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ISBN : 222642914X
Éditeur : Albin Michel (31/01/2018)

Note moyenne : 3.97/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Fuir leur petite ville du Midi, ses lotissements, son quotidien morne : Jo et Céline, deux soeurs de quinze et seize ans, errent entre fêtes foraines, centres commerciaux et descentes nocturnes dans les piscines des villas cossues de la région. Trop jeunes pour renoncer à leurs rêves et suivre le chemin des parents qui triment pour payer les traites de leur pavillon.Mais, le temps d'un été, Céline se retrouve au coeur d'un drame qui fait voler en éclats la famille e... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
Sebthos
  20 mars 2018
Céline la belle, la pulpeuse, la sexy, la « garce » pour ses parents et quelques autres : « Son short en jean coupé si court que le pli de chair entre fesse et cuisse s'ouvrait et se fermait à chaque pas. » (p. 12), car Céline est enceinte, et elle a 16 ans. De qui ? Nul ne le sait. Sauf elle, bien sûr.
Pas même sa soeur, Johanna, « Jo », la « bizarre » aux yeux vairons, taillée comme un fil de fer cachant son corps sous d'amples vêtements. Revêche mais lucide : « elle porte un peu de cette lassitude désespérée qui fait parfois office de maturité » (p. 19). Jo a 15 ans.
Deux soeurs dans la chaleur de cet été caniculaire du Luberon. Un été comme un autre ? Non. Un été circulaire... qui tourne en rond comme la grande roue de la fête foraine... comme la roue de leurs vies.
Il y a la famille : Manuel, le père, maçon qui construit « des maisons sans avoir les moyens de payer la sienne. » (p. 77) et Séverine, la mère, elle aussi « fille mère » quasiment au même âge que Céline.
Il y a aussi les amis, ceux des parents, Patrick et Valérie, celui des filles, le seul sur lequel elles peuvent compter, Saïd, « l'Arabe ».
Bien sûr, il y aura des tensions. Bien sûr, il y aura un drame, « mâtiné de racisme ordinaire »...
De ses phrases acérées, Marion Brunet nous offre une essoufflante plongée dans une petite ville de province d'aujourd'hui. Une famille populaire comme les autres qui ne sait plus qui ou quoi combattre pour soulager l'injustice dont elle est victime.
C'est un roman noir. Un noir profond qui vous emporte, en apnée jusqu'à l'issue... qui sera injuste, forcément.
C'est une cinglante réflexion sur notre société actuelle, brûlante comme le soleil qui attire mais qui piège, étouffante comme la chaleur de cet « été circulaire ». Un roman brillant.
Lu en février 2018.
Merci à Ana et Benoît pour cette découverte exceptionnelle.
Je connaissais l’auteur pour ses écrits classés "ado", je ne suis pas sûr que j’aurai pris le temps de lire son premier roman "adulte"...
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hcdahlem
  19 juin 2018
Un été presque ordinaire
« Les filles avaient des atouts, comme au tarot, et on aurait pu croire que si elles jouaient les bonnes cartes au moment adéquat, il y avait moyen de gagner la partie. Mais aucune d'elles – ni Jo ni sa soeur Céline – n'ont jamais gagné aucune partie. »
Voilà un formidable roman construit comme une tragédie grecque, à la fois formidable analyse de l'âme humaine et thriller implacable. Marian Brunet réussit dès les premières pages, avec une scène-choc, à ferrer son lecteur. Dès lors, il ne lâchera plus cette histoire. Nous sommes près de Cavaillon dans un modeste pavillon où vivent Johanna, dite Jo (15 ans) et sa soeur Céline (16 ans) avec un père maçon et une mère au foyer. Quand Céline annonce qu'elle est enceinte, son père la gifle violemment. D'emblée on comprend que la violence est ici comme une seconde nature, que le bon a choisi de céder la place à la brute et au truand. « Chez eux, se souvient Johanna, une main au cul c'était un truc sympa, une façon d'apprécier la chose, de dire « t'as de l'avenir » – à mi-chemin entre une caresse et une tape sur la croupe d'une jument. »
Ici on tente de suivre des études tout en se disant qu'elles sont faites pour les autres, on attend les estivants pour partager avec eux les vacances faute de pouvoir rêver d'autres horizons. le passe-temps favori, outre boire et fumer, ce sont les bals qui animent les soirées estivales. On y retrouve les voisins, les collègues et on y fait quelquefois des rencontres. « Céline a toujours aimé ça, reine de la fête, adulée des garçons – toutes bandes confondues. Même quand elle était plus jeune, il y avait des coins d'ombre où se laisser glisser contre le corps d'un petit ami, jouer à ne pas aller plus loin mais s'arrêter tout au bord. Eux rêvaient de ses doigts aux ongles roses sur leur petit pénis dressé; elle serrait amoureusement de grosses peluches gagnées à la carabine en espérant des mots d'amour. Et s'il fallait se laisser tâter maladroitement les seins pour obtenir de pauvres Je t'aime balbutiants et autres dérivés sans imagination, elle était prête. » Et voilà comment la jeune fille s'est retrouvée enceinte. Et voilà pourquoi son père n'envisage qu'une solution : qu'elle dise qui est le père et qu'elle l'épouse. Sauf que Céline ne veut rien dire, faisant ainsi monter la tension et laisser fleurir les hypothèses.
Car il faut laver l'affront, trouver le responsable, le faire avouer. Toutes les fréquentations de Céline sont passées au crible. Jo est questionnée et voudrait bien pouvoir aider son père, mais « la vérité, c'est qu'elle n'en sait vraiment rien, de qui a mis sa soeur enceinte. En faisant le compte à rebours, trois mois en arrière, elle voit pas. Difficile de savoir, avec sa soeur. du temps a passé, depuis les tripotages derrière les autos-tamponneuses. Elle est belle, Céline, mais faut pas croire que pour certains, elle est autre chose qu'une pute. »
La colère du père ne va cesser de grandir et, se mêlant d'effluves racistes, va se diriger contre un jeune d'origine maghrébine, cible idéale pour asseoir son besoin de vengeance. Il y a du Dupont-Lajoie dans cet homme-là.
Et à mesure que l'été avance, que la chaleur écrase le Lubéron, que l'on s'amuse en allant plonger dans les piscines des maisons encore inoccupées où en s'incrustant dans les fêtes des nantis, le drame va se nouer.
La chronique sociale se transforme alors brutalement en une tragédie aux rebondissements multiples que Marion Brunet orchestre avec maestria. Voilà sans aucun doute l'un des livres à emporter avec vous pour les vacances!
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encoredunoir
  04 février 2018
Johanna, quinze ans, et Céline, son aînée d'un an seulement, vivent avec leurs parents dans un patelin du Luberon. Dans le Luberon et autour il n'y a pas que des Anglais, des Américains ou des Parisiens qui ne savent pas trop quoi faire de leur argent, il y a aussi des autochtones. Johanna et Céline en sont. Famille de prolos. Un père maçon espagnol de la deuxième génération et une mère, elle-même fille d'agriculteurs du coin, tombée enceinte trop tôt. Enceinte, Céline l'est aussi et, malgré les torgnoles de son père, elle refuse de donner le nom de celui qui lui a fait cet enfant à naître. L'été qui vient ne sera pas le même que les précédents. La fête foraine aura un autre goût, les excursions clandestines dans les piscines de villas de millionnaires occupées quinze jours par an ne seront que la décalque sans couleurs des aventures des été adolescents d'avant. Il va falloir vivre avec le poids des regards des autres, avec le qu'en dira-t-on, et avec la sourde menace du père déterminé à trouver celui qui a fait ça.
On s'en doute un peu, et très vite, la tension qui s'instaure ne peut déboucher que sur un drame, mais ce n'est pas que de cela que parle Marion Brunet dans L'été circulaire. Ce dont elle parle, c'est, tout bêtement, des gens. Pas des héros. Loin là. Des salauds, un peu, et même parfois un peu plus que ça. Des gens normaux, en fait, et qui subissent. C'est ce que sont Manuel et Séverine, les parents des deux adolescentes. Ils ne sont pas pauvres à proprement parler, mais tirent parfois le diable par la queue. Ils sont insatisfaits de leur vie mais s'en contentent. Ils savent sans doute où ils ont merdé mais seraient certainement incapables de faire autrement s'ils devaient recommencer. Ils savent que c'est un peu de leur faute, ne sont pas du genre à s'en prendre à la société, mais plutôt aux voisins arabes…
La grossesse de Céline, dans ce contexte, c'est un peu la perpétuation des erreurs des parents. Et l'acceptation, la colère muette, n'est encore qu'une marque supplémentaire de cet atavique fierté mal placée qui veut que l'on courbe l'échine et que l'on ne cherche pas de responsables ailleurs. C'est, en fin de compte, le dernier des désespoirs ; quand on se laisse enfermer dans le rôle que l'on nous a choisi. Johanna, la faute peut-être à ses yeux vairons qui lui font voir le monde autrement à force d'être elle-même vue comme une personne dont la différence dérange, est celle qui ne se satisfait pas de ça. Elle voit plus loin, plus large, au-delà de ce monde trop étroit pour elle. Pire, elle lit des livres et va au théâtre. Elle est libre. Elle le croit, du moins. Pas sûr que ça suffise à la sauver.
Johanna, Céline, Séverine, Manuel, Patrick ou Saïd, ce sont autant de petites histoires qui s'entremêlent avec subtilité et disent la peur du déclassement de ceux qui ne voient pas qu'ils sont déjà déclassés, et l'envie d'un ailleurs qui, comme la queue de Mickey dans un manège, semble toujours à portée de main mais quand même toujours un peu trop loin. Avec L'été circulaire, et en se contentant de suivre ces trajectoires molles ou fulgurantes, Marion Brunet démontre s'il en était besoin que l'on peut écrire un roman noir et éminemment politique sans grandes démonstrations ni discours pontifiants.

Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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ninachevalier
  28 mai 2018

La violence frappe le lecteur dès la première page. Une ado de 16 ans, giflée par un père, alcoolo, fou de rage, une mère qui la traite de « garce ». On comprend très vite la situation : Céline a jeté l'opprobre sur la famille et refuse de dévoiler l'identité du géniteur. C'est au coeur de ce milieu modeste, installé dans le Vaucluse, que Marion Brunet nous plonge, un été pas comme les autres, étouffant, où une menace plane et «  les emmerdes » commencent. Un couple où l'harmonie n'est plus.
L'auteure s'intéresse aux deux frangines soudées qui aiment la griserie de la transgression, qui s'émancipent dans une sexualité débridée. On les suit sur la fête foraine, dans leurs échappées nocturnes (piscines), lors du repas de famille dominical, avec les amis. Réminiscences du passé, des premières fois.
La narratrice explore le rapport sororal, filial mais aussi le lien tendu entre le père et Saïd, ce voisin, victime de discrimination raciale, avec qui il semble plus qu'en délicatesse. Elle focalise aussi notre attention sur le tandem que forme le père avec son ami Patrick, qui n'est pas insensible aux blandices de Céline. Vient le moment où tout dérape. L'épilogue tragique auquel on assiste, impuissant, met en exergue la cruauté des hommes, leur aveuglement, leurs magouilles, leur manque de discernement, mus par la haine, la honte, leur conviction erronée, le désir de revanche. Des vies foirées. Des êtres taraudés par la culpabilité et le poids du secret. La lumière ? La chercher du côté de Jo qui s'ouvre à la culture par le théâtre.
Le vocabulaire des personnages peu châtié offre une pléthore de «  connard », «  connasse », « enculé ». L'opposition des classes sociales se cache dans ces villas cossues, où travaille parfois le père, maçon. L'écriture s'autorise des échappées idylliques, sur les rives de la Sorgue, comme une respiration providentielle dans ce texte sombre. Un havre de paix que Saïd évoque avec nostalgie.
Une vraie claque ce roman, puissant, parcouru de brutalité, aux personnages fouillés, très contrastés, vivant à la périphérie de Cavaillon, dans une population xénophobe.
Leur échappatoire ? La fête foraine. S'étourdir sur la Tarentule de nouveau.
L'atmosphère est si pesante que cette réflexion d'Anise Klotz :«  Autrefois l'homme avait peur de l'avenir, aujourd'hui l'avenir a peur des hommes. », s'imposerait.
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ClaudeMoha
  25 février 2018
« L'été circulaire » de Marion Brunet est un roman sombre. Très peu d'espoir ou de lumière dans cette histoire. Un roman d'une grande justesse pour saisir ce qui se joue à l'adolescence.
Je dois dire que ce roman noir m'a happé dès la première page. Si bien que j'ai continué à lire, pris au piège. Je n'ai pas été épargné par ce que j'ai vu et entendu, voyeur malgré moi, plongé dans l'intimité de cette famille du Lubéron.
Cette famille où le père, Manuel, fait preuve de trop de violence envers ses proches. Sa femme, Séverine, est une mère soumise qui laisse faire. Ceux-ci ont deux filles, Johanna et Céline, de quinze et seize ans. Dans la chaleur de l'été, ces adolescentes jouiront des plaisirs de la jeunesse avec insouciance. Très vite, les choses vont changées. Ces deux soeurs devront faire des choix pour leur avenir. Mais a-t-on vraiment le choix de son futur ? Peut-on briser les chaînes du déterminisme social ?
Plusieurs évènements importants vont pulvérisés la cellule familiale et avoir des répercutions bien au-delà. La vie dans un petit village est compliquée. Tout se sait très vite. Il faut faire face aux rumeurs, aux préjugés des autres. de plus, l'étranger est mal vu, que se soit le touriste parisien ou l'arabe. On vit replié sur soi. Les classes sociales ne se mélangent pas.
Manuel et Patrick sont potes. Ils sont maçons dans la même entreprise de bâtiment. du coup, leurs femmes, Séverine et Valérie sont amies par la force des choses. Elles se jalousent un peu et se demandent souvent si leur vie aurait pu être meilleure si elles avaient rencontré d'autres hommes.
Cécile et Jo font leur vie, ont des amitiés ou amours masculines plus ou moins bien vues par leurs parents. Elles ont des personnalités et des visions de la vie différentes. Pourront-elles s'extraire du carcan familial pour être libres ?
Marion Brunet a l'art d'installer rapidement une histoire, un climat de tension, une situation qui dérape. Son style est direct, ses dialogues acérés. J'adore sa plume. Elle sait parler du couple, de la famille, du racisme, de la pauvreté. Son talent éclate dans ce roman. Je ne peux que vous conseillez chaudement ce livre. Une vraie pépite !
Lien : https://lecygnenoirblog.word..
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Citations et extraits (19) Voir plus Ajouter une citation
SebthosSebthos   26 mars 2018
Manuel lève la tête et tend son regard vers les murs. Endetté jusqu’au cou mais propriétaire de sa maison en carton-pâte, de sa maison au crépi rose dans le lotissement social construit par une mairie vaguement socialiste, dans les années 80. Seulement il doit encore tellement de fric à son beau-père que c’est pas vraiment comme si elle était à lui. C’est plutôt comme si elle était à sa femme, la maison. Quant il y pense un peu trop, il a l’impression qu’on lui a coupé les couilles à la faucille. Et maintenant sa fille [enceinte à 16 ans], comme s’il était incapable de la surveiller. Au grand jeu de la vie, lui non plus n’a pas écrit les règles. Le problème, c’est qu’il pensait le contraire.

Page 29, Albin Michel, 2018.
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SebthosSebthos   28 mars 2018
Il en jouit, de sa solitude supérieure, c’est sa came. Et puis elle est belle cette fille enceinte sortie d’on ne sait où. Pas le genre de la maison, c’est sûr, et ça, ça l’excite drôlement, le fils de bonne famille. Et comme son intelligence lui offre l’élégance d’un cynisme vaguement désespéré, il s’autorise à pensé que oui, ce serait amusant de la sauter, avec son gros ventre et sa vulgarité qui affleure sous chaque éclat de rire. Ce serait beau, décadent, nouveau. Il s’ennuie tellement.
– Mais quoi ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
Céline glousse et entame la troisième bière que lui tend Côme.
Il se sent deguelasse, et il trouve ça délicieux.

Page 183, Albin Michel, 2018.
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SebthosSebthos   24 mars 2018
Céline à toujours aimé ça, reine de la fête, adulée des garçons – toutes bandes confondues. Même quand elle était plus jeune, il y avait des coins d’ombre où se laisser glisser contre le corps d’un petit ami, jouer à ne pas aller plus loin mais s’arrêter tout au bord. Eux rêvaient de ses doigts aux ongles roses sur leur petit pénis dressé ; elle serrait amoureusement de grosses peluches gagnées à la carabine en espérant des mots d’amour. Et s’il fallait se laisser tâter maladroitement les seins pour obtenir de pauvres Je t’aime balbutiants et autres dérivés sans imagination, elle était prête.

Page 14, Albin Michel, 2018.
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SebthosSebthos   22 mars 2018
Les filles avaient des atouts, comme au tarot, et on aurait pu croire que si elles jouaient les bonnes cartes au moment adéquat, il y avait moyen de gagner la partie. Mais aucune d’elles – ni Jo ni sa sœur Céline – n’ont jamais gagné aucune partie. C’était mort au départ, atout ou appât, elles pouvaient s’asseoir sur l’idée même du jeu, vu qu’elles n’avaient pas écrit les règles.

Page 9, Albin Michel, 2018.
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SebthosSebthos   23 mars 2018
Le Patrick essayait de faire danser sa femme qui braillait en rigolant qu’elle n’avait pas envie et qu’il était déjà trop saoul. Ils avaient l’air amoureux, on ne voyait presque plus qu’il lui avait explosé la gueule une semaine plus tôt.

Page 13, Albin Michel, 2018.
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