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Monique Benatre (Autre)
ISBN : 2702403883
Éditeur : Le Masque (30/11/-1)

Note moyenne : 3.4/5 (sur 63 notes)
Résumé :
L'intelligence artificielle appelée Vulcain III dirigeait la race humaine. C'était plus qu'une machine et moins qu'un Dieu. Il avait sorti le genre humain de l'âge sombre qui avait précédé le machinisme. Il avait mis fin à la guerre, au chômage et à la pauvreté... mais il n'avait pas mis fin à la plus corrosive des craintes, celle de Vulcain III lui-même.

Au début, ceux qui avaient peur de lui étaient écartés comme extravagants et fanatiques religie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
BazaR
  25 août 2016
Ce roman m'apparait comme l'ancêtre de beaucoup de livres et de films qui ont fleuri depuis sa publication en 1960. Mais il n'est lui-même qu'un maillon d'une chaine créée il y a bien longtemps.
En lisant le 4ème de couverture, je m'attendais à quelque chose d'un peu différent : l'ordinateur auquel l'humanité a confié les rênes de son destin s'arrête de bosser, et l'homme doit donc reprendre le contrôle de sa société. Je croyais qu'on allait se centrer sur la difficulté à retrouver ce contrôle.
Ben pas du tout ! On a plutôt affaire à une version informatique de la créature de Frankenstein (d'où la chaine de tout à l'heure). Se pourrait-il que l'ordinateur aux commandes finisse par considérer que sa survie prime sur son job ? Vulcain 3 fait tourner ses bandes magnétiques et troue ses cartes de données pour régler la question. Il fera des émules : Hal 9000 (quoique dans ce cas il s'agit peut-être simplement d'une mauvaise programmation) et bien sûr Skynet (dans Terminator). Vulcain 3 a le désavantage sur Skynet de ne pas disposer d'un internet : l'accès aux informations sur le monde réel est plus difficile pour lui, et c'est un des noeuds du roman (qui du coup ne fonctionnerait pas de nos jours).
Là, vous vous dites peut-être « encore un truc d'être inorganique qui veut supprimer les humains qu'il considère comme obsolète », déjà lu, digéré, rabâché.
Voire ! On a affaire à Philip K. Dick tout de même.
Dick décrit avec brio cette société humaine qui s'est organisée sous le commandement de Dieu Vulcain 3. Après une guerre atomique désastreuse, les hommes ont décidé qu'ils n'étaient plus aptes à gouverner sans bousiller leur environnement et eux-mêmes au passage. Mais même dans cette structure dominée par un ordi, l'homme reste l'homme. La structure devient pyramidale et chacun essaie de grimper au niveau supérieur. Au niveau du Directoire c'est la foire d'empoigne, avec police privée, paranoïa, complot, élimination du supérieur pour cause de traitrise envers le système. Aux niveaux inférieurs on bourre le crâne des masses sur la merveilleuse époque que l'on vit là. L'utopie n'est-ce pas ? A défaut de liberté menant à l'autodestruction, les hommes ont à présent une vie stalinienne. C'est Brasil ou 1984. Charybde et Scylla, si vous m'entendez…
Et bien sûr, il y a un groupe d'hommes qui préfèrent Charybde et veulent retrouver leur libre-arbitre. Ils sont sacrément bien organisés et donnent des cheveux blancs au Directoire.
C'est tout ?
Non. Dick s'amuse avec cette paranoïa, multiplie les conjectures imaginées par les acteurs, perd le lecteur dans une masse de possibles avant d'aligner quelques indices convergeant vers une vérité. Et là on a droit à du récit asimovien, avec des révélations surprenantes mais raisonnées qui remettent en question ce que l'on pensait de tel ou tel personnage.
Car Vulcain 3 n'est pas le seul ordi. Il existe un Vulcain 2, une sorte d'ancêtre qui fonctionne encore.
Et je ne vous ai pas parlé des fameux marteaux du titre.
Et cela finit en une bataille qui m'a rappelé le combat de Sion dans Matrix Revolutions.
Non, décidément, j'ai passé de très bons moments à lire ce petit Dick. Je n'en lis pas assez, c'est certain.
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Malivriotheque
  08 mars 2016
L'humanité, découpée en régions, est régie depuis de nombreuses années par les robots Vulcain, sortes de super-ordinateurs capables de tout analyser et de prendre des décisions sur ce qu'il faut faire. Désormais, c'est Vulcain 3 qui est aux commandes de l'Union. Mais depuis quinze mois, Vulcain 3 ne sait pas quoi faire avec les Guérisseurs, un groupe de rebelles qui tente de faire tomber l'unité mondiale qu'ils considèrent esclaves des Vulcains. William Barris, directeur de l'Amérique du Nord, cherche à comprendre le silence de Vulcain 3. Il se rend à Genève, au siège de l'Union, et y découvre l'horrible vérité...
L'attrait de ce livre ne tient pas dans son contexte : encore un monde idéalisé, encore une dystopie, encore de méchants robots, encore des hommes qui combattent les robots pour leur survie, encore on échappe au pire. Je dis encore, car nous sommes depuis quelques années noyés dans ce genre littéraire au fond apocalyptique duquel l'humain arrive à sortir quasi indemne après une guerre sans merci. Dur toutefois de blâmer ce livre en particulier, vu qu'il a été publié dans les années 60, bieeeeeennnnnn avant d'autres succès basés sur le même principe.
L'histoire, somme toute, est banale et se lit vite, avec un intérêt légèrement saturé : elle nous dévoile le destin tout tracé de la Terre gérée par deux robots qui se font la guerre, de quelques humains qui se rendent compte du désastre annoncé, d'une bataille ultime et bien sûr de la victoire sur la machine.
Mais ce récit prend toute son importance quand on le remet dans un contexte totalement d'actualité : avez-vous entendu parler de l'IA Watson qui fait campagne en cette année 2016 pour les présidentielles américaines ? Bien sûr, ce n'est pas une candidature réelle, "juste" une fausse campagne pour attirer l'attention sur le système politique actuel. Certes, mais sur quoi est basée l'idée d'un candidat-robot ?
Voici ce qu'a déclaré pêle-mêle dans une interview et sur le site en question l'instigateur de cette campagne, Aaron Siegel : « Plus Watson intègre d'informations, plus ses capacités de prise de décision sont efficaces. Il est capable d'analyser des informations venant de n'importe quelle source, il peut donc prendre en compte différentes perspectives et opinions sur tous les sujets. [...] C'est une tâche que doivent effectuer quotidiennement les politiques, y compris le président, et qui pourrait être effectuée de façon plus appropriée et efficace par une intelligence artificielle. [...] Nous pensons qu'une intelligence artificielle telle que Watson peut apporter les capacités de prise de décision objectives dont nous avons besoin chez un dirigeant, ainsi que la transparence nécessaire pour analyser comment ces décisions ont été prises et pourquoi. le système n'est lié à aucun parti, ses décisions sont donc fondées uniquement sur l'information dont il dispose, et non sur des idéologies. [...] Il est parfois difficile pour les organismes du secteur public de répondre aux questions qui leur sont posées, et ce, du fait de la difficulté à s'y retrouver dans l'immense masse de données qu'ils possèdent. Les capacités analytiques de Watson peuvent permettre d'apporter une réponse immédiate à des questions touchant une large gamme de sujets. »
Euhhh, cela ne vous rappelle rien ? Les ordinateurs Vulcain 2 et 3, personnages principaux de ce livre, prennent des décisions politiques à la place des hommes qui avaient résolu, après de nombreuses guerres, à laisser le pouvoir aux machines, forcément plus objectives grâce à une capacité d'analyse hors de portée humaine. Cela fonctionne bien pendant un temps, mais l'auteur développe l'idée bien connue qu'une intelligence artificielle finit toujours par devenir plus intelligente et absorber des travers humains dont des sentiments, comme la jalousie, la paranoïa ou l'envie de pouvoir. Car dans cette histoire, les deux machines finissent par se détester, et c'est cela qui précipite la guerre.
De nombreux romans développent l'idée de l'évolution de l'Intelligence artificielle, c'est bien ce qui effraie d'ailleurs les humains, et ce sous tous les rapports (pensons par exemple à L'Homme bicentenaire, d'Isaac Asimov). du coup, si Watson et sa campagne pour la Maison Blanche fait un peu sourire aujourd'hui, le roman de Dick met clairement en perspective les tenants plausibles d'une telle campagne, peut-être pas si ridicule que ça dans un avenir pas si lointain.
Publié en 1960, ce livre à l'époque classé dans le genre science-fiction a indéniablement et dans une certaine mesure rejoint en 2016 la réalité.
C'est donc là que ce petit bouquin a tout son intérêt.
Lien : http://livriotheque.free.fr/..
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Luniver
  12 juillet 2014

À la suite d'une énième guerre dévastatrice, l'humanité a décidé de renoncer à gérer la planète elle-même. Toutes les décisions sont désormais confiées aux mains d'un ordinateur, Vulcain : on lui fournit les données du problème, il donne la solution appropriée, et l'Union, l'organisme de gestion, n'a plus qu'à l'appliquer.
Tout fonctionnait à merveille jusqu'à ce qu'un petit groupe, les Sauveurs, décident de se révolter contre les machines et de redonner à l'homme la place qui lui revient. Les directeurs ont beau demander à Vulcain III ce qu'il convient de faire pour les gérer, il reste obstinément muet sur le sujet. Les hauts fonctionnaires font-ils barrage aux questions gênantes ? Vulcain III est-il toujours capable de remplir son rôle ? Faut-il réveiller son prédécesseur, Vulcain II, pour analyser le problème à sa place ?
Philip Dick sort avec ce roman de ses thèmes de prédilection, pour s'attaquer aux intelligences artificielles qui pètent les plombs. Il faut reconnaître que ce livre n'apporte rien de bien neuf dans cette thématique classique de la science-fiction. Je ne vais pas bouder mon plaisir tout de même, je ne me suis pas ennuyé une seule seconde, mais par rapport à ses romans phares, celui-ci fait tout de même pâle figure : il y a bien une petite ambiance de paranoïa et de suspicion permanente, de la logique tortueuse, mais ce n'est qu'un frémissement, et de sa part, je suis habitué aux tremblements de terre.
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Corboland78
  30 août 2018
Philip Kindred Dick, né en 1928 à Chicago et décédé en 1982 à Santa Ana en Californie, est un auteur américain de romans, de nouvelles et d'essais de science-fiction, l'un des meilleurs du genre, mon préféré entre tous. On lui doit le Maître du Haut Château ou encore Ubik par exemple et le cinéma a adapté certains de ses textes pour nous offrir Blad Runner avec Harrison Ford, Total Recall avec Arnold Schwarzenegger, Minority Report avec Tom Cruise etc. Son roman, Les Marteaux de Vulcain, date de 1960.
Après la fin de la Première Guerre atomique en 1992, l'humanité abandonne le principe des nations souveraines pour devenir une, sous la forme de l'Union. Un directeur général (Jason Dill) secondé par des directeurs régionaux découpant le monde, comme William Barris chargé de l'Amérique du Nord, gèrent les activités humaines en suivant les consignes données par un méga-ordinateur, Vulcain 3, dernier né de cette génération de super-machines. La société serait stable s'il n'y avait ce mouvement contestataire, Les Guérisseurs, mené par le Père Fields qui veut redonner aux hommes la maîtrise de leur destin…
Quand je reviens, de temps en temps, à de vieilles amours comme la SF, je ne le consens que s'il s'agit de lire un maître et pour moi, Philip K. Dick sera le cador du genre pour l'éternité. Ce qui époustoufle le plus chez cet écrivain, c'est sa puissance prédictive. Ce bouquin date de 1960 et il est néanmoins d'une actualité confondante puisqu'il traite de l'Intelligence Artificielle (IA) ! Impossible aujourd'hui d'ignorer les progrès faits en cette matière qui fait appel à la neurobiologie computationnelle, à la logique mathématique et à l'informatique. Ce qui inquiète car il s'agit, ni plus ni moins, que de remplacer l'homme dans certaines mises en oeuvre de ses fonctions cognitives.
Dans le roman, la machine est devenue presque humaine, elle sait tout sur tout et tous et à partir de là elle ébauche elle-même les scénarios de gouvernance de l'humanité, développe et crée ses propres outils offensifs ou défensifs, hors de tout contrôle humain comme vont le découvrir bien un peu tard, ses propres supporters. « Sans connaissance directe d'aucune sorte, Vulcain3 était capable, à partir de principes historiques généraux, de déduire les conflits sociaux qui se développaient dans le monde contemporain. Il avait forgé l'image de la civilisation telle que l'être humain la voyait à son réveil. »
On peut certes – aujourd'hui – reprocher à ce bouquin une forme narrative datée et naïve mais ce serait bien mesquin au vu de son contenu qui pose la question essentielle : est-il préférable de vivre dans un monde avec des violences et des guerres inhérentes aux faiblesses humaines, ou bien dans un monde aseptisé et de paix mais où les hommes ne sont que des pions au service d'une machine, variante des dictatures bienveillantes ?
Un roman à lire et à relire…
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jeanmimi
  30 avril 2016
Vulcain III, ordinateur maître du monde, ne communique qu'avec son serviteur humain : Jason Dill. Dans cette période troublée, un groupe de dissidents – Les Sauveurs - fait régner la terreur en commettant meurtres et attentats. Curieusement, Vulcain III ne semble pas tenir compte de ce groupe terroriste et ne donne aucun conseil pour lutter contre lui. Mais dispose-t-il de toutes les informations nécessaires pour le faire ? Qui cherche à déstabiliser son pouvoir ? Dystopie paranoïaque dans laquelle deux ordinateurs géants jouent une partie d'échec avec les hommes en guise de pions. Pour les marteaux volants équipés de mini-bombes à hydrogène. Hilarant.
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
BazaRBazaR   23 août 2016
Quel défaut de structure à la base même de l'Union. Un seul homme a la possibilité d'approcher l'ordinateur et cet homme peut nous en couper complètement. Il peut dresser une barrière entre le monde et Vulcain 3; comme une sorte de grand prêtre qui se tiendrait entre l'homme et Dieu.
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BazaRBazaR   24 août 2016
Vous me détestez parce que j'ai mis ma confiance dans une machine ? Mon Dieu, chaque fois que vous lisez une jauge, un cadran ou un compteur, chaque fois que vous montez dans une voiture ou un vaisseau, ne placez-vous pas votre confiance en une machine ?
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Th0uar_V1kTh0uar_V1k   16 septembre 2012
- L’insatisfaction des masses ne s’appuie pas sur les privations économiques, mais sur un sentiment d’incapacité. Ce n’est pas un accroissement du niveau de vie, mais un plus grand pouvoir social qui est leur but fondamental. A cause de leur orientation émotionnelle, ils se soulèvent et agissent quand une figure de chef suffisamment puissante peut les rassembler en une unité fonctionnelle au lieu de la masse chaotique d’éléments informes qu’ils étaient auparavant.
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Th0uar_V1kTh0uar_V1k   16 septembre 2012
- Une société stable, conforme à la raison et contrôlée comme la nôtre, fait obstacle à leurs aspirations. Dans une société instable, qui se détériore rapidement, les classes les plus basses auraient plus de chance de s’emparer du pouvoir. Fondamentalement, ceux des basses classes sont des aventuriers qui conçoivent plus la vie comme une spéculation, comme un jeu de hasard, que comme une tâche à remplir, avec le pouvoir social comme gros lot.
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baladinbaladin   17 juillet 2018
"Il y a un mauvais fonctionnement quelque part. Un changement significatif dans l'orientation de certaines classes sociales ne peut être expliqué par les renseignements qui sont déjà en ma possession. Un réajustement de la pyramide sociale est en formation, répondant à des facteurs de dynamique historique qui ne me sont pas connus. Il me faut en savoir davantage si je dois m'en occuper."
Une faible inquiétude traversa l'esprit de Jason Dill. Que soupçonnait Vulcain 3 ?
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Videos de Philip K. Dick (34) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Philip K. Dick
Roman traduit du suédois par Esther Sermage Lu par Bernard Gabay **La Fille qui devait mourir** ? le grand finale de David Lagercrantz dans la série Millénium ? est un cocktail redoutable de scandales politiques, jeux de pouvoir à l?échelle internationale, technologies génétiques, expéditions en Himalaya et incitations à la haine qui polluent l?Internet et qui trouvent leurs origines dans des usines à trolls en Russie.
L?interprète Bernard Gabay a débuté au cinéma et joué dans de nombreux films et téléfilms ainsi que dans une trentaine de pièces de théâtre, avec une prédilection pour les auteurs contemporains. Il est aussi la voix française de Robert Downey Jr, Viggo Mortensen, Daniel Day-Lewis. Il a participé à de nombreuses lectures publiques et prêté sa voix, dans de nombreux livres audio, à des auteurs tels que Serge Joncour, Tahar Ben Jelloun, Haruki Murakami, Philip K. Dick?
FORMAT : 13,7 x 18,8 / DURÉE D?ÉCOUTE : 12H / 2 CD / MEV : 22 AOÛT 2019
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