? Un idéaliste dans une époque troublée ou ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (29) Voir plus Ajouter une critique
torpedo
  07 février 2019
Secrets de famille. Ce thème déjà abordé dans Eux sur la photo, le premier livre de Hélène Gestern, revient ici avec en toile de fond politique les agissements d'un mouvement d'extrême gauche dans les années 70. Bien que ce soit une fiction, l'auteur s'inspire en partie de figures connues (il s'agit ici de quelqu'un ressemblant vraisemblablement de près à Pierre Goldman). Laurence, une parisienne d'une quarantaine d'années, cherche à comprendre, sans jamais juger, quelle fut la jeunesse de ses parents et pourquoi elle n'a jamais connu son père biologique. Héroïsme, lâcheté, amour, passion. Nous suivons cette quête avec la protagoniste, d'autant plus facilement que l'auteur nous montre des êtres fragmentés complexes.
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caro64
  06 mai 2013
Après son premier roman très réussi, Eux sur la photo, Hélène Gestern revient avec La part du feu sur les thèmes qui lui sont chers : la famille, les secrets, la recherche identitaire et la douloureuse nécessité de savoir… quitte à se brûler au feu de la vérité.
Tout commence par une révélation et une découverte inattendues. Au moment où son vieux père lui annonce qu'il n'est pas son père biologique, Laurence découvre par hasard une ancienne correspondance entre sa mère et un homme qu'elle ne connaissait pas, un certain Guillermo Zorgen, leader d'un groupe de lutte clandestine des années 1970, et est aussitôt aspirée par son aura qui, 35 ans après sa mort, est restée fascinante. Qui était cet homme décédé dans des circonstances mystérieuses et quels liens entretenait-il avec ses parents ? Laurence va remonter le temps, fouiller le passé et mener son enquête.
Hélène Gestern confirme avec ce deuxième roman sa maîtrise de la narration. Eux sur la photo était un roman épistolaire, ici c'est un roman puzzle, mais chronologique, dans lequel sont semés des pièces à convictions, des coupures de journaux, des poèmes, des lettres, autant d'indices que Laurence va recueillir et analyser, en même temps que nous qui bénéficions, en plus, du point de vue des différents protagonistes. Sa quête va nous amener également à redécouvrir la France des années 70 et les mentalités de l'époque où mourir pour des idées n'était pas impensable, où des groupuscules extrémistes vivaient des chimères intenses au péril de leur vie. Un ton en dessous du précédent, moins émouvant, c'est tout de même un bon roman servi par un écriture précise et juste.
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sandrine57
  17 mai 2013
C'est par hasard, et sur le tard, que Laurence apprend que celui qui l'a élevée n'est pas son père biologique. Cette révélation mûrit pendant un an avant que, à la faveur d'une absence de ses parents, elle fouille les boîtes que sa mère accumule depuis que sa santé décline. C'est ainsi qu'elle trouve des lettres de Guillermo Zorgen, un militant d'extrême-gauche décédé aujourd'hui mais qui a fait parler de lui dans les années 70. Au fil de ses recherches, Laurence découvre un homme passionné et charismatique qui a provoqué autant d'amour que de haine. En même temps, elle appréhende la jeunesse de ses parents dont elle ignorait tout. Son père lui demande d'arrêter cette enquête mais il est trop tard, Laurence a désormais besoin de savoir qui elle est et qui était son père.

Des lettres, de rares photos, des témoignages réticents, des articles de journaux, voilà le peu de choses dont dispose Laurence pour remonter le temps et explorer le passé trouble de ses parents. Malgré eux et malgré les menaces, elle persiste dans sa quête d'identité. Mais ces secrets de famille ne sont que le prétexte dont se sert l'auteure pour nous emmener dans la France d'après mai 68 quand, une fois le calme revenu et la majorité remise dans le droit chemin, certains n'ont pas voulu abandonner leurs idéaux et sont entrés dans la clandestinité. Radicaux et extrémistes, ces groupuscules ont semé la terreur dans toute l'Europe, Brigades rouges en Italie, Bande à Baader en Allemagne et Action directe en France. Attentats, enlèvements, assassinats étaient leurs armes pour faire trembler la bourgeoisie capitaliste. C'est dans cette histoire récente que s'inscrit La part du feu, mettant en scène le fictif Mouvement pour la lutte clandestine et son leader Guillermo Zorgen. En suivant sa trace, Laurence, son héroïne, nous fait voir de l'intérieur le fonctionnement rigide de ces mouvements à tendance marxiste dont les membres sacrifiaient tout à la Cause. Mais qu'on ne s'y trompe pas, le texte d'Hélène GESTERN n'est pas un traité politique! C'est surtout un roman sur les passions de la jeunesse, qu'elles soient politiques ou amoureuses, sur les excès, sur les engagements, ceux qu'on renie ou qu'on suit jusqu'au bout, jusqu'à l'absurde.
De belles pages pleines d'émotion pour une histoire familiale qui s'inscrit dans un contexte historique récent peu évoqué en littérature. Une très belle découverte d'une auteure à suivre.
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Magenta
  23 mars 2013
Je suis tombée tout à fait par hasard sur ce livre, me suis mise à le feuilleter et j'ai été littéralement absorbée par cette écriture fine et puissante, par cette histoire qui m'a prise totalement ; impossible de le lâcher, impatiente d'en savoir plus.
Hélène Gestern remue le passé et cherche les réponses aux non-dits qui ont déterminé la vie de son héroïne jusqu'à ce qu'une petite phrase en change irrémédiablement le cours. On découvre la société d'après mai '68, les sociétés secrètes pas si secrètes, les révolutionnaires qui veulent tout changer, l'état d'esprit de cette jeunesse un peu perdue dans tous ces changements.
C'est avec ce livre que je découvre cette auteure malgré que j'aie beaucoup entendu parler de son premier ouvrage "Eux sur la photo" que je vais m'empresser de me procurer, tant sa plume m'a tour à tour enchantée et émue!
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brigittelascombe
  23 mai 2013
"Je ne suis pas ton père biologique.Je t'ai reconnue à la naissance.Mais je ne t'ai pas conçue."
Laurence a de quoi être bouleversée, lorsque quadragénaire divorcée, elle apprend par inadvertance suite à un banal test sanguin que Jacques celui qu'elle a toujours considéré comme son père ne l'est pas vraiment.
Ne voulant rien révéler à sa mère malade elle mène son enquête, fouille les placards familiaux au propre et au figuré et déniche des lettres signées dans les années 70 par Guillermo Zorgen un jeune Argentin marxiste révolutionnaire, incarcéré pour terrorisme et mort jeune défenestré.
Le récit d'Hélène Gestern (romancière qui, comme dans Eux sur la photo, décrypte le sens caché des clichés et les passions de leurs personnages) alterne les recherches de Laurence, le point de vue de sa mère, de son père et des extraits de documents (lettres,poèmes,articles de journaux..) ce qui relance l'intrigue.
Son père est-il Guillermo? Dans quelles circonstances est-il mort? Quel terrible secret de famille va-t-elle alors déterrer en plus de celui de sa naissance? Bien écrit et rondement mené La part du feu se lit facilement.
Lu dans le cadre du comité de lecture de la Médiathèque de Bandol, je ne peux qu'en recommander l'achat.
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Citations et extraits (16) Voir plus Ajouter une citation
torpedotorpedo   07 février 2019
Pour le moment, je ne voyais qu'un gâchis, celui des illusions d'une jeunesse, leur jeunesse à tous. Certains avaient voulu la liberté, mais avaient retourné l'aiguillon de leurs batailles contre eux. D'autres croyaient aux vertus de la violence, et la violence les avait plaqués au sol.
(p. 201)
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caro64caro64   06 mai 2013
Je pourrais dire que ces souvenirs appartiennent à ma jeunesse, mais ces mots n’ont pas de sens. Ce pan de ma vie n’a pas vieilli, ne s’est pas décoloré. Il m’a été arraché à vif, ce qui est bien différent. Mon coeur a pris de l’âge, mon corps est malade, mais ce temps-là palpite encore en eux. Il pourrait même saigner, parce que la blessure est toujours là, et qu’elle me brûle quand j’y pense.
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torpedotorpedo   07 février 2019
A l'hôpital, pendant les quelques heures pénibles passées seule sous assistance respiratoire, en attendant Christophe que l'interne avait absolument voulu prévenir, je me disais qu'il aurait été facile de se laisser glisser, de cesser de résister. Pas d'enfant, plus de mari, une mère distante, un père épuisé, peu d'attaches. Partir vite, laisser se perdre une empreinte sur le monde dangereusement précaire, au milieu de l'indifférence globalisée et des réseaux sociaux auxquels je n'avais pas pris la peine d'appartenir.
(p. 172)
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torpedotorpedo   07 février 2019
En même temps, les témoignages d' "établis" et de quelques historiens m'aident à comprendre que le discours du MLC [Mouvement pour la Lutte Clandestine] n'est pas une hystérie : passé un certain stade de mépris de la vie humaine, la guerre devient une réponse comme une autre à qui tente de vous broyer. Et comme broyeuse, les usines Citroën des quais de Javel semblaient avoir été un modèle dans le genre.
(p.148)
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myriampelemyriampele   07 février 2014
- Ma pauvre, en 68, j'avais quatorze ans! Ma mère me bouclait quasiment dans la pharmacie pour être certaine que je n'irais pas dépaver Paris. Mon Père pensait que la guerre civile était proche. Il stockait des antibiotiques dans la cave. je n'ai vu les évènements de mai que sur l'écran de la télé familiale.
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