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EAN : 9782290219478
Éditeur : J'ai Lu (04/03/2020)

Note moyenne : 3.27/5 (sur 133 notes)
Résumé :
Un homme s'éveille, enchaîné sur la terre battue d'une cave. Engourdissement, incompréhension. Qui ? Pourquoi ? La seule façon de repousser son désespoir, de lutter : Remonter le temps, errer dans les corridors de sa mémoire et chercher à comprendre pour tenir en laisse la folie. Guetter l'apparition d'une femme, au moment où les ombres s'étirent dans le crépuscule. Jouer la musique de sa survie.
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Critiques, Analyses et Avis (64) Voir plus Ajouter une critique
Yggdrasila
  21 janvier 2020
Première déception de l'année !
Et oui, il fallait bien que cela arrive...
Je me réjouissais à l'idée de lire un roman noir qui avait pour thème principal la séquestration. Mais c'est avec un avis plutôt mitigé que je referme ce livre.
À première vue, lorsque j'ai feuilleté l'ouvrage, j'étais surprise par la mise en pages. Les caractères ont une taille conséquente et en plus, de larges marges sur les côtés réduisent considérablement le texte (éditions Moissons noires).
Vous l'aurez compris, les 280 pages ne font pas long feu.
Le style de l'auteur est très agréable, avec des phrases joliment travaillées. On ressent bien sa passion pour l'écriture.
Pourtant, l'histoire ne m'a pas transportée.
Pour un récit qui commence avec un homme enfermé dans une cave sans qu'il sache pourquoi, je m'attendais à plus d'originalité.
Même si je ne me suis pas ennuyée à la lecture de ce roman, j'ai trouvé l'ensemble trop linéaire et sans surprise.
C'est assez regrettable puisque la structure narrative du roman est vraiment plaisante.
J'étais surtout déçue par le pourquoi de la séquestration. La cause est tellement banale qu'elle m'a déconcertée.
Globalement, l'ambiance est sombre mais je reste avec la désagréable impression que tout est resté en surface sans que rien ne soit creusé.
Pourtant, le récit est agrémenté par de petites digressions faites subtilement certes, mais toujours avec cette sensation de combler des vides. Raconter la vie d'un serveur qu'on ne connaît pas, décrire un trajet banal dans les transports ou les courses dans un supermarché... où est l'intérêt pour servir l'intrigue ?
J'aurais préféré que l'auteur s'attarde davantage sur l'enquête de Farque et sur la psychologie des personnages.
La petite histoire parallèle entre Suzanne et son voisin méritait, à mon sens, d'être également plus approfondie.
Bref, une lecture en demie teinte qui m'a laissée l'impression de lire l'ébauche d'un roman plutôt qu'une oeuvre définitive.
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marina53
  27 mai 2019
Deux jours qu'il est enfermé là, menotté. Dans le noir complet et un silence oppressant. Un seau pour faire ses besoins. Des murs qui l'enserrent. Et, lorsqu'il se réveille, un plateau avec de quoi manger. Pourquoi lui ? Qu'a-t-il pu bien faire de mal pour que quelqu'un s'en prenne à lui ? Tant de choses lui échappent encore... Que s'est-il passé avant ? C'est ce que va tenter de comprendre Louis, détissant peu à peu le fil des jours...
Même si le thème de l'enfermement n'est pas nouveau, Franck Bouysse nous tient en haleine tout le long de ce roman noir. A travers Louis, enseignant en SVT qui ne semble se connaître aucun ennemi, l'auteur dépeint petitement une intrigue oppressante, faisant apparaître les personnages secondaires, aussi bien Lily, sa petite amie, son tortionnaire ou encore l'une de ses collègues. C'est par ses phrases courtes et un style direct que l'auteur réussit à nous plonger dans une ambiance malsaine, presque étouffante. Un roman profondément noir d'où émerge, avec grand peine, une simple lueur...
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Crossroads
  24 février 2020
Bouysse assure dans le rural noir.
Bouysse assure dans le noir tout court.
Manquerait plus que le bonhomme touche sa bille chez Harlequin pour renvoyer tous les écrivains dans les cordes.
Dans la série petit mais costaud, je demande Oxymort.
Si le thème ne présente rien d'original, l'enfermement, version Bouysse, a tout de délectable.
Tout d'abord, le phrasé.
Court, sec, recherché, ultra plaisant.
Puis le traitement.
Un homme, retenu prisonnier, s'interroge.
En même temps, il n'a plus que ça à foutre.
Ça et réfléchir au coup d'après, histoire d'espérer s'en sortir sans trop de casse.
Alternance de présent torturé et de flashbacks bucoliques, l'auteur distord le temps, abolit le nôtre.
Plaisir monstre de lecture.
Panard incommensurable, délectation absolue.
Franck Bouysse fait du neuf avec du vieux à sa sauce et régale, encore.
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Jeanmarc30
  30 mai 2020
C'est avec un grand regret et une réelle déception que je viens d'achever "Oxymort" de Franck Bouysse. Oui, ce même auteur dont j'admirais l'univers noir sinon sombre de ses précédents romans, et surtout son phrasé ... Mais là, je tombe de haut ! Non pas que le thème de l'enfermement et de la séquestration ne soit pas traité avec style, loin s'en faut ! Mais la marque de fabrique semble ne pas avoir opéré cette fois ci dans les 200 pages de ce roman. Et quand au final on découvre le pourquoi de tout cet emballement, on espère vivement que l'auteur a fait une erreur et qu'il a aussitôt redressé la barre parce que là, il s'est vraiment égaré !
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karmax211
  02 août 2020
J'ai lu quelques Frank Bouysse, avant celui-ci - Vagabond - qui n'a pas eu un succès retentissant, mais que j'ai davantage apprécié que ce thriller de séquestration aux ficelles usées, dont j'espérais qu'un des princes de la stylistique et le père de - Grossir le ciel -, de - Glaise -, de - Né d'aucune femme -, lui redonnerait sa patine, son lustre, son éclat et ses lettres de noblesse originels.
Or F. Bouysse, si son intelligence, sa richesse lexicale et son exceptionnelle plume sont au rendez-vous, n'a hélas pas vidé ses tripes ( aucun jeu de mots et aucune référence à ce qui se passe dans "la cave") dans une histoire où cette image physiologico-anatomique était un élément vital pour que le lecteur suffoque, frissonne, attende et espère l'inespérable.
J'ai eu l'impression de lire l'esquisse d'un ou de thèmes brillants, rarement approfondis, peu fouillés et pas assez travaillés.
Dans le même genre, Sandrine Collette, que j'adore mais qui n'a pas le même don de plume que Bouysse, a fait nettement mieux avec - Des noeuds d'acier -.
En conclusion, deux choses.
La première, c'est un poème que j'ai trouvé pas mal et qui sauf lacunes littéraires de ma part, a dû être composé par l'auteur. Dans mon édition de poche, il se trouve à la page 75... je vous le recommande.
La seconde, Frank Bouysse ayant enseigné si je ne m'abuse la biologie, son "séquestré" étant enseignant lui-même (de SVT) et l'une des protagonistes du roman surnommée " la Bovary" étant prof de lettres... bref, cette corporation étant très prégnante dans cette oeuvre, je dirais que le travail de l'élève F.B est assez bon, qu'il s'est appliqué mais qu'il aurait pu faire beaucoup mieux.
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Citations et extraits (30) Voir plus Ajouter une citation
karmax211karmax211   02 août 2020
Je crois bien qu'elle n'a pas vécu une seule journée sans pleurer, après la mort de son homme. Moi, je le voyais bien, même si elle le faisait en cachette. Elle est décédée brusquement, juste après l'obtention de mon CAPES. Le toubib a dit qu'elle avait succombé à une crise cardiaque, mais le coeur lâche sans raison. Elle n'en pouvait simplement plus, c'est tout. Elle a tenu bon, comme la chèvre de M. Seguin. Je t'avoue qu'elle en a donné des coups de corne dans le vide, pour essayer de repousser la peine qui la rongeait. Puis un jour, elle s'est laissée aller. J'étais devenu grand. Je volais de mes propres ailes. Il était temps que le loup plante ses crocs dans son corps épuisé.
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marina53marina53   28 mai 2019
Ça me fait toujours marrer, les cellules psychologiques. Je pense que ce n'est pas ce qui aide à comprendre, juste à se donner bonne conscience, à montrer qu'on s'occupe bien de la progéniture de l'humanité et de son avenir. Et, accessoirement, à faire culpabiliser les autres gamins, ceux qui voyaient Muriel chaque jour, qui auraient dû se rendre compte que quelque chose ne tournait pas rond chez elle. Sales petits égoïstes ! Ce que je pense aussi, c'est que la psychologie a toujours un coup de retard sur l'échiquier des drames humains.
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marina53marina53   27 mai 2019
Des gens débauchent, certains visiblement pressés de rentrer chez eux et d'autres, à la recherche d'une amarre. Ils se désagrègent ou s'agglutinent. Ils sont lourds du poids qui les rive au sol. Au-dessus, le ciel est un drap blanc qui borde la ville. Les rues ressemblent à des saignées dans un corps de pierre, de brique, de parpaing, de bois, de métal et de plastique. Ici se joue la musique de la vie.
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YggdrasilaYggdrasila   18 janvier 2020
- [...] Ma mère, elle, était quelqu’un de bien. Après la mort de mon père, elle m’a élevé comme une femme seule est capable de le faire... avec certainement trop d’amour...
- Trop d’amour ?
- Je suppose qu’elle voulait compenser le manque par l’excès. Tu sais, je ne pense pas que l’amour soit une arme, et il en faut pourtant quelques-unes pour débuter dans la vie.
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marina53marina53   27 mai 2019
Les élèves m'attendent. Je leur parle des gymnospermes, des moins évoluées aux plus évoluées, des spores qui préparent le terrain pour les graines des angiospermes. Faire comprendre que l'évolution est une succession de hasards, que la nature n'a rien à faire de la nécessité, que rien n'est nécessaire. La nature ne fait que s'accommoder, sans jamais rien décider.
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Videos de Franck Bouysse (38) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Franck Bouysse
Il s'en passe de drôles de choses aux Doges, dans les Cévennes. Non pas un fait spectaculaire comme on peut en voir et entendre dans de grandes villes, mais un événement qui, à coup sûr, résonnera encore dans cette région où le temps s'égrène avec une lenteur certaine. Le temps, Gus notre protagoniste du jour n'en manque pas. Paysan depuis toujours, le fermier s'occupe de la terre et de ses bêtes avec une dévotion qui tient plus à l'habitude que de la vocation. Solitaire, il n'a de contact qu'auprès de son chien Mars et du vieil Abel, voisin le plus proche. Qualifier les deux hommes d'amis serait bien aisé. Disons plutôt qu'une tolérance cordiale anime ces deux êtres qui en profitent pour s'en jeter un dans le cornet dès que l'occasion se présente. Ce qui arrive régulièrement comme vous pouvez l'imaginer... Jusqu'au jour où Gus entend un coup de fusil inhabituel. Entre nature et solitude, Franck Bouysse crée un esthétisme froid au service de cette vie campagnarde âpre et dur. Oubliez le côté bucolique, place à la vie de la ferme, la vraie !
Dans le froid et le blanc de l'hiver, Gus détecte un rien dans le comportement d'Abel. Un changement imperceptible...
Alors que l'Abbé Pierre vient de rendre l'âme, le fil des souvenirs de Gus se déroule, mélancolie nouvelle pour cet être marqué par une vie de labeur. Une brèche dans le cœur, Gis se remémore les coups, la violence des mots, la mort, mais aussi la bonté en la personne de grand-mère. Plus sensible qu'il n'y paraît, le paysan s'inquiète, observe ce voisin taiseux jusqu'à ce qu'une incroyable révélation brise le fragile équilibre.
D'une puissance rurale sombre et complètement maîtrisée, Franck Bouysse produit un roman au réalisme évident. Huis clos à ciel ouvert, ce roman servi par des dialogues vifs et percutants exerce un drôle d'effet sur ses lecteurs : malaise, sentiment d’inquiétude, tension...
De la finesse d'observation et de retranscription du monde paysan, le romancier trouve les mots vrais, les mots justes. A la limite du poisseux, Grossir le ciel réveille les rancœurs endormies et les secrets enterrés avec les corps des provinces éloignées.
Porté par un style reconnaissable, signature d'un écrivain accompli, le roman noir a encore de beaux jours devant lui. Edité chez La Manufacture De Livres et désormais sous format poche, il faut désormais compter sur les romans sombres de Franck Bouysse dans le paysage littéraire français.
Cette chronique est également disponible sur le blog (bookncook.over-blog.com), ma chaîne YouTube (Book'n'cook) ainsi que sur le profil Babelio du livre. Enjoy ! ;-)
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