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EAN : 9782367460178
224 pages
Geste (10/03/2013)
4/5   22 notes
Résumé :
François Martin, escroc minable originaire de Marseille, a trouvé refuge dans la Creuse où il s'est laissé enfermer dans une vie de mensonge, ennuyeuse et sans avenir. Cinquantenaire, atteint d'un cancer, il voit ses illusions d'une vie meilleure s'effondrer petit à petit lorsqu'une tempête de neige vient soudainement figer le pays. Coincé dans son petit village creusois, un huis clos de trois jours se met en place. Face à lui-même François Martin, ou Pirelli de son... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
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marina53
  10 septembre 2018
François Pirelli a quitté Marseille il y a quelques années. À la hâte. Fuir ce monde mafieux. Il s'est réfugié dans la Creuse et est devenu François Martin. Plus banal, plus pathétique. Tout comme sa vie, aujourd'hui ennuyeuse et mensongère. Cinquantenaire, commercial dans les chauffe-eau, il sillonne les routes sinueuses creusoises. Se demandant encore et toujours ce qui l'empêche de se foutre une balle dans la tête. Et ce n'est certainement pas le coup de fil de son médecin qui pourrait l'en dissuader. Cancer à un stade très avancé, tumeurs multiples. Trois mois, peut-être quatre. Après une panne de voiture, c'est la neige, tombée drument, et le vent hurlant, qui le surprend et le bloque en pleine campagne, heureusement non loin d'un hameau...
Patrick K. Dewdney nous plonge en plein pays creusois, au coeur d'une tempête de neige mémorable. François Martin, pris au piège de cette neige, n'a d'autre choix que de se réfugier chez Fabien, simplet au grand coeur. Dans la ferme de ce dernier, bientôt le passé le rattrapera. Ce huis-clos, oppressant et glacial, se révèle tout aussi intense que pesant. L'auteur dépeint un homme repenti, ayant fui la mafia marseillaise. Un homme qui, aujourd'hui, devra faire face à ses doutes, ses inquiétudes, ses regrets et son passé. Un court roman psychologique, tendu et d'une noirceur profonde, servi par une écriture tranchante et âpre.
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diablotin0
  30 septembre 2018
Patrick Dewdney m'était inconnu jusqu'il y a peu de temps, par ailleurs, le titre "mauvaise graisse" ne m'attirait pas particulièrement, ce livre n'avait donc pas beaucoup de chance de se retrouver entre mes mains mais c'était sans compter sur la critique de Marina, alors un grand merci à toi Marina !!! Grâce à toi, j'ai fais connaissance avec Fabien mais aussi François et j'en suis très contente.
En lisant les autres critiques, je suis étonnée de constater le manque d'enthousiasme alors que moi, j'ai vraiment été séduite.
C'est un livre qui , bien que sombre, donne de l'espoir sur l'humanité. Il existe encore des personnes véritablement altruistes et il est encore, pour certains, possible de s'améliorer... Je suis un peu moins fan de la fin mais tant pis, mon impression d'ensemble reste très positive.
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visages
  10 mai 2020
Mauvaise graisse, mauvaise conscience,mauvaise estime de soi, mauvaise humeur, mauvais choix,la liste pourrait se poursuivre pour décrire l'état d'âme de François Martin,de son vrai nom François Pirelli. Ancien malfrat marseillais qui ne doit sa liberté qu'à sa trahison. Mais est-il plus libre que ses compères incarcérés après leur braquage finit dans le sang? Poursuivi par le dégoût de lui même depuis vingt ans il mène une vie minable. Un soir de tempête de neige hors du commun il se retrouve accueilli chez Fabien,dans une ferme perdue au fin fond de la Creuse. Deux êtres que tout sépare, lui cet homme egocentre et pitoyable, et Fabien le coeur aussi ouvert que son sourire et ses bras. J'ai adoré ce roman qui décrit la plongée d'un homme au coeur de lui même,et paradoxalement sa renaissance.
Merci Diablotino,pendant ce confinement,ta bibliothèque privée m'aura permis e de très belles rencontres !
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kiki23
  14 octobre 2014
François MARTIN. 52 ans. Célibataire. Cadre commercial… enfin petit escroc salarié pour une société de chauffe-eau qui a trouvé une niche dans la clientèle âgée et rurale de la campagne creusoise. le jour où il apprend que ses maux de têtes et malaises proviennent d'une tumeur au cerveau insoignable, il se retrouve coincé par la neige dans une ferme isolée.
L'intrigue de ce petit livre (221 pages) se déroule pendant les trois jours de huis clos entre le héros, le propriétaire des lieux et ses voisins : juste le temps de faire le point et de se poser des questions existentielles, à moins que les choses tournent autrement…
Le style est très simple, ce qui sied bien au propos en fin de compte assez psychologique, sauf dans les dernières pages (un peu trop pétaradantes) à mon goût. Les ambiances sont plus que réalistes (là c'est la creusoise qui écrit…).
Au final une assez bonne surprise !
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Boulibooks
  15 octobre 2014
Ce livre est ma 1ère aubaine « masse critique » et je croise les doigts pour que ce ne soit pas la dernière !
Avant toute chose, je tiens à préciser qu'il ne s'agit pas d'une lecture très gaie mais qui pourtant, au fil des pages, se révèle très agréable.
Mauvaise graisse nous raconte l'histoire de François MARTIN, ex PIRELLI, homme d'une cinquantaine d'années, solitaire, fatigué, aigri… l'anti-héros par excellence.
Une mauvaise nouvelle, une panne de voiture au fin fond de la Creuse, une tempête de neige amène François dans la vieille ferme de Fabien. Il y passera 3 jours… hors du temps. 3 jours de remise en question, 3 jours douloureux et également paisibles.
L'intrigue de livre est quasi-inexistante, le style d'écriture simple mais les personnages sont touchants attachants. A travers François chacun de nous se retrouvera un peu je pense.
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Citations et extraits (11) Voir plus Ajouter une citation
marina53marina53   18 septembre 2018
Ne plus être un homme, mais un rouage, un numéro de sécu, d'assuré, d'abonné. Peut-être que c'est comme ça que le monde tourne. Un vaste statu quo auquel la majorité se résigne, parce qu'elle tremble dans sa graisse, et sa chair frissonne à la pensée du geste de rébellion ultime. Il y a ceux qui voient au travers de la chair sanctifiée, et qui se jettent. Ce sont peut-être ceux-là qui ont compris, qui ont eu le courage d'être des hommes. Et ils s'épurent d'eux-mêmes. Laissent leur place aux choses, aux rouages, aux numéros, et à ce que la lâcheté peut acheter. Nous sommes ce que nous méritons d'être.
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marina53marina53   11 septembre 2018
Je fume et je mange pour les mêmes raisons, et de la même manière. Compulsivement, avec excès, tout en méprisant d'un côté l'intense satisfaction que ressent le corps, parce que de l'autre il y a la faiblesse, et l'aise repoussante avec laquelle l'esprit se plie aux exigences dangereuses de la chair. Chaque bouchée en trop, chaque cigarette, est une défaite de l'homme rationnel et une victoire de la dégénérescence addicte de ses instincts primaires. Je fais ça parce que je ne m'aime pas. Quand on se fait du mal en y prenant du plaisir, c'est qu'il y a une raison.
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marina53marina53   10 septembre 2018
J'ai appris aujourd'hui que quand on veut mourir, et qu'on échoue, on meurt quand même un petit peu. Mais c'est pire. On perd quelque chose de plus important que la vie. On perd sa dignité. Et on en vient à se dire qu'on va rentrer chez soi, retourner au cœur de l'abcès, parce que les choses, si insupportables soient-elles, peuvent continuer maintenant, si on n'est plus vraiment un homme. Il n'y a plus que ça comme solution.
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marina53marina53   10 septembre 2018
Je n'ai jamais été très doué avec les gens ; pour dire les choses franchement, les attardés comme les enfants, d'ailleurs, j'y connais rien, j'y comprends rien, et du coup ils me font franchement paniquer. Avec les gosses, j'ai l'impression qu'ils attendent quelque chose de moi, et que je ne sais jamais ce que c'est.
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marina53marina53   11 septembre 2018
On ne sait pas à quel point la solitude peut être présente dans la vie de quelqu'un qui pourtant voit des tas de gens tous les jours.
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Videos de Patrick K. Dewdney (11) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Patrick K. Dewdney
Patrick K. Dewdney, reconnu pour ses œuvres de Fantasy, revient sur son parcours en tant qu’écrivain et sur la création de l’univers du Cycle de Syffe. Le témoignage de son expérience personnelle d’écrivain déconstruit l’idée d’élection divine de l’auteur, et met en avant la part de réécriture dans le travail d’écriture.
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